Mais : "Pleuvoir à torrentS" !
Avec un "s".
Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Pleuvoir abondamment".
Richesse et défense de la langue française
Mais : "Pleuvoir à torrentS" !
Avec un "s".
Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Pleuvoir abondamment".
Comme l'a déclaré, le 10 septembre 2020, l'ancienne championne cycliste française devenue consultante, Marion Rousse, commentant en direct la 12e étape du Tour de France, sur la chaîne de télévision publique française France 2.
Et pas : "Il va RATTRAPER (cet adversaire)".
Il s'agit du surnom du neurochirurgien français Stéphane Delajoux, né le 12 décembre 1966.
Il doit son surnom au fait d'avoir eu pour patients plusieurs célébrités du cinéma et de la chanson, telles que les actrices françaises Marie Trintignant et Charlotte Gainsbourg, ou le chanteur français Johnny Hallyday.
Un temps réputé meilleur neurochirurgien français, le docteur Delajoux est cependant une personnalité très controversée, ayant fait l'objet de différentes condamnations pour fraude fiscale et escroquerie aux assurances ou pour des erreurs médicales.
De 2004 à 2009, il entretient une relation avec l'actrice française Isabelle Adjani.
Puis avec la présentatrice de télévision et critique gastronomique française Julie Andrieu, qu'il épouse en août 2010, et avec laquelle il a deux enfants.
Et il est le cousin de l'écrivain français Alexandre Jardin.
Source : wikipedia.org
Cette locution adverbiale (qui se prononce "a-jun") nous vient du latin "jejunus" : "qui n'a rien mangé") signifie :
Être à jeun pour une analyse de sang, signifie : ne pas avoir consommé d'aliments ni bu d'autres boissons que de l'eau depuis au moins 11 à 12 heures.
On dit par exemple : "À jeun, mon voisin alcoolique est plus agressif encore que lorsqu'il est ivre".
Ou : qui est en état de manque, pour toute personne intoxiquée.
On dit par exemple : "Un héroïnomane à jeun est un danger pour ses proches"
Source : www.larousse.fr
Cette locution nominale et ces trois locutions verbales signifient, au sens figuré et dans le langage familier : épurer de manière radicale.
On dit par exemple : "Le groupe a décidé de faire le ménage parmi ses différents revendeurs européens et d'en réduire nettement le nombre".
Ou : "La direction va faire le ménage dans les différents services et la logistique est directement menacée".
"Un coup de torchon" est le titre de l'un de mes films français préférés, réalisé en 1981 par Bertrand Tavernier, à partir d'une adaptation du roman états-unien "1 275 âmes" de Jim Thompson.
Avec Philippe Noiret, Stéphane Audran, Isabelle Huppert, Jean-Pierre Marielle, Guy Marchand, Gérard Hernandez et Eddy Mitchell.
Il s'agit de l'appellation générique donnée aux trois pièces de théâtre tragiques de Marcel Pagnol, "Marius", "Fanny" et "César", ainsi qu'aux adaptations cinématographiques qu'il a supervisées, ayant réalisé lui-même le troisième volet.
Alors que "Marius" (1929) et "Fanny" (1931) sont d'abord conçues pour le théâtre, "César" (1936), le dernier volet de la trilogie, est directement écrit pour le cinéma, avant d'être adapté dix ans plus tard pour le théâtre.
Les pièces ont été d'énormes succès théâtraux, de même que les films qui sont considérés comme des chefs-d'oeuvre du cinéma français d'avant-guerre.
L'action se déroule principalement sur le Vieux-Port de Marseille (13) et plus particulièrement dans le Bar de la Marine de César, où travaille son fils Marius, amant de la jolie Fanny.
Source : wikipedia.org
Ce substantif féminin désigne tout à la fois :
L'arquebuse à mèche, apparue vers 1450, a une masse de 5 à 9 kilogrammes et nécessite la prise d'appui sur une fourche appelée "fourquin".
Les premières arquebuses à rouet semblent avoir été inventées au tout début du XVIe siècle en Allemagne du Nord. Leur fabrication se développe en Europe à partir de 15152. Cette arquebuse, plus maniable peut s'épauler, mesure de 0,80 à 1,30 mètre, pèse de 4 à 7 kilogrammes et tire une balle d'à peine 25 g.
L'arquebuse a une faible cadence de tir (un tir par minute) et son canon s'échauffe vite.
On distingue par la suite :
L'arquebuse est contemporaine des premiers "mousquets", qui finissent par la remplacer ; des armes bien plus lourdes, et nécessitant toujours la fourche de support (la "fourquine"), mais de plus gros calibre, lançant des projectiles capables de traverser toutes les armures.
Les arquebuses sont rapidement le support des plus belles ornementations des armuriers de l'époque : dorures, gravures, inserts en corne ou en ivoire sculptés, parfois même de pierres précieuses. Elles servent comme objet de décoration dans les demeures des plus riches seigneurs pour montrer aux visiteurs l'habileté des artisans qu'ils emploient.
