"Une présomption".

Ce substantif féminin du registre soutenu désigne, selon le contexte :

  • une opinion, un jugement, fondé non sur des preuves, mais sur des indices, des apparences, sur ce qui est probable sans être certain, sur ce que l'on PRÉSUME.

Une présomption équivaut à une supposition ou à un soupçon.

On dit par exemple : "Dans cette affaire, on a condamné quelqu'un sur de simples présomptions".

Et l'on parle, en droit, de présomption d'innocence.

  • l'action de PRÉSUMER de ses forces, de surestimer ses capacités, d'avoir une trop avantageuse opinion de soi-même ; une forme de prétention ou de suffisance.

On dit par exemple : "En avril 2002, Lionel Jospin est arrivé au second tour plein de présomption ; et il a été devancé sur le fil par Jean-Marie Le Pen, qui l'a empêché de participer au second tour de l'élection présidentielle".

Sources : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Être léché par les rayons du soleil", "Être léché par les derniers rayons du soleil" ou "Être léché par les premiers rayons du soleil" et "Se faire lécher par les rayons du soleil", "Se faire lécher par les derniers rayons du soleil" ou "Se faire lécher par les premiers rayons du soleil".

Ces différentes locutions verbales du langage courant ne doivent pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

Elles signifient simplement, au sens figuré :

  • pour une personne : être caressé ou se faire caresser par les rayons du soleil, à une heure où lesdits rayons ne risquent pas de brûler la peau et d'infliger des "coups de soleil", mais sont au contraire particulièrement appréciés pour leur douceur.

Par exemple, en début ("premiers rayons") de journée :

Être léché par les premiers rayons de soleil
Être léché par les premiers rayons de soleil

Ou en fin de journée ("derniers rayons") :

Être léché par les derniers rayons de soleil
Être léché par les derniers rayons de soleil
  • et pour un bâtiment ou un lieu : être légèrement effleuré.

"Être remonté comme un coucou" ou "Être remonté comme un coucou suisse".

Cette expression du registre familier s'utilise, au sens figuré, pour dire d'une personne qu’elle est en colère, très énervée.

On dit par exemple : "Ce n'est pas le moment d'aller demander quelue chose à ton père, ma chérie : ton frère a plié en deux sa Mercedès neuve et ton père est remonté comme un coucou".

Ou : "Je te jure que je vais leur dire ma façon de penser : je suis remonté comme un coucou !".

Elle fait référence à la "pendule à coucou" suisse, dite - par ellipse - "coucou" ou "coucou suisse", une pendule murale à balancier apparent et au boîtier en forme de chalet, duquel surgit toutes les demi-heures, un petit oiseau mécanique criant "Coucou !", dont le fonctionnement requiert un remontage régulier à l'aide d'une clé.

Source : memphis.typepad.com et www.mots-surannes.fr

"Un saligaud".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le registre familier et dans le registre désuet : une personne sale, malpropre ; qui se complaît dans la saleté, qui souille ce qu'elle touche.

On dit également "un salaud" dans le registre populaire.

  • et au sens figuré, dans le registre populaire : une personne malhonnête, moralement répugnante ; qui se conduit de manière jugée contraire à la morale.

On dit également "un salaud" ou "un salopard" dans le registre populaire.

Source : www.cnrtl.fr

Ne dites pas : "Où est-ce que c'est ?", C'est où ?" ni "Où c'est ?", "Où qu'c'est ?", "Où qu'c'est qu'c'est ?" ou "Où qu'cest-ti ?" !

Mais plutôt : "Où EST-CE ?" ou "Où EST-CE DONC ?" (registre soutenu).

  •  "Où est-ce que c'est ?" appartient en effet au langage courant,
  • "C'est où ?" et "Où c'est ?" au langage familier,
  • et "Où qu'c'est ?", "Où qu'c'est qu'c'est ?" ou "Où qu'cest-ti ?" au registre populaire.

La curieuse anagramme du mot "Soigneur"...

Réponse
Il s’agit du mot « Guérison » !

Une anagramme est une figure de style consistant à intervertir les lettres d’un mot ou d’un groupe de mots afin de constituer un ou plusieurs autres mots.

Comme par exemple : « Algérien » et « Galérien » ou « Audace » et « Cadeau ».

Mais également : « Jean-Marie Le Pen » et « Je ramène le pain ». Ou « Vincent Auriol » et « Voilà un crétin ».

