"La pâte de verre".

Pâtes de verre Daum

La pâte de verre est une technique ancienne qui resurgit lors de la période Art nouveau.

Les artistes de ce mouvement, né à la fin du XIXe siècle, privilégiaient en effet les lignes sinueuses, les courbes et les formes organiques. La pâte de verre, étant une matière souple, répondait donc parfaitement à ce désir de renouveau des formes.

Ce savoir-faire était connu des Phéniciens et des Égyptiens puis il a été oublié pendant plusieurs siècles. Pline et d’autres écrivains de l’Antiquité rapportent que l’on couvrait alors les murs et les plafonds de pavés de pâte de verre de diverses couleurs. Il s’agissait de mosaïque mais aussi de pièces de plus grandes dimensions. On retrouve également des amulettes et des bijoux en pâte de verre dans les tombeaux égyptiens.

Mais cette technique va être délaissée au profit du verre soufflé.

Au début du 18ème siècle, la pâte de verre connut un regain d’intérêt : le Duc d’Orléans, alors régent, encouragea la redécouverte de la pâte de verre. Il suivit les recherches du chimiste Guillaume Homberg (1652-1715), qui mit à jour de nouveaux procédés pour réaliser des pâtes de verre.

Mais c’est avec l’Art Nouveau que l’on doit la renaissance de la pâte de verre. Vers 1880, quelques artistes cherchaient une matière que l’on puisse travailler comme une sculpture.

C’est Henri Cros, sculpteur symboliste et passionné d’archéologie (1840-1907), qui redécouvrit la pâte de verre, après de multiples expérimentations. Parallèlement, d’autres artistes développèrent des procédés particuliers pour produire cette matière. C’est le cas d’Albert Dammouse (1848-1926), qui réussit à affiner la matière et allégea le décor. François Décorchemont (1880-1971), quant à lui, réalisait des pièces inspirées de la nature, dans des couleurs riches en nuances. Amalric Walter (1870-1959), engagé par les Frères Daum en 1904, maîtrisait parfaitement la technique de la pâte de verre et a réalisé des pièces au décor végétal ou animalier, souvent à partir de décors d’Henri Bergé (chef décorateur chez Daum, 1870-1937), contribuant au succès de l’École de Nancy (54).

Il ne faut pas confondre la pâte de verre et le verre opaque. Un usage impropre du terme pâte de verre s’est développé en raison de l’aspect parfois proche de ces deux types de verre.

Le verre opaque est composé de plusieurs couches, dans lesquelles des poudres d’émaux colorés sont incorporés au cours de la cuisson. Et il existe donc une grande différence entre les procédés de fabrication de ce verre soufflé et de la véritable pâte de verre. Qui est par ailleurs plus lourde que le verre.

La fabrication de la pâte de verre

La pâte de verre commence par la mise en place à froid de verres en poudre, concassé ou broyé dans un moule réfractaire qui va être chauffé à 800 °C. Il est également possible de procéder à la technique de fonte à la cire perdue. Celle-ci offre la possibilité d’obtenir diverses formes ainsi que des détails précis.

Les morceaux de verre se transforment en pâte en remplissant le moule en creux. Une fois la pièce refroidie, elle est dégagée de son moule puis elle est nettoyée à l’eau. Différentes étapes sont nécessaires afin de retrouver une partie de la transparence du verre.

Un matériau qui flatte les sens

La pâte de verre est un matériau à partir duquel on produit des oeuvres uniques ou en édition limitée. Son caractère esthétique tient en effet autant à la matière qu’à la forme.

La pâte de verre est une matière qui comporte des bulles, qui prend à la lumière un aspect cireux, mat, semi transparent, translucide ou ponceux. Son grain est particulier, évoquant le velours d’une pêche, le satin d’une peau délicate ou la douceur d’une surface cirée. La lumière offre au regard toute une gamme de jeux optiques grâce aux semi transparences, aux modulations des couleurs et des épaisseurs de la matière, à ses reliefs et aux tailles ou polissage.

On trouve notamment des vases en pâte de verre :

Vase Daum en pâte de verre
Vase Daum en pâte de verre

Ainsi que des lampes :

Lampe Gallé en pâte de verre
Lampe Gallé en pâte de verre

Ou encore de petits carreaux de céramique.

Mosaïque en pâte de verre

Sources : mr-expert.com et leverreetlecristal.wordpress.com

"La boxe anglaise".

Un combat de boxe anglaise

Il s'agit d'un sport de combat - surnommé "le noble art" - dans lequel deux adversaires, de même catégorie de poids et de même sexe, se rencontrent sur un ring, munis de gants rembourrés afin de limiter le risque de coupure, et s'échangent des coups de poing, portés au visage et au buste.

Un combat de boxe anglaise

Le combat est divisé en intervalles de temps, les reprises ("rounds" en anglais), séparés par une minute de repos annoncée par une cloche où le boxeur pourra être conseillé et soigné si besoin.