L'arquebuse (anciennement "eau d'arquebuse") tient son nom de ce qu'elle était censée guérir les blessures faites par les coups d'arquebuses et les armes à feu.

La recette définitive en a été élaborée en 1857 par le frère Emmanuel, qui était (selon les sources) herboriste ou infirmier , de la communauté des frères maristes de l'Hermitage de La Valla-en-Gier, près de Saint-Chamond (42).
À partir de 1869, la production a lieu à l'hermitage de Saint-Genis-Laval (69), puis a suivi l'exil des frères maristes à Carmagnola (Piémont) (Italie), en 1903, avant de revenir à Saint-Genis-Laval (69) en 1926.
La commercialisation de l’arquebuse de l’Hermitage est assurée depuis 1986 par l’entreprise Cherry Rocher. En 1997, les frères maristes de la Sainte-Famille étaient encore les seuls possesseurs des secrets de fabrication de l’arquebuse.
Source : wikipedia.org
Et pas simplement, en français :
Comme l'a déclaré le journaliste sportif français Sébastien Tarrago, le 15 septembre 2020, dans l'émission d'Estelle Denis "L'Équipe d'Estelle", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.
Mais : "Il a quelques EXCUSES" ou "Il a quelques CIRCONSTANCES atténuantes" !
Cette expression du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : ne pas tenir compte d’une demande ou d'une remarque, feindre de l'ignorer, refuser de l'entendre ; faire semblant de ne pas entendre ce que l'on vous dit, afin de ne pas être obligé de répondre à une question.
L'expression "Ne rien vouloir entendre" a presque exactement la même signification.
Et sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré aux expressions "Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre" et "Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir".
Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr
Comme j'ai entendu une dame le déclarer, le 10 septembre 2020, dans l'émission d'ÉLise Lucet "Envoyé spécial", de la chaîne de télévision publique France 2.
Mais : "Les gens marchent les yeux RIVés à leur téléphone" !
Cette règle (*) que le Bescherelle désigne comme "la plus artificielle de la langue française" constitue une difficulté majeure de la langue française.
Son origine remonte au Moyen Âge, une époque où les seules personnes qui écrivent - ou presque - sont les moines copistes, qui le font à la plume.
Lorsque l'un d'eux écrit, par exemple "Les pieds que Jésus a lavés"», un simple regard vers la gauche permet d’identifier ce que Jésus a lavé. Il a lavé quoi ? Les pieds. Donc le moine accorde au masculin pluriel et met un "s".
En revanche, quand il commence à écrire "Jésus a lavé", il s’interroge. Jésus a lavé quoi ? Je ne sais pas, je vais attendre la suite du texte. Le moine poursuit donc son travail, mais si la phrase est longue (par exemple "avant la fête de Pâques, sachant que son heure était venue, lorsque le diable avait déjà inspiré au coeur de Judas Iscariote, fils de Simon, le dessein de le livrer...) il y a de bonnes chances pour que lorsque le moine arrive à "les pieds de ses disciples", il a oublié qu’il avait un participe passé à accorder !
Ou il n’a tout simplement plus la place pour ajouter le "s" à "lavés", parce qu'à cette époque, les mots sont souvent attachés les uns aux autres.
C’est cet oubli qui est à l’origine de la règle des accords du participe passé avec l’auxiliaire avoir.
En Italie, cette règle existe, mais avec cette nuance d'importance qu'en italien les sons s'écrivent comme ils se prononcent. Ce qui ne laisse aucune place aux ambiguités que nous connaissons en français, du fait des très nombreux cas d'homophonie ! On dit et écrit par exemple "visto", "vista", "viste" et "visti" pour "vu", "vue", vues" et "vus", qui se prononcent, eux, de façon strictement identique.
Sans doute cela avait-il échappé au poète français Clément Marot qui, au XVIe siècle, va édicter la règle de l’accord avec l’auxiliaire avoir, en s’inspirant de ce qui se faisait en Italie.
Il en fait la promotion à l’aide d’un joli poème ses Épigrammes :
"Enfans, oyez une leçon,
Nostre langue a ceste façon,
Que le terme qui va devant,
Volontiers régist le suivant.
[…]
L’Italien dont la faconde
Passe les vulgaires du monde,
Son langage a ainsi basty".
[…]
Ce qui fera dire par la suite à Voltaire : "Il a ramené deux choses d’Italie : la vérole et l’accord du participe passé. Je pense que c’est le deuxième qui a fait le plus de ravages".
(*) : Employé avec l’auxiliaire avoir, le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le complément d’objet direct quand celui-ci le précède ("les crêpes que j’ai mangées"). Mais si le complément suit le participe, il reste invariable ("j’ai mangé les crêpes").
Source : www.liberation.fr