"Contre-intuitif" ou "Contre-intuitive".

Cet adjectif est essentiellemment employé dans les domaines techniques ou scientifiques.

Et il qualifie ce qui n’est pas intuitif ; ce qui va à l’encontre de l’intuition première, innée et automatique.

Avoir un jugement contre-intuitif nécessite de ne pas écouter ses sentiments mais de raisonner de façon intelligible et réfléchie.

Vous trouverez de nombreux exemples de phénomènes contre-intuitifs dans cet article : http://prof.math.free.fr/afficher.php?id=92

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr et gdt.oqlf.gouv.qc.ca

"La truculence", "Truculent" ou "Truculente".

  • "La truculence" est un substantif féminin désignant le caractère de ce qui est truculent.
  • et "Truculent" ou "Truculente" est un adjectif signifiant :
    • autrefois (registre désuet) : qui a un aspect ou une apparence farouche, terrible, un comportement brutal, violent, excessif.
    • et de nos jours, dans le registre soutenu : haut en couleur, plein de pittoresque et de vigueur ; libre, cru, qui étonne et réjouit par ses excès.

On dit par exemple : "J'aime l'humour truculent de cet artiste".

Ou : "Il y a dans cette comédie des personnages plus truculents les uns que les autres".

Sources : Le Robert, wiktionary.org et www;cnrtl.fr

"Moldo-valaque".

Transylvanie, Moldavie et Valachie : les trois grandes régions de la Roumanie

J'aime beaucoup cet étrange adjectif désignant :

  • au sens propre, dans le langage courage et dans un registre désuet : ce qui était autrefois relatif aux principautés de Moldavie et de Valachie.

"Principautés unies de Moldavie et de Valachie" ou "Principautés roumaines" était en effet le nom officiel de la Roumanie après l’union de la Valachie et de la Moldavie sous le sceptre du prince Alexandre Jean Cuza en 1859. Les deux principautés ont fusionné leurs institutions, le 5 février 1862, sous le nom de "Principautés unies de Roumanie". À partir de 1866, elles sont reconnues par l’Empire ottoman et les autres puissances comme un seul État : la "Principauté de Roumanie", communément appelée parfois "Petite Roumanie" (puisqu'il manque la Transylvanie). Comme la Valachie et de Moldavie auparavant, la principauté de Roumanie est vassale de l’Empire ottoman, sans être pour autant une province turque. Elle est reconnue par l’Empire ottoman et les autres puissances comme un État souverain à l’issue de la guerre russo-turque de 1878, pour finir érigée en "Royaume de Roumanie" en 1881.

  • et au sens figuré, dans le registre familier : ce qui est relatif à un pays éloigné et bizarre, peut-être inexistant.

On dit par exemple : "Tu vas encore vouloir me faire découvrir un de tes films moldo-valaques !".

.Sources : wikipedia;org et www.larousse.org

Ils ont raté le coche : Pete Best, Henry Padovani, Seymour Brussel et Gilles Petit.

Ces quatre artistes ont en effet un point commun : totalement inconnu du plus grand nombre, ils ont raté le coche, en quittant respectivement "The Beatles", "The Police", "Les inconnus" et "Les chevaliers du fiel" avant qu'ils ne connaissent le succès !

  • Pete Best, né le 24 novembre 1941, est un batteur britannique, membre du groupe de rock britannique "The Beatles", avec George H novembre arrison, John Lennon et Paul McCartney, du 17 août 1960 au 18 août 1962, lorsqu'il est remplacé par Ringo Star, sans même qu'aucun des trois autres membres du groupe n'ait le courage de le lui annoncer !

Un temps surnommé "L'homme le plus malchanceux du monde", il a ensuite joué dans les groupes britanniques "Lee Curtis and the all stars", "The original all stars", "The Pete Best four", "The Pete Best combo" et "Pete Best band".

  • Henry Padovany, né le 13 octobre 1952, est un auteur compositeur et guitariste français ayant fondé, en décembre 1977, avec Stewart Coppeland et Sting, le groupe de rock britannique "The Police", avant de le quitter le 12 août 1977, après l'enregistrement de son premiers disque 45 tours, en raison de sa médentente avec Andy Summers, arrivé dans le groupe le 25 juillet 1977.

Il a notamment joué par la suite avec les groupes de punk rock états-unien "Wayne county and the electric chairs" et de rock franco-britannique "The flying Padovani's", créé en 1979.