Que ce soit en boxe olympique ou professionnelle, les boxeurs tentent d'éviter les coups de poing de leur adversaire tout en essayant de le toucher.

Des points sont attribués à chaque coup considéré comme net, puissant et précis. À la fin du combat, le boxeur ayant le plus de points est déclaré vainqueur. La victoire peut également être atteinte si un combattant met son adversaire hors de combat (par knockout ou KO), c’est-à-dire dans l'incapacité de se relever et de reprendre le combat après le compte de dix secondes de l'arbitre.

Un combattant est également déclaré vainqueur si son adversaire blessé ne peut continuer le combat (KO technique ou TKO pour Technical KnockOut)).

Source : wikipedia.org

"Une vache à lait".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • au sens propre, dans le domaine agricole : une vache à laquelle on a enlevé son veau et dont le lait est employé pour les besoins de l’homme.

On parle également de "Vache laitière".

Une vache à lait

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • une personne que l’on exploite ou une chose dont on tire un profit continuel (idiotisme alimentaire et idiotisme animal).

On dit par exemple : "Je suis la vache à lait de la famille !".

    • dans le domaine du commerce : une activité qui réclame peu d’investissement et qui génère une trésorerie importante (idiotisme alimentaire et idiotisme animal).

On dit par exemple : "Ce magasin est la vache à lait du groupe".

Sources : www.linternaute.fr, Le Robert, wiktionary.org et dictionnaire.notretemps.com

"Être excité comme une puce".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre familier.

Et elle signifie : être très excité ; nerveux, fébrile, agité, émoustillé, énervé.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au mot "Puce".

Une puce

"De seconde main" ou "Une seconde main".

Ces deux formules en forme d'idiotismes corporels et d'idiotismes numériques relèvent du langage courant.

  • "De seconde main"est une locution adjectivale qui signifie, selon le contexte :
    • qui est passé par un intermédiaire.

On dit par exemple : "C'est une nouvelle de seconde main".

    • ou : usagé, d’occasion.

On dit par exemple : "De plus en plus de monde achète des vêtements de seconde main".

Un espace de vente consacré aux vêtements de seconde main

  • et "Une seconde main" est une locution nominale qui signifie : un article d'occasion.

On dit par exemple : "C'est une bonne voiture, même si c'est une seconde main".

Source : wiktionary.org

"Huppé" ou "Huppée".

Cet adjectif relève du langage courant.

Et il désigne :

  • au sens propre, pour un oiseau : portant une huppe, cette touffe de plumes que certains ont sur la tête.

On dit par exemple : "J'aime beaucoup les oiseaux huppés, comme la huppe fasciée".

La huppe fasciée (© Jean-Francois Cornuet Agence Naturimages)
La huppe fasciée (© Jean-Francois Cornuet Agence Naturimages)
  • et au sens figuré : appartenant à un haut rang social, distingué, riche.

On dit par exemple : "Le PSG est un club huppé" ou "Ce bar possède une clientèle huppée".

Bar huppé

Source : www.cnrtl.fr

On ne prononce pas : "Partir pour un club plus z' huppé" !

Le journaliste sportif belge Lee-Roy Kabeya

Ainsi qu'à pu le fiare, le 26 avril 2022, le journaliste belge Lee-Roy Kabeya, dans l'émission "L'Équipe de Greg", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais : "Partir pour un club plus huppé" !

Sans liaison.

Même Grégory Ascher, l'animateur de l'émission s'en est offusqué.

"Un chenapan".

J'aile beaucoup ce substantif masculin qui signifie :

  • dans le registre désuet : une fripouille, un individu sans moralité ni scrupules, prêt à tous les mauvais coups ; bandit, coquin, gredin, vaurien,

On disait par exemple : "Ce chenapan a déjà agressé et blessé plusieurs dizaines de personnes".

  • et de nos jours, par plaisanterie, lorsque l'on évoque un enfant turbulent de façon affectueuse : un petit malin, un galopin, un garnement, un voyou.

On dit par exemple : "Ce chenapan va encore s'arranger pour manger une glace en plus de son pain au chocolat".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire en français "Un jeune voyou" ou "Un petit voyou".

Sources : Le Robert et www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Foutre la merde" et "Un fouteur de merde".

Cette locution verbale et cette locution nominale masculine relèvent du registre scatologique ainsi que du registre vulgaire.

Et elles signifient respectivement :

  • "Foutre la merde" : mettre le cahos, semer le désordre.

On dit par exemple : "Certaines personnes n'étaient venues que pour foutre la merde après la manif".

Des fauteurs de troubles

  • et "Un fouteur de merde" :

On dit par exemple : "Cet abruti n'est qu'un fouteur de merde : il a pourri toute la réunion".

Source : www.linternaute.fr