Richesse
Ce chapitre regroupe l’ensemble de mes articles consacrés à la phénoménale richesse de la langue française : des citations, expressions ou proverbes aux vocabulaires et jargons spécialisés, héritages langagiers, mots et locutions étrangères repris en français, en passant par les différents registres de langue, etc.
Nombre total d’articles prévus dans ce chapitre : 11 643
"Compte là-dessus et bois de l'eau fraîche !" ou "Compte là-dessus et bois de l'eau claire !".
J'aime beaucoup cette expression du registre familier, qui signifie : n'y compte pas, n'espère pas obtenir quoi que ce soit, tu peux toujours courir, il n’y a aucune chance que cela se produise.
Elle a été popularisée au XIXe siècle par l'écrivain français Émile Debraux, dans son "Voyage à Sainte-Pélagie" (1823), à partir de la formule "Compte là-dessus", qui date du XVIIIe siècle et signifie ironiquement "Ne compte pas sur moi".
La partie finale "Et boit de l'eau fraîche" ou sa variante "Et bois de l'eau claire !" a semble-t-il été ajoutée, en relation avec l'expression "Vivre d'amour et d'eau fraîche".
Source : www.linternaute.fr, wiktionary.org et www.expressions-francaises.fr
"Les nuits d'un damoiseau" de Robeurt Féneck ou 17 délicieuses expressions imagées évoquant la fellation et la masturbation
Cette drolatique chanson constitue une parodie méconnue de la célèbre chanson grivoise de 1963 "Les nuits d'une demoiselle", écrite par Guy Breton, composée par Raymond Legrand et interprétée par Colette Renard.
Comme dans celle-ci, l'interprète, "Robeurt Féneck", y énumère pas moins de 17 délicieuses expressions imagées et "poétiquement incorrectes" pour reprendre ses mots, évoquant la fellation et la masturbation, envisagée cette fois du côté masculin.
Les nuits d'un damoiseau
Que c'est bon d'être damoiseau, car le soir dans mon petit lit,
Quand Mars à Vénus fait son show, quand doucement tombe la nuit,
Je m'fais sucer la mignardise, je m'fais essorer le pinceau,
Je m'fais r'dresser la tour de Pise, je m'fais souffler dans le manchot,
Je m'fais mousser le créateur, je m'fais secouer le goupillon,
C'est là qu'elle cria Vive l'ampleur ! en sortant la mine du crayon,
Je me fais plumer le caribou, chatouiller l'étendard sacré,
Si en zinc étaient mes dessous, c'est l'angélus qu'on entendrait,
Je me fais jouer du trombone, j'aimerais glisser le dieu Râ,
J'aurais dû éviter la bonne et invoquer la déesse Kâ,
Je m'fais lustrer le bras de nain, le grand ridé, le Mont Pelé,
Il fallait bien dans ces quatrains, un p'tit hommage au sieur Perret,
Je me fais gonfler le colosse, mamourer les bijoux en prime,
Je n'ai jamais vu Mykonos, y a pas d'rapport, c'est pour la rime,
Je me fais lustrer le grand chauve, taquiner le complet pour dames,
Avant qu'il ne devienne tout mauve, demande Grâce, ne rende l'âme,
Et vous demanderez peut-être ce que je fais le jour durant,
Oh, cela tient en peu de lettres, le jour, je dors, tout simplement.
Pour les amateurs, il existe une autre version de cette parodie, sensiblement moins poétique et d'un auteur dont j'ignore le nom, énumérant 27 expressions du registre argotique évoquant la fellation et la masturbation masculine.
"La RDC", "La RD Congo" ou "La République Démocratique du Congo".
Il s'agit de l'ancien Congo belge, devenu indépendant le 30 juin 1960.
Et que l'on a appelé "Zaïre" de 1971 à 1997.
On le surnomme communément, depuis 1966, "Congo-Kinshasa", du nom de sa capitale (l'ancienne Léopoldville), par opposition à la République du Congo (l'ancien "Congo français"), elle-même surnommée "Congo-Brazzaville", du nom de sa capitale politique.
Ce pays d'Afrique centrale est un véritable géant géopolitique, avec ses 82 millions d'habitants, le quatrième pays le plus peuplé d'Afrique, ainsi que le pays francophone le plus peuplé.
Et le 11e plus vaste pays du monde, avec ses 2,34 millions de kilomètres carrés.
La RDC partage ses frontières avec :
- l’enclave de Cabinda (Angola) et la république du Congo à l’Ouest,
- la République centrafricaine et le Soudan du Sud au Nord,
- l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l’Est,
- et la Zambie et l’Angola au Sud.
Source : wikipedia.org
"Bibi", "Bicrave" ou "Bicraver", "La bibi" ou "La bicrave" et "Un bibi" ou "Un bicrave".
Ces affreux mots relevant du registre argotique nous viennent de l'argot romani, parlé par les Gitans.
