"Être né coiffé".

Cette expression qui signifie "avoir de la chance" fait référence à la coiffe céphalique, cette partie de la poche des eaux qui recouvre la tête du foetus au moment de l'accouchement.

La superstition qu’être né coiffé porte chance remonte à l'Antiquité et perdure de nos jours.

Sur le même thème, je me permets de vous recommander la lecture de mon article sur toutes les façons de dire "Avoir de la chance".

Source : wikipedia.org

30 façons de dire "Un homme très mince ou de faible constitution".

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Le registre familier est particulièrement riche lorsqu'il s'agit de décrire un individu d'apparence fragile.

On peut ainsi dire qu'il s'agit d'une "Mauviette", qu'il est "Maigrichon", "Maigriot" (rare), "Racho", "Taillé comme une arbalète", "Taillé comme une allumette" ou "Taillé dans du fil de fer".

Ou utiliser les formules "Avoir un corps d'endive", "Demi-portion", "Épais comme un cure-dents" ou "Épais comme un sandwich SNCF", popularisée par le chanteur Renaud, avec sa chanson "Marche à l'ombre", en 1980.

Ainsi que les idiotismes animaliers "Gaulé comme un asticot", "Maigre comme un coucou" ou "Taillé comme une ablette".

Le langage courant met à notre disposition les adjectifs "Décharné", "Frêle", "Maigrelet", "Malingre",et "Squelettique", ainsi que les substantifs "Gnome", "Gringalet", "Minus" ou "Nabot", la locution nominale "Petit gabarit" et les locutions adjectivales "Pas épais" ou "Pas bien épais".

Tandis que les adjectifs "Chétif", "Étique", "Fluet" et "Rachitique", ou le substantif "Avorton" relèvent plutôt du registre soutenu.

"Les BB Brunes" ou "BBB".

Les BB Brunes ou BBB

La signification du nom étrange de ce groupe pop rock français actif depuis 2005 est plurielle :

  • les lettres "BB" font en effet référence à la chanson de 1968, "Initials BB", de Serge Gainsbourg, qui évoque l'actrice Brigitte Bardot, dont c'était le surnom,
  • et le mot "Brunes" au boulevard Brune à Paris (75), où le groupe répétait à l'époque, ainsi qu'à la chanson de 1967, "La Dame brune", de Barbara.
  • La forme simplifiée "BBB", quand à elle, juxtapose tout simplement les initiales "BB" de "Brigitte Bardot" et la première lettre du mot "Brunes".

 

"Nourrir les asticots", "Nourrir les poissons", "Nourrir les requins" ou "Nourrir les vautours".

Ces quatre locutions du registre familier, utilisées au sens figuré, signifient toutes quatre "être mort", mais avec de légères nuances :

  • mort et enterré, dans le premier cas ("Nourrir les asticots").

On dit par exemple : "S'il avait su qu'il irait nourrir les asticots aussi jeune, Riton le stéphanois aurait davantage profité de son carbure !".

  • mort noyé, dans les deux suivants, ("Nourrir les poissons" ou "Nourrir les requins").

On dit par exemple :  "Tu connais Mimile : petit mais teigneux. Si tu veux mon avis, à l'heure qu'il est, Pierrot le balafré doit nourrir les poissons !".

Ou : "Pour moi, le gars Paulot il y a longtemps qu'il a envoyé sa patronne nourrir les requins !".

  • et disparu sans espoir de retour, dans le dernier cas ("Nourrir les vautours").

On dit par exemple : "Le shérif avait disparu depuis trois jours désormais ; il devait certainement nourrir les vautours de la région."

"Les 3 Suisses".

L'origine du nom de cette société est, je trouve, assez cocasse.

