"Modern love".

Telle est le nom de l'émission radiophonique dominicale et vespérale présentée depuis août 2019, de 22 heures à minuit par la journaliste française Nadia Daam, sur la station radiophonique publique France Inter.

Peut-on m'expliquer au nom de quoi cette "émission de libre antenne où les auditeurs sont invités à parler d'amour, d'amitié, de sexe, de genre ou de famille" avait besoin d'un nom anglais ?

"Être mis à rude épreuve" ou "Être soumis à rude épreuve" et "Mettre à rude épreuve"ou "Soumettre à rude épreuve".

Cette expression du langage courant signifie : imposer - à une personne ou à une chose - quelque chose de difficile à supporter ou endurer ; de pénible.

On dit par exemple : "Cette tragédie a mis mes nerfs à rude épreuve".

Ou : "Cette étape de montagne, qui va se dérouler en grande partie sous la pluie, va mettre les coureurs et leurs machines à rude épreuve".

Sources : wwww.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Philippe Lavil".

Le chanteur français Philippe Durand de la Villejegu du Fresnay, dit Philippe Lavil

Il s'agit du nom de scène du chanteur français Philippe Durand de la Villejegu du Fresnay, né le 26 septembre 1947 à Fort-de-France (Martinique).

Philippe Lavil est un "béké", descendant de colons français des Antilles.

Le chanteur français Philippe Durand de la Villejegu du Fresnay, dit Philippe Lavil

Il enregistre son premier 45 tours dès 1969 ("À la califourchon").

"À la califourchon", le premier 45 tours du chanteur français Philippe Lavil, enregistré en 1969

Et l'année suivante, en 1970, "Avec les filles, je ne sais pas", une chanson qui va devenir un tube et l'un de ses plus grands succès.

"Avec les filles je ne sais pas" : le 45 tours du premier tube du chanteur français Philippe Lavil, enregistré en 1970

Ses disques suivants ne rencontre pas le succès et, en 1982, alors qu'il envisage de quitter la musique, il enregistre "Il tape sur des bambous", une chanson écrite par Didier Barbelivien, qui devient le tube de l'été et son plus grand tube, avec 1,8 million d'exemplaires vendus.

En 1985, il enregistre une chanson à nouveau signée Barbelivien, qui rencontre également un grand succès, "Elle préfère l'amour en mer".

"Elle préfère l'amour en mer" : un 45 tours du chanteur français Philippe Lavil, enregistré en 1985

Et en 1987, "Kolé Séré", en duo avec Jocelyne Béroard, la chanteuse du groupe Kassav.

"Kolé Séré" : un 45 tours enregistré en 1985 par Philippe Lavil et Jocelyne Béroard, la chanteuse du groupe Kassav

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "Une shortcom" ?

Et pas : "Un programme comique de courte durée" !

C'est évidemment nettement plus long.

Mais c'est pourtant bien ce que signifie ce mot-valise anglais ("Short comedy" ou "Short sitcom").

Il s'agit d'une forme fictionnelle créée pour la télévision et apparue pour la première fois en France en 1999 avec le feuilleton "Un gars, une fille", diffusé sur France 2 juste avant le journal de 20 heures..

Avec "Un gars, une fille", France 2 propose alors, six minutes durant, juste avant le 20 heures, une série de saynètes ("sketchs").

De nombreux autres programmes du même type ont été diffusées depuis sur les différentes chaînes, au premier rang desquels, pour n'en citer que quelques uns : "Caméra café", "En famille", "Kaamelot", "Scènes de ménage" (M6), "Samantha Oups !" (France 2), "Nos chers voisins (TF1), "Bref" et "La revue de presse de Catherine et Liliane" (Canal +).

Leurs caractéristiques, liées aux contraintes imposées par la télévision, sont les suivantes :

  • un format très bref (moins d’une dizaine de minutes),
  • un rythme rapide,
  • récurrence (diffusion quotidienne),
  • vocation comique,
  • fonction de captation du téléspectateur au sein des grilles de programmation : généralement diffusées avant ou après le journal télévisé du soir, ces programmes ont pour but de conserver l’attention des téléspectateurs jusqu’à la diffusion du principal programme de la soirée.

Il s'agit de proposer un enchaînement fluide des contenus afin de faire passer les téléspectateurs de programmes en programmes et surtout de programmes en publicité.

