On ne dit pas : "Tu as rien montré de très glam" !

Le journaliste sportif français Dave Appadoo

Comme a pu le déclarer, le 29 juin 2021, le journaliste sportif français Dave Appadoo, dans l’émission de Smaïl Bouabdellah, "13H Smaïl", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais, à tout le moins : "Tu N'as rien montré de très glamOUR" !

Et, en français : "Tu N'as rien montré de très SÉDUISANT" !

Parce qu'il use et abuse des anglicismes lors de chacune de ses interventions dans les différentes émissions de cette chaîne, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Dominer l'adversaire dans son camp territorial" !

L'ancien joueur international de football franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak

Comme a pu le déclarer, le 7 juillet 2021, l'ancien joueur de football international franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak, dans l'émission "L'Équipe d'Estelle", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais simplement : "Dominer l'adversaire dans son camp" !

Ou : "Dominer l'adversaire territorialEMENT" !

L'invraisemblable locution nominale masculine "Camp territorial" ne constitue en effet qu'un épouvantable pléonasme.

Parce qu'il ne sait pas s'exprimer correctement, accumulant les fautes lors de chacune de ses interventions, dans cette émission que je suis régulièrement, ayant notamment tendance - comme ici - à s'écouter parler et à essayer de manier un registre de langage qu'il ne maîtrise pas, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Être à X longueurs" de quelque chose ou "Ne plus être qu'à X longueurs" de quelque chose.

Ces différentes locutions verbales du langage courant appartiennent au jargon journalistique et au jargon sportif.

Elles font référence au vocabulaire du monde des courses hippiques, et elles signifient, au sens figuré : être à - ou ne plus être qu'à - X unités de quelque chose : buts, points, etc.

On dit par exemple : "Avec ce nouveau but, Cristiano Ronado n'est plus qu'à une longueur du record de Michel Platini".

Ou : "Avec les trois points de cette victoire, l'Ohème n'est plus qu'à deux longueurs du PSG".

 

On ne dit pas : "Le dernier disque", "Le dernier film", "Le dernier livre" ou "La dernière pièce" de quelqu'un, tant que cette personne n'est pas morte ou n'a pas définitivement arrêté sa carrière.

Ainsi que je l'entends pourtant à peu près systématiquement dans les différents organes d'information.

Mais : "Le NOUVEAU disque", "Le NOUVEAU film", "Le NOUVEAU livre" et "La NOUVELLE pièce", s'il s'agit de productions récentes !

Et : "Le dernier disque EN DATE", "Le dernier film EN DATE" , "Le dernier livre EN DATE" et "La dernière pièce EN DATE", s'ils remontent déjà à de nombreux mois, voire plusieurs années.

On ne dit pas : "Même s'il a un aura, une compétence" !

L'ancien joueur de rugby à XV et consultant sportif français Éric Blanc, cofondateur de la marque de vêtement "Eden park"

Ainsi qu'a pu le déclarer l'ancien joueur de rugby français Éric Blanc, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Même s'il a unE aura, une compétence" !

Le mot "Aura" est en effet un subtantif féminin, qui nous vient du latin, et désignant - dans ce contexte - l'image, la réputation qui entoure ou semble entourer un être ou une chose.

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

Pourquoi dire : "Sébastien, notre insider" ?

Le journaliste sportif français Olivier Ménard

Comme a pu le déclarer, le 29 juin 2021, le journaliste sportif français Olivier Ménard, dans son émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Et pas : "Sébastien, notre HOMME DANS LA PLACE" !

Parce ce qu'il use et abuse des anglicismes dans cette émission, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Une tannée".

Ce substantif féminin polysémique désigne selon le contexte et le niveau de langue :

  • de la vieille écorce de chêne moulue, dont le tanin résiduel a été extrait à l'eau.

Ce produit résiduel, sorte de sciure provenant de la préparation des cuirs, était utilisé autrefois comme combustible bon marché, ou comme engrais, par les jardiniers,

  • dans le registre populaire et le régistre désuet : une volée de coups, une raclée,

On dit par exemple : "Je vais me prendre une de ces tannées... j'ai laissé la bagnole de mon darron sous un échaffaudage et elle est pleine de peinture !".

  • et dans le registre familier :
    • un défaite sévère et humiliante,

On dit par exemple : "Rater deux penalties et perdre 6-0, moi j'appelle à une tannée".

    • ou : une difficulté, une galère.

On dit par exemple : "J'ai fait tomber le puzzle de 1 000 pièces, que mon père assemblait depuis des semaines, et j'ai dû l'aider à tout recommencer pendant plus de deux jours... quelle tannée !".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

"La terre est basse !".

"La terre est basse", c'est à dire : j'ai du mal à m'asseoir sur ce siège un peu bas

J'aime beaucoup cette amusante locution verbale en forme de locution interjective, qui relève du langage familier.

Elle s'utilise couramment pour signifier que l'on éprouve une certaine difficulté à :

  • se pencher pour ramasser ou attraper un objet tombé au sol ou situé près du sol, très bas,
  • ou : à s'asseoir par terre ou sur un siège bas ou relativement bas.

Et me rappelle avec émotion et nostalgie ma chère grand-mère maternelle, Edmée Mercat, née Grosdemange en 1899..., à qui j'aurais adoré pouvoir faire découvrir J'aime les mots !