On ne dit pas : "Ça lui aurait pas été" !

Mais :"CELa NE lui aurait pas CONVENU" !

Ou : "CELa NE lui SERAIT pas ALLÉ" ! (registre soutenu)

 

"Un oligophrène".

J'adore utiliser ce mot du registre soutenu qui désigne un faible d'esprit, un débile mental.

"L'alacrité".

J'aime beaucoup ce joli mot du registre soutenu qui désigne, selon le contexte, :

  • un état de vigueur et de vitalité corporelle, souvent mêlé de bonne humeur et d'entrain,
  • ou une vivacité d'esprit s'accompagnant d'une certaine facilité à s'exprimer ou à accomplir un travail avec un zèle empressé.

Source : www.cnrtl.fr

"Un anti" et "Un nanti".

Ces deux locutions nominales homophones ne désignent absolument pas la même chose :

  • un "anti" est quelqu'un qui est contre quelque chose, qui s'y oppose. Son antonyme est un "pro"

On parle par exemple d'un "pro avortement" et d'un anti avortement". Le premier y est favorable et le second opposé.

  • tandis qu'un "nanti" est une personne riche, disposant de moyens financiers, à qui il ne manque rien.

Il s'agit d'un terme appartenant au registre soutenu, qui a souvent une connotation péjorative. Son équivalent dans le registre familier est le mot "richard".

25 façons de dire "Être sourd" ou de reprocher à quelqu'un de ne rien entendre.

"Avoir des problèmes auditifs" ou "Entendre mal"

La langue française nous offre, à travers ses différents niveaux de langue, d'assez nombreuses façons de parler de ce type de problème.

"Avoir des défaillances auditives", "Avoir des difficultés auditives", "Avoir des troubles de l'audition", "Avoir des troubles auditifs", "Avoir une baisse de l'audition", "Avoir une ouïe défaillante", "Être atteint d'hypoacousie", "Être atteint de surdité"" ou "Perdre l'audition" relèvent du registre soutenu.

Le langage courant met à notre disposition les formules "Avoir des problèmes d'audition", "Avoir des problèmes auditifs", "Entendre mal", "Être mal-entendant", "Être sourd", ainsi que "Mal entendre" ou "Ne rien entendre".

Ou, en référence à "Tintin", la célèbre bande dessinée belge d'Hergé : "Tu es pire que le professeur Tournesol" !

"Être dur d'oreille" appartient au registre familier.

Et "Être dur de la feuille", "Être sourd comme un pot", "Être sourdingue" ou "Ne rien esgourder" au registre argotique.

De même que ma formule préférée : "Avoir les portugaises ensablées", qui naturellement interloque souvent mes amis étrangers.

Enfin, après avoir posé un possible diagnostic de type "T'entends rien, ma parole !" ou "T'es sourd ou quoi ?", pourquoi ne pas suggérer un traitement aussi peu invasif que coûteux, tel que : "Les oreilles ça se lave !" (registre familier pour les trois).

"Nonchalamment" ou "Avec nonchalance".

J'aime beaucoup ce mot et cette locution nominale du registre soutenu, qui signifient :

  • sans ardeur, énergie ni zèle.

On dit par exemple "Travailler nonchalamment" ou "Travailler avec nonchalance".

  • sans vivacité, avec une lenteur naturelle ou affectée dans l'attitude.
  • On dit par exemple : "Déambuler nonchalamment" ou "Déambuler avec nonchalance".

Source : www.larousse.fr

"Johannique".

Cet adjectif qualifie ce qui est relatif :

L'apôtre Saint-Jean

  • à l'apôtre Jean.

On parle par exemple d'"Évangile johannique".

Jeanne d'Arc

  • ou à Jeanne d'Arc.

On parle par exemple des "Fêtes johanniques".

"Un hiatus".

Ce mot latin du registre soutenu - qui se prononce "i-a-tus" et non "yatus" - désigne :

  • au sens propre :
    • dans le domaine linguistique, une succession de deux voyelles appartenant à des syllabes différentes :
      • soit à l'intérieur d'un mot.

Par exemple : "AÉrer", "ÉOlienne" ou "rÉUssir".

