Mes articles consacrés aux fautes de français, anglicismes, pléonasmes, tics de langage, etc. n'ont pas disparu !

Je les ai simplement ôtés de la page d'accueil.

Cliquez sur le mot-clé "Ce qui m'irrite lorsque j'écoute ou lis les organes d'information" et vous les retrouverez.

Je craignais en effet que leur multiplication ne commence à perturber la lecture des personnes pour lesquelles il ne s'agit pas d'une véritable préoccupation.

Exemple d'article "Ce qui m'irrite lorsque j'écoute ou lis les organes d'information"

"Pleuvoir comme vache qui pisse".

"Pleuvoir à verse"

Cette curieuse locution verbale en forme d'idiotisme animalier relève du registre vulgaire.

Elle fait expressément référence au jet d'urine très dense d'une vache.

Une vache en train d'uriner ("Une vache qui pisse")

Et elle signifie : pleuvoir abondamment.

Pour celles et ceux que cela intéresserait aussi mon article "Toutes les autres façons de dire, en français, "pleuvoir abondamment."

 

"De bric et de broc".

J'aime beaucoup cette  jolie locution adverbiale.

Relevant du registre familier, elle signifie :

  • en employant des éléments de nature diverse et de toute provenance, au hasard des occasions, des trouvailles ; de façon disparate, hétéroclite.

Une maison faite "de bric et de broc"

On dit par exemple : "On rencontre parfois de magnifiques cabanes faites de bric et de broc".

Ou : Comme le révèle la lecture de mon Qui suis-je ?, ma culture générale est constituée de bric et de broc : informations, documentaires, films, bandes dessinées, timbres, etc".

  • et par extension, de façon péjorative : bricolé ; n’importe comment, sans soin.

On dit par exemple : "Je ne peux pas qualifier d'automobile cet engin de bric et de broc !".

Sources : Le Robert, www.larousse.fr, www.cnrtl.fr et wiktionary.org

"Je ne dirais pas le contraire", "Je ne vais pas dire le contraire" ou "Ne pas dire le contraire".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie : "Je dirais la même chose" ou "Je vais dire la même chose".

Autrement dit : "Je suis d'accord, j'approuve, je partage cet avis/cette opinion".

On dit par exemple : "Tu me dis que tu détestes les films étrangers en version française : je ne vais pas te dire le contraire".

 

"Les propos qu'il m'est donné d'entendre" et "Les objectifs que je me suis donné".

  • "Les propos qu'il m'est donné d'entendre" est une locution verbale qui relève du registre soutenu.

Et elle signifie : les propos que j'ai l'occasion d'entendre.

  • tandis que "Les objectifs que je me suis donné" est une locution verbale relevant du langage courant.

Et qui signifie : les objectifs que je me suis donné, fixé, assigné.

"Bâcher" ou "Se bâcher".

Ce verbe français possède de nombreuses significations :

  • "Bâcher" signifie ainsi, au sens propre : couvrir d’une bâche.
    • et celà, qu'il s'agisse d'une remorque,

Un homme bâchant une remorque

    • du sol, des murs, des plafonds ou des meubles, lors de travaux de peinture,

Des meubles et un plancher bâchés

    • ou de la façade d'un bâtiment, durant des travaux.

  • et au sens figuré :
    • dans le registre populaire : se moquer plus ou moins méchamment de quelqu’un, avec souvent une intention vexante.

On dit ainsi "Se faire bâcher" ou "Se prendre une bâche".

    • dans le jargon cycliste (registre familier) : abandonner une course.

On dit par exemple : "C'est la première que ce coureur bâche en 15 ans de carrière"

On dit par exemple : "Si j'ai le choix, je préfère tout de même être bâché qu'agressé".

    • pour les français de La Réunion (97-4), en parlant des cours (registre familier) : ne pas y assister, les manquer volontairement.
    • et enfin, pour nos amis suisses (registre familier) : cesser son activité, s’arrêter.

On dit par exemple : "Impossible de résister à cette crise économique : je bâche".

  • et "Se bâcher", au sens figuré :
    • se couvrir (d’un vêtement ou de toute autre chose).

On dit par exemple : "Je vais me bâcher car il pleut à torrents".

Ou : "Après l'incendie, les toits de toutes les maisons étaient bâchés de cendres grises".

    • se couvrir, en parlant du temps, du ciel, notamment dans le contexte des sports d’altitude (aviation de loisir, alpinisme et autre sports de haute montagne),

On dit par exemple :"Dépêchons-nous de rentrer à la station, la vallée se bâche".

    • dans le registre argotique : aller se coucher, dormir ; se mettre sous la bâche (drap du lit),

On dit par exemple : "Vas-donc te bâcher : tu ne tiens plus debout !".

Sources : wiktionary.org, Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

Pourquoi dire : "Voyager en business class" ou, par ellipse, "Voyager en business" !

Et pas simplement, en français : "Voyager en CLASSE AFFAIRES" !

Cette classe du transport aérien de passagers est située, en termes de confort, au-dessus de la classe économique et en-deçà de la première classe.

Elle peut être la seule classe au-dessus de la classe économique sur des vols (le plus souvent moyen-courrier) ne disposant pas de première classe.

La classes affaires

Elle se distingue de la classe économique par la qualité et la taille du siège (qui dispose le plus souvent d'un dossier très inclinable et d'un repose-pieds sur les vols long-courrier), la place disponible pour les jambes,permettant de s'allonger pour dormir,

Une passagère dormant allongée, en classes affaires

ainsi que d'un service plus attentionné.

