"Balaise", "Balaize", "Balèse" ou "Balèze" et "Un balaise", "Un balaize", "Un balèse" ou "Un balèze".

Cet adjectif ou substantif masculin peut s'écrire de quatre façons différentes !

Appartenant au registre argotique, il signifie respectivement :

  • "Balaise", "Balaize", "Balèse" ou "Balèze" :
    • Pour une personne : fort, costaud, à la carrure imposante,

On dit par exemple : "Il est balaise le nouveau vigile à la sortie du magasin !".

    • ou : doué,

On dit par exemple : "Je connais un mec balèze en informatique".

    • Pour un objet ou une construction : dégageant une impression de puissance qui en impose,

On dit par exemple : "Les tours de ce château-fort sont vraiment balaizes".

    • et pour une question ou un exercice : difficile,

On dit par exemple : "Elle est balèse la dernière je trouve !".

  • et "Un balaise", "Un balaize", "Un balèse" ou "Un balèze" : une personne possèdant une force physique importante, bâtie en force, costaude.

On dit par exemple : "Le nouveau voisin de ma frangine est un balaise".

"Un balaise" ou "Un balèse" ou "Un balèze")

Sources : langue-francaise.tv5monde.com, www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.cnrtl.fr

On ne dit pas : "Des joueurs dont t'as pas l'habitude de jouer vraiment" !

L'ancien joueur international de football franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak

Comme a pu le déclarer, le 15 juin 2021, l'ancien joueur international de football franco-polonais, devenu consultant, Ludovic Obraniak, dans l'émission vespérale d'olivier Ménard "L'Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "Des joueurs AVEC LESQUELS tU N'as pas VRAIMENT l'habitude de jouer" !

Pour ses fautes de grammaire et ses phrases souvent construites en dépit du bon sens, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Haut en couleur".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme chromatique relève du langage courant.

Et elle signifie, au sens figuré, en parlant d'un individu ou d'un personnage : pittoresque, original dans ses comportements ou son accoutrement.

On dit par exemple : "Lorsque j'étais enfant, mon grand-père jouait à la pétanque avec un personnage haut en couleur, qui se promenait toujours avec son clairon de la Guerre de 14-18 !".

Source : wiktionary.org

Pourquoi dire : "Nous voulons mettre en avant les exploits sportifs féminins dans la région Mena" ?

La journaliste française Aziza Nait Sibaha

Comme l'a déclaré, le 11 mai 2021, la journaliste française Aziza Nait Sibaha, sur le site "Arab News en français", à propos du lancement de son magazine digital bilingue gratuit et biannuel "Taja".

Et pas : "Nous voulons mettre en avant les exploits sportifs féminins dans la région ANMO" !

Ou : "Nous voulons mettre en avant les exploits sportifs féminins dans la région MOAN" !

Source : www.arabnews.fr

 

Nouveaux records de fréquentation pour J'aime les mots, ce 15 juin 2021 !

Des chiffres en hausse

Avec 3 352 visiteurs différents (contre 3 210 le 9 juin dernier).

Dont 3 188 via Google et les différents moteurs de recherche (contre 3 049 le 9 juin).

Et cela, grâce à la rencontre France-Allemagne, de phase de poule de l'Euro 2020, durant laquelle plus de 310 amateurs de ballon rond sont venus consulter mes articles :

Grâce leur en soit rendue !

On ne dit pas : "On s'posait toujours des interrogations" !

Le journaliste sportif français Hervé Penot

Comme a pu le déclarer, le 11 juin 2021, le journaliste sportif français Hervé Penot, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "On sE posait toujours des QUESTIONS" !

Pour cette phrase invraisemblable, indigne d'une journaliste expérimenté tel que lui, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"La mise en couleur directe".

"Hermann", la monographie de Thierry Groensteen, parue en 1982 aux éditions Alain Littaye

Cette locution nominale féminine désigne, dans le domaine de la bande dessinée : la prédominance de la couleur sur le trait, ou l'absence de trait, d'encrage de contours.

Et cela, quelque soit la technique.

En France, après le pionnier Calvo dès les années 1940 ("La Bête est morte !" et "Rosalie"), le premier album réalisé en couleur directe fut "Arzach" de Moebius, en 1976, ce dernier étant rapidement suivi par Nicollet, Jeronaton, Bilal, Hermann, Loustal, etc.

Édition originale de l'album "Arzach" publié en 1976 par Moebius (Jean Giraud)
Édition originale de l'album "Arzach", publié en 1976 par Moebius (Jean Giraud)
Édition originale de l'album "Le diable" publié en 1978 par Jean-Michel Nicollet
Édition originale de l'album "Le diable", publié en 1978 par Jean-Michel Nicollet
Première édition de l'album "Champakou" publié en 1979 par Jeronaton (Alain Torton)
Première édition de l'album "Champakou", publié en 1979 par Jeronaton (Alain Torton)
Édition originale de l'album "Partie de chasse" publié en 1983 par Enki Bilal
Édition originale de l'album "Partie de chasse", publié en 1983 par Enki Bilal

Après des décennies de règne des coloristes sur "bleu", les couleurs se retrouvaient soudain entre les mains des dessinateurs eux-mêmes, intervenant dans le dessin, et non plus après.