L'éphémère groupe humoristique "Les Cinq", en 1985, sur le tournage du film "Le téléphone sonne toujours deux fois !!" de Jean-Pierre Vergne, avec les futurs "Inconnus" Didier Bourdon (debout, à droite), Bernard Campan (au milieu, sur le mur) et Pascal Légitimus (à gauche, sur le mur), Smaïn (à droite sur le mur) et Seymour Brussel (debout, à gauche).
L'éphémère groupe humoristique "Les Cinq", en 1985, sur le tournage du film "Le téléphone sonne toujours deux fois !!" de Jean-Pierre Vergne, avec les futurs "Inconnus" Didier Bourdon (debout, à droite), Bernard Campan (au milieu, sur le mur) et Pascal Légitimus (à gauche, sur le mur), Smaïn (à droite sur le mur) et Seymour Brussel (debout, à gauche).
    • Seymour Brussel, né le 19 septembre 1958, est un humoriste français ayant fondé, le 23 juin 1984, avec Didier Bourdon, Bernard Campan, Pascal Légitimus et Smaïn, le groupe humoristique français "Les cinq", avant de le quitter en 1988,  après avoir participé, en 1985, au tournage du film "Le téléphone toujours deux fois", réalisé par Jean-Pierre Vergne.
Pascal legitimus, Seymour Brussel et Didier Bourdon, dans le film français "Le téléhone sonne toujours deux fois", de Jean-Pierre Vergne (1985)
Pascal legitimus, Seymour Brussel et Didier Bourdon, dans le film français "Le téléhone sonne toujours deux fois", de Jean-Pierre Vergne (1985)

Et avoir été à l'affiche de "Laissez les vivre", le premier spectacle des Inconnus, dont les représentations ont lieu au théâtre du Splendid du 12 juin au 15 juillet 1986. Seymour Brussel a notamment contribué à la rédaction du sketch "Les pétasses" qu'il a joué un temps avec le trio.

"Les Inconnus", avec Pascal legitimus, Bernard Campan, Seymour Brussel et Didier Bourdon
"Les Inconnus", avec Pascal legitimus, Bernard Campan, Seymour Brussel et Didier Bourdon

Dissous après le départ de Smaïn, en 1985, "Les cinq" sont un temps renommé "Les Cat Car and co" avant de devenir "Les Inconnus".

À partir de 1988, Seymour Brussel tente une carrière solo, mais il connaît un échec et met donc entre parenthèses sa carrière de comédien pour s'investir dans celle de thérapeute, devenant bioénergéticien et ostéopathe.

L'humoriste français Seymour Brussel, devenu bioénergéticien et osthéopathe

Il a toutefois mis en scène, entre 1992 et 1993, le spectacle "C'est vous qui voyez", du duo comique Chevallier et Laspalès (des anciens, comme lui, du Petit théâtre de Bouvard), avant d'apparaître aux côtés de ce même duo, en 1998, dans le film "Ça n'empêche pas les sentiments" de Jean-Pierre Jackson.

Et d'écrire et jouer , en 2011 et 2012, le spectacle "Ma patiente a des limites".

    • et Gilles Petit, est un humoriste français ayant fondé, en        le trio des "Chevaliers du fiel", avant de le quitter en 1990, avant qu'il ne devienne célèbre sous la forme du duo actuel.

Source : wikipedia.org

"Être né avec une cuillère en argent dans la bouche".

Cuillère de bébé en argent massif "Charlie bear" de chez Christofle

Cette expression du langage courant signifie, au sens figuré : être sinon rentier, du moins un privilégié, issu d’une famille très aisée et ayant la chance de n'avoir eu aucune préoccupation financière depuis sa naissance.

Elle comporte en général une connotation négative et est essentiellement utilisée afin de discréditer une personne.

Il s'agit d'une expression qui nous vient d'Angleterre, où elle serait apparue pour la première fois en 1712. Et l'on sait qu'elle est employée aux États-Unis d'Amérique depuis au moins 1780 ("Born with a silver spoon in his mouth" c'est à dire "Né avec une cuillère en argent dans la bouche").

Elle n'a cependant dû s'imposer chez nous que dans la seconde partie du XIXe siècle.

"Être né avec une cuillère en argent dans la bouche" est - comme souvent - une expression directement liée à la religion chrétienne.

Même si elle semble s'être relativement perdu, la tradition voulait en effet que, lorsqu’un bébé venait au monde, son parrain lui offrait une cuillère le jour de son baptême. Une cuillère en argent soulignait la richesse de la famille, puisque dans les milieux moins aisés, on utilisait des cuillères en bois, qui furent par la suite principalement fabriquées en étain. Le mot anglais "Spoon" ("Cuillère") constitue d’ailleurs une déformation du mot "Spon", qui désignait un copeau de bois, la cuillère étant taillée dans un gros éclat de bois.

Offrir une cuillère en argent à son filleul était donc un signe visible de son aisance et de la bonne éducation qu’il recevrait, à l’abri de tout embarras financier.

Source : www.lefigaro.fr, "Les 1001 expressions préférées des Français" (Georges Planelles, 2011)

"Nos intentions sont claires : il faut que nous intentions un procès".

Dans cette phrase, les deux mots "intentions" sont homographes mais ne sont pas homophones car ils se prononcent différemment et possèdent des significations totalement distinctes :

  • Dans la première partie de cette phrase ("Nos intentions sont claires"), le mot "intentions" se prononce "un-tan-ssion" et est un substantif féminin désignant des dispositions d'esprit par lesquelles on se propose délibérément un but ou ce but lui-même,
  • tandis que pour la seconde partie ("il faut que nous intentions une procès"), le mot "intentions" se prononce "un-tan-tion" et constitue la troisième personne du pluriel du verbe "intenter" au présent du subjonctif, signifiant : "que nous entreprenions une action en justice".

