On ne dit pas : "Au jour d'aujourd'hui, où je vous parle" !

Le docteur François Blanchecotte, président du SNB (Syndicat National des Biologistes)

Comme a lamentablement pu le déclarer, le 28 juin 2021, le docteur François Blanchecotte, président du SNB (Syndicat National des Biologistes), dans l'émission "Le Live Toussaint", sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Mais simplement : "Au jour où je vous parle" !

Voire : "Aujourd'hui" ou "À ce jour" !

La formule "Au jour d'aujourd'hui" n'est en effet qu'un épouvantable barbarisme, indigne à mes yeux d'un médecin responsable syndical.

Aussi, je n'hésite pas à lui décerner mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Résultats mitigés en juin pour J’aime les mots.

Statistiques
  • 82 223 lecteurs différents ce mois-ci (contre 77 812 en mai), soit une hausse de + 5% (contre 15% en mai), mais avec seulement 30 jours contre 31 (ce qui équivaut donc à 9% contre 11%),
  • dont 78 555 via Google (contre 73 973 en mai), soit une hausse de +6% (contre 14% en mai), mais avec seulement 30 jours contre 31 (ce qui équivaut donc à 10% contre 12%),
  • avec des lecteurs dans 205 pays ou territoires désormais, puisque j’ai obtenu ce mois-ci mes premiers lecteurs en Antarctique, en Micronésie et en Somalie.
  • et 4 records de fréquentation quotidienne :

3 114visiteurs le 2juin 2021,

3 210 visiteurs le 9 juin 2021,

3 352 visiteurs le 15 juin 2021,

Et 3 513 visiteurs le 16 juin 2021 !

Comme à l'accoutumée, pour ceux que cela intéresse, les chiffres détaillés ont été mis à jour sur la page "Statistiques du blogue" : https://jaimelesmots.com/statistiques/

On ne dit pas : "Leur faire incomber la responsabilité" ou "Leur incomber la responsabilité" ni "Lui faire incomber la responsabilité" ou "Lui incomber la responsabilité" de quelque chose !

Mais : "Leur FAIRE PORTER la responsabilité" et "Lui FAIRE PORTER  la responsabilité" de quelque chose !

Le verbe "Incomber" signifie en effet : être imposé à quelqu'un en tant que charge, peser sur lui, lui revenir, lui appartenir.

Source : www.larousse.fr

Pourquoi dire : "On est en train de checker" ?

Le joueur de football international français Robert Pirès, devenu consultant

Comme a pu le déclarer - à deux reprises ! -, le 19 juin 2021, l'ancien joueur de football international français devenu consultant Robert Pirès, en commentant la rencontre de football Portugal-Allemagne, en phase de poule de l'Euro 2021, sur la chaîne de télévision française M6.

Mais : "On est en train de VÉRIFIER" !

"Être raide patate".

Cette étrange locution verbale appartient au registre populaire et au registre désuet.

Et elle signifie tout simplement, selon le contexte :

  • être raide dingue, très amoureux.

On dit par exemple : "Adolescent j'étais raide patate d'une fille de ma classe de quatrième".

  • apprécier énormément quelque chose ou quelqu'un,

On dit par exemple : "Ma petite-fille est raide patate de ce film d'animation : elle le regarde en boucle depuis des semaines".

"Une entraîneuse".

Ce substantif féminin désigne, selon le contexte :

  • dans le domaine sportif :
    • une femme chargée de la préparation physique, technique, tactique et mentale d’un sportif, d’une sportive ou d’une équipe sportive,
    • ou : une femme chargée de diriger une équipe au sein d'un club ou d'une équipe nationale, responsable de ladite équipe devant les dirigeants du club ou de sa fédération.

L'entraîneuse de football française Corinne Diacre

Compte tenu de la connotation sexuelle éventuelle que ce terme est susceptible d'avoir, en raison de sa seconde acception, évoquée ci-dessous, on utilise parfois, de nos jours, le néologisle "Une entraîneure" ou l'anglicisme "Une coach", que je réprouve totalement.

Une 'entraîneuse de football française

  • et, dans le registre désuet : une femme dont le rôle est de pousser à la consommation les clients de bars ou de discothèques, désormais davantage appelée "Hôtesse" ou "Hôtesse de bar".

Une "entraîneuse de bar" ou "hôtesse de bar"Des "entraîneuses de bar" ou "hôtesses de bar"

Sources : wiktionary.org et wikipedia.org

"Sans queue ni tête".

Cette locution adjectiviale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : dénué de sens, de logique, incohérent, décousu, incompréhensible, absurde.

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www.expressio.fr

"Petit Hibou".

Le joueur de football international italien Marco Verratti

Il s'agit du surnom du joueur de football international italien Marco Verratti, né le 5 novembre 1992.

Interrogé en 2015, par l'hebdomadaire français L'Équipe Magazineafin de savoir si ce curieux surnom lui plaisait, il avait répondu : "Si mon surnom me plaît ? C’est ma copine qui me l’a donné. Elle disait que j’avais un peu des yeux de hibou. Elle a commencé à m’appeler un peu comme ça il y a quelque chose comme quatre ans et maintenant c’est parti. En France, en Italie, mais aussi à l’étranger, on m’interpelle comme ça assez souvent. Mais ça me fait plaisir".

Évoluant au poste de milieu de terrain, il a été recruté par le PSG à l’été 2012 en même temps que Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva, et s’est rapidement imposé comme l’idole du Parc des Princes. Les supporteurs parisiens se sont en effet attachés au jeune joueur italien pour son indéniable talent et sa personnalité hors du commun.