En 1909, en effet, un cafetier français du nom de "Jean Suis" ouvre un bistrot à Mouvaux (59), dans le Nord. Ce monsieur étant père de trois filles et ayant eu la mauvaise idée d'avoir appelé son café "Le Progrès" - du même nom qu'un établissement voisin ! -, les habitants du quartier le rebaptisent très vite, afin de le distinguer du premier, "Chez les 3 Suis", puis "Chez les 3 suisses" ; un nom rapidement devenu un lieu-dit, puis un carrefour avec la rue de Roubaix (59), sur le Grand boulevard entre Marcq-en-Baroeul (59) et Tourcoing (59).

Et c'est ce nom curieux qui, en 1932, inspire Xavier Toulemonde, le fondateur du futur géant de la VPC, lorsqu'il y installe sa filature de laine, qui prend d'abord le nom de "Filatures des 3 Suisses", avant de devenir, plus simplement, "Les 3 Suisses".

Sources : www.etymo-logique.com et www.journaldunet.com

"Avoir les mains moites... et les pieds poites".

Cette locution verbale en forme de calembour s'utilise, dans le registre familier, afin de signaler, de façon humoristique :

  • que l'on a les mains moites.

On dit par exemple : "Je ne te serre pas la main : j'ai les mains moites... et les pieds poites".

  • ou : que l'on transpire, que l'on est en sueur.

On dit par exemple : "Je vais tout de suite aller prendre une douche et me changer parce que j'ai les mains moites... et les pieds poites".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire : "Transpirer" ou "Transpirer énormément" en français.

L'adjectif pluriel "Poites" commençant avec un "p" comme "Pieds" n'existe naturellement pas. Et il n'est utilisé ici que pour rimer avec l'adjectif pluriel "Moites" commençant avec un "m" comme "Mains".

"Déculer".

Ce verbe méconnu et peu employé à ma connaissance est l'antonyme d'un autre bien davantage connu et employé : "Enculer".

Et il signifie "Se retirer d’un coït anal actif", plus communément appelé "Sodomie".

Illustrations photographiques disponibles en abondance sur la toile.

"Une religieuse".

Ce mot polysémique désigne :

Une religieuse

  • avant toute chose une femme membre d'une communauté religieuse féminine, devant généralement obéir aux vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, que l'on appelle également "Nonne", "Moniale" ou "Soeur" et, dans le registre familier, "Bonne soeur".,

Religieuse au chocolat et religieuse au café

  • mais également une pâtisserie à base de pâte à choux et de crème pâtissière, généralement au chocolat ou au café, inventée vers 1856, à Paris (75), au "Café Frascati", un établissement tenu par un glacier napolitain.

La recette est identique à celle de l'éclair, hormis la présentation, puisque la religieuse est composée de deux choux posés l'un sur l'autre, dont le chou supérieur, qui est censé représenter la tête, est deux fois plus petit.

Source : wikipedia.org

15 façons de dire "On n'y voit rien".

"On n'y voit que dalle" appartient au registre argotique.

L'expression "Il fait noir comme dans le trou du cul d'un nègre" relève du registre vulgaire et ne peut naturellement plus être employée de nos jours sans se voir immédiatement traité d'épouvantable raciste.

En revanche, l'église catholique, apostolique et romaine s'avérant sensiblement moins sourcilleuse et susceptible que certaines associations de défense des "minorités visibles", sans doute doit-on plus aisément pouvoir continuer d'utiliser la formule "Il fait noir comme dans le cul d'une nonne" (registre argotique).

Dans le registre familier, on dit : "On n'y voit goutte" ou "On n'y voit que pouic" (qui appartiennent également au registre désuet).

Et nos amis québecois utilisent l'idiotisme animalier "Il fait noir comme dans le cul d'un ours".

Le langage courant nous offre quelques autres possibilités, avec "Être dans le noir", "Il fait nuit noire", "Il fait noir comme dans un four", "Il fait noir comme dans un tunnel", "Il fait noir comme dans la gueule du loup" (idiotisme animalier) ou "On n'y voit pas clair".

Mais c'est naturellement le registre soutenu qui nous propose les formules les plus élégantes, avec "Être dans la plus totale obscurité",  ou "Il règne un noir d'encre" ou "Nous sommes plongés dans les ténèbres".