"Rater un éléphant dans un corridor", "Rater un éléphant dans un couloir" ou "Rater une vache dans un couloir".

Ces différentes locutions verbales en forme d'idiotismes animaliers et d'idiotismes architecturaux appartiennent au registre familier.

Et elles signifient, au sens figuré : viser très mal, être un très mauvais tireur.

On dit par exemple : "Je ne compterais pas sur mon frère pour me défendre avec une arme : il raterait un éléphant dans un couloir !".

Source : plus.wikimonde.com

 

"Flandrin" et "Un flandrin".

Ces deux mots ne doivent pas être confondus.

  • L'adjectif  "Flandrin" signifie en effet : de la Flandre. Et constitue donc un synonyme très peu usité de l'adjectif traditionnel "Flamand",

On parle par exemple d'un "taureau flandrin".

  • tandis que le substantif masculin "Un flandrin", appartient au registre familier et au registre désuet.

Et désigne, de façon péjorative, : un jeune homme grand et mince, déguingandé, à l'allure molle, maladroite, gauche, empruntée.

On dit par exemple : "Regarde un peu le flandrin qui vient, comme il a l'air maladroit".

Un flandrin : Gaston Lagaffe, le célèbre héros sans emploi créé le 25 février 1957 par le génial André Franquin (© André Franquin, Dupuis)
Un bel exemple de flandrin : Gaston Lagaffe, le célèbre héros sans emploi créé le 25 février 1957 par le génial André Franquin (© André Franquin, Dupuis)

Ce mot ferait référence à la haute taille des flamands, au tournant du XXe siècle, ceux-ci n'ayant pas cessé de grandir depuis lors, puisque les Néerlandais actuels constituent la population la plus grande sur terre, avec une taille moyenne de près d’1,71 mètre pour les femmes et d'1,84 m pour les hommes.

Une performance qui s’expliquerait par des conditions environnementales favorables, mais aussi par la sélection naturelle, suggère une étude publiée le 8 avril 2015 par la revue scientifique britannique Royal Society Open Science.

Localisation en Europe et carte des Pays-Bas

Car les Néerlandais n'ont pas toujours été aussi grands. "Les Pays-Bas ont une histoire remarquable en ce qui concerne la taille de ses habitants", selon l’étude, qui rappelle que ces derniers étaient les plus petits d’Europe au 18e siècle, avec une taille avoisinant 1,65 m.

Mais sur les 150 dernières années, les Néerlandais ont grandi en moyenne de 20 cm, contre à peine 6 cm pour les états-uniens.

"La supériorité en taille des Néerlandais est attribuée à des facteurs environnementaux", constate l’étude, citant une bonne alimentation (notamment une forte consommation de produits laitiers) ou encore l’accès à la santé. Mais l’environnement n’explique pas tout. "Il est possible que la sélection naturelle ait agi en combinaison avec ce contexte environnemental pour favoriser une grande taille parmi les Néerlandais", selon l’étude.

Pour comprendre le lien entre la sélection naturelle et la taille, les chercheurs ont analysé différentes données (situation familiale, nombre d’enfants en vie, âge lors de la première naissance, etc.) à partir d’un échantillon de plus de 94.500 personnes ayant vécu dans le Nord des Pays-Bas entre 1935 et 1967. Sur ces trois décennies, il apparaît que les personnes ayant le plus d’enfants sont les hommes de grande taille et les femmes de taille moyenne. Ainsi, les hommes les plus fertiles (mesurant 7 cm de plus que la taille moyenne) ont eu 24% d'enfants de plus que les hommes les moins fertiles (14 cm de moins que la taille moyenne).

"Parce que les individus de grande taille sont susceptibles d’avoir plus d’enfants qui seront grands à leur tour, alors la taille moyenne de la descendance risque d’être plus grande que celle de la précédente", explique le chercheur Gert Stulp, qui précise toutefois que son étude ne se fonde pas sur des analyses génétiques, faute de matériel disponible. Reste qu’aux Etats-Unis, les femmes de petite taille et les hommes de taille moyenne sont, eux, les plus féconds, relève Gert Stulp.

