On ne dit pas : "Quelle heure qu'il est ?" !

Mais : "Quelle heure est-il ?". (langage courant)

Ou : "Auriez-vous l'heure, s'il vous plaît ?". (registre soutenu)

Voire, s'il vous est vraiment nécessaire de ramper devant votre interlocuteur : "Auriez-vous, je vous prie, l'amabilité de bien vouloir consentir à me donner l'heure ?".

On ne dit pas : "J'vais lui péter l'pif à c'gros con !" ni "J'vais lui défoncer l'tarin à c'gros naze" !

Mais plutôt : "Je vais lui casser le nez à cet imbécile !" (langage courant)

Voire : "Je me fais fort d'endommager l'appendice nasal de ce malotru !" (registre soutenu)

"Suranné" ou "Surannée".

Cet adjectif signifie :

  • au sens propre, en droit, autrefois : ayant dépassé la date d'expiration, n'étant plus valide.

On dit par exemple : "Le passeport de ce passager est suranné" ou "Il s'agit d'une concession surannée".

  • et au sens figuré, dans le registre soutenu : ayant cessé(e) d'être en usage, tombé(e) en désuétude, datant d'une époque révolue, se rattachant à un passé lointain.

On dit par exemple : "J'adore employer des expressions délicieusement surannées ; ce que je fais régulièrement dans J'aime les mots".

Sources : www.larousse.fr et wiktionary.org

30 façons de dire "Dormir".

Jeune femme endormie
  • Le registre argotique nous propose les verbes "Écraser", "Pioncer" et "Roupiller".

Ainsi que le verbe "Ronquer", qui est utilisé en Occitanie et par les Gadz'Arts.

Et la locution verbale en forme de gémination "Faire dodo" - ainsi que ses variantes "Faire un bon dodo", "Faire un gros dodo" ou "Faire un petit dodo" - appartient au langage enfantin.

Les locutions "Piquer un roupillon" ou "Piquer un somme" relèvent du registre familier ; et "Faire la sieste" (ou "Faire une sieste"), "Faire un sieston" et "Faire un somme", du langage courant.

Quant au registre soutenu, il nous offre une superbe expression héritée de la mythologie grecque, avec "Être dans les bras de Morphée".

  • Le verbe "Ronfler" (langage courant) sous-entend naturellement que l'on dort.
  • La locution "Fermer l'oeil" (langage courant) s'emploie surtout au sens négatif, afin d'expliquer, de manière imagée, que l'on n'a pas dormi ("Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit").
  • Les verbes "Dormailler" (registre familier, peu usité), "Sommeiller" (registre désuet) ou "Somnoler" (langage courant) désignent un sommeil de piètre qualité.
  • Tandis que les locutions verbales "Être assoupi" et "Se reposer les yeux" évoquent un demi-sommeil.
  • On dispose également de nombreuses formules pour évoquer un sommeil profond et tranquille :

Le registre familier nous offre ainsi deux charmants idiotismes animaliers : "Dormir comme un loir" et "Dormir comme une marmotte".

"Dormir sur ses deux oreilles", "Dormir tranquille", "Dormir comme un ange", "Dormir comme un bébé", "Dormir comme un bienheureux" et "Dormir comme une souche" relèvent du langage courant, ainsi que "Dormir à poings fermés" ou "Dormir du sommeil du juste".

  • Enfin la locution verbale "Faire de beaux rêves" (langage courant) s'utilise lorsque l'on souhaite à quelqu'un de bien dormir ("Fais de beaux rêves").

"La pugnacité" et "Pugnace"

Ces jolis mots du registre soutenu désignent respectivement :

  • "La pugnacité"  : la combativité, la ténacité.

On dit par exemple : "Cet enquêteur a fait preuve d'une remarquable pugnacité".

  • et "Pugnace" : le fait d'être combatif, tenace.

On dit par exemple : "Pour tenir le coup durant cette épreuve il a vraiment fallu être pugnace"

Source : www.cnrtl.org

On n'écrit pas : "Fréquament" ni "Fréquement" !