Et c'étaient quantité de techniques et de matières qui pouvaient enfin s’exprimer : aquarelle, acrylique, pastel, encres, crayons de couleur, peinture à l’huile, aérographe, feutres, etc.

Source : neuviemeart.citebd.org

"Mettre sa main au feu".

"Mettre sa main au feu" (© Ça m'intéresse)

"Cette locution verbale appartient au langage courant.

Et elle signifie, au sens figuré : être sûr de quelque chose ; affirmer, assurer énergiquement, fermement quelque chose ; soutenir une idée, une opinion avec ferveur, par tous les moyens ; et montrer la force de sa conviction en acceptant d'en répondre à ses risques et périls.

On dit par exemple : "C'est vrai mon chéri qu'il s'agit de ton assistante . Car elle semble n'avoir qu'à peine 20 ans et ne pas parler le français. J'aurais mis ma main au feu qu'il s'agissait d'une prostituée !".

Ou : "Je mettrais ma main au feu que la Macédoine du Nord, pour sa première participation au championnat d'Europe de football, en juin et juillet 2021, ne parviendra pas en demi-finale".

L'expression fait référence au Moyen Âge, une période durant laquelle l'une des manières de rendre la justice consistait à soumettre l’accusé à l’épreuve du feu (généralement un fer rouge) du jugement de Dieu (ou "Ordalie"). Cela consistait par exemple à saisir avec la main droite une barre de fer rougie au feu et à la porter pendant une dizaine de pas. Ou à placer la main dans un gantelet de fer également rougi au feu. La main était par la suite bandée dans un sac de cuir scellé par le juge. Pour savoir si l'accusé était coupable ou innocent, on regardait trois jours plus tard l'évolution de la plaie. Une "belle" plaie, correctement cicatrisée était considérée comme synonyme d'innocence. Une vilaine plaie au contraire prouvait la culpabilité ; la sentence étant proportionnelle à l'état de la plaie !

Mais inutile de préciser que - les miracles étant peu fréquents - les "belles" plaies se faisaient rares.

Instaurée par les Francs au VIème siècle, cette pratique barbare sera interdite par un édit de Saint Louis, en 1258.

Sources : www.expressio.fr, wiktionary.org,www.caminteresse.fr et www.historia.fr

"Pleurer à chaudes larmes" ou "Pleurer toutes les larmes de son corps".

Une petite fille, pleurant à chaudes larmes (© Jill Greenberg 2012)

Ces deux locutions verbales parfaitement synonymes en forme d'idiotismes corporels.

Appartenant au langage courant, elles signifient toutes deux : pleurer beaucoup, abondamment ; être particulièrement triste, sembler inconsolable.

On dit par exemple : "Je me souviens encore de ma petite fille, pleurant à chaudes larmes parce que son ballon s'était envolé".

Ou : "Moi-même, enfant, j'avais pleuré toutes les larmes de mon corps, la fois où, notre télévision familiale étant en panne, j'avais appris que je n'allais pas pouvoir regarder Les Saintes chéries, mon feuilleton préféré".

On dit également : "Pleurer comme une Madeleine" ou "Pleurer comme un veau".

Source : www.linternaute.fr

"Inconnu au bataillon" ou "Être inconnu au bataillon".

Le pourquoi du comment de l'expression "Inconnu au bataillon"

Cette locution adjectivale et cette locution verbale appartiennent au registre familier.

Et elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Inconnu au bataillon" :
    • ne figurant pas dans une liste, un répertoire, ou tout simplement dans les connaissances de quelqu’un.

On dit par exemple : "Patron, on me demande si vous auriez eu un employé du nom de Robert Dumas... Cela vous dit quelque chose ?". "Pas du tout : inconnu au bataillon !".

    • et par extension : complètement, parfaitement, totalement inconnu.

On dit par exemple : "J'ai un ami qui parcourt le monde et visite de minuscules pays inconnus au bataillon".

  • et "Être inconnu au bataillon" : être un illustre inconnu ; quelqu'un que l'on n'a jamais vu et dont l'on n'a jamais entendu parler.

On dit par exemple : "J'ai voulu effectuer des recherches pour savoir qui était la personne qui a donné son nom à ma rue mais je n'ai curieusement rien trouvé : il semble être inconnu au bataillon !"

Il s'agit de formules directement issues du jargon militaire, puisque le substantif masculin "Bataillon" désigne une troupe et, de nos jours, un corps d'infanterie composé de plusieurs compagnies.

Et que l'expression "Inconnu au régiment" est utilisée lors de l'appel militaire, lors duquel elle constitue la réponse réglementaire faite à l'appel d'un nom inconnu, non identifié. "Inconnu au bataillon !" signifie : impossible à identifier, à retrouver, ou sans papiers d'identité.

Sources : www.defense.gouv.fr et Dictionnaire historique de la langue française, Alain Rey, Nathan, 2011

"La mire".

