On parle souvent de "Boisson alcoolisée" pour désigner ce qui est en réalité une "Boisson alcoolique" !

Or, ces deux locutions nominales féminines paronymes désignent des produits très différents :

  • "Une boisson alcoolique" est en effet une boisson contenant par nature de l'alcool, comme la bière, le vin ou l'eau-de-vie.

Des bouteilles d'alcoolDes bouteilles de vin

 

  • tandis que "Une boisson alcoolisée"est une boisson à laquelle on a ajouté de l'alcool.

Comme par exemple lorsque l'on arrose un café de cognac.

un café arrosé de Cognac

Le législateur français ne s'attache ainsi à réglement et contrôler que la vente, la publicité et l’abus des seules boissons "alcooliques" et non "alcoolisées".

Et c'est bien cet adjectif d'"alcoolique" que l'on retrouve dans les formules relatives à la conduite en état d’ivresse : délit de conduite en état alcoolique, conducteur circulant sous l’empire d’un état alcoolique, constat ou contrôle de l’état alcoolique d’un individu, dépistage ou détection de l’état ou de l’imprégnation alcoolique, intoxication alcoolique, ivresse alcoolique.

Pourquoi donc alors une telle confusion ?

Très vraisemblablement en raison de la connotation très négative attachée à l'adjectif "alcoolique", résultant du substantif "alcoolique", qui désigne une personne incapable de maîtriser sa consommation d’alcool, et en ayant une consommation excessive.

Sources : www.question-orthographe.fr et www.btb.termiumplus.gc.ca

"Une devise" et "Je devise" ou "Des devises" et "Tu devises".

"Devise" ou  "Devises" est un mot polysémique du langage courant signifiant, selon le contexte :

    • "Une devise" ou "Des devises" :
      • dans le domaine économique et financier :
        • tout actif financier liquide libellé en monnaie étrangère,
        • et par métonymie : l'unité monétaire d'un pays étranger, par opposition à la "monnaie", qui est l'unitaire monétaire de son propre pays,

On dit par exemple : "L'arrivée de l'euro a bien simplifié la vie des voyageurs en Europe, qui ne sont plus obligés de se procurer des devises différentes pour chacun des pays visités".

Des devises

      • en héraldique : une figure emblématique accompagnée d'une courte formule qui, généralement, s'y rapporte,

      • par métonymie : la formule seule,

On dit par exemple : "La devise de la République française est Liberté, Égalité, Fraternité".

      • par analogie : une courte formule exprimant un sentiment, une pensée, une attitude, un mot d'ordre, résumant une règle de conduite ou un idéal ; un adage, une maxime, une sentence,

On dit par exemple : "J'adore être pris pour un con par les imbéciles : telle est ma devise".

    • et "Je devise" et "Tu devises" :
      • je converse, je discute, je m'entretiens familèrement avec quelqu'un, ou tu converses, tu discutes, tu t'entretiens familièrement avec quelqu'un.

On dit par exemple : "Je devise souvent avec des collègues à l'heure de l'apéro".

      • et pour nos amis Suisses : j'établis un devis ou tu établis un devis.

Bien qu'elle soit couramment utilisée en France au sein de certains services commerciaux, cette acception du verbe "Deviser" constitue un helvétisme.

Source : www.journaldunet.fr, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"My Carrefour baby" "Ultra dry" !

Logotype de la marque distriuteur "My Carrefour Baby"

Tel est le nom de la marque distributeur de produits pour bébés et des couches dont le distributeur français Carrefour se permet de nous vanter les mérites dans ses publicités télévisées françaises d'octobre 2021.

"Un coup de téléphone", "Un coup de fil" ou "Un coup de bigophone" ou "Un coup de bigo".

Une jeune femme passant un "coup de fil"

Ces différentes locutions nominales masculines désignent toutes : un appel téléphonique.

Et elles s'utilisent principalement avec les verbes "Donner" et "Passer" ou "Attendre" et "Recevoir".

  • "Un coup de téléphone" relève du langage courant.
  • "Un coup de fil" du registre familier, et fait référence aux téléphones "filaires", dotés d'un fil, ayant précédé les téléphones "sans fil" et les téléphones "portables",
  • et "Un coup de bigophone" ou -par apocope - "Un coup de bigo", du registre populaire.

"Picoler" et "La picole".

Ces deux mots désignent respectivement :

  • "Picoler" : boire de l'alcool en quantité excessive, s'enivrer,

On dit par exemple : "Depuis sa séparation, ma frangine a un peu tendance à picoler".

