Le laquais, portant livrée aux armes de son maître, annonçait la visite de personnes au domicile et accompagnait son employeur à l'extérieur, se juchant notamment à l'arrière du carrosse.
On dit par exemple : "Du temps de sa splendeur, le comte avait à sa disposition de nombreux laquais dans chacune de ses résidences".
au sens propre, dans le langage courant et dans le registre désuet : un petit entrepreneur travaillant le plus souvent à la tâche.
et dans le registre familier : une personne travaillant énormément, avec application mais sans initiative, à des tâches sans prestige, exigeant surtout de la régularité et de l'application.
On dit par exemple : "Ce type n'est un écrivain, mais un vulgaire tâcheron".
J'aime beaucoup ce substantif masculin du registre soutenu, qui désigne, selon le contexte :
dans le jargon juridique : un registre tenu par le greffier durant les audiences, sur lequel il note les diverses phases de l'audience et l'essentiel des décisions,
et, de façon péjorative :
une personne vivant de sa plume, telle que un greffier, un clerc de notaire, un commis aux écritures, un secrétaire ou un bureaucrate.
un écrivain ou un journaliste médiocre, besogneux.
On dit également, dans le registre familier : "Un gratte-papier" ou "Un scribouillard".
Sources : Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr
Malgré leur paronymie, ces deux substantifs masculins du langage courant ont en effet deux significations très différentes :
"Un étendeur" est un vocablefort peuusité désignant un ouvrier chargé d’aplatir ou d’étendre les manchons de verre, des pièces cylindriques ouvertes à leurs deux extrémités.
tandis que "Un étendoir" désigne un type de séchoir à linge pliable ou rétractable.
Il en existe différents modèles : étendoir "table", étendoir "tour" ou, depuis 1963, étendoir "tancarville".
Un étendoir "table"Un étendoir "tour"Un étendoir "tancarville"
autrefois : un vendeur ambulant commercialisant des drogues et des potionssur les places publiques, et arrachant les dents, avec un grand luxe de discours et de facéties ; un bonimenteur.
et de nos jours, selon le contexte :
un guérisseur ou un médecin ignorant et sans conscience, se vantant de pouvoir guérir diverses maladies,
un imposteur exploitant la crédulité publique, en vantant ses produits, sa science, ses qualités,
ou : en Afrique : un devin, un guérisseur, un sorcier.
Ce curieux métier consiste, au théâtre, à souffler leur texte aux acteurs ayant un trou de mémoire, en étant dissimulé sous la scène et en communiquant avec l'acteur par l'intermédiaire d'une petite trappe dissimulée aux yeux du public.
Un enfant dans une trappe de souffleur
L'une des grand-mères de l'actrice française Catherine Deneuve était souffleuse au théâtre de l'Odéon, à Paris (75).
Ces différents mots homophones ont des significations très différentes :
"For" est unsubstantif masculin qui nous vient du latin "Forum".
"Fort" est :
soit un adjectif masculin, qui signifie, selon le contexte :
agissant avec énergie, pour un produit ou un médicament ("Un somnifère assez fort"),
ayant de la force morale, de la force de caractère ("Être fort dans l'adversité"),
ayant des connaissances étendues, une grande habileté, une grande aptitude dans un domaine ; surpassant les autres ("Être fort en calcul mental"),
bien établi, sûr, résistant au temps, aux attaques, etc. ("Un amour très fort"),
corpulent, épais, gros ("Être fort des hanches"),
désagréable au goût ou à l'odorat, âcre ("Du beurre fort"),
dont la puissance, les moyens d'action, le pouvoir sont très développés ; qui s'impose aux autres ("Un parti politique fort"),
doté d'une teneur très importante en son principe actif, pour une substance ou une préparation ("Du piment fort"),
manifestant l'habileté, le savoir-faire, la compétence et s'imposant à l'esprit avec force ("Un film très fort"),
recourant à la contrainte et à des mesures autoritaires, pour un État ("Un régime fort"),
résistant, solide ("Du carton fort"),
robuste, solide, vigoureux, ayant de la force physique, pour un individu ("Un homme fort"),
tirant son assurance, sa supériorité de telle ou telle chose ("Fort de son expérience"),
ou : très actif, très correctif, puissant, pour un instrument ou un appareil ("Des verres correcteurs très forts").
soit un adverbe, qui signifie, selon les cas :
d’une manière forte et vigoureuse. ("Crier fort", "Frapper fort", "Pousser fort", etc.),
ou : beaucoup ("Couler fort", "Pleuvoir fort", "Venter fort", etc.)
Placé devant un adjectif ou devant un adverbe, "Fort" marque le superlatif : "Avoir fort à coeur de", "Savoir fort bien que", etc.
et "Un fort" est un substantif masculin désignant, selon le contexte :
unefortification permanente isolée et indépendante, autonome.
San Felipe de Lara, un fort colonial espagnol à l'entrée du lac Izabal, dans l'Est du Guatemala
Ouvrage de terre ou de maçonnerie, parfois revêtu de métal, il s'agit d'un bâtiment militaire conçu pour la guerre défensive, destiné à résister aux attaques de l’ennemi.
Le fort de Jorey à Fermanville (50)
à la chasse : un repaire, de la retraite de certains animaux, qui se réfugient toujours dans l’endroit le plus épais du bois ("Le sanglier est dans son fort"),
celui qui a la force ou la puissance, qui représente ou symbolise la force ("Le fort contre faible"),
dans le registre désuet : un portefaix . "Un fort des Halles" était le nom attribué au manutentionnaire qui avait pour mission de transporter les marchandises de l'extérieur vers l'intérieur des pavillons des anciennes Halles de Paris (75).
Forts des Halles, à Paris (75), vers 1910
Portant une tenue de travail très caractéristique, les forts formaient une corporation très célèbre dans la capitale, créée sous le règne de Louis IX, et aujourd'hui disparue.
Mais le mot "Fort" pour désigner des employés devant porter de lourdes charges durant leur travail a également été utilisé ailleurs, puisqu'il a par exemple existé des "forts des Abattoirs de Lille (59)",
dans le registre familier : un genre de mérite ou de savoir, qui distingue une personne, la place au-dessus des autres ("Le français a toujours été mon fort"),
l'endroit le plus fort d’une chose ("Le fort d’une voûte, d’une épée"),
l'endroit le plus épais et le plus touffu d’un bois ("S’enfoncer dans le fort du bois"),
le temps où une chose est dans son plus haut point, dans son plus haut degré ("Au fort de la tempête", "Au fort de la mêlée"),
Ces deux substantifs mixtes rigoureusementsynonymes désignent : un spécialiste de la science politique, l'objet de la science politique étant l'étude des phénomènes politiques qui renvoient aux différentes facettes de la gestion de la vie en collectivité.
Le qualificatif s'applique à différents métiers, parmi lesquels chercheur, consultant, analyste et sondeur.