17 façons de dire "Les jambes".

De nombreuses jambes de femmes

Dans le registre argotique nous trouvons "Les cannes", "Les cliques", "Les crayons", "Les flûtes", "Les guiboles" (ou "Les guibolles")  "Les pattes" et "Les quilles".

On dit également "Les poteaux" pour qualifier des jambes épaisses.

"Les fumerons","Les pinceaux" et "Les ripatons" appartiennent au registre populaire.

"Les compas", "Les échasses" et "Les gigues" relèvent du registre familier et désignent des jambes longues et plutôt maigres.

Dans ce même registre, nous trouvons encore "Les gambettes", chères à Mistinguett.

Ainsi que "Les gambilles", qui correspondent à de petites jambes.

Enfin, "Les membres inférieurs" appartiennent au registre soutenu.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "les pieds".

En effet, "Les fumerons", "Les pattes", "Les pinceaux" et "Les ripatons" désignent tout aussi bien, selon le contexte, les jambes que les pieds.

On ne dit pas : "J'ch'ais pas si vous savez c'est quoi" !

Comme je l'entends hélas dire de plus en plus souvent...

Mais : "JE NE Sais pas si vous savez CE QUE C'EST" ! (langage courant)

Voire, idéalement, : "J'IGNORE si vous savez CE DONT IL S'AGIT" ! (registre soutenu)

"Trouver grâce auprès de quelqu'un", "Trouver grâce devant quelqu'un" ou "Trouver grâce aux yeux de quelqu'un".

Ces trois expressions du registre soutenu signifient toutes "Obtenir son indulgence, son pardon ; lui agréer, lui plaire".

On dit par exemple : "Mon père m'a très longtemps dénigré : rien de ce que je pouvais dire ou faire ne trouvait grâce à ses yeux".

Source : www.larousse.fr

"L'acrimonie".

J'aime bien ce joli mot du registre soutenu désignant : l'aigreur, l'amertume, la hargne, la mauvaise humeur agressive, s'exprimant par des propos acerbes ou hargneux.

On dit par exemple :

  • "Je déteste l'acrimonie de cet individu qui ne sait faire que critiquer, dénigrer ou médire ; rien ne trouve grâce à ses yeux".
  • "Les députés de l'opposition ont combattu de ce projet de loi avec acrimonie".

"Que me chantez-vous là ?" ou "Qu'est-ce que tu me chantes là ?".

J'aime beaucoup cette expression qui signifie, selon le niveau de langue, :

  • "Que me chantez-vous là ?" (registre soutenu) : "Que me racontez-vous là ?",
  • "Qu'est-ce que tu me chantes là ?" (langage courant) : "Qu'est-ce que tu me racontes là ?".

"Autant que faire se peut", "Autant que faire se pourra" ou "Autant que faire se pouvait".

J'aime beaucoup cette jolie locution adverbiale du registre soutenu qui signifie, selon le contexte :

  • en faisant tout ce qui est/sera/était possible ; tout ce qui est/sera/était en son pouvoir.

Qu'il s'agisse d'atteindre un but, un objectif ; ou de s’en approcher.

Autrement dit : autant que possible, autant que cela peut se faire ; dans la mesure du possible, 

On dit par exemple : "J'aimerai - autant que faire se peut - que ton cousin ne se coupe plus les ongles de pied à table durant le petit-déjeuner".

Ou : "Autant que faire se pourra, mon fils, je souhaiterais vivement ne plus avoir à aller chercher mon véhicule à la fourrière après te l'avoir prêté !".

  • ou : à l'envi, à qui mieux-mieux.

On dit par exemple : "J'exècre la façon dont la plupart des gens - journalistes et les hommes politiques y compris - se laissent aller à employer, autant que faire se peut, des mots ou locutions anglophones, dans le seul but de faire comme tout le monde".

Sources : wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr

"Si tant est que".

J'aime beaucoup cette locution du registre soutenu qui signifie "À supposer que", "Dans la mesure où", "En admettant que" ou "S'il est vrai que".

Elle se prononce impérativement en effectuant la liaison entre "tant" et "est" : si-tante-è-ke.

Et on dit par exemple : "Si tant est que cela t'intéresse, je peux te prêter des livres de cet auteur".

Ou : "Je te présenterai mon frère si tant est que tu veuilles le connaître".

"Dès lors".

J'aime bien cet adverbe du registre soutenu qui signifie, selon le contexte :

  • À partir de ce moment là, à compter de ce moment là, aussitôt.

On dit par exemple : "Je n'ai plus d'automobile. Dès lors, l'augmentation du prix du carburant ne me préoccupe guère".

  • En conséquence, par conséquent, conséquemment, donc.

On dit par exemple : "Mon voisin souhaite vendre le terrain qui jouxte le mien. Dès lors, j'envisage de l'acheter afin d'étendre ma propriété".

"Explicitement".

J'aime bien cet adjectif et cet adverbe du registre soutenu, qui signifient respectivement :

  • "Explicite" : Clair(e), formel(le).

On dit par exemple : "J'ai laissé des consignes explicites à mon personnel".

Ou : "Les annotations des professeurs de mon fils sont explicites : c'est un cancre".

  • "Explicitement" : Clairement, d'une manière explicite, formelle, qui ne laisse aucun doute ni ambiguïté.

On dit par exemple : "Il y a tout un électorat catholique qui a explicitement voté pour Emmanuel Macron".

Ou : "J'ai explicitement signifié à mon voisin mon intention de porter plainte".

 

"À l'orée".

Ce très joli mot féminin signifie :

  • au sens propre : "au bord" ou "à la lisière".

Il s'utilise généralement en matière de lieux.

On dit par exemple : "À l'orée de la forêt" ou "À l'orée de la ville".

Mais le mot "orée" permet également - à mon sens - d'avantageuses et poétiques descriptions du corps humain : "À l'orée de ses cheveux" ou "À l'orée de ses seins".

  • au sens figuré, dans le registre soutenu, : "le commencement" ou "le début", lorsque l'on parle d'une période.

On dit par exemple : "À l'orée du siècle" ou "À l'orée de ma carrière".