Et ils signifient respectivement :
- "Bibi", "Bicrave", "Bicraver" : vendre et notamment vendre de la drogue, des produits illicites, dopants ou stupéfiants,
- "La bibi" ou "La bicrave" : la vente et notamment la vente de drogue, de produits illicites, dopants ou stupéfiants,
- et "Un bibi" ou "Un bicrave" : un vendeur et notamment un vendeur de drogue, de produits illicites, dopants ou stupéfiants.
Sources : wiktionary.org et photo.neonmag.fr
Doit-on dire "Un apogée" ou "Une apogée" ?
Ce joli mot désigne, je vous le rappelle, :
- au sens propre : le point où un astre (tel que la lune ou le soleil) est le plus éloigné de la Terre (l'antonyme de l'"apogée" est le "périgée"),
- et, au sens figuré, le point le plus élevé, le plus haut degré.
On dit par exemple : "Être à l'apogée de sa carrière".
"Inénarrable".
- J'aime beaucoup cet adjectif du registre soutenu, qui s'applique à ce qui est indescriptible, indicible, ineffable, inexprimable, que l'on ne peut narrer ou raconter, qu'il est impossible de décrire ou d'exprimer,
On parle par exemple de "mésaventures ou de péripéties inénarrables".
- Ou, par exagération, dans le registre familier, à ce qui est cocasse, impayable, absurde, d'une extrême cocasserie, dont on ne peut parler sans rire,
On parle par exemple de "personnage inénarrable" ou de "situation inénarrable".
Source : wiktionary.org et www.cnrtl.fr
"Dormir sur la béquille".
J'aime beaucoup cette expression très imagée du registre argotique.
Elle fait référence, au sens figuré, à la béquille latérale des motocyclettes ou des bicyclettes, un dispositif constitué d’une simple patte métallique repliable vers l’arrière, permettant de maintenir droit un deux-roues à l’arrêt.
Et elle signifie donc, pour un homme, être frustré sexuellement, la verge en érection, au moment de se coucher.
"L'ange bleu" ou "La blonde Vénus".
Il s'agit des surnoms de la chanteuse et actrice allemande naturalisée américaine Marlene Dietrich, tirés des titres de deux des sept films tournés avec son pygmalion, le réalisateur austro-américain Josef von Sternberg : "L'ange bleu" en 1930 et "Blonde Vénus" en 1932.
Son rôle dans le film "Le grand alibi" (1950) lui vaut d'appartenir à la grande famille des "blondes hitchcockiennes".
"La petite fiancée de la France".
Il s'agit du surnom de deux femmes françaises :
- il fut d'abord, durant l'après-guerre, celui de l'actrice française Dany Robin, née le 14 avril 1927 et morte le 25 mai 1995.
Devenue l'une des principales vedettes féminines des années 1950, elle passe de l'emploi d'"ingénue" à celui de la Parisienne coquine.
Premier rôle féminin de "L'Étau" (1969), elle est considérée comme la dernière grande "blonde hitchcockienne" de l'histoire du cinéma.
- puis, après sa médaille d'or sur 400 mètres aux Jeux Olympiques de Mexico, le 16 octobre 1968, de la championne d'athlétisme française Colette Besson, née le le 7 avril 1946 et décédée le 9 août 2005.
L'écrivain français Antoine Blondin, qui l'avait surnommée ainsi, lui avait également attribué le surnom de "La cavale brune".
Source : wikipedia.org
"Le politiquement correct".
Cette locution, de plus en plus utilisée depuis le tournant du XXIe siècle, est un simple décalque de la forme américaine "Politically Correct" ou "Political Correctness" ("PC" pour les intimes).
Elle désigne, principalement pour la dénoncer, la pratique des responsables politiques ou économiques et des organes d'information, consistant à policer excessivement ou modifier des formulations parce qu'elles pourraient heurter certaines catégories de population, notamment en matière d'ethnies, de cultures, de religions, de sexes, d'infirmités, de classes sociales ou de préférences sexuelles.
Pour ce faire, ils usent et abusent de périphrases, circonlocutions, euphémismes et autres litotes.
On nous parle ainsi désormais de "Handicapés" voire de "Personnes à Mobilité Réduite" (PMR), de "Non-voyants" et de "Personnes de Petite Taille" (PPT) ; comme si la situation des "Infirmes" ou "Invalides", "Aveugles" et autres "Nains" s'était sensiblement améliorée !
Je suis - vous l'aurez compris - un farouche adversaire de cette façon de ne plus dire les choses, que je dénonce régulièrement dans ma collection consacrée à la "novlangue"".
"Hitchcockien" ou "Hitchcockienne".
Cet adjectif peut avoir plusieurs significations :
- il qualifie ce qui est relatif au réalisateur britannique Alfred Hitchcock,
- et se dit notamment d'une œuvre de fiction ou d'une situation dont l'intrigue présente une tension intense.
On parle ainsi de "Suspense hitchcockien".
- ou d'un héros ou d'une héroïne de fiction ayant des points communs marquants avec ceux d'Alfred Hitchcock.
On parle ainsi de "Blonde hitchcockienne".



