"Cet homme est fier. Peut-on s'y fier ?".

Dans cette phrase, les deux mots "fier" sont homographes mais ne sont pas homophones car ils se prononcent différemment et possèdent des significations totalement distinctes :

  • Dans la première partie de cette phrase ("Cet homme est fier"), le mot "fiert" se prononce "fi-ère" et est un adjectif signifiant : hautain, orgueilleux ; se croyant supérieur aux autres,
  • tandis que pour la seconde partie ("Peut-on s'y fier ?"), le mot "fier" se prononce "fi-é" et est un verbe signifiant : accorder sa confiance.

"Mitonner".

Ce verbe change radicalement de signification selon le registre de langue, puisqu'il signifie :

  • dans le langage courant :
    • cuire à feu doux, bouillir doucement.

On dit par exemple : "Chic : ma grand-mère va me mitonner une petite soupe dont elle a le secret !".

    • préparer, mijoter quelque chose avec soin, peu à peu et généralement en secret, en vue d'un certain résultat.

On dit par exemple :" On mitonne un gros coup pour la nuit du réveillon".

    • dorloter quelqu'un, l'entourer de prévenances, généralement à des fins intéressées.

On dit par exemple : " Je vais te mitonner un séjour de rêve pour tes prochaines vacances,".

    • et dans le registre argotique :

 

      • raconter un conte, distraire par une histoire.

On dit par exemple : "Tu ne vas encore me mitonner pour m'emprunter ma bagnole !".

      •  mentir.

On dit par exemple : "Ce type n'arrêtait pas de mitonner tout le monde !".

Source : wiktionary.org

 

Pourquoi dire : "Le warm-up" ?

Et pas, selon le contexte :

  • en athlétisme : "Le tour de chauffe", c'est à dire un tour de piste effectué avant une course, afin de permettre aux athlètes de s’échauffer,
  • et en sport mécanique : "Le tour de chauffe", "Le tour de formation" ou "Le tour de mise en place" !

C'est à dire un tour de circuit, effectué à vitesse réduite par les participants d'une course avant le départ de celle-ci, afin de leur permettre de vérifier l'état du circuit et les conditions de roulage, de mettre en température le moteur, les pneus et les freins (ils effectuent pour cela des zigzags et des accélérations-freinages), et de s'assurer du bon comportement du véhicule.

Source : wikipedia.org

"Elle est de l'Est".

Dans cette phrase, les deux mots "est" sont homographes (le second comportant toutefois une majuscule) mais pas homophones, car ils se prononcent différemment et possèdent des significations totalement distinctes :

  • Dans la première partie de cette phrase ("Elle est"), le mot "est" se prononce "è" et est la troisième personne du singulier du verbe "être" au présent de l'indicatif,
  • tandis que pour la seconde partie ("de l'Est"), le mot "Est" comporte une majuscule et se prononce "este" et est un substantif masculin désignant le point cardinal situé au soleil levant.

"Une formule".

"Formule" est un substantif féminin du langage courant possédant au moins cinq significations :

  • c'est d'abord, en effet : un modèle d'expression réglé par des normes.

On parle ainsi de "formule de mandat, de télégramme, de déclaration de revenus", de "formule de politesse", de "formule exécutoire", de "formule incantatoire", de "formule sacramentelle" (pour un sacrement) ou de "formule testamentaire".

  • mais également :  un contenu exprimé de façon concise. 

Lorsqu'il s'agit de l'expression concise d'une idée ou d'un ensemble d'idées, on parle cependant plutôt d'"aphorisme", de "maxime", de "précepte", de "sentence" ou de "slogan". Comme par exemple : "Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît".

Et de "cliché" lorsqu'il s'agit d'expression toute faite, telle que "Les asiatiques sont très patients".

  • ou : une représentation de contenus scientifiques ou techniques sous une forme schématique ou symbolique.

On parle ainsi de "formule algébrique", de "formule cytologique", de "formule dentaire", de "formule florale", de "formule  leucocytaire", de "formule magistrale", de "formule moléculaire", de "formule officinale" ou de "formule sanguine".

  • ainsi que, par analogie : une catégorie de voitures participant à des compétitions de vitesse aux caractéristiques techniques définies ("Formule 1", "Formule renault", "Formule Ford", etc.).
  • voire, enfin : un type de méthode ou de programme.

On dit ainsi : "Chercher la formule du succès" ou "Ils ont trouvé la formule gagnante".

Source : wiktionary.org

"Former des voeux" ou "Former un voeu" et "Formuler des voeux" ou "Former un voeu".

Ces locutions verbales paronymiques sont malheureusement souvent confondues alors qu'elles possèdent des significations très différentes :

  • "Former des voeux" ou "Former un voeu" signifie en effet : émettre, énoncer ou exprimer des voeux ou un voeu.

On dit par exemple : "Je forme des voeux pour que ton père guérisse".

  • tandis que "Formuler des voeux" ou "Formuler un voeu" désigne la façon dont on exprime ou rédige ledit voeu.

On dit par exemple : "J'ai formulé des voeux amicaux et chaleureux de prompt rétablissement au père de mon voisin".

"Ronflant".

Ce petit mot peut avoir deux significations radicalement différentes en fonction du niveau de langue :

  • dans le langage courant, il s'agit :
    • du participe présent du verbe "Ronfler".

On dit par exemple : "Mon frère dort en ronflant".

