"Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?".

Arletty et Louis Jouvet dans "Hôtel du Nord"

Qui ne connaît cette extraordinaire réplique de la fabuleuse actrice française Arletty, s'adressant sur le pont du canal Saint-Martin, à Paris (75), au génial Louis Jouvet, dans le film français de 1938, de Marcel Carné, "Hôtel du Nord", adapté par Henri Jeanson et Jean Aurenche du roman "L'Hôtel du Nord", publié en 1929 par Eugène Dabit ?

Affiche du film français "Hôtel du Nord" de Marcel Carné (1938)Affiche du film français "Hôtel du Nord" de Marcel Carné (1938) Affiche du film français "Hôtel du Nord" de Marcel Carné (1938)

Cette incroyable tirade demeure durablement implantée dans la culture populaire, notamment grâce à l'intonation particulière d'Arletty, emblématique de la gouaille parisienne.

Et elle résonne encore aux oreilles des téléspectateurs et cinéphiles de plus de cinquante ans, pour l'avoir entendu, des années durant, dans le générique en noir et blanc annonçant le grand film du dimanche soir. Nostalgie, quand tu nous tiens !

C'est au grand Henri Jeanson que nous devons les merveilleux dialogues de ce chef d'oeuvre du cinéma français.

Ce merveilleux dialoguiste avait expliqué au réalisateur français Bertrand Tavernier que cette réplique constituait une sorte de petite pique amicale mais néanmoins ironique à l'égard de Marcel Carné, qui, sur le tournage, expliquait souvent à ces différents collaborateurs : "Cela donnera de l'atmosphère" ou "Ça va enrichir l'atmosphère"...

Affiche du film français "Hôtel du Nord" de Marcel Carné (1938) Affiche du film français "Hôtel du Nord" de Marcel Carné (1938)

Affiche du film français "Hôtel du Nord" de Marcel Carné (1938) Affiche du film français "Hôtel du Nord" de Marcel Carné (1938)

Ne pas confondre : "L'Histoire" ou "La grande Histoire" et "La petite Histoire".

  • le terme "l'Histoire", que l'on écrit ainsi souvent avec un "h" majuscule, ou la locution "la grande Histoire", désignent à la fois :
    • une science qui étudie les faits et événements passés, dignes ou jugés dignes de mémoire, afin de les connaître et de les relater,
    • ainsi que l'ensemble des faits et événements ainsi relatés.
  • tandis que la locution "La petite histoire" s'applique à une description de l'Histoire essentiellement centrée sur les anecdotes et sur les détails.

Utilisée comme expression, souvent placée en début de récit ou de phrase, la formule "Pour la petite histoire" signifie ainsi que l'on va révéler quelque anecdote savoureuse ou croustillante.

"Le CC", "Le C.civ." ou "Le C. Civ.".

Code civil 2020

Ce sigle et ces deux abréviations désignent le "Code civil des français", appelé usuellement, par ellipse, "Code civil", ou encore "Code Napoléon" ou "Code napoléonien".

Il regroupe les lois relatives au droit civil français, c’est-à-dire l'ensemble des règles déterminant le statut :

  • des personnes (livre Ier),
  • celui des biens (livre II),
  • et celui des relations entre les personnes privées (livres III et IV).

Le Code civil des français constitue le statut des personnes de nationalité française, de leurs familles et de leurs relations (excepté pour les Français habitant en Nouvelle-Calédonie et Wallis-et-Futuna qui, en vertu de l'article 75 de la Constitution de 1958, n'ont pas opté pour le statut de droit commun et continuent donc de posséder le statut civil coutumier).

Ce texte a été beaucoup modifié depuis la IIIe République mais reste, aujourd'hui encore, le fondement du droit civil français et, plus largement, de tout le droit français. Le doyen Jean Carbonnier disait ainsi du Code civil qu'il est "la constitution civile des Français".

Il a inspiré le système juridique de nombreux pays, soit sous forme d'adoption directe, soit sous la forme d'une influence assez forte.

Source : wikipedia.org

"La laisse de mer".

C'est l'accumulation par la mer :

Laisse de mer

  • de débris naturels (coquillages, tests d'oursin, algues arrachées, éponges, os de seiche ou de calmar, œufs d'animaux marins, mues de crustacés, méduses échouées, bois mort, etc.),

  • ou d'origine anthropique (déchets en tous genres souvent peu dégradables et/ou polluants), drossés à la limite supérieure du flot, au gré des vagues, de la houle ou des tempêtes.

"Flash Talk" sur LCP Assemblée Nationale : l'émission qui fait honte au service public audiovisuel.

Les présentateurs et le logo de l'émission "Flash talk"

En ce 15 avril 2018, c'est la seconde fois que j'ai la malchance d'atterrir sur l'émission télévisée dominicale "Flash Talk", diffusée - honte à elle -, à 13 heures, par la chaîne LCP Assemblée Nationale. Et, comme la première fois, je n'ai tenu que... deux minutes avant de devoir changer de canal, mortifié que j'étais par la médiocrité et la teneur du vocabulaire et du niveau de langage employés.

D'abord, naturellement, pourquoi ce titre anglais absurde et inadmissible sur une chaîne parlementaire française. Ses concepteurs pensent-ils sincèrement que leurs jeunes hypothétiques téléspectateurs en saisissent la signification ?

J'incline à penser pour ma part que "Conversation impromptue" ou "Conversation improvisée" serait nettement plus clair et surtout justifié, dans un pays francophone et sur une chaîne publique émanant de la chambre haute de la représentation nationale.

