"L'omniphobie", "La panophobie" ou "La pantophobie".

Une femme apeurée peut-être victime d'"omniphobie", également appelée "panophobie" ou "pantophobie".

Ces trois vocables parfaitement synonymes désignent une phobie non spécifique connue comme étant une peur... de tout !

Ce qui se traduit par un état d'anxiété intense et mal définie ne portant sur aucun objet précis, une crainte vague et persistante d'un danger inconnu.

Sources : wikipedia.org et www.cnrtl.fr

5 façons de dire "Paresseux".

Les adjectifs "Feignant" et "Cossard" relèvent du registre populaire.

"Feignasse" et "Flemmard" appartiennent au registre familier.

Tandis que "Fainéant" est un terme du langage courant, à l'instar de "Paresseux".

Sur un thème contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à pourquoi il vaut mieux dire "Fainéant" que "Feignant".

 

On ne dit pas : "Hillary Cliton avait obtenu 2,8 millions de voix supplémentaires" !

Comme l'a annoncé, le 31 octobre 2020, une présentatrice française de la chaîne de télévision publique d'information en continu franceinfo.

Mais : "Hillary Cliton avait obtenu 2,8 millions de voix DE PLUS" !

"Supplémentaire" signifie en effet : constituant un supplément, s'ajoutant à ce qui est considéré comme normal, complet ou suffisant dans les conditions habituelles, à ce qui a été décidé.

On parle ainsi de "Délai supplémentaire" ou de "Trains supplémentaires".

Sources : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Un benêt" ou "Une benête".

J'aime beaucoup ce petit mot du langage courant appartenant désormais, je pense, au registre désuet.

Utilisé aussi bien comme adjectif que comme substantif, il désigne :

  • "Un benêt" : un garçon ou un homme niais, sot, par excès de simplicité ou de bonté ; d'une simplicité naïve.

On dit par exemple : "Sans doute suis-je un peu benêt, moi qui me pense que l'on gagnerait en compréhension à ne pas perpétuellement s'adresser à nous... en anglais !".

  • et "Une benête" : une fille ou une femme niaise, sotte, , par excès de simplicité ou de bonté ; d'une simplicité naïve.

Cette forme féminine n'est cependant que très exceptionnellement utilisée à ma connaissance.

Parce que les femmes sont bien plus futées que les hommes se dit naturellement le sexe dit faible.

Et parce qu'il s'agit presque d'un pléonasme estime le sexe dit fort.

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

Pourquoi dire : "Le CT" ou "Le contact-tracing" ?

Comme ose se permettre de le faire Santé publique France, le 7 mai 2020, dans son "Guide méthodologique d’investigation des cas et des personnes-contacts, pour la réalisation du contact-tracing, durant la période suivant le confinement". Ou l'Assurance Maladie dans un courrier papier reçu ce 12 novembre 2020.

Et pas, tout simplement : "LE SUIVI DES CONTACTS" !

En voici en effet la définition proposée par Santé publique France dans le document évoqué : "Le contact-tracing (CT) a pour objectifs de limiter au maximum la diffusion du virus à partir des
nouveaux cas, de détecter et briser prospectivement les chaînes de transmission le plus rapidement
possible, et de détecter d’éventuels épisodes de cas groupés en vue de leur investigation et leur
contrôle".

On notera au surplus l'incroyable stupidité de l'utilisation d'un tel sigle anglais "CT", qui possède bien évidemment déjà plus de 200 définitions différentes... dont plusieurs dizaines rien que dans le domaine de la santé !

Sources : www.santepubliquefrance.fr et www.ameli.fr

"La fleur de la Toussaint", "La fleur des cimetières", "La plante des cimetières" ou "Le roi des cimetières".

"La plante des cimetières" : le chrysantème

Ces trois formules désignent le chrystantème, une plante annuelle ou vivace, dont certaines espèces sont très cultivées comme plantes d'ornement et dont le nom signifie étymologiquement "Fleur d'or".

"La fleur de la Toussaint : le chrysantème"La fleur des cimetières" : le chrysantème

Les plus connus sont les chrysanthèmes d'automne, ou "Chrysanthèmes des fleuristes" ("Pomponnettes"), consacrés au fleurissement des tombes, pour le jour des défunts.

Dès le milieu du XIXe siècle apparaissent sur les tombes des défunts les chrysanthèmes qui remplacent la flamme des bougies.

Mais cette tradition s'est surtout répandue, en France comme en Belgique, après la Première Guerre mondiale, lorsque Georges Clemenceau, lors du premier anniversaire de l'armistice, le 11 novembre 1919, a appelé les Français à fleurir les tombes des soldats tombés au front.

On a  alors choisi les chrysanthèmes d'automne car ils fleurissent tard dans l’année et peuvent résister à un gel modéré.

À mesure du temps, l’arrivée des chrysanthèmes dans les cimetières a glissé du 11 novembre à la fête des morts du 2 novembre.

Le chrysantème "roi des cimetières"

En 2010, pas moins de 21,3 millions de pots avaient été achetés en France à la charnière des mois d'octobre et novembre.

Source : wikipedia.org

"Une baïonnette".

