Il s'agit d'un temps liturgique chrétien marqué par le jeûne et l'abstinence, qui va du mercredi des Cendres au Samedi saint, veille de Pâques.
On ne dit pas : "Des personnels" ou "Les personnels" ni "Un personnel" !
Le substantif masculin du langage courant "Personnel" ne peut en aucune façon s'utiliser au pluriel, comme je l'entends de plus en plus.
"Personnel" au singulier est en effet un nom collectif qui désigne toujours un ensemble d’individus.
On ne doit donc absolument pas dire :
- "L'ensemble DES personnelS", mais : "L’ensemble DU personneL",
- "LES personneLS hospitalierS", mais : "LE personneL hospitalieR",
Et, surtout :
- "Un personnel" ou "Des personnels" pour : "Un MEMBRE DU personnel" et "Des MEMBRES DU personnel" !
"Personnel" n’est acceptable au pluriel que si l’on veut désigner plusieurs catégories distinctes d’individus.
Comme par exemple : "Les personnels civil et militaire des armées", c’est-à-dire : le personnel civil ET le personnel militaire des armées.
Source : www.dictionnaire-academie.fr
"Battre à plate couture".
Cette étrange locution verbale en forme d'idiotisme textile, qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers, signifie :
- au sens propre :- pour les tailleurs (couturiers) d'autrefois : écraser une couture saillante avec son dé à coudre afin de l'aplatir,
- et au sens figuré :
-
- autrefois (registre désuet): rouer de coups.
Au théâtre, en effet, dans les farces du XVIIe siècle, le personnage du tailleur, prétextant qu’un autre personnage était "mal fagoté", écrasait les coutures saillantes de son habit en frappant vigoureusement le pauvre client à l’aide d’une latte !
-
- et par extension : vaincre, défaire, battre très nettement, surpasser complètement, totalement ; terrasser, écraser.
On dit par exemple : "L'aviation ennemie a battu la nôtre à plate couture" ou "C'est la gauche qui a majoritairement permis à Jacques Chirac de battre Jean-Marie Le Pen à plate couture le 28 avril 2002".
Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org
"Être monnaie courante" et "Ne pas être monnaie courante".
La "Monnaie courante" est une locution nominale du langage courant datant du XIIIe siècle.
Et qui désigne, au sens propre : la monnaie fiduciaire en cours, c'est à dire les pièces (et plus tard les billets de banque) que l'on utilise au quotidien dans un pays ou un territoire.
- La locution verbale du langage courant "Être monnaie courante" signifie pour sa part, au sens figuré : être une chose habituelle, commune, qui se fait régulièrement ; une pratique courante.
On dit par exemple : "Avant 2017 et l'interdiction du cumul d'un mandat de parlementaire et d'un mandat exécutif local pour les députés et les sénateurs, être député ou sénateur et maire était monnaie courante".
- Et sa forme négative "Ne pas être monnaie courante" : être une chose inhabituelle, peu commune, qui se fait pas ordinairement ; une pratique peu courante.
On dit par exemple : "Jusqu'en 2017, les femmes n'étaient pas monnaie courante au sein des conseils d'administration des grandes sociétés françaises.
Sources : www.expressio.fr, www.linternaute.fr
"Prendre en bonne part" ou "Se prendre en bonne part".
J'aime assez ces deux locutions verbales du registre désuet qui signifient :
- être content d’une chose ; recevoir bien ce qu’on nous dit ou ce qu’on nous fait, le trouver bon.
On dit par exemple : "Prenez le en bonne part, mais ce n'est pas là votre meilleur article !".
- et être susceptible d’une bonne interprétation.
On dit par exemple : "Croyez-moi, mon ami, cette critique peut se prendre en bonne part et vous n'avez, je crois, aucune raison de vous sentir blessé".
Elles existent également sous la forme inverse : "Prendre en mauvaise part" ou "Se prendre en mauvaise part"
Source : wiktionary.org
On ne dit pas : "Sous-corticalisé" !
Comme je l'ai parfois entendu dire.
Mais : "Sous-cortiQUé".
C'est à dire : bête, idiot.
Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à mes façons préférées de dire "Être idiot".
"Cosmopolite".
Cet adjectif polysémique signifie tout à la fois :
-
qui s'accommode de tous les pays, de moeurs nationales variées, refuse les limites d'une nation, se déclare citoyen du monde.On dit par exemple : "Bien plus qu'européen, je me sens fondamentalement cosmopolite".
- qui comprend ou rassemble des personnes de tous les pays ou subit des influences de nombreux pays.
- mais également, en biogéographie : qui connaît une très large répartition géographique.
"En infra" et "En supra".
J'aime beaucoup ces deux locutions latines servantt à renvoyer à un passage, dans un texte et signifiant respectivement :
- "En infra" : ci-dessous, plus bas.
On dit par exemple : "Merci de me retourner un exemple signé à l'adresse figurant en infra".
