"Être habillé comme un touriste allemand".

La parfaite panoplie du touriste allemand : culotte de peau, sandales et chaussettes !

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle désigne, par plaisanterie : une personne habillée d'une façon quelque peu ridicule, avec une rare inélégance.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être mal habillé" en français.

"Un vernis".

Ce substantif masculin relève du langage courant.

Et il désigne :

  • au sens propre : un enduit liquide laissant une pellicule brillante, dont on couvre la surface d’une chose pour la décorer, la rendre lisse et luisante, ou pour la préserver de l’action de l’air, de l’humidité, etc.

On parle par exemple du "vernis d'un tableau" ou du "vernis à ongles".

Apposer du vernis à ongles

  • et au sens figuré : une apparence brillante, séduisante, mais superficielle et trompeuse ; qui dissimule la nature réelle de quelqu’un ou de quelque chose.

On dit par exemple : "Sous son vernis d'homme cultivé, ce type est en réalité un parfait ignorant"

Sources : Le Robert, www.larousse.fr et wiktionary.org

Pourquoi dire : "Le black-out" (ou "Le blackout") ou "Un black-out" (ou "Un blackout") ?

Et pas, en français, selon le contexte :

  • au sens propre :
    • "Une panne électrique généralisée" ou "Une coupure de courant électrique à grande échelle", puisqu'il s'agit d'un effondrement de la totalité du réseau électrique pouvant être la conséquence d'une pénurie s'étant aggravée ou d'un problème technique imprévu.
La grande panne électrique de New-York, les 13 et 14 juillet 1977
La grande panne électrique de New-York, les 13 et 14 juillet 1977
La ville de Kiev (Ukraine), plongée dans le noir, à l'automne 2022
La ville de Kiev (Ukraine), plongée dans le noir, à l'automne 2022
    • "Un couvre-feu", c'est à dire une réduction de l'éclairage pouvant aller jusqu'à une obscurité totale, imposée par la défense passive en temps de guerre, afin de  protéger un lieu d’une attaque ennemie (aérienne, navale ou même terrestre).
La ville de Londres (Royaume-Uni),sous black-out à compter du 1er septembre 1939
La ville de Londres (Royaume-Uni), sous couvre-feu à compter du 1er septembre 1939
    • ou "Une extinction" en astronautique :
      • arrêt de la combustion d'un propulseur,
      • ou : interruption momentané de la réception des signaux émis par un engin spatial, pendant la traversée des couches denses d'une atmosphère ou lors du passage de l'engin derrière un astre.
  • et au sens figuré :
    • "Un silence médiatique" gardé et observé sur une information (une nouvelle, une décision officielle, etc.).
    • "Un trou de mémoire" ou perte momentanée de mémoire ou de conscience après avoir consommé un produit psychotrope, alcool ou drogue.
    • ou, en aéronautique : "Le voile noir" (idiotisme chromatique et idiotisme textile).

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

"Passer un sale quart d'heure".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : passer un très mauvais moment, un moment très désagréable ; être temporairement dans une mauvaise situation ; être sévèrement critiqué, puni, réprimandé ; voire battu, torturé, etc.

On dit par exemple : "J'ai peur de rentrer chez moi : mon darron va me faire passer un sale quart d'heure".

Sources : www.languefrancaise.net

8 façons de dire "Une personne pénible" en français.

"Un casse-bonbons", "Un casse-burnes", "Un casse-couilles", "Un chieur" et "Un emmerdeur" relèvent du registre argotique.

"Un enquiquineur" appartient au registre familier.

Tandis que "Un pénible" et - ironiquement - "Un perfectionniste" relèvent du langage courant.

9 façons de dire "Pleuvoir légèrement".

Pleuvioter

Les verbes "pleuvioter", "pluvioter" et "pieuvoter" relèvent du registre familier.

De même que les verbes "Pleuvasser" et "Pleuviner" ou "Pluviner".

Tandis que les verbes "Bruiner" et "Crachiner" appartient au langage courant.

À l'instar de la locution verbale "Tomber quelques gouttes".