  • Picoler ou boire avec excèset "La picole" :
    • dans le registre populaire :
      • l'action de picoler ; le fait de s'enivrer par l'absorption d'alcool.

On dit par exemple : "T'es au jus pour Nanard ? Il est tombé dans la picole".

Deux jeunes hommes fortement alcoolisés, gisant sur un trottoir après la picole ( © Pascal Brocard / Le Républicain Lorrain)
Deux jeunes hommes fortement alcoolisés, gisant sur un trottoir après la picole ( © Pascal Brocard / Le Républicain Lorrain)

On dit par exemple : "J'ai apporté du sauciflard et du pain et ma gonzesse va ramener la picole".

Un carton de bouteilles de vin

    • et dans le langage courant : une sorte de pioche utilisé en viticulture pour travailler le sol au pied des vignes.

Source : wiktionary.org

4 façons dire : "Bon appétit !".

"Bon appétit !"

Parce que l'usage de cette formule est contraire aux bonnes manières, la langue française - pourtant si riche en idiotismes alimentaires - ne compte presque aucun synonyme de la locution interjective "Bon appétit" (registre populaire), en dehors de la classique apocope "Bon ap' !" (ou "Bon app' !") (registre familier).

Et de l'inepte Un excellent appétit !" (par ellipse de "Je vous souhaite un excellent appétit !"), dont nous gratifient fréquemment les serveurs de restaurant, se croyant certainement très polis.

On peut toutefois souhaiter à ses convives ou commensaux : "Régalez-vous !" (langage courant) ou "Régalez vos papilles !" (registre soutenu).

"Bon appétit !"

Sources : wiktionary.org

Amical bonjour à mes 12 752 lecteurs marocains (en 25 mois), dont le pays vient, ce 6 octobre 2021, de ravir aux États-Unis d’Amérique, la 5e place du classement des pays où J’aime les mots compte le plus de lecteurs !

Carte du Maroc

Sur les 855 014 lecteurs différents enregistrés à cette heure, J’aime les mots, compte en effet :

655 275 Français,

38 295 Belges,

28 653 Canadiens,

17 307 Suisses,

12 752 Marocains,

Localistaion et carte du Maroc

12 738 États-Uniens,

8 794 Algériens (qui devraient eux aussi dépasser les États-Uniens d'ici environ 7 mois, compte tenu du différentiel de progression actuel et escompté),

5 197 Espagnols,

4 609 Ivoiriens,

4 600 Tunisiens (qui vont dépasser les Ivoiriens d'ici un ou deux jours seulement),

4 413 Britanniques,

Et 62 381 autres lecteurs, relevant de 199 autres pays ou territoires.

"Une broutille" ou "Des broutilles".

Ce substantif féminin polysémique appartient au langage courant.

Et il désigne, selon le contexte :

  • un fait ou une chose dérisoire, insignifiant, auquel on ne doit pas attacher d'importance,  qui ne mérite pas que l'on s'y attarde ; une fadaise, une vétille,

On dit par exemple : "Tu ne vas quand même pas te formaliser pour ces broutilles".

  • un objet de peu de valeur, une babiole, une bricole,

On dit par exemple : "Ne vas pas croire que je me sois ruiné, il ne s'agit que d'une broutille".

Ou : Ne t'inquiète pas si tu ne retrouves pas ces broutilles".

  • ou : un bourgeon naissant à l'aisselle des feuilles de la vigne.

Sources : www.larousse.fr, Le Robert, www.linternaute.fr et wiktionary.org

"Pouce, je passe !".

Ce slogan fut lancé conjointement, en mars 1970, par la Prévention routière et la station de radio française Europe 1.

Il avait pour but de sensibiliser les conducteurs à la présence d'enfants pouvant traverser la voie ; ces derniers - dont je faisais partie, puisque je suis né en 1961 - devant lever le pouce pour signaler leur intention de traverser.

"Pouce je passe !"

Aujourd'hui vraisemblablement inconnue ou oubliée de la plupart des français, cette campagne fut relativement éphémère mais massive (pour l'époque), avec la distribution d'autocollants et la sortie d'un 45 tours de Harry et Bruno, largement diffusée sur les ondes d'Europe 1.

Pochette du disque 45t de 1970 "Pouce... je passe", de Harry (Trowbridge) et Bruno (Polius)Verso de la pochette du disque 45t de 1970 "Pouce... je passe", de Harry (Trowbridge) et Bruno (Polius)

Source : www.bide-et-musique.com et www.encyclopedisque.fr