- et "En supra" : ci-dessus, plus haut.
On dit par exemple : "Les personnes dont les noms figurent en supra ont déjà toutes été appelées".
"Un héméronyme" ou "Un désignant événementiel".
"Un héméronyme" est un substantif masculin et un néologisme désignant des dates constituant des noms d'événements.
Les chercheurs utilisent également la locution nominale masculine "désignants évènementiels".
Quelques exemples d'héméronymes parmi les plus célèbres : le 18 Brumaire (1799), le 4 septembre (1870), le 11 novembre (1918), le 18 juin (1940), le 8 mai (1945), le 10 mai (1981), le 11-Septembre (2001) ou le 21 avril (2002).
Les héméronymes sont un type particulier de "chrononymes".
Source : wikipedia.org
"Vernaculaire".
Cet adjectif qualifie ce qui est d'un pays ou propre à un pays, à une région.
On parle par exemple de "Noms vernaculaires" pour les noms de végétaux ou d'animaux utilisés localement.
Ainsi du mot "Chicon" désignant dans le Nord de la France, au Luxembourg et en Belgique, le légume appelé dans le langage courant "Endive" dans le reste de la France.
"Avoir la larme facile" ou "Avoir la critique facile".
Ces deux formules du langage courant sont construites sur le même principe : "Avoir la/le/les X facile/s".
Et elles signifient respectivement :
- "Avoir la larme facile" : pleurer ou au moins s’émouvoir facilement (idiotisme corporel).
On dit par exemple : "Ma mère a toujours eu la larme facile. Tu la verrais lorsqu'elle regarde une comédie romantique".
- et être prompt à critiquer. Un inspecteur des travaux finis en quelque sorte !
On dit par exemple : "Certains commentateurs ont la critique facile, mais on ne les encore jamais vu à l'oeuvre".
Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la célèbre formule "La critique est aisée, mais l'art est difficile" !
"La Goulue" ou "Vide-bouteille"
Il s'agit des surnoms et - pour "La Goulue" - du nom de scène de la danseuse de french cancan Louise Weber, née le 12 juillet 1866 et morte le 29 janvier 1929.
Le nom et la silhouette de cette figure emblématique de Paris (75) perdurent dans la mémoire collective près d'un siècle après sa disparition.
Son étonnant surnom de "La goulue" résulte directement de celui de son premier mentor, Gaston Chilapane, surnommé "Goulu Chilapane", ainsi que de sa propre aptitude à vider les verres des clients, tandis qu’elle passait à leurs tables.
Peinte par de nombreux artistes tels que Louis Anquetin, Jean-François Raffaëlli ou Auguste Roedel, ce sont les toiles de Toulouse-Lautrec qui l'immortalisèrent, à l'instar de son partenaire Valentin le Désossé, rencontré au "Moulin de la galette", une guingette de Montmartre.


Ayant débuté comme blanchisseuse, elle vend ensuite des fleurs avant de devenir modèle. Elle se prostitue très vite, fréquente le restaurant Grand Véfour et l'Élysée Montmartre où elle est remarquée et immédiatement engagée pour Le Moulin Rouge, en 1889.
Elle y restera six ans, devenant la plus célèbre et la mieux payée des danseuses de l'endroit. Très populaire, elle se prend très vite pour la reine de Paris, affichant un caractère insupportable ou se faisant photographier dans des nus scandaleux.

Dotée d'une incroyable gouaille, la Goulue se permet même d'insulter la clientèle, dans un vocabulaire à faire frémir les soldats. Et a fortiori les grands de ce monde !
Ainsi du prince de Galles, futur Édouard VII, fils de la reine d'Angleterre Victoria, qu'elle apostrophe un jour au "Jardin de Paris", un café-concert à succès, elle apostrophe le prince de Galles, futur Édouard VII : "Hé, Galles ! Tu paies l'champagne ! C'est toi qui régales, ou c'est ta mère qui invite ?". Il offrira le champagne, l'invitera à dîner et deviendra même son amant.
En 1895, se croyant non seulement reine de Paris mais reine du Monde, elle décide d'abandonner le Moulin Rouge pour se lancer dans les baraques foraines où elle croît que son seul nom attirera le public. Mais elle a tort : le public ne viendra pas. Elle se lance alors dans le cirque (domptage d'animaux) puis dépense ce qui lui reste d'argent dans la noce et les fêtes. Méconnaissable, elle vit dans une roulotte, à Saint-Ouen (92), au cours des années 1920.
C'est de cette période que date ce petit film, tourné entre 1920 et 1925, dans lequel on la voit esquisser quelques pas de danse.
Vers la fin des années vingt, elle est de retour à Montmartre, vieille, tête blanche, édentée ; elle vend des allumettes aux terrasses des cafés, et comble du sort... devant le Moulin Rouge !
Sources : wikipedia.org et www.dutempsdescerisesauxfeuillesmortes.net