La "bruine", ou "crachin", est un type de précipitations dont les gouttes d'eau paraissent presque flotter dans l'air grâce à leur petite taille (de 0,2 à 0,5 mm). Définie comme une petite pluie fine, ces fines gouttelettes tombent très lentement et ne produisent pas de cercles concentriques dans les flaques d'eau.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Pleuvoir abondamment" en français.

Source : wikipedia.org

"Ottoman" et "Un Ottoman".

"Ottoman" est un mot qui nous vient de l’arabe "utmani" dérivé de "utman" ("Ostman" ou "Otman"), du nom du fondateur de la dynastie ottomane, sultan de 1299 à 1326.

  • "Ottoman" est un adjectif signifiant, selon le contexte :
    • relatif à Osman Ier,
    • relatif à l'empire turc jusqu'en 1918,
    • en linguistique : relatif au turc parlé en Turquie, anciennement langue officielle de l'Empire ottoman,
    • ou : relatif à la production artistique propre à la dynastie ottomane.
  • et "L'ottoman" est un substantif désignant, selon le contexte :
    • la langue parlée au Kurdistan, anciennement langue officielle de l’Empire ottoman,
    • ou : une étoffe de soie à trame de coton, et à grosse côtes, utilisée en confection,

Sources : www.lalanguefrancaise.com et XXX

"Faire aux pattes" ou "Prendre aux pattes".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : attrapper, capturer.

On dit par exemple : "I'z'ont fait aux pattes Marco le Calabrais chez Roger le balafré".

Ou : "L'armée ukrainienne va faire aux pattes des milliers de soldats russes sur la rive droite du Dniepr".

"Au beau fixe".

Cette locution adjectivale relève du langage courant.

Et elle désigne, au sens figuré : un bonheur stable.

On dit par exemple : "Je vais beaucoup mieux : mon moral est au beau fixe".

Ou : "La crise entre ma soeur et mon beau-frère s'est apaisé : leurs relations semblent au beau fixe".

À l'instar du temps, dont on dit qu'il est "au beau fixe" lorsque le ciel est bleu et que le soleil brille d'une manière durable, l'aiguille du baromètre restant fixée sur la zone de beau temps.

Un temps au beau fixe

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

22 façons de dire "Avoir de la chance".

Avoir de la chance

Les formules "Avoir de la chatte", "Avoir de la moule", "Être chatard" (ou "Être chattard"); "Être chatteux" ou "Être mouleux" font référence à deux des noms donnés en argot au sexe de la femme ("Chatte" et "Moule") et relèvent du registre vulgaire.

De même que "Avoir du fion".

Quant aux formules "Avoir du cul" ou "Avoir le cul bordé de nouilles", elles relèvent du registre argotique.

"Avoir du bol", "Avoir une veine de cocu", "Être chançard", "Être cocu", "Être veinard" ou "Être verni" appartiennent au registre familier.

De même que "Avoir la baraka", qui nous vient du mot arabe "Baraka" désignant une chance extraordinaire, une bénédiction ou une faveur divine. Ce mot a été adopté par les troupes françaises de l’Armée d’Afrique dès la colonisation de l’Afrique du Nord dans les années 1830, puis employé par les poilus durant la Première Guerre mondiale comme synonyme du mot "chance".

Le langage courant nous offre les formules "Avoir de la veine", "Être chanceux", "Être en veine" ou "Être né sous une bonne étoile".

La formule "Être né coiffé" relève du registre soutenu et du registre désuet.

Enfin, "Être bidard" relève du registre désuet, cette expression venant du patronyme du gagnant du gros lot de la loterie de l'Exposition universelle de 1878.

Source : www.defense.gouv.fr

"C'est à la fin du bal qu'on paie les musiciens" ou "C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses".

Ces deux proverbes en forme d'idiotisme musical et d'idiotisme animalier relèvent du registre familier.

Et ils signifient, au sens figuré : la réussite ou l'échec d'une opération complexe n’est assuré que lorsque tout est fini ; il faut attendre la fin d’un évènement pour en faire le bilan.

"C'est à la fin de la foire qu'on compte les bouses"