On ne dit pas : "Quel que soit son adversaire, cette équipe de France semble pouvoir proposer une antidote" !

Le journaliste sportif français Erik Bielderman

Comme a pu le déclarer, le 15 juin 2021, le journaliste sportif français Erik Bielderman, dans l’émission vespérale d’Olivier Ménard "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Quel que soit son adversaire, cette équipe de France semble pouvoir DISPOSER D'UN antidote" !

Car "antidote" est un substantif masculin.

"Le syndrome de la cabane", "Le syndrome de l'escargot" ou "Le syndrome du prisonnier".

Une jeune femme anxieuse à sa fenêtre

Ces trois locutions masculines entièrement synonymes ont été utilisées en mai 2020, à l'issue du premier confinement  par certains organes d'information, afin de désigner la peur sociale ou l'angoisse de sortir de chez soi, en particulier après une période de confinement.

Cette terminologie a notamment été utilisée à la fin du premier confinement lié à la pandémie de maladie à coronavirus 2019, pour évoquer la peur de se déconfiner et de se confronter au monde extérieur.

Une personne masquée, accoudée à une rembarde et assise sur un rebord de fenêtre

Et cela, en France mais aussi, préalablement, en Espagne ("sindrome de la cabana").

Ces différentes appellations ne sont normalement pas utilisée en psychiatrie. Mais mon psychiatre a employé la formule "syndrome de la cabane" me concernant.

  • La formule "syndrome du prisonnier" évoque naturellement l'angoisse des détenus confrontés au monde réel après avoir purgé une longue peine,
Un surveillant pénitentiaire ouvrant une porte, à la Prison de la Santé, à Paris (75) (© Dominique FAGET / AFP)
Un surveillant pénitentiaire ouvrant une porte, à la Prison de la Santé, à Paris (75) (© Dominique Faget / AFP)
La porte de sortie principale d'une prison française
La porte de sortie principale d'une prison française
  • celle de "syndrome de l'escargot" renvoit à l'image symbolique de l'escargot, un petit animal capable de vivre recroquevillé et reclus dans sa coquille, sans en sortir, en cas de sécheresse ou de danger,

Deux escargots dans leur coquille, fixés sur le tronc d'un arbuste

  • et celle de "syndrome de la cabane" proviendrait du ressenti des chercheurs d'or à l'issue de leur long isolement dans des cabanes pendant leurs campagnes de prospection.

Un trappeur, dans sa cabane, en Alaska

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés au "Syndrome de Hikikomori" et au "Syndrome de Diogène" et à la "Syllogomanie".

Sources : sante.journaldesfemmes.fr et wiktionary.org

"Cossu" ou "Cossue".

J'aime assez ce petit adjectif issu du substantif féminin "Cosse" et qualifiant :

Des haricots blancs dans leur cosse entrouverte
Des haricots blancs dans leur cosse entrouverte
Des cosses de haricots blancs vides (© rougedorient.canalblog.com)
Des cosses de haricots blancs vides (© rougedorient.canalblog.com)
  • au sens propre, dans le registre désuet : ce qui a beaucoup de cosses, en parlant des tiges de pois ou de fèves ; ou est pourvus de cosses plus ou moins développées.

On dit par exemple : "J'ai planté une variété de haricot très cossue".

  • et au sens figuré :
    • dans le registre familier :
      • celui qui est riche, prospère, possède une large aisance ; est aisé,

On parle par exemple d'un "rentier cossu" ou d'un fermier cossu", pour évoquer un riche paysan.

Un rentier cossu
Un rentier cossu
      • ou ce qui témoigne d'une situation prospère, ou dénote d'une large aisance.

On parle par exemple d'une "demeure cossue" pour désigner une grande et jolie bâtisse.

Une maison cossue

    • et dans le registre populaire, autrefois (registre désuet) : ce qui est gros.

On dit par exemple : "Ton oncle en raconte de bien cossues", pour "des choses trop grosses, peu vraisemblables".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

On ne dit pas : "Je ne savais pas ce mot", "Je ne savais pas cette expression", "Je ne savais pas cette règle" ni "Je ne savais pas ce verbe" !

Mais : "Je ne CONNAISSAIS pas ce mot", "Je ne CONNAISSAIS pas cette expression", "Je ne CONNAISSAIS pas cette règle" et "Je ne CONNAISSAIS pas ce verbe" !"

Ou : "J'IGNORAIS ce mot", "J'IGNORAIS cette expression", "J'IGNORAIS cette règle" et "J'IGNORAIS ce verbe" !"

On ne dit pas : "Cette équipe invaincue d'Italie" !

Comme a pu le déclarer, le 16 juin 2021, le journaliste sportif français Raphaël Sebaoun, dans l’émission "L’Équipe d'Estelle", qu'elle présente, sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Cette équipe d'Italie invaincue" !

Pourquoi écrire : "17 fois où Mary-Kate et Ashley Olsen ont osé le twinning outfit, des 90's à aujourd'hui" ?