Il convient cependant de préciser qu'il existe une région du monde où les personnes seraient, en moyenne, encore plus grandes : la Dalmatie, au Sud de l'ex-Yougoslavie, une région historique littorale des Balkans, le long de la mer Adriatique, aujourd'hui partagée entre la Croatie qui en possède la plus grande part, le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine.

Une carte de Croatie, avec la Dalmatie, au Sud-Est, qui longe le Sud-Est de la Bosnie-Herzégovine et le Sud-Ouest du Monténégro
Une carte de Croatie, avec la Dalmatie, au Sud-Est, qui longe le Sud-Est de la Bosnie-Herzégovine et le Sud-Ouest du Monténégro

Dans cette région, en effet, les hommes mesureraient en moyenne 1,85 cm et les femmes 173 cm , la moyenne en France étant respectivement de 175 cm et 164 cm. Par ailleurs, un homme sur 40 mesurerait plus de deux mètres, contre seulement un pour 330 chez les Suédois et un pour 10 000 chez les Français !

Source : www.larousse.fr, www.cnrtl.fr, Le Robert, www.littre.org www.lesechos.fr, www.guichetdusavoir.org, Direct Matin et AFP (Agence france Presse)

9 façons de dire : "Un cheval".

La plus belle conquête de l'homme : le cheval

"Un canasson" relève du registre argotique.

"Un bourrin" appartient au registre familier.

De même que "Une rosse" et "Une rossinante", qui désignent - dans le registre désuet - un mauvais cheval, maigre et poussif.

"Une monture" relève du langage courant.

Et "La plus belle conquête de l'homme" ou "La plus noble conquête de l'homme", "Un fier destrier" ou  "Un équidé" appartiennent au registre soutenu.

On ne dit pas : "61% des français sont valables pour l'extension du pass sanitaire" !

Le journaliste français David Pujadas

Comme a pu le déclarer, le 13 juillet 2021, le journaliste français David Pujadas, dans l'émission "24H Pujadas", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais bien évidemment : "61% des français sont FAVORABLES À l'extension du pass sanitaire" !

"À Dieu ne plaise !" ou "Ce qu'à Dieu ne plaise !".

Bien qu'agnostique, j'aime beaucoup cette jolie locution interjective en forme d'idiotisme religieux.

Appartenant de nos jours au registre désuet, elle signifie :  espérons que cela n'arrivera pas !

Et s'utilise lorsqu'on ne souhaite pas qu'une chose se produise ; afin de repousser telle ou telle supposition ou éventualité que l'on ne veut pas envisager. En espérant que - comme elle devrait également déplaire à Dieu, celui-ci ne le permettra pas ; fera le nécessaire pour qu'elle ne se produise pas.

On dit par exemple : "Malheureusement une nouvelle catastrophe pourrait venir s'ajouter à celle-ci... ce qu'à Dieu ne plaise !".

Ou : "À Dieu ne plaise que je ne connaisse jamais pareille situation !".

Cette formule nous vient du XIe siècle, puisqu'on la retrouve, sous une forme un peu différente, dans la célèbre "Chanson de Roland" : "Ne placet Deu ne ses saintismes angles", c'est à dire "Ne plaise à Dieu, ni à ses très saints anges".

Source : www.expressio.fr

On ne dit pas : "Un espèce de revival" !

L’ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri

Comme a pu le déclarer, le 14 juillet 2021, l’ancien athlète et consultant sportif français Bob Tahri, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", sur la chaîne de télévision française L'Équipe.

Mais, à tout le moins : "UnE espèce de revival" !

Et en français, dans le contexte : "UnE espèce de RENAISSANCE"

Parce qu'il est parfaitement incapable de s'exprimer dans un français correct et accumule ce type de faute grossière ainsi que les anglicismes, je lui lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

!