    • ou d'un adjectif signifiant : produisant un son sourd et continu.

On dit par exemple : "J'ai eu toutes les peines du monde à m'endormir, avec le bruit que faisait le vieux poêle ronflant qui se trouvait dans ma chambre".

  • tandis que dans le langage familier, il s'agit d'un adjectif signifiant :
    • pompeux, grandiloquent, plein d'emphase.

On dit par exemple : "Certaines personnes croient utile de se parer de titres ronflants lorsqu'elles se présentent à vous, alors qu'elles n'occupent en réalité que des fonctions subalternes".

  • ou : ampoulé, creux, emphatique, visant à l'effet, mais masquant le vide de la pensée.

On dit par exemple : "Le ministre nous a encore infligé l'un de ces discours ronflants auquel il nous a habitué".

Source : wwww.larousse.fr

"Mes fils ont tendu des fils".

Dans cette phrase, les deux mots "fils" sont homographes mais pas homophones, car ils se prononcent différemment et possèdent des significations totalement distinctes :

  • Dans la première partie de cette phrase ("Mes fils"), le mot "fils" se prononce "fiss" et est un substantif masculin désignant mes "garçons" ou mes "enfants de sexe masculin",
  • tandis que pour la seconde partie ("ont tendu des fils"), le mot "fils" se prononce "file" et est un substantif masculin désignant un brin de matière textile, de fibre ou de matière métallique servant à divers usages.

Source : www.larousse.fr

On n'écrit pas : "Une cagnote" !

Mais : "Une cagnotTe" !

Avec deux "t".

Ce joli petit mot du langage courant désigne, selon le contexte :

  • une caisse destinée à recevoir les contributions imposées à des joueurs, lors de paris,

On dit par exemple : "Chaque parieur devra verser 5€ dans la cagnotte. Et le vainqueur remportera la totalité de la somme".

  • la somme recueillie dans cette caisse,

On dit par exemple : "La cagnotte de notre pari pour la prochaine Coupe du monde de football contient déjà 240€".

  • la somme d'argent qui s'accumule au fil des tirages ou des épreuves de certains jeux, que quelqu'un peut remporter dans sa totalité.

On dit par exemple : "Lorsque mon frère a gagné la cagnotte de ce jeu télévisé, elle avait dépassé les 50 000€ !".

  • une caisse commune à un groupe, à une famille, etc. ,

On dit par exemple : "Maman m'a dit qu'elle avait proposé de crééer une cagnotte familiale pour l'anniversaire de mariage de mes grands-parents".

  • ou : l'argent ainsi accumulé.

On dit par exemple : "La cagnotte familiale pour l'anniversaire de mariage de mes grands-parents a atteint 540€".

Source : www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Split screen" ou "Écran splitté" ?

Un écran partagé ("split screen") durant le générique du film états-unien de Norman Jewison "L'affaire Thomas Crown" (1968)

Et pas, tout simplement : "Écran divisé", "Écran fractionné" ou "ÉCran séparé" !

Il s'agit en effet d'un effet audiovisuel consistant - au cinéma, à la télévision ou dans un jeu vidéo - à diviser l'écran en plusieurs parties, chacune d'entre elles présentant des images différentes : soit plusieurs scènes différentes, soit plusieurs perspectives différentes d'une même scène.

Un écran divisé ("split screen") dans le film états-unien de Norman Jewison "L'affaire Thomas Crown" (1968)

C'est notamment le cas dans le splendide film états-unien de 1968, de Norman Jewison, "L'affaire Thomas Crown", qui réunit au sommet de leur beauté Steve McQueen et Faye Dunaway. Dans ce film légendaire, les nombreux écrans partagés nous permettent de suivre par le menu, le braquage minutieusement conçu par le millionnaire Thomas Crown. Celui-ci, réalisé par cinq complices qui ne se connaissent pas et qui ne se rencontreront qu'une fois, laissera la police perplexe. Mais pas la redoutable enquêtrice de la compagnie d'assurance, la ravissante et sagace Vicky Anderson (Faye Dunaway) !

Affiche du film états-unien "L'affaire Thomas Crown", de Norman Jewison (1968)

Le tout sur la merveilleuse musique de Michel Legrand, à qui la chanson "The windmills of your mind" ("Les moulins de mon coeur"), rapporta l'oscar de la meilleure chanson originale.

Mais, ainsi que l'explique par le menu un excellent article du Cinéclub de Caen (14) (*), si l'année 1968 constitua une sorte d'âge d'or de l'écran divisé, le procédé avait été inventé dès le début du cinéma avec le jeu du cache et du contre-cache, conçu et mis au point par Méliès avant 1900. Il s'agissait néanmoins d'un trucage qui ne devait pas être perçu par le spectateur, à l'inverse de l'écran séparé proprement dit, qui s'exhibe en tant que tel.

L'écran partagé est ainsi utilisé avec parcimonie dans le cinéma muet et avant l'apparition de l'écran large. L'écran partagé ne naît véritablement qu'après l'exposition universelle de Montréal en 1967 ; Richard Fleischer (dans "L'étrangleur de Boston"  en 1968) et Norman Jewison en ayant fait la plus brillante utilisation, et Brian De Palma une forme intimement liée aux mystères de son cinéma).

(*) : www.cineclubdecaen.com/analyse/splitscreen.htm

Sources : wikipedia.org et www.cineclubdecaen.com