"Briser le coeur" et "Fendre le coeur".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme corporel relèvent du langage courant.

Et elles signifient toutes deux, au sens figuré : infliger une grande souffrance morale et psychologique ; rendre très triste.

On dit par exemple : "Ce type m'a brisé le coeur".

Ou : "Cela me fend le coeur de devoir te refuser mon aide".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la maladie qui peut véritablement vous "Briser le coeur" : "Le tako-tsubo", "La cardiopathie de stress" ou "Le syndrome du coeur brisé".

Sources : www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Délatter" ou "Se délatter".

Ce verbe change de signification et de niveau de langue selon qu'il s'utilise à la forme pronominale ou non.

Il signifie en effet :

  • "Délatter" : ôter des lattes d'un toit, d'un plafond ou d'un parquet, dans le langage courant,

"Délatter" un parquet, c'est à dire : ôter des "lattes" ou "lames"

  • et "Se délatter" : ôter ses souliers ("lattes" en argot), se déchausser, dans le registre argotique.

"Se délatter" (enlever ses chaussures, en argot)

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Des chaussures".

Ne dites pas : "Faire un petit plat" ni "Se faire un petit plat" !

"Faire un petit plat"

Mais plutôt :

  • "CONCOCTER un petit plat" ou "Se CONCOCTER un petit plat",
  • "CUISINER un petit plat" ou "Se CUISINER un petit plat",
  • ou "MITONNER un petit plat" ou "Se MITONNER un petit plat" !

"Faire un petit plat"

On ne dit pas : "Y a des équipes, dans celles qui sont devant eux, qui sont" !

La journaliste sportive française Syanie Dalmat

Ainsi qu'a pu le déclarer, le 4 octobre 2021, la journaliste sportive française Syanie Dalmat, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais, à tout le moins : "IL y a des équipes PARMI celles qui sont devant eux, qui sont" !

Et idéalement : "IL y a des équipes PARMI celles qui FIGURENT devant eux, qui sont" !

"Comme la peste", "Craindre comme la peste", "Éviter comme la peste" et "Fuir comme la peste".

  • La locution adverbiale "Comme la peste" relève du registre familier.

Et elle signifie : comme quelque chose à éviter à tout prix.

  • quant aux locutions verbales "Craindre comme la peste", "Éviter comme la peste" et "Fuir comme la peste", elles signifient : éviter le plus possible.

On dit par exemple : "Je fuis les chaînes d'information comme la peste".

Ou : "J'évite comme la peste la grande distribution".

Ces quatre formules font naturellement référence à la peste, une anthropozoonoze, transmise principalement par piqûre de puce, dont le réservoir d'origine est constitué de nombreuses espèces de rongeurs, au premier rang desquels le rat.

Source : wiktionary.org

"En béton".

Une dalle en béton, en train d'être coulée

Cette locution adjectivale signifie :

  • au sens propre, dans le langage courant : dans un matériau de construction à grande résistance, obtenu par liaison d'agrégats divers (pierres, sable, etc.) au moyen de pâtes faites de ciment, chaux, etc., et d'eau,

On dit par exemple : "Ces piliers en béton sont garantis cinquante ans".

Des poteaux en béton

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • très solide, fiable, à toute épreuve, sans défauts ni lacunes.

On dit par exemple : "J'ai signé un contrat en béton", "Nous avons un dossier en béton" ou "Mon client possède un alibi en béton".

    • ou : très résistant, inaltérable.

On dit par exemple : "Tu peux y aller sans crainte et stocker tous tes cartons : regarde les poutres, c'est du béton".

D'énormes poutres en bois massif

Sources : www.cnrtl.fr et dictionnaire.sensagent.leparisien.fr

"Avoir difficile" ou "J'ai difficile à", "Avoir dur à" ou "J'ai dur à", "Avoir facile" ou "J'ai facile à" (ou "J'ai facile de").

Ces différentes locutions verbales utilisées par nos amis belges relèvent du langage courant.

Et elles signifient respectivement : avoir des difficultés à ; du mal à.

On dit par exemple : "J'ai difficile à comprendre ton attitude dans cette histoire".

Ou : "Mon petit-fils a dur à faire ses exercices de mathématiques".

Ou : parvenir facilement à.

On dit par exemple : "J'ai facile à écrire avec ce nouveau stylo".

Ou : "J'ai facile d'écrire avec ce nouveau stylo".

"Avoir l'esprit mal placé" ou "Avoir l'esprit mal tourné".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient toutes deux : avoir toujours une arrière-pensée sexuelle ; interpréter les choses de façon scabreuse, licencieuse, graveleuse.

Comme lorsque, par exemple, on vous parle d'un "gros engin", de "grosses miches" ou d'un "cornet à deux boules".

J'ai consacré une collection d'articles à ce thème, dont je me permets de vous recommander la lecture.

Sources : www.expressio.fr et www.linternaute.fr

"Un breuvage".

Ce substantif masculin désigne :

  • dans le registre soutenu et dans le registre désuet : un liquide destiné à la consommation, autrement dit une boisson,
  • et dans le langage courant : une boisson d'une composition spéciale, préparée en vue d'un certain effet, possédant des propriétés particulières, réelles ou supposées (curatives, magiques, bénéfiques ou néfastes).

Comme par exemple la célèbre "potion magique" du druide Panoramix, dans les aventures d'Astérix le gaulois.

Le druide Panoramix préparant son "breuvage" : la potion magique (© Albert Uderzo et Hachette)

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et wikipedia.org