"Un statu quo".

La locution "Statu quo" que nous utilisons en français est une forme raccourcie de la locution latine "In statu quo ante bellum".

On utilise principalement cette locution "Statu quo" pour désigner une situation figée.

Et on la trouve par exemple dans des expressions telles que "Maintenir le statu quo" ou "Revenir au statu quo".

  • L'expression latine d'origine était "In statu quo ante bellum" signifiant littéralement "Comme les choses étaient avant la guerre".

Cette formule était employée dans les traités pour se référer à un retrait des troupes ennemies et à la restauration de la souveraineté qui prévalait avant le début du conflit. Utilisée dans ce sens, cela signifie qu'aucune des parties n'a eu de gains ou de pertes de territoires ou de droits politiques ou économiques.

L'expression opposée est "Uti possidetis juris", où chaque partie conserve les gains de territoire qu'elle détient à la fin de la guerre.

  • En psychologie, le "biais de statu quo" est une tendance à résister au changement qui s'explique par le fait que les risques pèsent plus que les bénéfices dans les décisions relatives aux nouveautés.

"Post-scriptum" ou "P.-S.".

Ce mot latin signifiant littéralement "écrit après" désigne un court message annexe ajouté à la fin d'une lettre, généralement après la signature.

Rédigé le plus souvent hâtivement, il témoigne d'un oubli, et doit donc être réservé à un cadre informel.

Toutefois, son usage peut aussi se faire en dehors de toute considération pratique.

Par exemple :

  • lorsque l'auteur désire ajouter un détail qui n'est pas directement relié au sujet du message principal, et qui pourrait rendre sa lecture moins fluide : le post-scriptum s'apparente alors à une note de bas de page,
  • ou encore, parce qu'il ressort visuellement par rapport au reste du courrier, pour mettre un point particulier en avant.

Source : wiktionary.org

On n'écrit pas : "Etc..." et encore moins "Ect." !

Mais : "Etc." ou "Et caetera" !

Il est également possible de l'écrire "Et cetera" (voire "Etcetera" depuis la réforme de 1990, que je réprouve personnellement) mais pas "Et coetera".

Les abréviations "&c", "&c." ou "&/c" existaient également mais sont aujourd'hui désuètes.

"Etc." est une abréviation de la locution latine "Et caetera desun" qui signifie "et d'autres choses manquantes".

Et on l'utilise afin d'indiquer qu'une liste n'est pas exhaustive.

Elle a le même sens que les trois points de suspension ("..."), aussi la forme erronée "etc..." constitue-t-elle un pléonasme.

Source : wikipedia.org

"Alias" et "Un alias".

Cet adverbe et ce substantif directement issus du latin "alias" ("autrement") signifient respectivement :

  • "Alias" : adverbe, utilisé adjectivement, signifiant "autrement appelé". Et il précède le pseudonyme ou le surnom, très connu, d'une personne dont on vient de donner le nom.

On dit par exemple : "Achod Malakian, alias Henri Verneuil".

Ou "Henri Beyle, alias Stendhal".

  • "Un alias", substantif désignant une identité inventée pour cacher son identité réelle, notamment sur Internet.

On dit par exemple : "J'avais un alias pour harceler mon ex-épouse sur Meetic, mais elle m'a  démasqué lorsque je l'ai appelé mon petit canari des îles adoré"...

  • Un "alias e-mail" est une adresse électronique qui redirige les messages vers votre compte "e-mail" principal.

Par exemple, l'adresse commercial@votredomaine.fr peut être votre adresse e-mail principale et info@votredomaine.com ou contact@votredomaine.com peuvent être des alias.

Tous les messages envoyés à ces deux dernières adresses arriveront donc sur votre boite e-mail principale.

Sources : aide.meabilis.fr et wikipedia.org

"Cf." ou "Cfr".

Cette abréviation du latin "confer", impératif de la deuxième personne du singulier du verbe "conferre" ("réunir, comparer à") est couramment utilisée dans les textes français pour inviter le lecteur à se reporter à un autre document, à aller consulter un autre passage ou ouvrage.

On dit par exemple : "Cf. mon article précédent sur le même sujet".

Source : wiktionary.org et wikipedia.org

"Sui generis".

"Sui generis" est un terme latin de droit signifiant "De son propre genre" et qualifiant une situation juridique dont la singularité :

  • empêche tout classement dans une catégorie déjà répertoriée,
  • et nécessite de créer des textes spécifiques.

On dit par exemple : "La Nouvelle-Calédonie" (989) et les TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) sont des collectivités sui generis".

"Amen" et "Dire amen à tout".

  • "Amen" est un mot latin d'origine hébraïque signifiant "qu'il en soit ainsi", et servant de conclusion à une prière ou à une doxologie dans les liturgies juive et chrétiennes.
  • et "Dire amen à tout" est une expression du registre familier signifiant "consentir à tout sans discuter, accepter sans protester, servilement".

On n'écrit pas : "Le sterneum" ni "Le sternome" !

Le sternum de l'Homme

Mais : "Le sternUM" !

Ce mot latin désigne l'os plat plat, symétrique, situé au niveau de la partie antérieure de la cage thoracique, sur lequel viennent s'attacher en avant les côtes (les sept premières chez l'Homme) et les clavicules.

"L'érection post-mortem" ou "L'érection terminale".

Une érection "post mortem", également appelée "érection terminale", est une érection, techniquement priapique, observée sur des corps humains mâles ayant été exécutés, en particulier par pendaison.

Le phénomène est attribué à la pression faite sur le cervelet par la corde. Des lésions à la moelle épinière sont liées au priapisme. Et des lésions au cervelet ou à la moelle épinière sont également souvent associées au priapisme chez des patients vivants.

La mort par pendaison, que ce soit par exécution ou par suicide, affecte souvent les organes génitaux masculins comme féminins :

  • chez les femmes, les lèvres de la vulve se gonflent et il peut survenir un écoulement de sang du vagin.
  • et chez les hommes, on trouve un état d'érection du pénis plus ou moins complet, avec écoulements fréquents d'urine, de mucus ou de fluide prostatique.

D'autres causes de décès peuvent aussi être responsables de ces effets, comme des blessures par balle au cerveau ou touchant des vaisseaux sanguins importants, ou des empoisonnements violents.

En médecine légale, la présence d'une érection "post-mortem" ou "terminale" est un indicateur d'une mort très probablement rapide et violente.

Source : wikipedia.org

"Via".

"Via" est est l'origine un mot latin signifiant "voie", "route", "chemin", et désignant en particulier les voies romaines, telles que la célèbre "Via Appia" ou "Voie Appienne", construite en 312 av. J.-C. , qui  joignait à l'origine Rome à Capoue, puis fut prolongée jusqu'à Brindisi, sur près de 500 km de longueur.

En français, "Via" est une préposition, directement issue du latin, qui signifie, selon le contexte et le registre de langue :

  • "en passant par" (langage courant),

On dit par exemple : "Je suis allé en Italie via l'Autriche".

  • et "par l'intermédiaire de" dans le registre familier.

On dit par exemple : "La prochaine fois, passe directement via ma secrétaire".

Source : wikipedia.org et wiktionary.org