Il s'agit de ce que nous appelons plus communément le nombril, créé lorsque l'on coupe et noue le "Cordon ombilical".
Richesse
Ce chapitre regroupe l’ensemble de mes articles consacrés à la phénoménale richesse de la langue française : des citations, expressions ou proverbes aux vocabulaires et jargons spécialisés, héritages langagiers, mots et locutions étrangères repris en français, en passant par les différents registres de langue, etc.
Nombre total d’articles prévus dans ce chapitre : 11 643
"Un comburant".
Un comburant est une substance chimique ayant pour propriété de permettre la combustion d'un combustible.
Un mélange approprié de comburant et de combustible peut entraîner une combustion, un incendie, en présence d'une source d'ignition ; le comburant étant l'un des trois éléments du triangle du feu.
"Un SAJE".
Il s'agit d'un Service d'Accueil de Jour Éducatif, chargé d'accompagner des enfants confiés à l’ASE, dans le cadre de mesures administratives ou judiciaires.
Pourquoi dire :" Un tour bus" ?
Et pas : "Un autocar de tournée" !
Le mot anglais "Bus" signifie en effet dans notre langue aussi bien "Autobus" que "Autocar", qui sont deux types de véhicule très distincts.
Dites plutôt : "Ne voyez-vous donc pas que" !
Plutôt que : "Vous ne voyez donc pas que" !
"La CNV".
Il s'agit de la Communication Non Violente.
Ce processus de communication élaboré par le psychologue américain Marshall B. Rosenberg vise à créer entre les êtres humains des relations fondées sur l'empathie, la compassion, la coopération harmonieuse et le respect de soi et des autres.
Les jeunes marseillaises sont elles malpolies ?
Nous sommes le 31 octobre 1999, sur une plage de Camargue. Et nous profitons en famille de l'extraordinaire été indien pour aller prendre une dernière fois le soleil.

La plage est déserte malgré le soleil éclatant et la température plus que clémente.
Ma fille aînée de 4 ans et ma belle-fille de 6 ans jouent au sable près de nous, tandis qu'au loin s'amusent deux autres petites filles. Nous leur suggérons d'aller les voir pour faire connaissance et - peut-être - s'amuser davantage à quatre qu'à deux.
Elles se rapprochent donc des deux fillettes et commencent aussitôt à jouer toutes les quatre. Mais cela ne dure pas et elles ont tôt fait de revenir.
Curieux de savoir ce qui se passe, nous avons alors la surprise de les entendre nous répondre, très offusquées : "On peut pas rester avec elles parce qu'elles sont vraiment pas polies ! Elles arrêtent pas de dire "Putain, con !"...
Et oui : les petites chéries parisienne et aixoise venaient de découvrir l'une des principales spécificités de la ponctuation marseillaise !
Celle-ci est parfaitement décrite par l'humoriste phocéen Patrick Bosso dans son sketch de 1997 "La grammaire", que je vous recommande chaleureusement.
En résumé, sachez simplement que le mot "Putain" remplace la virgule et le mot "Con" (ou "Enculé") le point final.
Et que par conséquent, l'utilisation de ces termes, considérés partout ailleurs sur le territoire national, comme extrêmement grossiers (registre vulgaire), ne relèvent absolument pas du même niveau de langage dans le Sud de la France (registre familier).
Sur le même thème, voir également mon article : "Quand il est temps, il est temps !".
Ne dites plus : "Mon mari qu'est mort" ou "Ma femme qu'est morte" !
Mais plutôt : "Feu mon époux" ou "Feu mon épouse" !
Ou, à tout le moins : "Mon mari qui est décédé" ou "Ma femme qui est décédée".
Vous passerez ainsi du registre populaire au registre soutenu ou au langage courant.
Ne dites plus : "Vous pouvez partir".
Mais plutôt : "Je ne vous retiens pas" ou "Vous pouvez disposer".
On ne dit pas : "Un fouteur de troubles" !
Mais : "Un fauteur de troubles" !
On désigne ainsi une personne générant ou provoquant volontairement du trouble, du désordre, dans un but de déstabilisation.
Ainsi de certaines catégories de manifestants venus avant tout pour casser des vitrines ou brûler des voitures.
Comment fonctionne le verlan ?
Né dans les prisons et bagnes du XIXe siècle, le verlan est un argot consistant, par convention, à inverser les syllabes de certains mots.
Par exemple : "Tromé" pour "Métro" ou "Chanmé" pour "Méchant"
Par essence avant tout utilisé à l'oral, le verlan obéit à quelques règles :
- lorsque la syllabe de départ est "ouverte" (constituée d'une consonne suivie d'une voyelle), l'inversion est aisée : "Bloqué" devient "Québlo" et "Laisse tomber" devient "Laisse béton"
Si le mot comporte trois syllabes, différentes variantes existent : "Rigoler" devient ainsi "Goleri" tandis que "Arracher" devient "Chéara"
- mais si une syllabe de départ est fermée (constituée d'une consonne suivie d'une voyelle, puis à nouveau d'une consonne), il convient de commencer par l'ouvrir au moyen d'un "eu" avant de procéder à l'inversion.
Ainsi, "juif" devint-il d'abord "Feujui" et "Flic" : "Keufli". Puis, dès les années 1970, par apocope, : "Feuj" et "Keuf".
Dites : "Il s'en est allé" ou "Je m'en suis allé".
Plutôt que : "Il est parti" ou "Je suis parti".