"Le postier breton".

Un postier breton

Cette curieuse locution nominale masculine désigne l'un des deux types (avec le trait breton) d'une race de chevaux de trait originaire de Bretagne.

Il s'agit à l'origine d'un cheval de poste utilisé aussi bien pour l'attelage que pour les travaux des champs.

Issu de robustes petits chevaux locaux, son élevage s'organise dès la fin du XVIIe siècle sous l'influence de très nombreux croisements.

Très massif et musclé, il présente souvent une robe alezane, et malgré sa taille modeste, déploie un trot efficace et une grande puissance au travail.

Apprécié des militaires comme des paysans pour sa capacité de traction et sa polyvalence, ce cheval connaît un grand succès à l'arrivée du XXe siècle. Il quitte par trains et bateaux entiers sa Bretagne natale depuis Landivisiau (29) et sert d'améliorateur pour d'autres races de chevaux de trait.

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Oui, le vêlage c'est quand les animaux mettent bas" !

La journaliste française Ruth Elkrief

Comme a pu le déclarer, le 4 octobre 2021, la journaliste politique française Ruth Elkrief, dans son émission "Ruth Elkrief 2022", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Oui, le vêlage c'est quand les VACHES mettent bas" !

Sinon, on parle de "parturition" ou de "mise bas".

"Un coryphée".

Ce superbe substantif masculin nous vient du grec ancien "koruphé" ("sommet de la tête").

Et il désigne :

  • au sens propre :
    • dans la tragédie et la comédie grecque antiques : un chef de choeur.

Le coryphée se situe le plus souvent au milieu de la scène, et est chargé de guider le choeur auquel il répond, dont il répète les propos ou qu'il questionne. Il prend parfois la parole au nom du choeur et se trouve être le seul à dialoguer avec le personnage en scène.

Comme tout acteur dans la Grèce antique, le coryphée est un homme (éventuellement déguisé en femme), un citoyen (éventuellement déguisé en barbare), qui porte masque et costume

    • dans le théâtre et l'opéra : un chanteur faisant partie du choeur, et s'en détachant pour s'adresser au public ou aux personnages en un solo plus ou moins développé, avant de rentrer dans le rang,
    • dans le ballet classique : un danseur auquel on confie parfois un court rôle de soliste,
    • dans la danse : un danseur ayant atteint le 4e échelon de la hiérarchie, après avoir été quadrille,
  • et, par extension, dans le registre soutenu : celui qui tient le premier rang ; un chef.

On dit par exemple : "La foule est souvent dans l'attente d'un coryphée, dont elle pourra admirer la admirer la fougue et la vaillance".

Sources : Le Robert et wikipedia.org

"Fumer comme un pompier".

"Fumer comme un pompier"

Cette locution verbale en forme d'idiotisme signifie tout simplement, au sens figuré : fumer énormément, avoir une consommation de tabac excessive.

Elle fait référence au temps où les pompiers où les pompiers portaient des vestes en cuir enduites de graisse qui, sous l'effet de la chaleur, produisait une fumée qui semblait s'échapper de leur corps.

"Fumer comme un pompier"

Source : www.pompiersparis.fr

On ne dit pas : "Dans laquelle Michel Platini fait partie" !

Le journaliste sportif franco-algérien Messaoud Benterki

Comme a pu le déclarer, le 9 octobre 2021, le journaliste sportif français Messaoud Benterki, dans l’émission vespérale "L’Équipe du soir", qu'il présentait ce soir-là sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais à tout le moins : "DONT Michel Platini fait partie" !

Et idéalement : "À LAQUELLE APPARTIENT Michel Platini" !

"À la maison".

Cette locution adjectivale en forme d'idiotisme architectural relève du langage courant.

Et elle est fréquemment utilisée - même si l'on n'habite pas une  "maison", mais un appartement - pour dire : chez soi.

