"Allegro" ou "Un allegro".

Ce terme musical d'origine italienne désigne :

  • "Allegro" :
    • au sens propre : un adverbe servant à indiquer un tempo vif (plus rapide que l'adagio, moins rapide que le presto).

On dit par exemple : "Un morceau joué allegro".

    • et au sens figuré : un adverbe signifiant "rapidement".

On dit par exemple : "Il n'a pas ménagé ses efforts et y est allé allegro !".

  • "Un allegro" : un substantif désignant un morceau composé dans ce tempo.

On dit par exemple : "J'adore cet allegro".

Source : wikipedia.org

"Être à l'heure militaire".

Cette locution verbale du langage courant est utilisée lorsque quelqu'un arrive parfaitement à l'heure à un rendez-vous et est donc d'une ponctualité exemplaire.

Et elle signifie par conséquent : être parfaitement à l'heure.

On dit par exemple : "Tu es à l'heure militaire, dis-donc : il est très exactement quinze heures !".

"Un thon".

Ce mot désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : un poisson pélagique des eaux chaudes et tempérées, de grande taille et comestible.
Un "Thon obèse" (Thunnus obesus) également appelé "Patudo"
Un "Thon obèse" (Thunnus obesus) également appelé "Patudo"
  • et au sens figuré, dans le registre argotique : une femme de forte corpulence, jugée peu gracieuse.

Sur un thème contigu, lisez également mon article consacré à "toutes les façons de dire "Une fille laide."

 

"De fil en aiguille".

Cette expression apparue au XIIIe siècle, qui fait bien référence au domaine de la couture et que l'on peut traduire par "progressivement", signifie que l'on passe d'une chose à une autre de manière progressive.

Par exemple d'un sujet de conversation ou d'une occupation à une autre.

On dit par exemple : "De fil en aiguille nous en sommes venus à évoquer ta situation".

On peut "Être blanc comme" beaucoup de choses en français.

Différentes expressions idiomatiques françaises commencent par la formule "Être blanc comme...".

Il importe cependant de bien les connaître car elles ont le plus souvent des significations fort différentes les unes des autres !

Ainsi "Être blanc comme un linge" ou "Être blanc comme un linceul" se dit d'une personne qui, commençant à se sentir mal, devient blême, toute pâle, livide.

On utilise en revanche les expressions "Être blanc comme un cachet d'Aspirine" et "Être blanc comme un lavabo" pour qualifier une personne à la peau particulièrement blanche. Ainsi que les formules - tout aussi imagées, mais moins sympathiques, - "Être blanc comme un bidet" et "Être blanc comme un cul".

Relevant toutes les quatre du registre familier elles sont souvent utilisées sur un ton légèrement narquois par des personnes originaires de régions plus ou moins méridionales ou par des citadins de retour de congé, pour décrire l'aspect d'un estivant d'origine plus septentrionale et n'ayant pas encore eu le loisir de s'exposer aux rayons du soleil.

Enfin, la formule "Être blanc comme neige" symbolise la parfaite innocence d'une personne n'ayant rien à se reprocher.

"Avoir la chair de poule".

La chair de poule

Il s'agit d'une réaction de l'organisme face à certaines situations.

Et son véritable nom est "La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation".

"La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation", plus couramment appelée "La chair de poule"

L'expression imagée "La chair de poule" a d'abord été employée par les médecins du XVIIe siècle, en référence à la peau d'une volaille déplumée, afin de décrire l'étrange aspect parfois pris par notre peau lorsque les minuscules muscles arrecteurs (ou horripilateurs) situés sous notre peau se contractent, redressent nos poils et font apparaître d'innombrables petites bosses.

Des cuisses de poulet

Et nous l'utilisons toujours de nos jours, dans le registre familier, pour évoquer, selon les circonstances :

  • la sensation de froid ressentie.

On dit par exemple : "Brrr ! Il fait plus frais que je croyais. J'aurais dû enfiler un gilet : j'ai la chair de poule !".

  • ou bien l'anxiété, la peur.

On dit par exemple : "Je trouve le couloir sombre de cette cave particulièrement sinistre : il me donne la chair de poule !".

Source : www.futura-sciences.com

"Avoir un cheveu sur la langue".

Il s'agit d'une appellation très imagée du Susseyement" ou "Sigmatisme frontal", plus communément appelé, dans le registre familier, "Zozotement", "Zézaiement", ou "Zézayement".

Ce vice de prononciation consiste notamment à prononcer incorrectement les "s". C’est-à-dire à les prononcer en mettant la langue entre les dents, au lieu d’en appliquer le bout sur les dents d’en haut. Ce qui a naturellement tendance à donner le son "Che" au lieu de "Se".

Par exemple :

  • "Il est caCHé" au lieu de "Il est caSSé".
  • "LâCHer ses souliers" ou "LaCer ses souliers".

Voire - ce qui peut vraiment prêter à confusion et amener à des situations très ambiguës - :

  • "LêCHe-moi !" au lieu de "LaiSSe-moi !".

4 façons de ne pas s'exclamer "Merde !" à tout bout de champ.

Vous pouvez malheureusement, comme moi, le constater tous les jours : notre niveau de langue moyen tend à se détériorer.

Ainsi le mot "Merde" tend-il, hélas, à se répandre bien plus que de raison.

Désignant vulgairement les matières fécales, il sert en effet de juron, sous la forme d'une interjection, dans le registre familier.

Plutôt que de l'utiliser à tout bout ce champ, comme on le fait souvent, nous pouvons cependant essayer, autant que faire se peut, de le remplacer par différents mots ou locutions, sensiblement plus distingués.

Il existe ainsi différentes alternatives beaucoup plus élégantes, que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer dans mon article "8 façons de dire "Merde" sans le dire".

Ce que je me propose de vous offrir ici aujourd'hui, en complément, c'est une petite sélection d'interjections alternatives au mot "merde", que d'aucuns s'empresseront naturellement de qualifier de plus désuètes les unes que les autres, mais peu nous importe !

Pourquoi par exemple ne pas utiliser très simplement les interjections "Mince !", "Saperlipopette !" ou "Sapristi !" ?

Voire, au second degré, : "Malédiction !".

 

"Le syndrome de Bonnie et Clyde".

Il s'agit de l'attirance et de l'excitation sexuelle provoquées par ... les criminels ! En particulier lorsqu'ils se sont rendus coupables de faits particulièrement abominables ou affreux.

Cette paraphilie tire son nom des célèbres bandits américains du début des années 30, Bonnie Parker et Clyde Barrow, immortalisés par le film américain de 1967 du réalisateur américain Arthur Penn, "Bonnie and Clyde", ainsi que par les superbes disques et chansons éponymes de 1968 de Serge Gainsbourg.

Son autre nom est l'"hybristophilie" ; dont l'"enclitophilie" est une variante, concernant les femmes criminelles.

"Le travestissement".

Cette paraphilie relativement connue possède - me semble-t-il - l'énorme mérite de ne guère nuire à qui que soit, puisqu'il s'agit de l'utilisation maniaque par un individu des vêtements ou accessoires du sexe opposé.

Par exemple :

  • jupe ou robe, bijoux, chaussures à talons, perruque à cheveux longs pour un homme.

Un homme travesti en fillette

  • et pantalon, veste, chemise, cravate et cheveux courts pour une femme.

L'actrice états-unienne Glenn Close, travestie en homme, dans le film irlando-britannique "Albert Nobbs", de Rodrigo García (2011)
L'actrice états-unienne Glenn Close, travestie en homme, dans le film irlando-britannique "Albert Nobbs", de Rodrigo García (2011)