Cette étrange formule signifie, au sens figuré, dans le registre familier, pour nos amis québecois : avoir l'esprit lent, manquer de vivacité d'esprit, ne pas comprendre vite ; être très bête, être complètement idiot.
Mille et une façons de dire « Être idiot » ou « Un idiot ».
La langue française est étonnamment riche pour qui veut remettre en cause l’intelligence de son interlocuteur sans se contenter de le traiter d »idiot ».
Vous allez pouvoir le constater à la lecture de cette collection, au sein de laquelle j’ai réuni l’ensemble de mes articles consacrés à ce sujet.
Nombre total d’articles prévus dans cette collection : 29
"Avoir la comprenette difficile", "Être long à la comprenette", "Comprendre vite mais falloir expliquer longtemps", "Être long à la détente" ou "Ne pas être rapide à la détente" !
J'aime beaucoup ces cinq expressions du registre familier qui signifient toutes : avoir l'esprit lent, tarder à comprendre les choses, ne pas être très vif d'esprit.
Et donc, souvent, par sous-entendu : être un peu bête.
On dit par exemple :
- "Fernand est bien brave, mais il a la comprenette difficile",
- "Les gens du coin sont longs à la comprenette",
- "Tu sais, je comprends vite mais il faut m'expliquer longtemps",
- "Mes voisins ont été longs à la détente : cinq ans avant de comprendre que leur fils préférait les garçons",
- ou : "Mon grand-père n'est pas rapide à la détente, je dois lui expliquer les choses lentement".
"Un chnoque", "Un schnock" ou "Un schnoque" et "Un vieux chnoque", "Un vieux schnock" ou "Un vieux schnoque".
Ce mot du registre argotique à l'orthographe variable désigne, de façon méprisante :
- "Un chnoque", "Un schnock" ou "Un schnoque" : un individu d'un certain âge que l'on juge archaïque, dépassé et considère comme un imbécile.
On dit par exemple : "Elle vit avec un chnoque de cinquante piges".
Ou : "Mon patron n'y comprend rien : c'est un schnoque".
- et "Un vieux chnoque", "Un vieux schnock" ou "Un vieux schnoque" : une personne gâteuse, sénile.
On dit par exemple : "Qu'il crève ce vieux chnoque !".
Voir également mon article consacré à "Du chnoque", "Du schnock" ou "Du schnoque".
Source : www.larousse.fr
"Ne pas avoir une once d'intelligence".
J'aime beaucoup cette expression du registre soutenu qui constitue une manière très élégante de dire qu'une personne ne dispose que d'une très intelligence très limitée. Autrement dit : qu'elle est parfaitement idiote !
Pour ne rien vous cacher, cette formule fait d'ailleurs partie de mes façons préférées de dire "Être idiot".
Pour le lecteur que cela intéresse, il convient de savoir que le mot "Once" est un mot polysémique, qui possède de nombreuses autres significations.
"Quand les cons voleront tu seras chef d'escadrille" ou "Quand les andouilles voleront tu seras chef d'escadrille"..
J'aime beaucoup ces expressions du registre argotique qui signifient naturellement "être idiot".
- Beaucoup de gens sont persuadés que la première de ces deux formules - "Quand les cons voleront tu seras chef d'escadrille" - est une réplique écrite par Michel Audiard pour Jean Gabin, dans l'excellent film de Georges Lautner de 1968 "Le pacha".
Mais ce n'est absolument pas le cas, la réplique en question étant "Je pense que quand on mettra les cons sur orbite t'as pas fini de tourner", ainsi qu'en atteste l'extrait vidéo du film.
- La seconde, en revanche, - "Quand les andouilles voleront tu seras chef d'escadrille" - est extraite des paroles d'une chanson française à succès des années 1930 de celui que l'on appelait alors "L'amuseur public numéro un", Georgius :
"Quand les andouilles voleront, tu seras chef d'escadrille
Quand elles auront des éperons, tu seras chef d'escadron."
Gageons, comme le l'a fort justement fait remarquer un lecteur, que Michel Audiard avait évidemment moult fois entendu et apprécié cette formule qu'il avait habilement recyclée pour les dialogues du "Pacha".
Sur ce même thème, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles "Mille et une façons de dire Être idiot ou Un idiot" et, en particulier, mon article sur mes façons préférées de dire "Être idiot".
"Ne pas être très finaud", "Ne pas être bien malin" ou "Ne pas être très malin".
Ces trois expressions du registre familier signifient que quelqu'un n'est pas très futé, pas très intelligent, pour ne pas dire... complètement idiot.
Sur ce même thème, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles "Mille et une façons de dire Être idiot ou Un idiot" et, en particulier, mon article sur mes façons préférées de dire "Être idiot".
"Avoir une maladie des boyaux de la tête" et "Être analphabète comme ses pieds".
J'adore ces deux formules drolatiques du regretté Coluche, qui signifient naturellement toutes deux "Être idiot".
Relevant du registre familier, elles datent de 1977 et de son célèbre sketch "Le clochard analphabète".
Sur ce même thème, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles "Mille et une façons de dire Être idiot ou Un idiot" et, en particulier, mon article sur mes façons préférées de dire "Être idiot".
"Une andouille".
Ce substantif féminin désigne :
- au sens propre : un produit de charcuterie cuite, sorte de grosse "saucisse", emballé en boyaux et constitué principalement d'éléments du tube digestif des animaux de boucherie et spécialement du porc.
La plupart des andouilles sont ainsi constituées d'un boyau de porc rempli de tripes, de chair et de lard de ce même animal, hachés et assaisonnés.
- et au sens figuré, dans le registre populaire, : une personne idiote et maladroite ; un sot, un idiot.
On parle également de "dépendeur d'andouilles" ou de "grand dépendeur d'andouilles".
Sur ce même thème, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles "Mille et une façons de dire Être idiot ou Un idiot" et, en particulier, mon article sur mes façons préférées de dire "Être idiot".
Source : www.cnrtl.fr, www.larousse.fre et wiktionary.org
"Un dépendeur d'andouilles" ou "Un grand dépendeur d'andouilles".
J'adore ces deux locutions nominales s'utilisant au sens figuré, dans le registre familier et le registre désuet, pour désigner une personne dont la seule qualité est d’être assez grande pour décrocher ou "dépendre" les andouilles.
Autrement dit : une personne qui ne brille pas particulièrement par ses qualités intellectuelles.
Sur ce même thème, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles "Mille et une façons de dire Être idiot ou Un idiot" et, en particulier, mon article sur mes façons préférées de dire "Être idiot".
Source : wiktionary.org
"Je pense que quand on mettra les cons sur orbite t'as pas fini de tourner !"
- Cette extraordinaire façon de traiter quelqu'un d'idiot est utilisée par le commissaire Louis Joss dit "Le pacha" (Jean Gabin) à l'adresse de son copain d'enfance, l'inspecteur Albert Gouvion (Robert Dalban) dans le film franco-italien "Le pacha", réalisé en 1968 par Georges Lautner, d'après le roman "Pouce !", écrit en 1967 par Jean Delion.
Elle est aujourd'hui entrée dans le langage courant et c'est naturellement au génial dialoguiste français Michel Audiard que nous la devons.
- Beaucoup de gens croient que la phrase d'origine était "Quand les cons voleront tu seras chef d'escadrille", mais ce n'est pas le cas, comme vous le prouve la vidéo.
Cette autre formule existe néanmoins tout à fait et a très vraisemblablement inspiré Audiard.
"Ne pas avoir inventé la poudre", "Ne pas avoir inventé le fil à couper le beurre" ou "Ne pas avoir inventé la machine à courber les bananes".
J'aime beaucoup ces trois expressions très imagées du registre familier qui signifient naturellement "ne pas être très malin, ne pas briller par son intellignence".
Elles s'utilisent, de manière générale, pour qualifier une personne peu intelligente, simple d'esprit, sotte, dont on dira de manière ironique : "Il n'a pas inventé la poudre", "Il n'a pas inventé le fil à couper le beurre" ou "Il n'a pas inventé la machine à courber les bananes"...
Sur ce même thème, je vous recommande la lecture de ma collection d'articles "Mille et une façons de dire Être idiot ou Un idiot" et, en particulier, mon article sur mes façons préférées de dire "Être idiot".
"Un âne bâté".
Cette locution nominale du langage courant désigne :
- au sens propre : un âne équipé d'un "bât", c'est à dire une selle pour les bêtes de somme sur laquelle on place leur charge.
En veillant naturellement à ce qu'il ne les blesse pas ! ("D'où la célèbre expression "Là où le bât blesse" ou "C'est là que le bât blesse").
- et au sens figuré, un ignorant, un imbécile.