Et donc, selon le contexte : chez elle(s), chez eux, chez lui, chez moi, chez nous, chez toi, chez vous.

On dit par exemple :

  • "Ma tante" a la chance d'avoir une cuisinière à la maison",
  • "Mes cousines deviennent folles quand leur grand-mère vient les garder à la maison pendant les vacances",
  • "Je vais appelez mes voisins pour savoir s'ils sont à la maison et peuvent jeter un oeil sur mon balcon pour s'assurer que l'orage n'a pas causé trop de dégâts",
  • "Si mon copain est à la maison, je passerai lui rendre sa console de jeu",
  • "À la maison je suis toujours pieds nus",

Une jeune femme marchand pieds nus chez elle

  • "Nous invitons souvent des amis à la maison",
  • "Tu es à la maison : je peux venir te voir ?",

Un adolescent, allongé sur un canapé en cuir, écoutant son téléphone portable

  • ou : "Passez-nous un coup de fil quand vous serez à la maison".

On ne dit pas : "J'ai été moi-même au Luxembourg" ni "C'est les lois mises en place par Darmanin" !

L'homme politique français Fabien Roussel

Comme a lamentablement pu le déclarer, le 4 octobre 2021, le secrétaire national du PCF (Parti Communiste Français) Fabien Roussel.

Mais :

  • "JE SUIS ALLLÉ au Luxembourg",
  • et "CE SONT les lois mises en place par Darmanin" !

Parce ce que, selon moi, un responsable politique de ce niveau ne peut pas commettre de telles fautes de grammaire dans un discours préparé de longue date, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

Pourquoi dire : "Un trek", "Le trekking" et "Un trekker" ou "Un trekkeur" ?

Des adeptes de la randonnée d'aventure

Et pas, en français : "Une randonnée d'aventure", "La randonnée d'aventure" et "Un randonneur d'aventure" !

Ces différents substantifs anglais concerne en effet un type de randonnée pédestre d'assez longue durée, ponctuée de bivouacs, dans des régions montagneuses ou dans des zones sauvages ou difficiles d'accès.

Des adeptes de la randonnée d'aventure

Source : wiktionary.org et Le Robert

"On n'écrit pas : "Têter" ni "La têtée" ou "Une têtée" !

Un bébé durant la tétée

Mais : "TÉter" et "La tÉtée" ou "Une tÉtée" !

Avec un accent grave sur le "e" ("è") et non un accent circonflexe ("ê"), puisque ce verbe comme ce substantif féminin n'ont strictement rien à voir avec le substantif féminin "Tête".

  • "TÉter" signifie : boire (le lait) par succion répétée sur le sein, la mamelle, ou - par analogie - sur une tétine.
  • et "La tétée" ou "Une tétée" : l'action pour un bébé humain ou un petit d'animal de téter le sein de sa mère ou d'une nourrice.

 

On ne dit pas : "Nous avons fait un processus démocratique difficile qui est une primaire !

L'homme politique français David Belliard

Comme a pu le déclarer, le 4 octobre 2021, l'homme politique français David Belliard, dans l'émission "Ruth Elkrief 2022", sur la chaîne de télévision française d'information en continu LCI.

Mais : "Nous avons RECOURU À CE processus démocratique difficile QU'est une primaire" !

"Entretenir quelqu'un".

Cette locution verbale polysémique peut avoir, selon le contexte et le niveau de langue, des significations fort différentes :

  • dans le langage courant : prendre à sa charge les besoins matériels d'une personne,

On dit par exemple : "Tout le monde sait que M. le Maire entretient une jeune femme aux formes avantageuses, qu'il loge en plein centre-ville".

  • et dans le registre soutenu : parler avec quelqu'un, discuter, échanger des points de vue.

On dit par exemple : "Entretenir mon beau-père d'un tel sujet actuellement est assez délicat, car j'ai embouti la calandre de sa limousine de 1965 la semaine dernière".

Sources : www.linternaute.fr et www.larousse.fr