On ne dit pas : "La suspension est plus domestique que militaire" !

Le mécanicien Edd China et le concessionnaire Mike Brower, de l'émission de télévision britannique "Wheeler dealers : occasions à saisir"

Comme je l'ai entendu, le 16 septembre 2020, dans le doublage du 7e épisode de la saison 13, consacré au Land Rover IIA 1965, de l'émission britannique "Wheeler dealers : occcasions à saisir", de la chaîne de télévision française RMC Découverte.

Mais : "La suspension est plus CIVILE que militaire" !

"Comme un nègre", "Bosser comme un nègre", "Travailler comme un nègre" ou "Turbiner comme un nègre".

La locution adverbiale "Comme un nègre" appartient au registre argotique et au registre désuet.

Entachée d'un fort relent colonialiste, elle signifie : intensément, durement, sans relâche.

On dit par exemple : "Les ouvriers de ces camps de travail bossaient comme des nègres".

Source : www.languefrancaise.net

"Un plouc".

Ce substantif masculin du registre argotique est utilisé pour désigner :

  • à l'origine : les paysans bretons ou les gens d'origine bretonne.

On dit souvent qu'il trouverait son origine dans les nombreux (179) noms de lieux bretons ou de localités tels que Plougastel-Daoulas (29), commençant par le préfixe "Plou", signifiant "Communauté", puis, par extension, "Paroisse".

Ou ses variantes "Plé", "Pleu", "Plo", "Ploe" ou "Plue".

Mais il n'existe cependant pas de certitude en la matière.

  • et de nos jours, de manière péjorative et ironiquement : une personne ayant l'allure d'un campagnard simple et endimanché, un peu rustre ou à l'allure maladroite et gauche, ignorant les usages et les codes sociaux en vigueur.

On utilise également les termes de "Bouseux" ou de "Péquenaud".

Et on dit par exemple : "Tu as vu un peu le plouc à la caisse ; regarde-moi un peu ces fringues".

Source : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Christophe Jakubyszyn".

Le journaliste français Christophe Jakubyszyn

Né le 8 juillet 1967, ce journaliste politique et économique français a, selon moi, le mérite d'assumer totalement la difficulté, pour ses compatriotes, à écrire et prononcer correctement (ja-ku-bi-zin) son nom d'origine polonaise : Bravo !

Éditorialiste des 13h et 20h de TF1 et chroniqueur politique de la matinale de LCI, il rejoint, à la rentrée 2019, le groupe NextRadioTV pour prendre la tête de l'émission "Good Morning Business" sur BFM Business et RMC Story.

Le journaliste français Christophe Jakubyszyn

Après un travail en entreprise, puis une entrée dans le monde de la presse et un passage à la Commission européenne3, il rejoint le quotidien Le Monde de 1995 à décembre 2008.

Après huit années d'investigation économique dans ce quotidien, il devient rédacteur en chef adjoint des pages économiques et vice-président de la Société des rédacteurs du Monde. Il y couvre ensuite la politique gouvernementale.

En janvier 2009, il est nommé directeur de la rédaction de la radio RMC.

En décembre 2012, Christophe Jakubyszyn quitte le groupe NextRadioTV pour le Groupe TF1 où il devient directeur adjoint, chargé du service politique TF1-LCI.

Depuis septembre 2015, il coprésente l'émission dominicale Le Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro sur LCI .

Le 3 mai 2017, il anime avec Nathalie Saint-Cricq, responsable du service politique de France 2, le traditionnel débat télévisé du second tour de l'élection présidentielle française opposant Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Et, en juillet 2019, son départ est annoncé pour BFM Business (groupe NextRadioTV), chaîne qu'il retrouve pour prendre la direction de la matinale, en remplacement de Stéphane Soumier.

Source : wikipedia.org

"En deux temps trois mouvements".

Cet expression du langage courant en forme d'idiotisme numérique signifie, au sens figuré : très rapidement, très vite, en un rien de temps.

On dit par exemple : "En deux temps trois mouvements ils avaient disparu !".

L'expression "En deux deux", qui appartient au registre familier a la même signification.

"Jules Berry".

L'acteur français Jules Berry

Il s'agit du nom d'artiste de l'acteur français Marie Louis Jules Paufichet, né le 9 février 1883 et mort le 23 avril 1951.

Jules Berry est né à Poitiers (86), où son père, quincailler, porte beau et se fait appeler "président Berry", en référence au duc de Berry.