Pourquoi dire : "Un looping" ?

Et pas : "Une boucle" !

Et cela, qu'il s'agisse :

Deux avions en train de réaliser une boucle

  • d'une figure de voltige aérienne.

La boucle est une rotation de l'avion ou de l'hélicoptère (seul quelques uns en sont capables, l’Eurocopter Tigre étant celui qui offre la meilleure possibilité d’en faire) autour de son axe de tangage (l'axe des ailes).

Ainsi, l'aéronef se cabre, passe sur le dos puis redescend. La boucle constitue avec le tonneau une des deux figures de base de la voltige classique.

Pour qu'une boucle soit réussie, le pilote doit décrire un cercle parfait et ne doit pas dévier de son axe. L'entrée et la sortie de la figure doivent se faire à la même altitude.

La première boucle a été réalisée en 1913. Les sources divergent sur l'identité du premier pilote qui réalisa cette figure. Il semblerait que le Français Adolphe Pégoud le 31 août 1913, à Buc (78) ait été le premier pilote à réussir cette figure au commandes d'un Blériot. Mais selon d'autres sources, cet honneur échoirait au Russe Piotr Nesterov, pilotant, dès le 27 août 1913, un Nieuport.

Les montagnes russes de l'Europa park allemand, à Rust (Bade-Wurtemberg)Les montagnes russes de l'Europa park allemand, à Rust (Bade-Wurtemberg)

  • ou du manège appelé "Montagnes russes".

Source : wikipedia.org

"Une cagole".

Deux cagoles

Ce substantif féminin du registre familier désigne, chez les méridionaux et marseillais : une jeune fille ou une jeune femme affichant une féminité provocante et au comportement plutôt déluré et vulgaire, souvent vêtue ou maquillée de manière outrancière.

Généralement attirée par les vêtements voyants aux couleurs criardes, la cagole est également adepte, dès son plus jeune âge, de chirurgie esthétique (lèvres, seins, fesses).

Deux cagoles
Deux cagoles

Le reste de la France métropolitaine utilise, dans le registre argotique, les mots de "Pétasse" ou "Pouffiasse".

Ou l'anglicisme "Bimbo".

Sources : Le robert et wiktionary.org

Ne pas confondre : "Infecter" et "Infester" !

Ces deux verbes paronymiques du langage courant sont souvent confondus, alors qu'ils possèdent des significations sensiblement différentes :

  • "Infecter" signifie en effet :
    •  contaminer ; communiquer, transmettre des germes infectieux ou des microbes susceptibles de produire une infection générale ou locale.

On dit par exemple : "Il faudra vérifier que cette plaie ne s'infecte pas".

    • par analogie :
      • empester, empuantir, répandre une odeur infecte ; imprégner l'air ou un lieu d'émanations malsaines, puantes.

On dit par exemple : "Un ivrogne assoupi infecte le wagon".

      • contaminer un ordinateur par un logiciel malveillant.

On dit par exemple : "Ce virus risque d'infester tous nos ordis".

    • et au figuré : contaminer, corrompre, rendre infect, souiller moralement.

On dit par exemple : "Cette revue infecte l'esprit de nos enfants".

  • tandis que "Infester" signifie :
    • lorsqu’on parle d’animaux ou de plantes nuisibles : envahir et foisonner, pululler ; se répandre à profusion au point de causer des dommages.

On dit par exemple : "Les mauvaises herbes infestent mon jardin".

Ou : "Les souris infestent le grenier de ma maison de campagne".

    • lorsque l'on parle de personnes, dans le registre soutenu : ravager (un lieu) par des actes violents, des attaques incessantes ou réitérées.

On dit par exemple : "Des bandes organisées infestent certaines banlieues".

Ou : "Les pirates infestent nos côtes".

    • et en médecine, lorsqu'on parle de parasites : entrer dans l'organisme et l'envahir.

On dit par exemple : "L'organisme de mon patient est infesté de parasites".

Ce dernier sens se rapproche évidemment du premier sens du verbe "Infecter", mais l'idée de contamination est absente du verbe"Infester".

Ce qui n'empêche pas un agent qui infeste l'organisme d'être une cause d'infection ! Ainsi, une gorge "infestée" de staphylocoques peut s'"infecter".

Mais qui a dit que le français était une langue compliquée ?

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr, bdl.oqlf.gouv.qc.ca et www.larousse.fr

"Le oaï", "Foutre le oaï" ou "Mettre le oaï" et "Le waï", "Foutre le oaï" ou "Mettre le oaï".

"Oaï" ou "Waï" est un mot marseillais appartenant au registre argotique, qui désigne : la pagaille (registre familier), le désordre (langage courant), le bordel (registre argotique).

On dit par exemple : "Après le match, on a foutu le waï autour du Vél' et sur le Vieux-Port ! Ça fait deux fois que l'Ohème se fait voler un but !".

Source : wiktionary.org