Ce substantif féminin du langage courant ne dit évidemment pas grand chose aux personnes de moins de 45 ou 50 ans.

Et pour cause, puisqu'il désigne l'image permettant autrefois d'étalonner l'affichage des téléviseurs avec des valeurs standardisées.

Ce qui n'est naturellement plus du tout nécessaire avec les technologies actuelles, et même depuis plusieurs décennies désormais.

  • De 1935 à 1953, les téléspectateurs qui regardaient les premiers programmes de la télévision francaise ne pouvaient régler leur récepteur qu’au moment de leur diffusion car le reste du temps une image fixe reprenant le nom de la chaîne était présent à l’écran :
    • "Télévision Française", en 1935 :
L'image fixe "Télévision française" de 1935
L'image fixe "Télévision française" de 1935
      • "Fernsehsender Paris" ("Paris Télévision"), en 1943 :
L'image fixe de 1943 de la chaîne allemande "Fernsehsender Paris" ("Paris Télévision")
L'image fixe de 1943 de la chaîne allemande "Fernsehsender Paris" ("Paris Télévision")
      • et "Télévision Française", en 1945 :
L'image fixe "Télévision française" de 1945, avec la Croix de Lorraine gaulliste
L'image fixe "Télévision française" de 1945, avec la Croix de Lorraine gaulliste
  • En 1953, apparaît la première mire qde la RTF (Radio Télévision Francaise), qui porte le nom de "Cheval de Marly".
La mire "Cheval de Marly" de 1953 la RTF (Radio Télévision Francaise)
La mire "Cheval de Marly" de 1953 la RTF (Radio Télévision Francaise)

Elle était normalement accompagnée d'une petite musique :

  • Cette mire est reprise à l'identique par l'ORTF qui succède à la RTF en 1964.

Et il me semble qu'il s'agit de LA mire restée dans la mémoire des téléspectateurs d'alors, qu'ils soient enfants ou adultes :

La mire "Cheval de Marly" de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) en 1964
La mire "Cheval de Marly" de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) en 1964
  • La deuxième chaîne qui commence ses programmes en 1964 diffuse cette même mire en indiquant "2e chaîne" sous la photo du Cheval de Marly :
La mire "Cheval de Marly" de la deuxième chaîne de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) en 1964
La mire "Cheval de Marly" de la deuxième chaîne de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) en 1964

Souvent, elle s'accompagnait d'un sifflement pénible :

  • Lors du passage à la couleur de la deuxième chaîne en 1967, la mire prend des couleurs et la photo du cheval est remplacée par un bouquet de roses :
La mire "Bouquet de roses" de la deuxième chaîne de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française), après son passage à la couleur, en 1967
La mire "Bouquet de roses" de la deuxième chaîne de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française), après son passage à la couleur, en 1967
  • Sur la troisième chaîne "C3" qui débute le 31 décembre 1972, la mire n'est pas utilisée. À la fin des programmes un logo fixe est mis à l'antenne :
Le logotype fixe de la troisième chaîne en couleur "C3", lancée le 31 décembre 1972
Le logotype fixe de la troisième chaîne couleur "C3", lancée le 31 décembre 1972
  • Le 1er janvier 1975, les Première, Deuxième et Troisième chaines de l'ORTF (Office de Radiodiffusion-Télévision Française) deviennent TF1, Antenne 2 et FR3.

Et il est décidé d'utiliser la mire TDF (TéléDiffusion de France) pour toutes ces chaînes.

Sur le rectangle noir horizontal du haut est affiché "TDF" du nom de la société émettrice de la télévision française. Et sur le rectangle noir horizontal du bas "TF1", "Antenne2", "FR3", suivant la chaîne :

La mire TDF (TéléDiffusion de France) des chaînes "TF1", "Antenne2", "FR3" (anciennes Première, Deuxième et Troisième chaînes) à compter du 1er janvier 1975. Sur le rectangle noir horizontal du haut est affiché "TDF" du nom de la société émettrice de la télévision française. Et sur le rectangle noir horizontal du bas "TF1", "Antenne2", "FR3" suivant la chaîne
La mire TDF (TéléDiffusion de France) des chaînes "TF1", "Antenne2", "FR3" à compter du 1er janvier 1975

Cette mire est reprise par les 3 chaînes supplémentaires apparues :

    • en 1984 pour Canal Plus,
    • et en 1986 pour La Cinq et TV6.
  • La disparition progressive de la mire :
    • Dès 1988, M6 décide d'abandonner la mire pour diffuser ses programmes 24h sur 24.
    • Puis TF1 et Antenne2, en 1991.
    • Canal Plus, en 1997.
    • La Cinquième en 1998.
    • et enfin France 3, en 2002, qui aura été la toute dernière chaîne à se convertir à une diffusion en continu.

À cette date, la mire disparaît donc définitivement des écrans en diffusion hertzienne.

Sources : wikipedia.org et tnt.loire.online.fr, dont cet article et les images sont presque intégralement extraits