"L'habit ne fait pas le moine".

Cette expression très ancienne - puisqu'elle remonterait au XIIIe siècle - mais toujours très utilisée de nos jours, signifie qu'il ne faut pas se fier aux apparences, qui peuvent parfois être trompeuses.

"Les matines" ou "Les vigiles".

Contrairement à ce que vous avez pu penser au premier abord, vous connaissez tous - ou presque - les "matines" ! Ne serait-ce que par les paroles de la célébrissime comptine enfantine "Frère Jacques" et son couplet "Sonnez les matines !".

Dans la liturgie chrétienne, les "Matines" - ou "Vigiles" - constituent le premier office du cursus de l'office divin qui se dit au point du jour, voire au milieu de la nuit.

On dit ainsi : "Aller à matines", "Chanter matines" ou '"Sonner (les) matines".

Les "matines" sont destinées à sanctifier le temps de la nuit.

Elles se caractérisent par une psalmodie prolongée (récitation de psaumes alternés), entrecoupée de lectures longues et du chant de répons destinés à l'intériorisation des lectures.

Paroles de la comptine "Frère Jacques"

"Frère Jacques
Frère Jacques

Dormez-vous?
Dormez-vous?

Sonnez les matines
Sonnez les matines

Ding ("ding"), ding ("daing"), dong
Ding ("ding"), ding ("daing"), dong

Frère Jacques
Frère Jacques

Dormez-vous?
Dormez-vous?

Sonnez les matines…"

Cette berceuse avec des paroles très simples à appréhender pour les tout petits fait référence à un moine qui doit se réveiller pour faire sonner les cloches et annoncer les matines.

On peut l'accompagner de gestes simples :

Le premier consiste à mimer l'acte de dormir, en joignant ses deux mains à côté de son visage en gardant les yeux fermés tout en chantant "Dormez-vous, dormez-vous ?".

Le second consiste à mimer de sonner les cloches sur le "Ding ("ding"), ding ("daing"), dong", en faisant semblant de tirer une ficelle se trouvant en hauteur.

Sources : wikipedia.org, www.cnrtl.fr et teteamodeler.com

"Se faire l'avocat du diable".

En droit religieux, la locution "avocat du diable" désignait autrefois le clerc chargé de discuter les mérites d'une personne décédée et que l'on envisageait de canoniser.

De nos jours, en revanche, "se faire l'avocat du diable" c'est, selon le contexte, :

  • défendre une opinion contraire à celle de son interlocuteur ou de la majorité, sans pour autant y adhérer.
  • défendre une cause considérée comme cause choquante ou amorale, pratiquement perdue d’avance,
  • ou défendre une personne dont la culpabilité est certaine.

Prendre malicieusement le contrepied d’une accusation ou d’une critique peut également constituer une technique permettant d'amener l'auditoire à considérer le point de vue des deux parties et à se forger une opinion objective et argumentée, afin d’enrichir le débat.

Source : www.btb.termiumplus.gc.ca

"Un bénitier".

Bénitier d'église constitué d'une coquille de tridacne

Bénitier d'église non constitué d'une coquille de tridacne  Bénitier d'église non constitué d'une coquille de tridacne

  • Un "bénitier" est un petit bassin ou vase destiné à contenir de l'eau bénite - originellement constitué d'une coquille de tridacne.

Coquille de tridacne

  • Cette utilisation traditionnelle dans les églises catholiques, pour contenir l'eau bénite aux portes d'entrée, a donné au "tridacne", son nom usuel de "bénitier".

Il s'agit d'un très grand mollusque bivalve que l'on trouve en mer Rouge ainsi que dans les océans Indien et Pacifique.

Tridacne (ou bénitier) vivant

Le tridacne est le plus grand coquillage du monde : sa coquille peut mesurer 1,5 m et peser jusqu'à 250 kg.

Source : www.larousse.fr

"Amen" et "Dire amen à tout".

  • "Amen" est un mot latin d'origine hébraïque signifiant "qu'il en soit ainsi", et servant de conclusion à une prière ou à une doxologie dans les liturgies juive et chrétiennes.
  • et "Dire amen à tout" est une expression du registre familier signifiant "consentir à tout sans discuter, accepter sans protester, servilement".

