"Se lever du pied gauche" ou "Se lever du mauvais pied".

Ces deux locutions verbales du registre familier en forme d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : être de mauvaise humeur, d'une humeur exécrable persistante, tout au long de la journée.

On dit par exemple : "Mon père m'a hurlé dessus parce que je sortais sans dire au revoir : il a encore dû se lever du pied gauche".

Ou : "Un client vient de m'appeler pour contester une livraison qui date de quatre jours : il a dû se lever du mauvais pied".

Cette expression associe le fait de poser au sol en premier le pied gauche à un signe de mauvais augure.

Et cette mauvaise réputation qui entoure l'adjectif "gauche" de manière générale ("Être gauche", "Avoir deux mains gauches") s’explique par son étymologie.

L’adjectif latin "Sinister", qui a donné le mot "Senestre" en ancien français (et "Sinistra" en italien) nous a en effet légué en français :

  • l'adjectif "Sinistre", synonyme de "Annonciateur de malheurs, sombre, funeste, terrifiant",
  • ainsi que le substantif "Sinistre", synonyme de "Dommage, dégât".

Sources : www.expressio.fr et www.cnews.fr

"Pas un traître mot" ou "Ne pas comprendre un traître mot" de quelque chose.

Cette curieuse expression du registre familier ne doit pas manquer d'interloquer nos enfants ou amis étrangers. Et elle signifie tout simplement :

  • "Pas un traître mot" : pas un seul mot,
  • "Ne pas comprendre un traître mot" de quelque chose" : ne pas comprendre un seul mot de quelque chose.

On dit par exemple : "Je ne parle pas l'anglais : je ne comprends pas un traître mot de ce qu'ils racontent dans la plupart des publicités télévisées !".

On ne dit pas : "Je fais la précision pour les gens qui nous regardent" !

Le journaliste français Jean-Baptiste Boursier

Comme l'a déclaré le journaliste français Jean-Baptiste Boursier, le 4 octobre 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFMTV.

Mais : "Je PRÉCISE pour les gens qui nous regardent" !

"Couvrez ce sein que je ne saurais voir".

Cette phrase est souvent utilisée par plaisanterie, à la vue d'une poitrine dénudée, par les personnes cultivées.

Elle est extraite de l'acte III, scène 2 de la comédie en vers de Molière, écrite en 1669, "Le tartuffe ou l'imposteur" ?

Cette pièce est une attaque féroce contre l'hypocrisie des dévots, qui fuient la séduction de la beauté féminine, en particulier lorsqu'elle est dénudée, et refusent de porter les yeux sur les appas de la femme, conformément aux recommandations de nombreux textes religieux.

Citation complète :

"Couvrez ce sein, que je ne saurais voir.
Par de pareils objets les âmes sont blessées.
Et cela fait venir de coupables pensées".

Source : wikipedia.org

"Sine die".

Cette locution adverbiale latine régulièrement utilisée en français signifie : sans préciser le jour ou sans fixer d'autre date.

Et donc : indéfiniment, de manière indéfinie.

On dit par exemple : "Le débat a été reporté sine die".

Ou : "Le vote a été repoussé sine die".

Sources : wiktionary.org, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Rébarbatif" ou "Rébarbative".

J'aime bien cet adjectif du langage courant qui signifie, selon le contexte :

  • qui rebute par un aspect rude, désagréable, rebutant, revêche.

On dit par exemple : "Je vais rarement dans cette boutique, je trouve que les vendeurs ont un air rébarbatif".

  • ou : difficile, manquant d'attrait, ennuyeux.

On dit par exemple : "C'est un sujet rébarbatif, je l'avoue".

Sources : www.larousse et www.cnrtl.fr

"Un taxon".

Un taxon est une entité conceptuelle qui est censée regrouper tous les organismes vivants possédant en commun certains caractères taxinomiques ou diagnostiques bien définis.

L'espèce constitue le taxon de base de la classification systématique. Plus le rang du taxon est élevé et plus le degré de ressemblance des individus concernés est faible, c'est-à-dire plus le nombre de caractères que des plantes, animaux, champignons ou bactéries ont en commun entre eux est faible, et inversement.

Source : wikipedia.org

"Avoir le tracsir" ou "Avoir le traczir".

J'aime beaucoup cette locution verbale du registre argotique qui signifie : avoir le trac, avoir peur.

Elle me rappelle les dialogues de Michel Audiard, comme dans la saynète "La fermeture", du film "Les bons vivants" ou "Un grand seigneur", un film en trois saynètes de Gilles Grangier et Georges Lautner, sorti en 1965.

"Formidable".

Cet adjectif trouve son origine dans latin "formidabilis" ("formidable, terrible"), dérivé de "formido" ("crainte, peur, effroi, terreur, épouvante").

Et signifie :

  • dans le registre désuet et dans le registre soutenu : effrayant, effroyable, redoutable, terrible, qui inspire ou qui est de nature à inspirer une très grande crainte ; qui est dangereux de nature ou terrifiant d'aspect.

On dit par exemple : "Nous avons dû affronter une tempête formidable".

Ou : "La crise liée à la pandémie de coronavirus 2019 va avoir de formidables conséquences".

  • dans le langage courant : qui sort de l'ordinaire, extraordinaire, colossal, énorme, gigantesque, fantastique ; qui impressionne par sa force, sa puissance, sa masse ou sa taille.

On dit par exemple : "Nous avons vu un formidable feu d'artifice".

Ou : "Cet engin a une puissance de feu formidable".

  • et - par extension - dans le registre familier :
    • astronomique, exorbitant, fabuleux, immense ; très grand, considérable par le nombre ou la quantité.

On dit par exemple : "Le père de ma copine gagne des sommes formidables".

Ou : "Cet avion atteint des vitesses formidables".

    • très beau ou excellent, admirable, fantastique, très remarquable, extraordinaire.

On dit par exemple : "J'ai passé une soirée formidable".

Ou : "Ce film est formidable".

    • magnifique, merveilleux, épatant, sensationnel.

On dit par exemple : "C'est formidable !".

Ou : "Ce type est vraiment formidable".

    • étonnant, surprenant.

On dit par exemple : "Cette histoire est quand même formidable !".

Ou : "C'est tout de même formidable que tu n'aies rien remarqué !".

Sources : www.larousse.fr, wiktionary.com et www.cnrtl.fr