"Un auteur dramatique" et "Un dramaturge".

La salle de l'Opéra national du Rhin, vue depuis la scène

Ces deux substantif masculins sont souvent utilisés comme synonymes alors même qu'ils revêtent pourtant aujourd'hui des significations différentes.

  • La locution nominale masculine "Un auteur dramatique" désigne en effet une personne qui écrit oeuvres dramatiques, c'est à dire des pièces de théâtre.
  • le substantif masculin "Un dramaturge" (que je n'ai pour ma part jamais utilisé car je l'ai toujours trouvé très laid) avait autrefois exactement la même fonction, les deux mots étant alors rigoureusement synonymes.

Aujourd'hui, cependant, ce mot a pris un autre sens, puisqu'il désigne une fonction qui n'est plus d'écrire des pièces et s'applique à quelqu'un qui souvent n'est pas un auteur.

Conseiller littéraire et théâtral, le dramaturge - ou "conseiller dramaturgique" - est attaché à un théâtre national, un centre dramatique national ou une compagnie de renommée internationale.

Au sein de l'équipe artistique, il est le plus proche collaborateur du directeur ou du metteur en scène.

Représentant une sorte d'instance de réflexion", son travail de dramaturgie se situe en amont et en aval d'un spectacle.

Le dramaturge et le metteur en scène se partagent la réalisation théâtrale d'une oeuvre dramatique : le dramaturge prend en charge le travail théorique tandis que le second assure l'élaboration scénique en liaison directe avec les comédiens.

Les fonctions du dramaturge varie selon son degré de notoriété et selon la place qu'il lui est accordée : lecture des manuscrits, des pièces au programme, recherche documentaire sur et autour de l'oeuvre, analyse et explication des principes de construction de l'oeuvre, définition de son idéologie, adaptation en langage théâtral ou traduction de l'oeuvre si nécessaire,  élaboration et rédaction du programme, participation aux répétitions en tant que critique interne.

Cet intellectuel est bien évidemmment un littéraire. On peut accéder à ce métier par de longues et laborieuses études universitaires. Par ses connaissances très étendues et affinées sur l'histoire et l'esthétique du théâtre et des auteursdramatiques, il est amené très souvent à transmettre son savoir en devenant enseignant de théâtre à l'université ; tout en s'adonnant parfois à l'écriture dramatique.

Chercheur impétinent, ce théoricien du théâtre collabore à de nombreuses revues spécialisées, ouvrages théoriques ou essais.

www.cnt.fr

On ne dit pas : "C'est les plus hautes revues" !

Le docteur Frédéric Adnet, directeur médical du SAMU de Seine-Saint-Denis et responsable du service des Urgences du CHU Avicenne de Bobigny (93)

Comme l'a déclaré le professeur Frédéric Adnet, directeur médical du SAMU de Seine-Saint-Denis (93) et responsable du service des Urgences du CHU Avicenne de Bobigny (93), le 15 septembre 2020, sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "CE SONT les revues les plus PRESTIGIEUSES" !

Pour cette énorme faute de grammaire ("C'est des"), qu'il avait déjà commise quelques instants plus tôt, et parce qu'il accumule des énormités qu'une personne de son rang - qui passe son temps au surplus à s'exprimer sur les plateaux de télévision - ne devrait pas commettre, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"Difficultueux" n'est pas un synonyme de "Difficile" !

Et cela, même s'il est régulièrement utilisé en ce sens dans les articles du Figaro consacré à la langue française.

Pourtant, cet horrible adjectif du registre soutenu ne signifie nullement "Difficile", mais : enclin à causer, faire naître ou soulever des difficultés.

Et ne se dit donc en principe que des personnes.

Ainsi peut-on l'employer pour qualifier quelqu'un ou sa personnalité.

Et dire par exemple : "Mon frère a un caractère difficultueux".

Ou "J'ai un directeur tâtillon et difficultueux".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Avaler des couleuvres", "Avaler la couleuvre" ou "Avaler une couleuvre".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : devoir faire ou accepter quelque chose que l'on ne veut pas ; supporter un affront, une humiliation, sans se plaindre ni protester.

On dit par exemple : "Je n'aurais jamais pu être ministre et avaler des couleuvres, comme la plupart d'entre eux doivent le faire assez régulièrement".

Source : wiktionary.org