"La doxologie".

"Doxologie" est un mot du registre soutenu désignant :

  • et, au sens figuré, : un énoncé se bornant à reproduire une opinion commune ou une apparence.

Source : www.larousse.fr

"Le priapisme" ou "Priapique" et "Le clitorisme".

  • "Le priapisme" est une situation pénible et dangereuse dans laquelle le pénis après l'érection ne retrouve pas sa flaccidité normale au bout de quatre heures, même en l'absence de toute stimulation physique ou psychologique.

Le priapisme est une urgence médicale absolue nécessitant d'être traitée par un médecin qualifié.

La contrepartie féminine de cet état est connue sous le nom de "Clitorisme"".

  • "Priapique" est l'adjectif correspondant, qui signifie :
    • au sens propre : relatif au dieu grec Priape et à son culte.

Priape était doté d'attributs sexuels surdimensionnés. Selon la mythologie grecque, Priape aurait été puni par les dieux pour avoir essayé de violer une déesse. Et on lui aurait donné, en punition, d'énormes attributs de bois, constituant un ensemble énorme mais inutile.

    • et, au sens figuré, : relatif au priapisme.

Source : wikipedia.org

"La myrrhe".

On retrouve souvent ce mot dans la Bible, où l'on évoque son parfum.

Le mot "Myrrhe" - avec deux "r" ! - désigne tout à la fois :

  • la gomme ou résine aromatique produite par le "Balsamier" ou "Baumier", également appelé "Arbre à myrrhe", un arbre d'Afrique et d’Asie.

La myrrhe est utilisée :

    • comme composant de médicaments, pour ses propriétés stimulantes et antispasmodiques,
    • en parfumerie, notamment dans les parfums de type oriental, où elle accroît la sensualité des notes de rose,
    • et elle entre dans la composition de la célèbre Bénédictine.

Une bouteille de Bénédictine

L'histoire de la myrrhe est aussi ancienne que celle de l'encens :

    • Les Égyptiens la connaissent depuis quatre millénaires et l'utilisaient dans les embaumements.
    • Dans la Bible, la myrrhe est l'un des principaux composants d'une huile d'onction sainte (Exode, XXX).

Et elle fait partie des cadeaux apportés à Jésus par les rois mages.

Mais c'est surtout un parfum chargé d'érotisme, mentionné à ce titre sept fois dans le Cantique des cantiques, comme par exemple dans le verset I:13 : "Mon bien-aimé est un sachet de myrrhe, qui repose entre mes seins".

    • Les Grecs ont fait un grand usage de la myrrhe, allant jusqu'à en parfumer leur vin. Ils l'ont aussi associée à une légende : Myrrha était la fille de Cinyras, roi de Chypre. Aphrodite la poussa à avoir des relations incestueuses avec son père. Après quoi elle fut transformée en arbre à myrrhe, dont l'écorce se fendit pour donner naissance à Adonis.Un balsamier
  • ou cet arbre lui-même.

Il en existe une cinquantaine d'espèces réparties en Inde, à Madagascar, au Sénégal et sur les bords de la mer Rouge, principalement en Somalie, en Éthiopie et au Soudan, ainsi que dans la péninsule Arabique.

Une branche de balsamier ou "arbre à myrrhre" en fleurs
Une branche de balsamier ou "arbre à myrrhre" en fleurs

À la fin de l'été, l'arbuste se couvre de fleurs, tandis que son tronc se boursoufle de noeuds. C'est de ces boursouflures que s'écoule la myrrhe, en petites larmes jaunes que l'on recueille une fois qu'elles ont séché.

La récolte de la résine de myrrhe sur un balsamier ou "arbre à myrrhre"
La récolte de la résine de myrrhe sur un balsamier ou "arbre à myrrhre"
De la résine de myrrhe
De la résine de myrrhe

Source : www.noel-de-toujours.com

Pourquoi ne peut-on pas mettre Mireille Mathieu sur le toit d'une cathédrale ?

Réponse
Explication du calembour
Il résulte de la polysémie du mot flèche, qui désigne tout aussi bien – entre autres – la partie d’édifice pointue qui surmonte sa partie haute globale et une personne ayant l’esprit agile, rapide, capable d’avoir de la répartie et de l’esprit.