Sources : shortcom.canalblog.com et masterfiction.unimes.fr

Pourquoi les romains prenaient-ils du poids après leurs orgies ?

Réponse
Parce qu’ils mangeaient copieux !« .
Explication du calembour
Il résulte de l’homophonie entre l’adjectif « Copieux » et la locution adverbiale du registre argotique « qu’au pieu » (uniquement au lit).

Naturellement, l’adverbe « copieusement » conviendrait davantage. Mais il m’aurait privé de ce savoureux calembour.

Une orgie romaine

"C'est pas le Pérou !" ou "Ne pas être le Pérou".

Cette expression du registre familier fait référence à l'époque de la conquête espagnole du Pérou par les conquistadors, qui l'appelaient alors "Eldorado", "le pays de l'or".

Et elle signifie par conséquent : ce n'est pas une fortune ; c'est une somme modeste ; ce n'est pas un gain énorme ; cela ne rapporte pas beaucoup ; ce n'est pas grand chose.

L'acteur et humoriste français Bourvil en a fait le titre d'une chanson, interprétée en duo avec Pierrette Bruno - "C'est pas le Pérou" - que ces deux artistes chantent dans le film français "La bonne planque, réalisé en 1965 par Louis Verland d'après la pièce de théâtre française homonyme, créée le 10 février 1962 à Rennes (35) et reprise à Paris (75) le 28 septembre 1962.

Enregistrée pour la télévision belge au théâtre du Vaudeville de Bruxelles en 1964, cette pièce fut diffusée pour la première fois à la télévision Suisse romande le 31 décembre 1964 et à la télévision française le 27 février 1965, lors de grèves qui obligèrent l'ORTF à acheter des programmes à la télévision belge RTBF.

Et c'est le succès de cette diffusion donna l'idée à Pierre Sabbagh de lancer la collection "Au théâtre ce soir" l'année suivante, en 1966 !

Sources : www.expressio.fr, www.linternaute.fr et wikipedia.org

24 façons de dire : "Les fesses".

Des fesses de femme

"Le baba", "le boule", "le dargeot", "le derche", "le fouettard", "le joufflu", "les meules", "les miches" ou "le pétard" relèvent du registre argotique.

Tandis que "le cul", "la lune", "le panier", "le popotin", "le postère" ou "le tutu" appartiennent au registre familier.

Et "Le cucul" au langage enfantin.

"L'arrière-train", "le bas du dos", "la croupe", "le derrière" ou "le fessier" relèvent du langage courant.

Et "le postérieur", "le séant" ou "le siège" au registre soutenu.

On ne dit pas : "C'est des modèles iconiques" !

Comme l'a malheureusement déclaré, le 20 FÉVRIER 2021, la commissaire-priseur française Marie Renoir, dans l'émission "Affaire conclue", sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais : "CE SONT des modèles EMBLÉMATIQUES" !

Parce qu'à peine arrivée dans cette émission, elle aligne ainsi les fautes de grammaire et les anglicismes, je lui décerne sans hésiter mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

"L'orthoépie".

Le mot "Orthoépie" nous vient des mots grecs "orthos" et "epos" qui signifient "droit" et  "parole".

Et ce substantif féminin désigne l'étude de la prononciation correcte des mots.

L'orthoépie - que l'on appelle également phonétique normative - définit les règles de la prononciation par rapport aux règles graphiques, et énonce les lois phonétiques qui gouvernent le système phonique d'une langue.

Elle prend en compte à la fois l'aspect étymologique et l'évolution de la langue dans une perspective historique.

Sources : wikipedia.org et Pierre R. Léon, "Phonétique du FLE. Prononciation : de la lettre au son", A. Colin, 2009.

"À titre de curiosité".

Cette étrange locution adverbiale signifie, selon les circonstances :

  • pour information.

On dit par exemple : "À titre de curiosité, je vous adresse ce document que nous venons de retrouver".

Ou : "À titre de curiosité je vous signale qu'il s'agit du plus ancien château de la région".

  • ou : par curiosité.

On dit par exemple : "Il s'agit certes d'un film très moyen et la copie est médiocre. Mais tu dois absolument le voir à titre de curiosité".

Ou : "À titre de curiosité, j'aimerais bien savoir combien vous avez payé ce tableau".