Mais : "FréquEMMent" !

Avec un "e" et deux "m".

Et cet adverbe du registre soutenu que j"aime beaucoup se prononce "fré-ka-man".

Ne dites pas : "I' z'ont traité c't'empaffé de fils de pute pasqu'i' s'était gouré et qu'il avait chouravé la tire à m'sieur Paulot." !

Mais au moins : "Ils ont traité ce salaud de fils de pute parce qu'il s'était trompé et avait volé la voiture de monsieur Paul !". (langage courant)

Et, idéalement, : "Ils ont attribué à ce malandrin une ascendance douteuse pour avoir malencontreusement dérobé l'automobile de M. Paul !". (registre soutenu)

 

 

 

"La sérénité".

Ce joli substantif féminin du langage courant désigne :

  • au sens propre, dans le registre désuet et dans le registre soutenu : l'état du temps, du ciel ou de l'air lorsqu'ils sont sereins,

On dit par exemple : "La sérénité du temps nous permet de faire toutes les sorties en mer que nous voulons".

  • et, au sens figuré : la tranquillité, le calme, la confiance, l'absence de trouble ou d’agitation,

On dit par exemple : "Avec des collaborateurs aussi performants, je peux partir en toute sérénité".

  • mais il constitue également, un titre honorifique accordé autrefois à certains souverains ou princes ("Votre sérénité").

Source : wikipedia.org

25 façons de dire "Une fille laide ».

Évidemment, faire dans la dentelle n'est guère d'usage lorsqu'il s'agit de qualifier la laideur d'une femme d'une manière péjorative et la misogynie le dispute souvent à la grossièreté.

Les termes de "Maritorne" ou de "Haridelle" sont aujourd'hui tombés en désuétude et relèvent donc désormais du registre désuet.

Ceux, pourtant corrects de "Laideron" ou "Laideronne" (langage courant), ne sont que rarement employés.

Et, pour élégantes qu'elles soient, on n'entend malheureusement que très rarement les formules "Avoir un physique ingrat" (registre soutenu), "Être peu gâtée par la nature" ou "Ne pas être gâtée pas la nature" (langage courant).

On leur préfère en effet souvent des qualificatifs aussi agréables que "Une fille mal foutue", "Une fille moche", "Une moche", "Une mocheté", "Une grosse dondon", (registre familier), "Un stremon" (registre argotique), "Un tas" (registre argotique) ou "Une grognasse" (registre vulgaire).

Quand on ne fait pas dans l'idiotisme animalier en parlant de "Fille laide comme un pou", de "Guenon", de "Guenuche" (langage courant), de "Grosse vache" ou de "Thon" (registre argotique).

Ainsi que de "Cageot" et de "Gravat" (registre argotique) ou - pour rester dans le domaine de la nourriture - de "Boudin" (registre argotique) et de "Mannequin chez Olida" (registre familier et registre désuet), selon la célèbre formule que les plus anciens se remémoreront certainement.

Enfin, les marseillais utilisent le mot "Un tromblon" pour désigner une femme aux formes peu harmonieuses.

Le surpoids étant malheureusement de nos jours majoritairement associé à la laideur, on peut également consulter l'ensemble des façons non grossières de dire "Une personne en surpoids".

Dites "Fort bien" ou "Fort peu", plutôt que "très bien" ou "très peu".

N'ayez donc pas peur de paraître désuet ou de "faire vieux jeu". La formule "Fort bien" remplace très avantageusement, je vous l'assure, la forme traditionnelle "Très bien" couramment usitée.

Et ce, que cela soit :

  • pour répondre par exemple "Oui, fort bien !" à la question "M'entends-tu correctement ?",
  • pour remercier quelqu'un : "Vous êtes fort aimable !",
  • ou pour décrire une personne : "Ce monsieur me semble fort peu disposé à négocier !".

Au surplus, vous passerez ainsi du langage courant au registre soutenu.