Âgé de 19 ans seulement, il rejoint le PSG pour une dizaine de millions d'euros, après avoir débuté dans sa ville natale de Pescara (Abruzzes) (Italie), en Serie B. Très talentueux, ses performances lui permettent rapidement de devenir indispensable au milieu de terrain.

Le joueur de football international italien Marco Verratti, sous le maillot du PSG

Avec le PSG, Verratti, il obtient sept titres de champion de France depuis la saison 2012-2013, ce qui constitue un record pour un joueur en France. Il participe également à la Ligue des champions, compétition où il atteint à quatre reprises les quarts de finale et une finale contre le Bayern de Munich en 2020.

Régulièrement sélectionné avec l'équipe nationale italienne, il marque son premier but en sélection nationale en février 2013.

Et est élu Pallone Azzurro 2015 devant son compatriote Gianluigi Buffon.

Le joueur de football international italien Marco Verratti, sous le maillot de l'équipe d'italie

En Italie, Verratti est souvent comparé à Andrea Pirlo, sa technique de passe ainsi que son aisance ballon au pied le rapprochant de l'ancienne star italienne.

Sources : L'Équipe Magazine, le10sport.com et wikipedia.org

"Ne pas valoir un kopeck", "Ça ne vaut pas un kopeck", "N'avoir pas un kopeck" ou "Ne pas obtenir un kopeck".

"Revers" (côté "pile") d'une pièce russe de un kopeck, de 2005

Le substantif masculin "Kopeck" est un mot russe correspondant à la plus petite unité monétaire russe en circulation qui est le centième de rouble, une monnaie d'argent créée en Russie au XVe siècle et progressivement dévaluée, frappée en cuivre après 1704, et en acier recouvert de cupronickel de nos jours.

Il s'agit d'une monnaie de très faible valeur, correspondant à 0,00011 d'Euros au cours du 26 juin 2021. Inutile par conséquent de vous réjouir si, d'aventure, vous en trouvez même un plein sac, car il vous en faudra pas moins de 8 624 pour obtenir un seul Euro !

Des dizaines de pièces de russes de un kopeck

Cette monnaie est si dérisoire que même les pauvres ménagères russes ne se baissaient pas pour les ramasser durant les périodes de crises. Et la Banque centrale russe envisage d'ailleurs depuis 2010 de le supprimer, car il coûte pas moins de 47 kopecks à produire !

"Avers" (côté "face") d'une pièce russe de un kopeck, de 2005
"Avers" (côté "face") d'une pièce russe de un kopeck, de 2005, dont le "revers" (côté "pile") figure plus haut

Ce mot est utilisé en français, au singulier, dans le registre populaire et dans le registre désuet, depuis les années 1820, comme synonyme du mot "Sou" et signifie donc : une somme minime, voire nulle.

Ainsi, les expressions suivantes signifient respectivement, dans le registre populaire et au sens figuré :

  • "Ne pas valoir un kopeck" : ne pas valoir un sou (registre familier), ne pas valoir un clou (registre familier), ne rien valoir du tout ou n'avoir qu'une valeur dérisoire, ne presque rien valoir.

On dit par exemple : "Tu es certain qu'il faut jeter tous ces vieux meubles ?" "Oui, ça ne vaut pas un kopeck".

  • "N'avoir pas un kopeck" : être financièrement démuni, complètement désargenté, très pauvre.

On dit par exemple : "Je ne risque pas de pouvoir m'acheter une voiture, partir en vacances ou même me soigner les dents : je n'ai pas un kopeck".

  • et "Ne pas obtenir un kopeck" : ne pas obtenir un sou, ne pas obtenir un cent ; ne pas parvenir à toucher le moindre argent.

On dit par exemple : "Si tu veux mon avis, tu peux toujours porter plainte, je pense que tu n'obtiendras pas un kopeck de leur part".

Sources : wiktionary.org, blog.delcampe.net, www.out-the-box.fr et www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Le women empowerment" ?

Et pas simplement, en français : "L'autonomisation des femmes" !

De peur d'être compris de tous vraisemblablement.

Ce processus d'autonomisation des femmes consiste notamment à accepter et s'efforcer de rechercher les points de vue des femmes.

Et à améliorer le statut des femmes par l'éducation, l'alphabétisation et la formation.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Et bien eux i's'maintiennent" !

Comme a pu le déclarer, le 22 juin 2021, la journaliste française Marianne Théoleyre, dans l'émission "10H30 : 13H", sur la chaîne de télévision publique française d'information en continu franceinfo.

Et pas : "Et bien eux SE maintiennent" !

Cette façon de répéter le sujet ("eux ils") sans même prononcer intégralement le pronom "ils" relève d'un registre populaire indigne d'une professionnelle du verbe.

Je lui décerne donc mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Pourquoi dire : "Vas-y, fais un slow motion !" ?

L'antiquaire français Julien Cohen, acheteur dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2

Comme a pu le déclarer, le 25 mai 2021, l'antiquaire français Julien Cohen, dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Et pas : "Vas-y, fais un RALENTI !" !

Certes, je reconnais bien volontiers que Julien Cohen a poursuivi sa phrase par ce mot français, en précisant : "Vas-y, fais un slow motion, un ralenti !"... mais pourquoi donc commencer par utiliser ce terme anglais qu'une immense majorité de spectateurs français ne connaît pas ?