Un chef cuisinier, en classe affaires des lignes aériennes turques (Turkish Airlines)
Un chef cuisinier, en classe affaires des lignes aériennes turques (Turkish Airlines)

Mini-frigo et plateau repas en classes affaires

Au sol, les passagers de cette classe disposent le plus souvent de comptoirs d'enregistrement dédiés, et ainsi plus rapides, et peuvent accéder très souvent à des salons d'attente, espaces très confortables qui permettent d'éviter la salle d'attente classique et qui sont équipés généralement d'un bar/buffet, d'éléments de confort et des outils de travail tels que des ordinateurs, fax, photocopieurs, etc.

Un salon classe affaires Air France

Certaines compagnies proposent, dans certains aéroports, des salons dits "d'arrivée", qui permettent aux passagers de première classe et de classe affaires des vols long-courrier de pouvoir, après leur vol, prendre une douche et un repas avant de quitter l'aéroport.

Cette classe n'est généralement pas disponible sur les vols des compagnies aériennes à bas prix ainsi que sur les vols affrétés ("charters"). Elle est souvent absente sur des vols de courte distance.

Source : www.techno-science.net

"Effacer une barre".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Elle appartient au jargon de l'athlétisme et plus précisément du saut à la perche et du saut en hauteur.

"Effacer une barre" au saut à la perche"Effacer une barre" au saut en hauteur

Et elle signifie tout simplement, au sens figuré : "Franchir une barre".

On dit par exemple : "En 1996, à Atlanta (Géorgie) (États-Unis d'Amérique), le français Jean Galfione devient champion olympique du saut à la perche en effaçant une barre à 5,92 m, nouveau record olympique".

Source : wikipedia.org

"Avoir sous la main".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du registre familier.

Et elle signifie :

  • au sens propre : avoir juste à côté de soi, proche, à portée ; immédiatement accessible et utilisable (un objet ou une personne),

On dit par exemple : "Je n'ai pas de code civil sous la main, mais il y a internet".

  • et au sens figuré : avoir sous son autorité, sous sa dépendance ; à disposition.

On dit par exemple : "Je n'ai pas de secrétaire à disposition, mais je vous ferai transmettre le compte-rendu de notre réunion".

Source : wiktionary.org

"Réchéflir".

Cette déformation volontaire du verbe "Réfléchir" relève du registre familier.

Et elle s'utilise par plaisanterie, le plus souvent pour sous-entendre que sa réponse est assez évidente, que l'on a déjà pris sa décision

On dit par exemple : "Tu me demandes si partir avec toi sur le voilier de ton oncle pour une croisière aux Caraïbes m'intéresse ? Il faut que je réchéflisse".

Ou : "Tu es beau comme un Dieu, tu roules en Ferrari et tu me demandes si j'accepterai de sortir avec toi ? Attend un peu : je dois réchéflir"

"Le voile blanc", "Le voile gris", "Le voile noir" et "Le voile rouge".

Ces différentes locutions nominales en forme d'idiotismes chromatiques et d'idiotismes textiles relèvent du domaine de l'aéronautique.

  • "Le voile blanc" désigne des perturbations atmosphériques engendrant une impossibilité du pilote de distinguer ce qui entoure l’appareil.

Tandis que les trois autres désignent différentes affections pouvant atteindre les pilotes d'avion :

  • "Le voile gris" est ainsi une diminution temporaire de la performance visuelle sans perte de conscience, qui résulte de la diminution de l’irrigation sanguine de la rétine de l’oeil et se produit lorsqu’un être humain est soumis à une accélération dirigée des pieds vers la tête, d’une valeur, variable selon les individus, de l’ordre de 3,5 fois la valeur de l’accélération de la pesanteur,
  • "Le voile noir" est une perte de la vision temporaire sans perte de conscience, résultant de l’arrêt de l’irrigation sanguine de la rétine de l’oeil et se produit lorsqu’un être humain est soumis à une accélération dirigée des pieds vers la tête, d’une valeur variant selon les individus de 4,5 à 5 fois la valeur de l’accélération de la pesanteur,
  • et "Le voile rouge" est un trouble temporaire de la vue caractérisé par la perception d’une couleur rougeâtre, auquel peut être sujet un être humain soumis à une accélération dirigée de la tête vers les pieds.

Source : wikipedia.org

"Une dichotomie" et "La dichotomie".

Ce substantif féminin relativement méconnu relève du registre soutenu.

Et il nous vient du grec "dikhotomia" signifiant "division en deux".

  • "Une dichotomie" désigne : une opposition entre deux idées ou deux réalités ; une division de quelque chose en deux éléments que l'on oppose nettement.

L'adjectif qualificatif "dichotomique" signifie ainsi que deux choses s'opposent ou se divisent en deux catégories opposées.

On dit par exemple : "Il existe une véritable dichotomie entre croissance économique et protection environnementale".

  •   et "La dichotomie" :
    • une méthode de division, de subdivision binaire.

On parle par exemple d'un "Tri par dichotomie".

    • une division d'un concept en deux autres concepts qui sont généralement contraires mais complémentaires.
    • en botanique, un mode de croissance des axes végétaux, consistant en une suite de partages en deux rameaux égaux, sans axe principal,

La dichotomie, en botanique (© alamy)

    • en astronomie : l'aspect d'un astre du système solaire dont la surface éclairée visible occupe la moitié du disque,
    • en droit pénal : un partage illicite d'honoraires entre praticiens ou entre médecins et pharmaciens ou laboratoire d'analyses,
    • une opération consistant à couper une chaîne de caractères pour former deux chaînes disjointes.

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, www.lalanguefrancaise.com et www.larousse.fr