"Le latin de cuisine" ou "Merdum : moi qui croyais parler la langue de Cicéron !".

Cette expression de "latin de cuisine" semble trouver son origine au XVIIe siècle chez les jésuites et désigne un mauvais latin ou un latin plus ou moins authentique.

Mais elle s'applique le plus souvent - et ici-même - à une sorte d'imitation de latin à but humoristique, n'ayant souvent que quelques lointaines sonorités communes avec la langue de Cicéron et la langue de Virgile.

Voici un exemple de ce que cela peut donner :

"Merdum ! J'étais venu directo avec mon frangibus, pedibus cum jambis, et tout ça pour tomber sur un grossium pédant à souhait.

Grosso merdo, ce crétin se moquait du vulgum pecus comme de l'an 40, alors qu'avec sa coupe rasibus et ses vêtements démodés il ne ressemblait vraiment à rien.

Mais motus ! Car primo cet olibrius était d'une rare susceptibilité. Deuzio, nous pouvions avoir besoin de lui dans un proche avenir. Et troizio on n'est jamais trop prudent".

"La vue" et "La vision".

  • la vue, est la capacité du système visuel à percevoir son environnement par l'intermédiaire des rayons lumineux qui pénètrent dans l'œil.

Elle est le résultat :

    • du bon fonctionnement de nos yeux,
    • de l’intégrité de nos conductions nerveuses représentées par nos nerfs optiques,
    • du parfait fonctionnement :
      • de nos aires visuelles situées dans le cortex occipital derrière la tête,
      • de nos aires corticales spécialisées dans le traitement du mouvement, des formes et des couleurs,
    • de notre mémoire,
    • de notre apprentissage (reconnaissance, langage)
    • et de notre capacité d’interprétation.
  • tandis que la vision est le phénomène par lequel l'être vivant intègre et utilise les informations venues du système visuel pour répondre à ses besoins.

C'est l’aptitude à observer, visualiser, interpréter, comprendre, analyser, assimiler, mémoriser les informations reçues par les yeux.

Autrement dit : la vue est l'outil et la vision la manière dont on l'utilise, ce que l'on en fait.

Source : www.cenavi.fr

"Riverain", "Riparien" et "Ripuaire".

La rive d'une riviere

Ces trois adjectifs parfaitement synonymes désignent ce qui a trait à la rive d'un cours d'eau ou d'une étendue d'eau douce.

On parle ainsi de "Zone riparienne" ou des "Francs ripuaires" (Francs rhénans, installés sur les rives du Rhin).

Source : wiktionary.org

54 façons de dire "Ma compagne".

"Ma grognasse" relève assurément du registre vulgaire.

Et "ma bergère", "ma bourgeoise", "ma gonzesse", ma grosse", "ma meuf", "ma nénesse", "ma nénette", "ma poule" ou "ma souris" du registre argotique.

Ainsi que "ma go" ou "ma gow", qui sont utilisés par les jeunes.

"Bobonne", "ma bonne femme", "maman" et "la patronne" relèvent du registre populaire.

De même que "ma moukère", "ma mouquère" et "ma mousmé" (un mot introduit par l'écrivain Pierre Loti, l'auteur, en 1886, de "Pêcheur d'Islande"), qui appartiennent également au registre désuet.

Tandis que le registre familier nous propose "ma bonne amie", "ma cocotte", ma copine", "ma dulcinée" (un mot hérité du "Don Quichotte" de Cervantès), "ma légitime" (par ellipse lexicale de "mon épouse légitime"), "ma loute", "ma ménagère", "ma moitié", "ma môme", "ma nana", "ma petite amie", "ma petite copine", "ma poulette", "ma promise", et "ma régulière".

Tandis que "ma belle", "ma bien-aimée", "ma chérie", "ma concubine", "ma conjointe", "ma douce", "ma femme", "ma fiancée", "ma maîtresse", "ma moitié d'orange", "ma tendre et chère", "mon amie", "mon amoureuse" ou "mon épouse" relèvent du langage courant.

De même que l'ellipse lexicale "ma future" (pour "ma future femme").

"L'élue de mon coeur" ou "Mon amante" relève du registre soutenu.

Et "ma donzelle", "ma mie", "mon aimée" ou "mon épousée" du registre désuet.

"Un P+R".

Un P+R Parc Relais

Ce sigle désigne un Parc Relais, que nos amis québecois appellent - plus intelligemment, me semble-t-il - "Un stationnement incitatif".

Il s'agit d'un espace de stationnement pour automobiles, situé en périphérie d'une ville et destiné à inciter les automobilistes à accéder au centre-ville en transport en commun : métro, tramway, train de banlieue ou autobus, en leur permettant de laisser leur véhicule dans un parking jusqu'à leur retour.

Ce parc de stationnement peut être payant ou gratuit, de surface ou en ouvrage, avec ou sans barrières, gardé ou non.

"Ceteris paribus".

Il s'agit de la forme abrégée de la citation latine "Ceteris paribus sic stantibus", que l'on peut traduire par "Toutes choses étant égales par ailleurs".

Elle est souvent utilisée en utilisée en méthodologie, en philosophie analytique, en philosophie du langage, en sciences sociales ou encore en sciences économiques.

Par exemple, lorsque dans un modèle théorique l'influence de la variation d'une quantité (la variable explicative) sur une autre (la variable expliquée) est examinée à l'exclusion de tout autre facteur.

On dit par exemple : "Une hausse du prix du pétrole entraînera une hausse des prix du plastique ceteris paribus".

"Mutatis mutandis".

Cette locution latine signifie littéralement "Ce qui devait être changé ayant été changé".

On peut donc la traduire de façon plus actuelle par "Une fois effectués les changements nécessaires".

Elle indique donc au lecteur que l'on va procéder quant au fond à une analogie, à un rapprochement de deux situations similaires, desquelles on soustraira volontairement les dissemblances "devant être changées" pour qu'un rapprochement puisse avoir lieu.

On dira par exemple : "La sociologie est aux sciences humaines ce que la physique est, mutatis mutandis, aux sciences naturelles".

La locution mutatis mutandis permet d'éviter une périphrase laborieuse de type : "La sociologie est aux sciences humaines ce que la physique est aux sciences naturelles, si l'on excepte toutefois les différences fondamentales de méthode et d'objet de ces deux sciences qui, etc."

Source : wikipedia.org

"L'analogie" n'est pas une pratique sexuelle ni le nom de la spécialité médicale en charge de l'étude de l'anus !

Il s’agit du rapport existant entre des choses ou entre des personnes présentant des caractères communs, des correspondances, des ressemblances ou des similitudes.

La spécialité médicale qui étudie les maladies de l'anus et du rectum est la "Proctologie" !

Source : wikipedia.org

"C'est le cadet de mes soucis ", "Être le cadet de mes soucis" ou "Être le cadet de ses soucis".

Cette expression, qui date de la fin du XVIIe siècle, est une variante de la formule "C'est le moindre de mes soucis" qui remonte, elle, au XVe siècle.

Et elle signifie : cela n'a aucune importance, cela ne m'intéresse pas du tout, cela m'est égal, peu m'importe.

Source : www.expressio.fr et www.linternaute.fr

Comment distinguer "Bâbord" de "Tribord" ?

Bâbord et tribord, sur un bateau

Compte tenu du nombre de personnes adultes qui ne distinguent pas leur droite de leur gauche, je n'ose imaginer celui des personnes incapables de distinguer "Bâbord" de "Tribord" sur une embarcation !

Voici un petit moyen très simple de s'en souvenir aisément :

  • le mot « Babord » comporte un « a » comme le mot « Gauche »,
  • et le mot « Tribord » comporte un « i » comme le mot « Droite ».

 

Et si vous faites partie de ceux qui éprouvent des difficultés à distinguer leur Droite de leur Gauche, reporter vous directement à mon petit article sur le sujet : je vous promet qu'en moins de cinq secondes vous aurez définitivement résolu votre problème et me serez à jamais reconnaissant !