On ne dit pas : "C'était pas si pire" !

Le journaliste sportif français Grégory Schneider

Comme a pu le déclarer, le 25 mai 2021, le journaliste sportif français Grégory Schneider, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "C'était pas pire", "C'était pas si GRAVE", "C'était pas si MAUVAIS" ou "C'était pas si NUL"!

Pour cette formule absolument insupportable dans la bouche d'un professionnel aussi expérimenté, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Elle lui a dit : fais-en attention" !

Logotype de l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2

Comme a pu le déclarer, le 25 mai 2021, un acheteur, dans l'émission "Affaire conclue", présentée par Sophie Davant, sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais : "Elle lui a dit : fais-Y attention" ou "Elle lui a dit : PRENDS-en SOIN"!

On n'écrit pas : "Plusieures" !

Mais : "PlusieuRS" !

Sans "e".

Il s'agit d'un mot pluriel et invariable, qu'il soit adjectif ou pronom.

Il est indéfini, masculin ou féminin.

Et il signifie respectivement :

  • lorsqu'il est un adjectif : plus d'un (et en général, plus de deux) ; un certain nombre, le plus souvent peu élevé.

On dit par exemple : "Mon mari a fait la vaisselle plusieurs fois depuis que je l'ai épousé. En 1972".

Ou : "À plusieurs reprises mon épouse est parvenue à ne pas emboutir ma voiture".

  • lorsqu'il est un pronom : certains, quelques-uns.

On dit par exemple : "Tout les invités sont encore là ? Non : plusieurs sont déjà partis".

Ou : "Il va falloir s'y mettre à plusieurs pour ranger tout celà".

Sources : Le Robert et www.cnrtl.fr

"Livrée" et "Une livrée".

Ces deux mots féminins relèvent du langage courant.

  • "Livrée" est un adjectif qualifiant une chose ou un animal femelle que l'on a livré.

On dit par exemple : "Cette vache a été livrée hier".

Ou : "Je vais utiliser l'armoire livrée il y a quelques jours".

  • et "Une livrée" est un substantif désignant, selon le contexte :
    • au sens propre :
      • l'uniforme, la tenue caractéristique portée par les domestiques d’une maison.

Une livrée de domestique

      • l'ensemble des domestiques d’une même maison ; la domesticité, le personnel domestique.

On dit par exemple : "Toute la livrée était occupée à chercher le chien de Madame".

Toute une domesticité au grand complet

    • au sens figuré : les signes extérieurs révélant la condition d’un individu ou d’un groupe.

On dit par exemple : "Il n'a pas besoin de se présenter : sa livrée de petit VRP de province parle pour lui".

Un VRP (Voyageur Représentant Placier) démarchant une jeune femme à son domicile

    • et par analogie :
      • l'ensemble des motifs et couleurs présentes sur l’extérieur d’un véhicule aérien, ferroviaire, routier ou marin.

Un avion de la Qantas en volUne locomotive de TGV

      • l'apparence de la peau, du pelage, du plumage ou de la carapace des animaux.

On dit par exemple : "Plus encore, je crois, que celle des fauves, la livrée des insectes est souvent d'une incroyable beauté".

      • une espèce d'insecte lépidoptère (papillon) de jour, appelée "Livrée des arbres", présente en Europe et en Asie, dont le dos des ailes est de couleur brun pâle, et dont la chenille bleue est nuisible aux ormes et aux arbres fruitiers.

Un "Livrée des arbres"Une chenille de "Livrée des arbres"

      • et par extension : d'autres espèces de lépidoptères (papillons) telles que la "Livrée des prés", la "Livrée des forêts" ou la "Livrée d’Amérique".

Source : wiktionary.org

"Cela ne nous regarde pas".

Bernard Campan, Didier Bourdon et Pascal legitimus dans leur célébrissime saynète de "les inconnus de la télé" : "Tout ceci ne nous regarde pas"

Cette formule est entrée dans le langage courant depuis maintenant 30 ans.

Et on l'utilise couramment sur le ton de la plaisanterie, en la prononçant d'ailleurs sur un ton et selon un rythme bien particulier.

Car nous la devons bien sûr à une excellente saynète des "Inconnus", datant de l'émission "La télé des inconnus" du 28 octobre 1991.

Dans celle-ci, Didier Bourdon, Beranard Campan et Pascal Légitimus parodient à merveille les propos ineptes des commentateurs sportifs de l'émission "Stade 2", diffusée sur  la chaîne de télévision publique Antenne 2, à l'occasion d'une rencontre d'athlétisme (les "demi-finales de la coupe du critérium inter-européen des trophées régionaux").

Les trois compères nous narrent en détail la vie privée et sexuelle du malheureux athlète français "Jean-Claude Poupon", tout en ponctuant régulièrement leurs invraisemblables indiscrétions d'un "Cela ne nous regarde pas" !

On ne dit pas : "Pour connaître comment l'équipe va être prête" !

