"Une grenouille de bénitier".

J'adore cette formule du registre familier qui désigne une personne, le plus souvent de sexe féminin, fervente adepte des pratiques religieuses chrétiennes et plus particulièrement de la messe dominicale.

Cette expression vient du fait que les grenouilles vivent toujours près d’une mare. Le bénitier étant la vasque située à l'entrée de l'église et dans laquelle se trouve l’eau bénite, on compare les personnes passant leur temps à l’église à des grenouilles ayant un besoin presque vital de cette eau.

Source : wiktionary.org

"Nom de Dieu" !

Cette interjection en forme d'idiotisme religieux constitue un juron blasphématoire exprimant la colère.

Il nomme en effet expressément "Dieu", que la tradition chrétienne interdit de nommer en dehors de la prière, ce qui constitue par conséquent un blasphème.

Cette expression possède de ce fait de très nombreux équivalents non sacrilèges tels que par exemple : "Nom d’un chien !", "Nom d’une pipe !", "Nom d'une pipe en bois !" ou "Nom d’un petit bonhomme !", "Nom de nom !", "Nom de Zeus !", etc.

Contrepèterie : "Les bonnes soeurs se lèvent au couchant et se passent facilement de pain jusqu'aux matines".

Réponse
« Les bonnes soeurs se lèchent au couvent et se passent facilement de pine jusqu’aux mâtin. »

Vous pensez ne pas savoir ce sont les matines... : mais rappelez-vous donc cette célèbre contine enfantine, "Frère Jacques" !

"L'habit ne fait pas le moine".

Cette expression très ancienne - puisqu'elle remonterait au XIIIe siècle - mais toujours très utilisée de nos jours, signifie qu'il ne faut pas se fier aux apparences, qui peuvent parfois être trompeuses.

"Les matines" ou "Les vigiles".

Contrairement à ce que vous avez pu penser au premier abord, vous connaissez tous - ou presque - les "matines" ! Ne serait-ce que par les paroles de la célébrissime comptine enfantine "Frère Jacques" et son couplet "Sonnez les matines !".

Dans la liturgie chrétienne, les "Matines" - ou "Vigiles" - constituent le premier office du cursus de l'office divin qui se dit au point du jour, voire au milieu de la nuit.

On dit ainsi : "Aller à matines", "Chanter matines" ou '"Sonner (les) matines".

Les "matines" sont destinées à sanctifier le temps de la nuit.

Elles se caractérisent par une psalmodie prolongée (récitation de psaumes alternés), entrecoupée de lectures longues et du chant de répons destinés à l'intériorisation des lectures.

Paroles de la comptine "Frère Jacques"

"Frère Jacques
Frère Jacques

Dormez-vous?
Dormez-vous?

Sonnez les matines
Sonnez les matines

Ding ("ding"), ding ("daing"), dong
Ding ("ding"), ding ("daing"), dong

Frère Jacques
Frère Jacques

Dormez-vous?
Dormez-vous?

Sonnez les matines…"

Cette berceuse avec des paroles très simples à appréhender pour les tout petits fait référence à un moine qui doit se réveiller pour faire sonner les cloches et annoncer les matines.

On peut l'accompagner de gestes simples :

Le premier consiste à mimer l'acte de dormir, en joignant ses deux mains à côté de son visage en gardant les yeux fermés tout en chantant "Dormez-vous, dormez-vous ?".

Le second consiste à mimer de sonner les cloches sur le "Ding ("ding"), ding ("daing"), dong", en faisant semblant de tirer une ficelle se trouvant en hauteur.

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et teteamodeler.com

"Se faire l'avocat du diable".

En droit religieux, la locution "avocat du diable" désignait autrefois le clerc chargé de discuter les mérites d'une personne décédée et que l'on envisageait de canoniser.

De nos jours, en revanche, "se faire l'avocat du diable" c'est, selon le contexte, :

  • défendre une opinion contraire à celle de son interlocuteur ou de la majorité, sans pour autant y adhérer.
  • défendre une cause considérée comme cause choquante ou amorale, pratiquement perdue d’avance,
  • ou défendre une personne dont la culpabilité est certaine.

Prendre malicieusement le contrepied d’une accusation ou d’une critique peut également constituer une technique permettant d'amener l'auditoire à considérer le point de vue des deux parties et à se forger une opinion objective et argumentée, afin d’enrichir le débat.

Source : www.btb.termiumplus.gc.ca

"Un bénitier".

Bénitier d'église constitué d'une coquille de tridacne

Bénitier d'église non constitué d'une coquille de tridacne  Bénitier d'église non constitué d'une coquille de tridacne

  • Un "bénitier" est un petit bassin ou vase destiné à contenir de l'eau bénite - originellement constitué d'une coquille de tridacne.

Coquille de tridacne

  • Cette utilisation traditionnelle dans les églises catholiques, pour contenir l'eau bénite aux portes d'entrée, a donné au "tridacne", son nom usuel de "bénitier".

Il s'agit d'un très grand mollusque bivalve que l'on trouve en mer Rouge ainsi que dans les océans Indien et Pacifique.

Tridacne (ou bénitier) vivant

Le tridacne est le plus grand coquillage du monde : sa coquille peut mesurer 1,5 m et peser jusqu'à 250 kg.

Source : www.larousse.fr

"Amen" et "Dire amen à tout".

  • "Amen" est un mot latin d'origine hébraïque signifiant "qu'il en soit ainsi", et servant de conclusion à une prière ou à une doxologie dans les liturgies juive et chrétiennes.
  • et "Dire amen à tout" est une expression du registre familier signifiant "consentir à tout sans discuter, accepter sans protester, servilement".

"La doxologie".

"Doxologie" est un mot du registre soutenu désignant :

  • et, au sens figuré, : un énoncé se bornant à reproduire une opinion commune ou une apparence.

Source : www.larousse.fr

"Le priapisme" ou "Priapique" et "Le clitorisme".

  • "Le priapisme" est une situation pénible et dangereuse dans laquelle le pénis après l'érection ne retrouve pas sa flaccidité normale au bout de quatre heures, même en l'absence de toute stimulation physique ou psychologique.

Le priapisme est une urgence médicale absolue nécessitant d'être traitée par un médecin qualifié.

La contrepartie féminine de cet état est connue sous le nom de "Clitorisme"".

  • "Priapique" est l'adjectif correspondant, qui signifie :
    • au sens propre : relatif au dieu grec Priape et à son culte.

Priape était doté d'attributs sexuels surdimensionnés. Selon la mythologie grecque, Priape aurait été puni par les dieux pour avoir essayé de violer une déesse. Et on lui aurait donné, en punition, d'énormes attributs de bois, constituant un ensemble énorme mais inutile.

    • et, au sens figuré, : relatif au priapisme.

Source : wikipedia.org