On ne dit pas : "Demander à l'audience d'applaudir" !

Mais, en français :

  • "Demander AU PUBLIC d'applaudir",
  • "Demander À LA SALLE d'applaudir",
  • "Demander À L'ASSISTANCE d'applaudir",
  • "Demander À L'AUDITOIRE d'applaudir",
  • ou : "Demander AUX SPECTATEURS d'applaudir" !

Car le substantif "Audience", utilisé de la sorte, relève de l'anglais !

"Un vieux bouc".

Cette locution nominale masculine désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un bouc (mâle de la chèvre) âgé,

Un vieux bouc

  • et au sens figuré, dans le registre familier :
    • un homme repoussant par son odeur ou sa lubricité rappelant celle de l'animal,
    • ou, pour les québecois, semble-t-il : un homme d'un certain âge connu pour son expérience, sa ténacité.

Source : usito.usherbrooke.ca

On n'écrit pas : "Homoplate" !

Localisation de l'"omoplate" ou "scapula" (© Larousse)

Comme je confesse humblement l'avoir longtemps fait...

Mais : "Omoplate" !

Sans "h".

Ce substantif féminin ("une omoplate") désigne un os plat, pair (présent en deux exemplaires dans le squelette humain adulte) et symétrique (un de chaque côté du corps), de forme triangulaire, impliqué dans l'articulation de l'épaule et situé dans la partie postéro-supérieure du thorax.

C'est à l'omoplate qu'est relié l'humérus, l'os du bras.

 

Vue dorsale de l'omoplate droite (© Georges Dolisi)

Il convient cependant de noter que le corps médical ne parle désormais plus d'"Omoplate" mais de "Scapula", un substantif également féminin, directement issu du mot latin "Scapula" signifiant "Épaule".

Il est vrai que les étudiants en médecine n'avaient vraiment que cela à faire que d'apprendre un nouveau terme, eux qui n'ont, après tout que très peu de connaissances à ingurgiter durant leurs si brèves études ! Et je parle en connaissance de cause, puisque ma fille aînée vient tout juste de terminer sa sixième année.

Source : wikipedia.org

"Monter sur ses grands chevaux".

Cette étrange locution verbale en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : s'énerver, se mettre en colère, hausser le ton, menacer ; être hautain, prendre son interlocuteur de haut.

Il s'agit d'une expression d'origine à la fois militaire et moyenâgeuse.

Au Moyen Âge, en effet, les chevaux les plus grands et les plus robustes étaient utilisés comme "chevaux de bataille" ou "destriers" (appelés ainsi parce qu'ils étaient tenus de la main droite par l'écuyer lorsque les chevaliers ne les montaient pas).

Deux chevaliers en armure sur leurs destriers (reconstitution)

Et cela pour de nombreuses raisons :

  • pouvoir porter un chevalier combattant avec une lourde armure lors des batailles,
  • donner fière allure aux chevaliers et constituer un symbole de puissance,
  • et leur permettre d’observer le champ de bataille et de dominer leurs adversaires.

L'expression "Partir sur ses grands chevaux" était donc, à l'époque, utilisée au sens propre et signifiait simplement "Partir à la bataille sur de grandes montures".

Des chevaliers du Moyen Âge, "montés sur leurs grands chevaux" au sens propre

Sources : www.projet-voltaire.fr, www.linternaute.fr et wiktionary.org

Pourquoi dire : "L'assurance-maladie est en train de mettre en place un rétrotracing" ?

Le docteur François Blanchecotte, président du SNB (Syndicat National des Biologistes)

Comme a pu le déclarer, le 28 juin 2021, le docteur François Blanchecotte, président du SNB (Syndicat National des Biologistes), dans l'émission "Le Live Toussaint", sur la chaîne de télévision française d'information en continu BFM TV.

Et pas simplement, en français : "L'assurance-maladie est en train de mettre en place unE TRAÇABILITÉ" !