Ce goût immodéré pour l’ostentation marquera le futur "Jules Berry", qui, en 1888, quitte le Poitou avec sa famille pour la capitale, leur père Louis ayant trouvé un poste de chef de rayon au magasin le Printemps.

Bon élève, Jules Berry est diplômé de l'école d'architecture et de l'École des beaux-arts.

Durant ces études il se découvre une grande attirance pour le théâtre et aimerait devenir acteur, mais les jolies filles et le jeu l’amènent à rater le Conservatoire. Qu’à cela ne tienne, il apprend à jouer du piano, suit des cours de diction, écrit des textes et s’habille de beaux costumes pour faire le galant.

Il décroche un premier engagement dans un théâtre parisien et prend pour nom de scène "Jules Berry". Il rêve du "Français" mais comprend vite que ce n’est pas pour lui.

Son chemin passe plutôt par les théâtres de boulevard où sa grandiloquence et son sens du comique lui offrent de petits rôles jusqu’à son départ pour le service militaire. De retour en 1908, il enchaîne à l’Athénée, au théâtre Antoine, à l’Ambigu et entame une carrière dans l’autre capitale francophone qu’est Bruxelles (Belgique), après avoir été remarqué lors d'une tournée à Lyon (69), par Jean-François Ponson, qui l'engage pour douze ans au théâtre des Galeries Saint-Hubert. Le public bruxellois lui réserve un très bon accueil. Et il crée dans la capitale belge une trentaine de pièces à succès de Marcel Achard, Alfred Savoir, Louis Verneuil et Roger Ferdinand.

La Grande Guerre l’appelle sous les drapeaux et Jules Berry se sent obligé de s’y faire également remarquer en gagnant la Croix de Guerre pour acte de bravoure !

L’entre-deux-guerres est une période faste pour lui car le cinéma "parlant" ouvre les bras à cet orateur exceptionnel.

L'acteur français Jules Berry

Dandy séducteur, portant cape et chapeau, il est la coqueluche du Tout-Paris et s’affiche avec les starlettes. Enjoué, mondain, joueur invétéré, talentueux au point de ne pas apprendre ses textes, on l’aime ou on le déteste, c’est selon.

Le cinéma

Il se lance dans le cinéma muet en 1908, à 25 ans, avec "Tirez s'il vous plaît" de Louis J. Gasnier, puis dans le parlant, en 1931, avec "Mon coeur et ses millions" de Berthomieu.

Affiche du film français "Mon coeur et ses millions" de Berthomieu (1931), premier film parlant de Jules Berry

Au total, il jouera dans 89 films où le pire côtoie le meilleur, mais souvent comme premier rôle, ou avec son nom au-dessus de l'affiche, ainsi qu'en atteste ces quelques exemples.

Affiche du film français "L'homme à la cagoule noire" (ou "La bête aux sept manteaux") de Jean de Limur (1937)Affiche du film français "L'inconnue de Monte-Carlo" de André Berthomieu (1938)Affiche du film français "Balthazar" de Pierre Colombier (1937)

Affiche du film français "Les loups entre eux" de Léon Mathot (1936)Affiche du film français "Carrefour" de Kurt (ou Curtis)i Bernhardt (1938)Affiche du film français "Café de Paris" de Yves Mirande et Georges Lacombe (1938)

Affiche du film français "Le disque 413" de Richard Pottier (1935)Affiche du film français "L'avion de minuit" de Dimitri Kirsanoff (1938)Affiche du film français "Marie-Martine" de Albert Valentin (1943)

Affiche du film français "Derrière la façade" de Yves Mirande et (1939)Affiche du film français "L'embuscade" de Fernand Rivers (1941)Affiche du film français "Balthazar" de Pierre Colombier (1937)

Affiche du film français "Le mort ne reçoit plus" de Jean Tarride (1943)

Jules Berry incarne la grandiloquence, l'extravagance, le fantasque dont Pierre Brasseur sera par la suite le digne héritier.

Il est assurément l'un des plus grands acteurs du cinéma français et compte parmi mes préférés.

L'acteur français Jules Berry, extraordinaire dans "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)
L'acteur français Jules Berry, extraordinaire dans "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)

Son rôle de diable machiavélique dans "Les visiteurs du soir", le film de Marcel Carné tourné en 1942, où il est admirable, marque le sommet de sa carrière.

