"Battre la breloque".

Cette locution verbale du registre familier signifie, selon le contexte :

  • dans le domaine militaire : faire résonner une batterie de tambour ou une sonnerie de clairon, de trompette, qui sont, pour les soldats, le signal de rompre les rangs, la permission de partir en débandade.

On dit par exemple : "Les soldats se sont dispersés car on avait battu la breloque".

  • par extension, pour un objet, un appareil ou une machine : se caractériser par un mouvement désordonné, fonctionner mal.

On dit par exemple : "Elle bat la breloque ta pendule".

  • pour une personne : ne pas savoir où l'on en est ni ce que l'on fait ; divaguer, être mentalement dérangé, un peu fou.

On dit par exemple : "Il bat la breloque ton grand-père".

Sources : Le Robert et wiktionary.org

Ne dites pas : "Mille cent", "Mille deux cents", "Mille trois cents", "Mille quatre cents", "Mille cinq cents", "Mille six cents", "Mille sept cents", "Mille huit cents" ou "Mille neuf cents" !

Mais plutôt : "ONZE cents", "DOUZE cents", "TREIZE cents", "QUATORZE cents", "QUINZE cents", "SEIZE cents", "DIX-SEPT cents", "DIX-HUIT cents" ou "DIX-NEUF cents" !

Les deux façons d'énumérer (transcription par multiplication  : seize cents pour 16 x 100 ou par addition : mille six cents pour 1000 + 600) sont grammaticalement correctes, mais la première a le mérite d'appartenir au registre soutenu.

Et son utilisation vous permet donc de hausser votre niveau de langue.

On n'évoque d'ailleurs jamais la célèbre victoire de Marignan en parlant de la bataille de "Mille cinq cent quinze", mais de "Quinze cent quinze".

À l'instar de nos fameux "Soixante-dix", "Quatre-vingt" et "Quatre-vingt-dix", remplaçant les "Septante", "Octante" et "Nonante" utilisés par nos amis belges et suisses, ou du nom de l'hôpital ophtalmologique parisien des "Quinze-vingts" (qui comptait originellement 15 X 20 = 300 lits), la forme multiple de cent est une survivance d'un ancien système de numération utilisant la base vingt, dit "vicésimal" ou "vigésimal".

La Convention a institué, le 7 avril 1795, le système métrique et le système décimal (système de numération utilisant la base dix).

Mais ces deux façons d'énumérer, et d'énoncer des dates notamment, ont coexisté bien avant le XIXe siècle.

Ainsi, Rabelais écrivait par exemple, en 1534, dans célèbre "La vie très horrifique du grand Gargantua, père de Pantagruel, jadis composée par M. Alcofribas abstracteur de quintessence. Livre plein de Pantagruélisme" : "Le dimanche huitiesme jour d'octobre du dit an, mil cinq cents quatorze".

Tandis que l'on trouvait la forme "L'an treize cents cinquante & deux", en 1619, dans L'"Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne" d'Augustin du Paz.

Source : parler-francais.eklablog.com

 

"Je pense que si j'me s'rais appelé Leguluche" !

L'humoriste français Azedine Bendjilali

Comme l'a déclaré l'humoriste français Az, le 28 novembre 2020, dans l'émission vespérale de Laurent Ruquier "On est presque en direct", sur la chaîne de télévision publique française France 2.

Mais : "Je pense que si jE m'ÉTAIS appelé Leguluche" !

Pour cette énorme faute de grammaire, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas : "Est-ce que dans vos films y a toujours pas un peu d'expressionnisme ?", ni "Des choses qui sont expressionnistes et qui sont très beaux" ou "L'enjeu est beaucoup moindre" !

Le critique de cinéma et éditeur français François Guérif, grand spécialiste du film noir

Comme l'a déclaré le critique de cinéma français François Guérif, en 2019, dans sa présentation figurant sur le DVD du film états-unien "Casier judiciaire", réalisé en 1938 par le réalisateur allemand Fritz Lang.

Mais :

  • "Est-ce que dans vos films IL N'y a PAS toujours un peu d'expressionnisme ?,
  • "Des choses qui sont expressionnistes et qui sont très BELLES",
  • et : "L'enjeu est BIEN moindre"!

Pour ces trois phrases, figurant dans le même entretien de quelques minutes à peine, je décerne à ce monsieur, mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Pourquoi dire : "C'est un très beau cast" ?

L'historien français du cinéma Patrick Brion

Comme le déclare l'historien français du cinéma Patrick Brion, dans sa présentation du film états-unien "Duel dans la boue", réalisé en 1959 par Richard Fleischer et sorti en DVD en 2011.

Mais : "C'est unE très beLLE DISTRIBUTION"  !

"Le solipsisme".

Ce substantif masculin peu connu désigne :

  • une théorie philosophique dont le nom vient du latin "Solus" ("Seul") et "Ipse" ("Soi-même").

Le solipsisme considère qu'il n'y aurait pour le sujet pensant d'autre réalité que lui-même ; sa conscience propre étant l'unique réalité, les autres consciences et le monde extérieur n'étant que des représentations.

Et l'on peut donc parler d'égoïsme métaphysique.

  • par analogie : la démarche du philosophe qui pose la subjectivité comme fait primitif et qui pratique le scepticisme radical face à tout jugement sur la réalité objective.
  • et par extension : l'attitude d'une personne qui, dans son expression, sa création, sa vision du monde, privilégie la solitude de sa subjectivité.

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr