Ce chapitre regroupe l’ensemble de mes articles consacrés à la phénoménale richesse de la langue française : des citations, expressions ou proverbes aux vocabulaires et jargons spécialisés, héritages langagiers, mots et locutions étrangères repris en français, en passant par les différents registres de langue, etc.
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Cette expression signifie faire beaucoup de dépenses, vivre avec faste, jouir d'un mode de vie luxueux et dépensier et pouvoir, par exemple, employer de nombreux domestiques.
Le mot "train" désignait en effet, sous l'Ancien régime le budget d'un foyer et de tout le personnel d'entretien.
Ce verbe du registre soutenu relève des domaines administratif et judiciaire ou militaire et signifie : obéir, se soumettre sans discuter.
On peut ainsi écoper d'une contravention "pour refus d'obtempérer".
On obtempère normalement avant toute chose à un ordre, à une sommation, plus qu'à un voeu ou une prière, même si le verbe peut parfois s'utiliser en ce sens.
Et dire, par exemple : "J'ai obtempéré au désir de mes parents de me voir poursuivre mes études".
La ville de Marseille (13) est encore sans doute l'un des rares endroits au monde ou l'on continue de parler de "Ferry Boat" (sans trait d'union) et pas simplement de "Ferry", refusant ainsi de céder à la pratique de l'ellipse.
On ne prononce cependant pas ce mot anglais comme les anglo-saxons, mais bien évidemment "avé l'assent", soit : "Féri Boate".
La ligne existe depuis 1880 et permet la traversée du Vieux-Port, de la Mairie à la Place aux Huiles. Elle est bien connue et appréciée pour son côté pratique par les Marseillais désireux de passer d'un côté à l'autre duditVieux-Port, bien que la distance qu’elle parcourt soit l’une des plus faibles au monde (283 mètres seulement !).
Et c'est au célèbre écrivain, auteur dramatique et réalisateur français Marcel Pagnol, né le 28 février 1895 et mort le 18 avril 1974, qu'elle doit sa célébrité et d'avoir pu ainsi perdurer jusqu'à nos jours.
Le ferry boat a en effet été immortalisé dans le film "Marius", réalisé en 1931 par Alexandre Korda d'après la pièce de théâtre homonyme de Pagnol de 1929.
Près d'un siècle plus tard, il reste cher au coeur des Marseillais, et fait même partie du patrimoine de la ville, au même titre que la "Bonne mère" ou le "Vél" !
À titre tout à fait exceptionnel, je conçois donc de bonne grâce que l'on continue de l'appeler ainsi d'un mot anglais et non "Un transbordeur" ou "Un traversier", comme le font nos amis québecois.
Cette charmante expression du registre vulgaire qu'affectionne nos adolescents constitue une syncope de la formule "Je m'en bats les couilles" et signifie "Je m'en moque !", "Peu m'importe !".
Le mot "Ferry" est d'abord apparu en France en 1782, avant d'évoluer en "Ferry-boat" en 1848, puis de redevenir "ferry par ellipse lexicale.
Mais il s'agit d'une mauvaise interprétation du verbe anglais "To ferry", qui signifie "Transporter", car la langue anglaise utilise le mot "Car ferry" pour les navires transportant à la fois des personnes et des véhicules.
Les marseillais la particularité de ne pas avoir sacrifié a la pratique de l'ellipse, qui fait que beaucoup de personnes doivent aujourd'hui ignorer qu'un "Ferry" est normalement un "Ferry-boat", et de continuer par conséquent à utiliser le mot complet (sans le tiret). Et, qui plus est, à le prononcer avec un accent tout particulier !
Quant à nos amis québecois, ils utilisent le mot "Traversier".
L'obésité résulte du fait d'ingérer plus de substances caloriques que l'organisme n'en dépense sur le long terme, ce qui conduit à une augmentation de la masse adipeuse et à un excès de poids pour une stature donnée.
Elle est évaluée au moyen de l'IMC (Indice de Masse Corporelle), à partir duquel l'OMS a défini des seuils de surcharge pondérale.
L'obésité morbide correspond à un IMC dépassant 40.
Et l'obésité massive correspond à un IMC se situant au-delà de 50.
Il s'agit de l'ancienne dénomination de ce que l'on appelle désormais, depuis la loi du 27 juin 2005, "Un assistant familial" ou "Une assistante familiale".
une politique sociale menée dans le cadre de l'action sociale, dont la mission essentielle est de venir en aide aux enfants et à leur famille par des actions de prévention individuelle ou collective, de protection et de lutte contre la maltraitance.
le service proprement dit qui, dans tel ou tel Conseil départemental, met en place cette politique, l'ASE étant, depuis les Lois de décentralisation de 1983, un service du Département, placé sous l'autorité du président du Conseil départemental.
Pour accomplir ses fonctions, ce service est doté de personnel administratif, de travailleurs sociaux et de psychologues.
Lorsqu'un mineur ne peut être maintenu dans sa famille, l'ASE est chargée de répondre à l'ensemble de ses besoins. Il est alors accueilli soit chez une "Assistante familiale" agréée (ancienne "Famille d'accueil") soit dans un établissement d'enfants à caractère social, de type MECS.
Cet acronyme en forme de rétroacronyme désigne : une "Maison d'Enfants à Caractère Social".
C'est à dire un établissement social ou médico-social, spécialisé dans l'accueil temporaire de mineurs en difficulté.
Les MECS sont soit des structures privées gérées par des associations ou des fondations, soit des établissements publics.
Elles fonctionnent en internat complet ou en foyer ouvert ; les enfants étant alors scolarisés ou recevant une formation professionnelle à l’extérieur.
Les MECS accueillent des enfants mineurs (ou jeunes majeurs), placés par l'ASE, pour différentes raisons, et notamment en cas de violence familiale, que celle-ci soit physique, sexuelle ou psychologique.
Mais également en cas de difficultés psychologiques ou psychiatriques des parents, en cas d'incarcération, de problèmes d'alcoolisme, de toxicomanie.
Ou encore dans le cas de graves conflits familiaux, de carences éducatives, de problèmes comportementaux de l'enfant, etc.