Affiche du film français "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)Affiche du film français "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)

 

Affiche du film français "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)Affiche du film français "Les visiteurs du soir" de Marcel Carné (1942)

Parmi ses meilleurs films, il convient de noter :

  • "Baccara" d'Yves Mirande (1935),

Affiche du film français "Baccara" de Yves Mirande (1935)

Affiche du film français "Baccara" de Yves Mirande (1935)
Affiche

 

 

  • "Le Crime de Monsieur Lange", de Jean Renoir (1935),

Affiche du film français "Le crime de monsieur Llange" de Jean Renoir (1935)

  • "27, rue de la Paix" de Richard Pottier (1936),

Affiche du film français "27, rue de la paix" de Richard Pottier (1936)

  •  "L'Habit vert" de Roger Richebé (1937),

Affiche du film français "L'habit vert" de Roger Richebé (1937)Affiche du film français "L'habit vert" de Roger Richebé (1937)

  • "Le Jour se lève", de Marcel Carné (1939) ,

Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)

Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)

Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)Affiche du film français "Le jour se lève" de Marcel Carné (1939)

 

  • et "Le Voyageur de la Toussaint" de Louis Daquin (1943),

Affiche du film français "Le voyageur de la Toussaint" de Louis Daquin (1943)

Il met un terme à sa carrière cinématographique en 1951, avec "Les maître-nageurs" de Henri Lepage, pour interpréter les textes de Jacques Prévert.

Vie privée

Jules Berry a entretenu des liaisons successives avec les actrices Jane Marken, Suzy Prim et Josseline Gaël, son épouse, avec laquelle il a une fille nommée Michelle, née en 1939.

Joueur compulsif, il a malheureusement pour habitude de "flamber" tous ses cachets au casino et aux courses de chevaux.

Une crise cardiaque le conduit au Père Lachaise le 23 avril 1951, mettant un terme à une filmographie hors du commun.

Sources : wikipedia.org et www.avouspoitiers.fr

"En butte (à quelque chose)" ou "Être en butte (à quelque chose)".

Cette locution nominale du langage courant, qui semble remonter aux alentours du XVIe siècle, signifie, au sens figuré : exposé (à quelque chose) ou être exposé (à quelque chose).

On dit par exemple : "En butte à de violentes attaques, il devait  réagir rapidement".

Ou : "Être en but à une forte discrimination".

Il s'agit étonnamment d'une expression d'origine militaire.

  • "Une butte" est en effet une légère élévation de terrain, naturelle ou artificielle colline ou tertre.

Un butte, légère élévation de terrain, naturelle ou artificielle

Et comme l'on y plaçait autrefois les cibles lors des exercices de tir à l'arquebuse, s'y trouver revenait donc à s'exposer au danger.Un arquebusier en position de tir

  • Aujourd'hui encore, les militaires parlent de "Butte de tir" pour désigner la petite élévation de terre ou de maçonnerie à laquelle est fixée ou adossée la cible destinée aux exercices de tir.

Une butte de tirUne butte de tir

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de l'expression - elle aussi d'origine militaire - "De but en blanc".

Sources : wiktionnary.org et www.larousse.fr

"Un poème" et "Une poésie".

Ces deux mots du langage courant sont souvent confondus, à tort.

La confusion résulte vraisemblablement, je pense, de ce que l'on entend souvent un écolier dire "J'ai une poésie à apprendre".

Alors que ce qu'il doit apprendre est "un poème".

  • "LA poésie" est en effet un genre littéraire (comme le roman ou le théâtre) désignant notamment l'art de manier les vers et les rimes afin de composer des poèmes.
  • tandis que "Un poème" est une oeuvre littéraire ; un texte relevant de la poésie, en vers ou en prose rythmée.

À l'instar du "Phonème" pour la "Phonétique" ou du "Graphème" pour la "Graphie".

Source : fr.quora.com

"Avoir l'estomac dans les talons", "Avoir l'estomac qui crie famine", "Avoir l'estomac vide" et "Avoir le ventre creux".

Ces différentes expressions du registre familier en forme d'idiotisme corporel signifient toutes quatre : être à jeun, ne rien avoir mangé depuis longtemps et donc - indirectement - avoir très faim, être affamé.

Et les deux premières ("Avoir l'estomac dans les talons" ainsi que "Avoir l'estomac  qui crie famine") s'utilisent au sens figuré.

On dit également : "Avoir une faim de loup".