35 façons de dire "Pleuvoir abondamment".

Pluie abondante

Il existe de très nombreuses façons d'évoquer des "précipitations abondantes" en français dans le langage courant.

On parle par exemple de "forte averse", de "saucée", de "trombes d'eau" ou de "pluie battante". Et l'on utilise les formules "un temps à ne pas mettre le nez dehors" ou "un temps à ne pas sortir".

Plusieurs expressions utilisent  le verbe"tomber".

On dit ainsi "tomber des cordes" ou "tomber des hallebardes". Mais aussi "tomber comme à Gravelotte".

Les mêmes expressions s'utilisent avec le verbe "pleuvoir" et l'on parle donc de "pleuvoir des cordes", de "pleuvoir des hallebardes" ou de "pleuvoir comme à Gravelotte".

Mais on dit également "pleuvoir à boire debout" ou "pleuvoir à seaux".

Les expressions "pleuvoir à torrents", "pleuvoir à verse", "pleuvoir à flots", "pleuvoir fort", "pleuvoir très fort" ou "pleuvoir comme grêle" sont tout aussi parlantes.

Mais la plus évocatrice est sans conteste "pleuvoir comme vache qui pisse" (registre vulgaire). Et la plus simple : "flotter" (registre argotique).

Dans le domaine des idiotismes animaliers, on peut également évoquer, dans le registre familier : "un temps d'escargot", "un temps de chien" ou "un temps à ne pas mettre un chien dehors". Et, bien sûr, la célèbre "fête à la grenouille".

On compte également différentes expressions régionales telles que  "dracher" (dans le Nord ou chez nos amis Belges), "gloyer" (dans les Ardennes), "mouiller" (dans l'Ouest) ou "pleuvoir la chavanne" en Provence.

Et nos amis québecois parlent de "mouiller à siaux" ou de "pleuvoir à siaux", tandis que nos voisins helvétiques utilisent le verbe "roiller" et nos amis québecois "mouiller".

Enfin, "dégringoler" relève du registre familier.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés à toutes les façons de dire "Pleuvoir légèrement" et "Une pluie abondante" en français.

"Mathieu 4J !? Mais quels prétentieux ses parents à celui-là !".

Le docteur Mathieu Kadji, chirurgien viscéral et digestif aixois, spécialisé dans la chirurgie bariatrique

"Non mais c'est vrai, ça !

C'est quoi exactement ses prénoms à ce chirurgien : Mathieu... Jean-Jérôme-Julien-Jonathan ?

Ou Mathieu...Joseph-Jules-Jérémie-Jacques ?! Pfff !!".

Telle a été la drolatique réflexion de ma fille de 10 ans, en m'entendant évoquer, il y a quelques années, le nom du chirurgien viscéral et digestif aixois, spécialisé dans la chirurgie bariatrique, qui allait m'opérer quelques jours plus tard... et s'appelait, très simplement : Mathieu... Kadji !

Le docteur Mathieu Kadji

"Être taillé comme une ablette".

Cette locution du registre familier en forme d'idiotisme animalier fait référence à l'ablette, un petit poisson d'eau douce.

Une ablette

Et elle désigne, au sens figuré, comme de nombreuses autres : un individu chétif.

Un jeune homme de faible constitution, "taillé comme une ablette"

Sur le même thème, je vous recommande la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Un homme très mince ou de faible constitution" en français.

"De quoi peut-on donc faire "trêve" ?".

Différentes locutions françaises utilisent la forme curieuse, "Trêve de" :

  • "Trêve de baliverne !" ou "Trêve de balivernes !",
  • "Trêve de bavardage !" "Trêve de bavardages !",
  • "Trêve de cérémonie !" ou "Trêve de cérémonies !",
  • "Trêve de commentaire !" ou "Trêve de commentaires !",
  • "Trêve d’enfantillage !" ou "Trêve d’enfantillages !",
  • "Trêve de plaisanterie !" ou "Trêve de plaisanteries !",
  • "Trêve de simagrée !" ou "Trêve de simagrées !",
  • et "Trêve de tergiversation !" ou "Trêve de tergiversations !".

Elles signifient toutes, au sens figuré, : "Assez de..." ou "Cessons de...", "et passons aux choses sérieuses !".

"Un navet".

Navets
  • au sens propre, il s'agit d'un légume-racine ; c'est à dire d'une plante herbacée bisannuelle cultivée comme plante potagère ou fourragère pour sa racine charnue allongée ou arrondie, et consommée comme légume.
  • mais au sens figuré, il s'agit d'une oeuvre d'art dépourvue de valeur. Et en particulier, de nos jours, d'un film de cinéma jugé mauvais, insipide ennuyeux, sans doute en référence au goût assez fade du légume.

Le navet cinématographique ne doit cependant pas être confondu avec le nanar, qui amuse et fait rire.

"Une lombalgie aiguë" ou "Un lumbago".

Une "lombalgie aiguë", un "lumbago" ou un "tour de rein"

Il s'agit de ce que l'on appelle communément "un tour de rein".

Cette douleur du bas du dos n'a pourtant strictement rien à voir avec les reins, mais plutôt avec la colonne vertébrale.

Il s'agit en effet une douleur d’origine rhumatismale, ou produite par un effort musculaire, dans la région lombaire.

On utilise également le mot "Lombago", déformation du mot latin "lumbago" signifiant "faiblesse des lombaires".

 

"Mettre de l'eau dans son vin".

Cette expression, qui remonte à plusieurs siècles, signifie :

  • au sens littéral, ajouter de l'eau à son vin, afin d'en atténuer les effets,
  • et au sens figuré, où on l'utilise essentiellement, :
    • s'assagir, se calmer, modérer son impétuosité, son tempérament, se radoucir,
    • ou transiger, être davantage indulgent, moins sévère, réduire ses ambitions, ses exigences ou ses prétentions.

 

"Trier des lentilles avec des gants de boxe" ou "Mettre des gants de boxe pour trier des lentilles".

Cette expression très imagée s'utilise pour caractériser une tâche qui risque de prendre beaucoup de temps, en raison d'une totale inadaptation de l'équipement ou des moyens disponibles.

Par exemple : "Espérer pouvoir contrôler le contenu des conteneurs transitant par les ports français au regard des moyens humains et matériels dont disposent les services de douane, c'est comme trier des lentilles avec un gant de boxe !".