Le journaliste sportif français Smaïl Bouabdellah

Comme a pu le déclarer, le 1er juin 2021, le journaliste sportif français Smaïl Bouabdellah, dans l’émission "L’Équipe Smaïl", qu'il présente, sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Pour SAVOIR comment l'équipe va être prête" !

Pour cette phrase indigne d'un professionnel du verbe, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"L'impesanteur", "L'apesanteur", "La microgravité", La gravité zéro" et "Le zéro-g".

Ces différentes formules sont utilisées pour désigner : l'état d'un système dans lequel aucune accélération, causée par la gravitation ou toute autre force, ne peut être mesurée.

Ce qui inclut les situations de chute libre, mais aussi les situations où le système est suffisamment éloigné de toute source de gravité pour que celle-ci puisse être négligée. Cette situation se traduit par une absence de poids.

Mais seul le mot "impesanteur" devrait être normalement utilisé en français.

En effet :

  • Le terme "Impesanteur" se compose de la racine d'origine latine "pesanteur" précédée du préfixe privatif latin "in-".

Malheureusement, en français courant, ce mot est beaucoup moins employé que le terme "apesanteur", qui utilise le préfixe privatif grec "a-".

Voire, à ma connaissance purement et simplement ignoré de la plupart des français.

Deux arguments préconisent en effet de préférer le terme "impesanteur" :

    • Sur un plan linguistique d'abord, le terme apesanteur est une chimère puisqu'il combine une racine latine ("pesanteur") avec un préfixe grec ("a-"). De ce point de vue, l'usage du préfixe latin "in-", strict équivalent au grec "a-", est préférable pour se combiner avec une racine de même origine.
    • Sur un plan pratique ensuite, la confusion possible à l'oral entre "l'apesanteur" et "la pesanteur" conduit à préconiser le terme "impesanteur".

Le dictionnaire de l'Académie française constate cependant que le terme ne s'est pas imposé et ne le référence donc pas.

Mais il est officiellement préconisé par l'arrêté du 20 février 1995 relatif à la terminologie des sciences et techniques spatiales en notant que "le terme apesanteur est déconseillé pour éviter, dans le langage parlé, une confusion entre l'apesanteur et la pesanteur".

  • Le terme "microgravité" est utilisé - à mauvais escient - par de nombreux professionnels, afin de désigner l'état d'impesanteur. Car on ne doit parler de microgravité que très loin de la Terre et tout autre astre générant un champ gravitationnel, ou bien aux points de Lagrange où les champs gravitationnels "s'annulent", comme entre Terre et Lune par exemple.
  • Enfin, les formules "gravité zéro" et "zéro-g" ne sont que des calques de l'anglais "zero gravity" ou "zero-g".

Source : wikipedia.org

"Couler un bronze" ou "Mouler un bronze".

"Couler un bronze" ou "Mouler un bronze", c'est à dire déféquer ("faire caca")

Ces deux curieuses locutions verbales appartiennent au registre argotique.

Et elles signifient, au sens figuré : déféquer, expulser les matières fécales (registre soutenu), faire une crotte (langage courant), faire caca (registre familier).

Source : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Narrer".

J'aime beaucoup ce joli verbe du registre soutenu, qui signifie : conter, relater, raconter ; faire la relation détaillée, orale ou écrite, de quelque chose.

On dit par exemple : "Inutile de me narrer par le menu cette soirée : j'y étais !".

Source : www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Bling-bling" ou "Le bling-bling" ?

Et pas, en français :

  • "Tape-à-l'oeil" (registre familier), "Clinquant" (langage courant), "M'as-tu-vu" (langage courant) ou "Ostentatoire" (registre soutenu) (adjectif).

Une femme "bling-bling"Un homme "bling-bling"

  • et : "Le tape-à-l'oeil" (registre familier), "Le clinquant" (langage courant) ou "L'étalage ostentatoire" (registre soutenu) (Substantif ou locution nominale).

 

Une décoration bling-bling

Une coque de téléphone portable multifonction bling-bling
Une coque de téléphone portable multifonction bling-bling

"L'info s'éclaire".

L'émission d'Axel de Tarlé "L'info s'éclaire", sur la chaîne de télévision publique française d'information en continu france info

J'aime bien le calembour du titre de cette émission de la chaîne de télévision française publique d'information en continu franceinfo.

Ce magazine d'actualité quotidien est présenté, depuis le 31 août 2020 par le journaliste français Axel de Tarlé, qui décrypte, en compagnie de journalistes de France Télévisions et d'experts, l'actualité du jour en France ou dans le monde, à travers des reportages et des analyses de la rédaction.

L'émission d'Axel de Tarlé "L'info s'éclaire", sur la chaîne de télévision publique française d'information en continu france info

Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre les locutions « L’info s’éclaire » et « L’info c’est clair ».

L'émission d'Axel de Tarlé "L'info s'éclaire", sur la chaîne de télévision publique française d'information en continu france info