Ensuite, et surtout, cette émission, qui semble avoir pour vocation de donner la parole aux jeunes, concourt surtout, à mon sens, à les conforter dans leur médiocrité langagière.

De fait, pas plus Raphaël Yem que Sonia Chironi, ses deux animateurs, ne semblent en effet capable de prononcer ou de construire correctement une phrase dans un français un tant soit peu correct.

Jugez-en plutôt : "I' sont là ! I' vont avoir la parole !", débute la jeune femme. Avant que son comparse n'enchaîne, s'adressant à un premier interlocuteur : "C'est quoi ton prénom ?", "S'appelle comment ton collège ?" ! Puis, de jargonner le "djeun's", à coups de "Arrête de mythoner" et autres formules, toutes plus familières ou argotiques les unes que les autres.

Ce n'est pas, à mon sens, faire preuve de respect à l'égard de la jeunesse que de s'adresser ainsi à elle en la tutoyant gros comme le bras et en adoptant son sociolecte, ses mots, ses expressions, son jargon et ses tics de langage. Je pense, a contrario, que l'on doit vouvoyer un jeune interlocuteur ; lui parler un langage compréhensible mais suffisamment soutenu pour lui témoigner du respect qu'on lui porte. Et, idéalement, lui donner envie d'essayer d'améliorer son niveau de langue.

Il est évidemment tout à fait néfaste pour le maintien et l'amélioration de la pratique de notre jolie langue, de chercher ainsi à se mettre au niveau de langue de ses interlocuteurs en pratiquant le nivellement par le bas.

C'est au contraire en s'efforçant d'avoir une prononciation correcte et d'utiliser des mots et des locutions pertinents d'un registre de langue courant ou d'un registre de langue soutenu, qu'il sera je pense - et j'espère - possible d'y parvenir.

Parlez-vous le "Franponais" ?

Enseigne japonaise en franponais : "Crépes de cocorico"

Également appelé "Framponais", "Flançais" ou "Flanponais" (les japonais, comme d'autres asiatiques font souvent une confusion entre le "l" et le "r"...), le "FRANPONAIS" est un mot-valise ("FRANçais jaPONAIS", par analogie avec le mot "Franglais" pour "FRANçais anGLAIS") qui désigne l'utilisation pour le moins malheureuse de mots français par les Japonais.

Il est en effet de bon goût, au Japon, d'utiliser des mots français dans des domaines relatifs à l'image de la France, comme la mode,la pâtisserie, la crêperie, les cafés, la restauration ou la coiffure.

Le français apparaît ainsi surtout à l'écrit sur les enseignes des magasins, les T-shirts, les menus, etc.

Et comme très peu de Japonais le parlent ou le lisent parfaitement, les erreurs et non-sens sont très nombreux ; ces phrases et expressions curieuses finissant presque par devenir, aux yeux des japonais, une langue à part entière : le "Franponais".

Elle utilise des mots français mais avec de fréquentes fautes d'orthographe et erreurs de sens. Dans de nombreux cas, les phrases en franponais semblent avoir été traduites mot à mot depuis le japonais. Il ne faut cependant pas y voir une négligence de la part des fabricants, car ces phrases ont avant tout un but décoratif et le public ciblé n'est absolument pas francophone.

Même si le "Franponais" peut au premier abord choquer le touriste francophone, il peut être parfois devenir cocasse de repérer et collecter ces "perles" franponaises. Et même, en fin de compte, éventuellement finir par apporter un charme supplémentaire à une visite du Japon.

La petite galerie de photographies qui suit vous en donnera en tous cas, j'espère, un bon aperçu :

  • la mode :

Enseigne japonaise en franponais : "Bon mercerie" Enseigne japonaise en franponais : "Comme ça blanc d'oeuf"

Enseigne japonaise en franponais : "Comme ça du monde" Enseigne japonaise en franponais : "Laissé passé"

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"Ne pas être sans savoir" ou "Ne pas ignorer".

Ces deux formules, qui sous-entendent "Ne pas pouvoir ne pas savoir", signifient : savoir certainement, pertinemment, sans aucun doute.

On dit par exemple : "Vous n'êtes pas sans savoir que le pays est au bord du chaos".

Ou : "Vous n'ignorez pas que notre région a connu de graves inondations".

Source : wiktionary.org

"Paris est tout petit pour ceux qui s'aiment, comme nous, d'un si grand amour !".

Arletty dans "Les enfants du Paradis"

Cette superbe réplique a été écrite par Jacques Prévert pour l'actrice française Arletty, dans le film français de Marcel Carné "Les enfants du Paradis".

Affiche du film français "Les enfants du paradis" de Marcel Carné (1946)

Ce chef-d'œuvre du réalisme poétique, en deux époques, tourné durant l'Occupation, entre le 16 août 1943 et le 20 juin 1944, principalement aux studios de la Victorine à Nice (06), est sorti en 1945.

Affiche du film français "Les enfants du paradis" de Marcel Carné (1946)Affiche du film français "Les enfants du paradis" de Marcel Carné (1946)

La scène se déroule à Paris (75), sur le boulevard du crime, en 1828.

Et dans cette réplique, Arletty, inoubliable interprète de la jolie Claire dite "Garance", s'adresse à l'acteur Frédérick Lemaître, magistralement interprété par le génial Pierre Brasseur.

"La canopée".

Canopée

Il s'agit de l'étage supérieur de la forêt.

Cette strate supérieure de la frondaison est directement influencée par le rayonnement solaire.

Et on la considère parfois, notamment en forêt tropicale, comme un écosystème en tant que tel, du fait de sa productivité biologique et de de la richesse de sa biodiversité.