"En fait".

Cette locution adverbiale signifie : réellement, vraiment ; contrairement aux apparences.

On dit ainsi :

  • "Il est en fait très costaud",
  • "C'est une ville en fait assez pauvre",
  • ou : "Ils sont en fait peu favorables au changement";

Mais il devient souvent un véritable tic de langage, servant essentiellement à ponctuer  des propos d'une assez grande indigence.

Source : www.lefigaro.fr

"Avoir une confiance aveugle" ou "Avoir une foi aveugle" en quelqu'un.

Ces deux expressions signifient : s'en remettre totalement à quelqu'un, lui faire totalement confiance.

On dit par exemple : "Il avait une confiance aveugle dans son oncologue... avant que le cancer ne l'emporte".

Ou : "Avoir une foi aveugle en qui que ce soit me semble parfaitement personnellement parfaitement impossible".

"Loin des yeux, loin du coeur".

Cette expression proverbiale en forme d'idiotisme corporel s'utilise pour rappeler que l’éloignement de deux personnes ou l'absence de l'une d'elles distend le lien affectif et affaiblit l’affection qu’elles se portent mutuellement.

On dit par exemple : "Je sais bien qu'elle m'a promis de m'écrire, mais loin des yeux, loin du coeur...".

On ignore souvent qu'il s'agit d'une citation du pète latin Properce, extraite de l'élégie 21 de son Livre III (vers 23 av. J.-C.).

Sources : www.mon-poeme.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Un coeur à prendre" et "Prendre à coeur", "Avoir à coeur" et "Tenir à coeur".

Ces deux locutions du langage courant en forme d'idiotismes corporels signifient respectivement :

  • "Un coeur à prendre" : une personne libre de toute liaison amoureuse.

On dit par exemple : "À 31 ans passés, la princesse est toujours un coeur à prendre".

  • et "Prendre à coeur", "Avoir à coeur" et "Tenir à coeur" : s'affecter de quelque chose, y attacher une grande importance, y être très sensible.

On dit par exemple :

    • "Je prend à coeur de citer mes sources",
    • "J'ai à coeur de répondre le plus rapidement possible aux lecteurs J'aime les mots qui commentent mes articles",
    • et : "Ne pas utiliser d'anglicismes me tient particulièrement à coeur".

Sources : www.cnrtl.fr, wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Cinq sur cinq", "5/5", "5X5" ou "Fort et clair".

Ces différentes formules et abréviations s'utilisent afin de signifier qu'un message a été parfaitement compris par le destinataire.

En vocabulaire radio professionnel, cette expression décrit une qualité de communication la plus élevée possible, c'est-à-dire un rapport signal-bruit maximal.

L'origine de l'expression vient de la codification des communications militaires qui dans de nombreux pays (en particulier ceux membres de l'OTAN) utilisent deux échelles numériques pour évaluer la qualité d'une communication : la première pour la force du signal reçu ("Fort") et la seconde pour la clarté du signal reçu ("Clair") ; chacune allant de un à cinq.

"Cinq sur cinq", parfois transcrit "5/5" ou "5x5", correspond donc à un niveau maximal sur chacune des deux échelles, tant en intensité qu'en clarté.

Mais la formule "Cinq sur cinq" s'utilise dans le langage courant, lorsque l'on dit par exemple : "Le message a bien sûr été reçu cinq sur cinq par le président".

Source : wikipedia.org

On ne dit pas : "Tous les X possibles et inimaginables" ni "Toutes les X possibles et inimaginables" !

Mais : "Tous les X possibles et IMAGINABLES" et "Toutes les X possibles et IMAGINABLES" !

Je suis véritablement consterné d'entendre cette formule aussi fréquemment mal utilisée.

On dit par exemple : "Il a du se débrouiller par tous les moyens possibles et imaginables".

Ou : "Ma mère possède une collection de chouettes fabriquées dans toutes les matières possibles et imaginables".

Ce solécisme consistant à utiliser l'adjectif "inimaginable" en lieu et place de "imaginable" est malheureusement révélateur de ce que de plus en plus de français ne comprennent souvent rien à ce qu'ils disent !

"Une personne d'origine subsaharienne".

Vous vous interrogez à propos de cette étrange locution nominale ?

Allons, allons, voyons !

Merveille de la novlangue, cette formule absconse, que je commence à entendre, désigne tout simplement... un habitant des régions situées au Sud du Sahara.

Autrement dit : celui que le vil raciste négrophobe que vous êtes peut-être se permet encore d'appeler... un africain de couleur noire ou - par ellipse péjorative - un noir !

"Entre-temps".

Ce mot du langage courant peut être, selon le contexte :

  • soit un adjectif signifiant : dans l'intervalle, dans cet intervalle de temps.

On dit par exemple : "Tu n'as qu'à aller chercher ta fille à l'école ; entre-temps je finirai de tondre la pelouse".

  • soit un substantif masculin désignant ledit intervalle de temps.

On dit par exemple : "Ma fille a été malade trois jours mais nous ne sommes pas parvenu à finir de monter son bureau suédois SKÜNGRAD et son lit GRÖNSKIJ dans cet entre-temps, car nous n'étions que deux".

Source : www.larousse.fr

"Mettre bas".

Cette locution verbale du langage courant signifie, selon le contexte :

  • Donner naissance à un ou plusieurs petits, "accoucher" pour un animal, plus particulièrement pour les mammifères.

On dit par exemple : "Ma chienne a mis bas cette nuit quatre jolis chiots".

  • Diminuer, abaisser, arrêter.

On dit par exemple : "Arrivé en vue du port, le navire ennemi a mis bas ses feux".

  • perdre ses bois, en parlant d’un cerf.

On dit par exemple : "Les biches savent qu'avant de mettre bas ce ce grand solitaire possédait les beaux bois de la forêt";

  • pour les habitants de l'Île Maurice : mettre ses bas.

On dit par exemple : "Ma femme est presque prête : elle n'a plus qu'à mettre bas et ses chaussures".

Source : wikipedia.org

 

"Un effet de commerce".

Il s'agit du véritable nom de ce qui est communément appelé "Une traite".

Il s'agit d'un moyen de paiement propre aux entreprises, non rattaché à un organisme bancaire. Ce titre négociable constate, au profit du porteur, une créance de somme d'argent, et sert à son paiement.

Il peut revêtir la forme d'une lettre de change ou d'un billet à ordre.

Échangeable, il permet notamment de faire circuler les créances d'un créancier à un autre.

L'effet de commerce implique la présence de trois acteurs :

  • un "tireur" (celui qui l'émet),
  • un "tiré" (celui qui reçoit l'ordre de payer),
  • et un "porteur" (celui qui en bénéficie).

Concrètement, il est émis par le tireur afin d'ordonner au tiré (son débiteur) un règlement à échéance au profit du porteur. Bien que l'effet de commerce ne soit pas rattaché à un établissement bancaire, une banque peut le racheter au porteur. Elle devient alors l'unique créancière du tiré et se rémunère par l'intermédiaire de commissions et/ou d'agios.

Source : www.journaldunet.fr

"Un concours de circonstances".

Cette locution nominale qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers désigne une rencontre fortuite de différents événements, une simultanéité d'événements, un ensemble de circonstances qui, ensemble, contribuent de façon non planifiée à quelque chose.

On dit par exemple : "Par un heureux concours de circonstances, il se trouve que je me trouvais ce jour là en compagnie d'un ami médecin".

Sources : dictionnaire.sensagent.leparisien.fr, www.larousse.fr et wiktionary.org