Lorsque les jumelles Mary-Kate et Ashley Olsen s'habillent pareil ("twinning outfit")

Comme a pu le titrer le site vogue.fr, le 13 juin 2018.

Et pas : "17 fois où Mary-Kate et Ashley Olsen ont osé S'HABILLER PAREIL, des ANNÉES 90 à aujourd'hui" !

Voire : "17 fois où Mary-Kate et Ashley Olsen ont osé SE VÊTIR À L'IDENTIQUE, des ANNÉES 1990 à aujourd'hui" !

Merci à Laetitia J. de m'avoir aimablement signalé cette "perle" !

"Être la bonté même", "Être la gentillesse faite femme" ou "Être la gentillesse faite homme".

Ces différentes locutions verbales appartiennent au langage courant.

Et elles signifient respectivement :

  • "Être la bonté même" : être d'une grande bonté, très bon.

On dit par exemple : "Ma grand-mère maternelle bien-aimée était la bonté même".

  • et "Être la gentillesse faite femme" ou "Être la gentillesse faite homme" : être d'une extrême gentillesse.

On dit par exemple : "Malgré son physique d'homme de main, qui effraie parfois certains, cet homme est la gentillesse faite homme".

"Un massacre".

Ce substantif masculin polysémique désigne, selon le contexte :

  • l'action de "massacrer", c'est à dire de tuer avec sauvagerie et en grand nombre des êtres incapables de se défendre.

Et cela, qu'il s'agisse :

    • d'êtres humains.

On dit par exemple : "On oublie souvent que la France a déjà vécu par le passé des massacres religieux de grande ampleur".

Le massacre de la Saint-Barthélémy, le 24 août 1572 : de 10 000 et 30 000 protestants furent massacrés à Paris (75) et dans une vingtaine de villes de province, durant les semaines suivantes et même les mois suivants
Le massacre de la Saint-Barthélémy, le 24 août 1572 : de 10 000 et 30 000 protestants furent massacrés à Paris (75) et dans une vingtaine de villes de province, durant les semaines suivantes et même les mois suivants
    • ou d'animaux.

On dit par exemple : "Je ne comprends pas quel plaisir peuvent bien éprouver les chasseurs qui se livrent à certains massacres d'animaux".

Massacre géant au Portugal : en deux jours, mi-décembre 2020, près de Lisbonne, seize chasseurs ont abattu 540 cerfs, sangliers et daims dans un domaine de chasse clos. Un carnage à plus de 100 000 euros
Massacre géant au Portugal : en deux jours, mi-décembre 2020, près de Lisbonne, seize chasseurs ont abattu 540 cerfs, sangliers et daims dans un domaine de chasse clos. Un carnage à plus de 100 000 euros
  • l'action, le fait de tuer avec sauvagerie, d'une manière particulièrement odieuse,

On dit par exemple : "C'est un véritable massacre qui a eu lieu : le tueur s'est acharné sur chacune des victimes avec une violence inouïe".

  • l'action, le fait de mettre à mal quelqu'un,

On dit par exemple : "Tu as vu ce combat : c'était un vrai massacre".

  • selon les cas :
    • la tête d'un cervidé (cerf, chevreuil, daim) séparée du corps et placée sur la peau de l'animal pendant la curée,
    • la tête naturalisée ou dépouillée d'un animal, conservée comme trophée ou utilisée comme ornement, un bois de cerf (souvent muni de l'os frontal) conservé comme trophée ou utilisé comme ornement.

Des "massacres" sur un mur, c'est à dire : des têtes naturalisées ou dépouillées d'animaux, conservées comme trophées et utilisées comme ornementsDes "massacres" sur un mur, c'est à dire : des têtes naturalisées ou dépouillées d'animaux, conservées comme trophées et utilisées comme ornements

    • un bois de cerf (souvent muni de l'os frontal) conservé comme trophée ou utilisé comme ornement,

Un "massacre" de cerf

    • ou, par extension : le crâne d'un animal à cornes, quel qu'il soit,
"Massacres" ("crânes d'animaux à cornes") divers
"Massacres" ("crânes d'animaux à cornes") divers
  • et enfin, en héraldique : une figure stylisée, constituée par les deux bois du cerf réunis autour de l'os frontal.
Le blason de la ville de Niedersteinbach (67), comportant un "massacre" (tête de cerf) : "De gueules au massacre de cerf d'or"
Le blason de la ville de Niedersteinbach (67), comportant un "massacre" (bois de cerf) : "De gueules au massacre de cerf d'or"

Source : www.cnrtl.fr

 

On n'écrit pas : "Un barême" !

Mais : "Un barÈme" !

Avec un accent grave et non un accent circonflexe.

Ce substantif masculin désigne : un ensemble de données chiffrée et de tableaux numériques, donnant le résultat de certains calculs et facilitant une consultation rapide et sûre dans des domaines précis de la comptabilité, des transports, des tarifs, des échelles de salaires, etc.

On dit par exemple : "J'ai regardé le barème des salaires dans ma profession, et compte tenu de mon âge, de mon ancienneté et de mes diplômes, je devrai gagner au moins 20% de plus".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr