Ne dites pas : "Je l'ai envoyé péter !", "Je l'ai envoyé bouler !", "Je l'ai envoyé chier" ou "Je l'ai envoyé se faire foutre !" !

Ces quatre locutions relèvent du registre argotique et peuvent être bien avantageusement remplacées.

En disant par exemple : "Je l'ai rembarré !" ou "Je l'ai envoyé promener" (registre familier).

On encore : "Je l'ai expédié sur les roses" (langage courant).

Voire "Je l'ai rabroué !" (registre soutenu).

"Avoir le chichi fada".

"Avoir le chichi fada", c'est à dire : ne pas avoir d'érection, pour les Marseillais

Cette jolie expression typiquement marseillaise appartient au registre familier et signifie : ne pas parvenir à être en érection (registre soutenu) !

Et donc, dans le registre argotique : ne pas bander.

Source : wiktionary.org

"À l'instar de".

Cette locution du registre soutenu signifie "Comme",  "Tout comme", "À la manière de", "À l'exemple de", "De la même manière que" ou "Pareillement à".

On dit par exemple : "À l'instar de Napoléon, Adolf Hitler a échoué à conquérir la Russie".

"Sans parcimonie".

Cette jolie locution du registre soutenu signifie "Avec prodigalité".

Voir aussi mon article "Avec parcimonie".

"Tendre le dos" ou "Tendre l'échine".

Ces deux expressions - qui relèvent du langage courant pour la première et du registre soutenu pour la seconde - signifient s'inquiéter sur son devenir, s'attendre à devoir supporter les lourdes conséquences d'une situation néfaste.

Elles s'utilisent au sens figuré pour signifier, de la part d'une personne en situation délicate, qu'elle se sent piégé par une situation à laquelle elle ne peut rien. Car c'est seulement dos tendu que le corps humain est éventuellement apte à supporter un poids très important.

Source : www.linternaute.fr

"Une bévue".

"Gaffes, bévues et boulettes", le onzième album de la série "Gaston Lagaffe", paru en 1973.

J'adore ce petit mot du registre soutenu, qui désigne une méprise, une erreur grossière due à l'ignorance ou à l'inadvertance.

C'est grâce au génial dessinateur et scénariste belge André Franquin, le père du "Marsupilami" et de "Gaston Lagaffe", que j'ai découvert ce mot en 1973, à la sortie de "Gaffes, bévues et boulettes", le onzième album du célèbre garçon de bureau du journal "Spirou".

 

 

On n'écrit pas : "Mal aisé" !

Mais : "Malaisé" !

Cet adjectif du registre soutenu et du registre désuet signifie, rappelons-le, selon le contexte :

  • qui n'est pas dans l'aisance, qui est peu fortuné ("une population malaisée"),
  • qui est difficile, peu commode ("un visage malaisé"),
  • où l'on ne peut passer sans peine, qui présente des obstacles ("un accès malaisé"),
  • qui n'est pas aisé, ne se fait qu'avec peine, exige des efforts ("une tâche malaisée"),
  • ou, enfin, qui manque d'aisance, de facilité naturelle ("une démarche malaisée").

Solution : www.cnrtl.fr

"La sagacité".

J'utilise régulièrement ce joli mot du registre soutenu, qui caractérise la finesse et la vivacité d’esprit, ainsi qu'une grande capacité de discernement, beaucoup de lucidité et de perspicacité.

"Un succédané".

J'aime beaucoup ce joli mot du registre soutenu qui désigne :

  • au sens propre, un médicament que l'on peut substituer à un autre ; un médicament générique.
  • par extension, tout produit qui, sans être de même nature, peut en remplacer un autre ; un produit de remplacement, un "Ersatz".

On dit par exemple "Un succédané de café".

  • et, de manière péjorative, une chose ou une personne moins valables que celles dont elles assurent le rôle, la fonction.

On dit par exemple : "Un succédané de directeur" ou "Un succédané de grande marque".

"Une vétille".

J'aime beaucoup ce mot du registre soutenu, qui désigne une chose insignifiante, qui ne mérite pas qu'on s'y arrête, une considération, une préoccupation, un fait ou un événement de peu d'importance.

On dit par exemple : "Perdre son temps à des vétilles" ou "Ne pas se formaliser pour de simples vétilles".

Source : www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"Lors même que".

J'aime bien cette locution du registre soutenu qui signifie "Quand bien même" ou "Même dans le cas où".

On dit par exemple : "Je souhaite offrir dans J'aime les mots une originalité de ton et une variété de contenu importante, lors même que cela ne constitue pas forcément la façon la plus simple de conquérir rapidement un important lectorat".

Source : wiktionary.org

"Pusillanime" et "La pusillanimité".

Ces deux très jolis mots du registre soutenu signifient :

  • Être timide, craindre le risque, les responsabilités, manquer d'audace, de courage, de fermeté.
  • Couardise, faiblesse, indécision, lâcheté, pleutrerie, timidité.

Source : www.cnrtl.fr