Types de baïonnettes

Comme sa consonance l’indique, c’est dans la ville française de Bayonne (64) que cet accessoire apparaît au XVIe siècle.

Localisation de la ville de Bayonne (64)
Localisation de la ville de Bayonne (64)

Initialement utilisée pour la chasse, la baïonnette est directement fixée dans le canon du fusil afin d’achever l’animal blessé. L’objet obture alors l’arme, neutralisant ainsi la capacité de faire feu.

Malgré ce défaut, la baïonnette intéresse assez rapidement les militaires. Au XVIIe siècle, la cadence des armes à feu est en effet très faible, tout comme la portée de tir. À cent mètres, les soldats ont généralement le temps de ne faire feu qu’une seule fois avant de devoir engager un combat au corps à corps.

Baïonnettes à douille
Baïonnettes à douille

Afin d’allier la force de la poudre et celle des bras, le célèbre ingénieur de Louis XIV, Vauban, conçoit donc la baïonnette "à douille", munie d’un coude. Grâce à elle, le soldat peut désormais équiper son fusil de la lame, tout en étant capable de faire feu sur son ennemi. Et Vauban intègre l’accessoire au paquetage du soldat français.

Avant que celle-ci ne connaisse un succès planétaire.

Mais c’est durant la Grande Guerre qu’elle prit cependant toute son importance, la guerre de position qui l'a caractérisé étant en effet favorable aux assauts meurtriers se terminant souvent en combat rapproché.

La baïonnette contribua ainsi pleinement à la cruauté des mêlées sanglantes de la Première Guerre mondiale.

Baïonnette française Rosalie de la première Guerre mondiale
"Rosalie" : la baïonnette française de la première Guerre mondiale

Les Poilus lui donnèrent plusieurs surnoms : "le cure-dent", "la fourchette", "Rosalie", "le tire-boche" ou le "tourne-boche".

Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne)
Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne)

De nos jours, la baïonnette équipe toujours le FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne). Elle est principalement utilisée lors des cérémonies, pour les piquets d’honneur ou le défilé de troupes en armes.

Soldats de la Légion Etrangère équipés du FAMS (Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne) baïonnette au canon
Soldats de la Légion Etrangère équipés du FAMS (Fusil d'assaut français FAMAS (Fusil d'Assaut de la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne) baïonnette au canon

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mon article consacré à la locution nominale "Baïonnette au canon".

Source : www.defense.gouv.fr et "Nouveau Dictionnaire des Origines, Inventions et Découvertes" de M. Noel et M. Carpentier (1923)

"Prendre la mouche".

Cette très ancienne locution verbale du registre familier en forme d'idiotisme animalier signifie, au sens figuré : se vexer mal à propos, s'irriter tout à coup, se froisser, s'offusquer, s'énerver brusquement, s'emporter sans raison apparente, se fâcher pour une raison futile, s'irriter pour une chose anondine.

On dit par exemple : "Mon cousin est assez susceptible : il prend la mouche très facilement".

Ou : "Il ne faut pas prendre la mouche pour si peu, ma chérie. Je t'assure que je ne connais pas cette masseuse nue qui a dû s'introduire ici durant mon sommeil !".

La formule du registre soutenu "Prendre ombrage" a une signification assez proche de "Prendre la mouche".

En revanche, seuls les esprits mal placés iront imaginer que l'expression "Prendre la mouche" puisse être utilisé au sens propre dans son acception de "posséder sexuellement" et constitue ainsi un synonyme de l'expression "Sodomiser les dyptères"...

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr

On ne dit pas : "À dessein électoraliste" !

Ainsi que j'ai entendu un intervenant le dire, le 31 octobre à 13H20, sur la chaîne de télévision française d'information en continu CNews.

Mais : "À DES FINS électoralistes".

C'est à dire : pour remplir un objectif électoraliste.

Et non "à dessein", qui n'est pas une locution adjectivale, mais une locution adverbiale signifiant : exprès, délibérément, intentionnellement, volontairement ; de façon préméditée.

Sans doute la paronymie existant entre "à des fins" et "à dessein" explique-t-elle la confusion.

"À dessein".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale du registre soutenu signifiant : exprès, délibérément, intentionnellement, volontairement ; de façon préméditée.

On dit par exemple : "C'est à dessein que je n'ai pas parlé d'une nouvelle réunion".

Ou : "Mon patron nous a demandé - à dessein - de ne pas venir travailler le vendredi".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

On ne dit pas : "Prévoir d'avance" !

Mais simplement : "Prévoir" !

"Prévoir d'avance" est en effet un affreux pléonasme, dès lors que le verbe du langage courant "Prévoir" signifie, selon le contexte :

  • penser, d'après certaines données, qu'un fait futur est très probable ("prévoir du beau temps"),
  • concevoir quelque chose par la pensée, l'envisager comme possible, et, en particulier, prendre des dispositions en vue de son éventualité ("Prévoir un danger"),
  • ou : penser faire telle chose, l'organiser par la pensée À L'AVANCE et prendre ses dispositions dans cette intention ("Prévoir un gilet pour le soir").

Sourve : www.larousse.fr