      • soit à la frontière de deux mots :

Par exemple : "elle A Été" ou "il A Oublié".

    • et, dans le domaine médical, tout orifice anatomique de forme étroite et allongé.
  • et, au sens figuré, :
    • une coupure, une discontinuité, une interruption posant problème,
    • ou une contradiction dans une œuvre, un discours, une suite logique, une suite d'événements.

On dit par exemple : "On constate un hiatus entre les discours tenus et les réalisations concrètes".

Source : www.larousse.fr et wikipedia.org

"Un tintinnabulis".

J'aime beaucoup ce très joli mot du registre soutenu, qui désigne :

  • au sens propre un bruit de clochettes,
  • et, par extension, un bruit composite pouvant se rapprocher de celui de clochettes.

Par exemple celui d'une table roulante pleine de verres, conduite sans ménagement.

"Sur ces entrefaites" ou "Sur cette entrefaite".

J'aime beaucoup cette locution adverbiale du registre soutenu, utilisée principalement au pluriel.

Utilisée le plus souvent dans un récit au passé, elle signifie, selon le contexte :

  • "Juste après".

On dit par exemple : "J'étais en train d'uriner avec mon camarade sur la poignée de porte d'un fourgon de CRS que nous pensions vide. Sur ces entrefaites une douzaine d'entre eux en sortit...".

  • ou : "Presque au même moment", "À ce moment-là".

On dit par exemple : "Je suis rentré du théâtre vers 23H30 et mon époux est arrivé sur ces entrefaites".

  • "En ces circonstances", "En cette circonstance".

On dit par exemple : "J'avais été malade toute la nuit et c'est sur ces entrefaites qu'a eu lieu la réunion, le mercredi matin."

On peut parfois rencontrer les formes "Dans ces entrefaites" ou "Sur les entrefaites".

Source : www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

72 façons de dire "Manger" et en particulier "Manger abondamment".

Manger abondamment

Le verbe "babouiner" relève du registre argotique mais n'est plus vraiment utilisé (registre désuet).

Les verbes "becter", "becqueter", "béqueter", "bouffer", "claper", "croûter", "damer", "grailler", "jaffer", "mastiguer" (qui nous vient du provençal), "s'empaffer", "se morfaler" et "tortorer" relèvent du même registre argotique.

De même que les locutions verbales "bouffer comme un chancre", "casser la dalle", "s'en mettre plein la lampe", "s'en mettre plein la panse", "s'en mettre plein le cornet" ou "se taper la cloche".

"Être un mâche-dru" et "se piffrer" relèvent du registre populaire.

Et le registre familier nous propose "bâfrer" (et non "se bâfrer !"), "boulotter", "casser la croûte", "casser la graine", "faire ripaille", "s'empiffrer", "se bourrer" (de quelque chose), "se goberger", "se goinfrer" ou "se remplir la panse".

Tandis que le langage courant - pour une fois très étoffé - met à notre disposition les verbes "absorber", "dévorer", "enfourner" et "engloutir", ainsi que les locutions berbales "absorber de la nourriture", "avoir un appétit d'ogre", "avoir une faim de loup", "être goulu", "être un estomac sur pattes", "être un goinfre", "être un glouton", "être un ventre sur pattes", "manger avec gloutonnerie", "manger comme un goinfre", "manger comme un glouton", "manger comme un goinfre", "manger comme un morfale", "manger comme un ogre", "manger gloutonnement", "n'être qu'un ventre", "s'alimenter", "s'en mettre plein la panse", "se garnir l'estomac", "se garnir la panse" ou "se garnir le ventre", "se gaver", "se nourrir", "se remplir l'estomac", "se remplir la panse" ou "se remplir le ventre".

Enfin "assouvir sa faim", "faire bombance", "faire bonne chère", "ingérer", "ingurgiter", "manger goulûment", "se rassasier", "se repaître", "se restaurer" ou "se sustenter" relèvent du registre soutenu.

On ne dit pas : "Trop pas !" ni même "Tellement pas" !

Mais : "Absolument pas", "Pas du tout !" (langage courant) ou "Aucunement !" (registre soutenu) !