"Un diable d'homme" et "Un diable" ou "Un petit diable".

Ces deux locutions nominales masculines en forme d'idiotisme religieux désignent respectivement, dans le langage courant :

  • un homme singulier, bizarre, dont on peut tout attendre.

On dit par exemple : "Se présenter à la présidence de la République, obtenir le César du meilleur acteur pour un rôle dramatique et fonder les Restos du Coeur" : Coluche était vraiment un diable d'homme !".

Un "diable d'homme" : Michel Colucci dit "Coluche"

  • un enfant urbulent, insupportable,

On dit par exemple : "Devoir surveiller un petit diable pareil ne doit pas être de tout repos".

Un "petit diable"

Source : www.larousse.fr et Le Robert

"De fortune".

Cette charmante locution adjectivale signifie :

  • improvisé, généralement suite à un imprévu, un désagrément et provisoire, fait à la va-vite afin de parer au plus pressé.

On parle par exemple d'une "Installation de fortune" ou d'une "Réparation de fortune".

  • bricolé avec le peu de moyens à disposition.

Il s'agit d'une formule couramment employée dans le domaine maritime, en cas de tempête, d'accident ou de danger.

On parle ainsi de "Fanal de fortune", "Gouvernail de fortune", ""Gréement de fortune", "Mât de fortune" ou "Voile de fortune".

Une voile de fortune (bricolée)

 

Mais on parle également de :

  • "Fortune" ou "Voile de fortune" pour désigner : une voile carrée qui se grée sur la vergue de misaine des goélettes ou sur la grand-vergue des cotres ou autres bâtiments à voiles auriques (carrées),

Une voile de fortune (carrée) (© Larousse)

  • de "Gentilhomme de fortune", à propos d'un membre de la noblesse devenu aventurier, pirate,
Corto Maltese, le célèbre gentihomme de fortune créé en 1968 par le génial Hugo Pratt
Corto Maltese, le célèbre gentihomme de fortune créé en 1968 par le génial Hugo Pratt
  • et de "Soldat de fortune" pour qualifier :
    • autrefois : un officier qui vendait ses services (registre désuet) .
    • ou de nos jours : un homme de guerre qui, par sa valeur, s’est élevé des derniers rangs aux plus hauts grades.

Sources : www.linternaute.fr, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Faire des gorges chaudes" de quelque chose ou de quelqu'un.

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel signifie, au sens figuré : se moquer de quelqu'un en faisant preuve d'une malignité excessive.

On dit par exemple : "De nombreux français font des gorges chaudes du couple présidentiel".

On disait autrefois (registre désuet) :  "Faire gorge chaude de quelque chose" pour signifier "Se l’approprier".

Sources : wiktionary.org et www.linternaute.fr

"Être heureux comme un Pape" ou "Être heureux comme Dieu en France".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotismes religieux relèvent du langage courant.

Et elles signifient tout simplement : être très heureux.

On dit également "Être heureux comme un prince" ou "Être heureux comme un roi".

"Bas de plafond" ou "Bas-de-plafond".

J'adore cette locution adjectivale, en forme d'idiotisme architectual.

Relevant du registre familier, elle qualifie, au sens figuré une personne : peu intelligente, bête, stupide, sotte.

On dit par exemple : "Ton frangin ne serait pas un peu bas de plafond ? Il n'a pas su ouvrir l'eau ni faire fonctionner la tondeuse".

On utilise également la formule "Bas du front".

Et je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à mes façons préférées de dire "Être idiot".

Sources : wiktionary.org

"Être cousu d'or".

"Être cousu d'or".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire relève du langage courant.

Et elle signifie au sens figuré : être très riche.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à toutes les façons de dire "Être riche" ou "Être très riche" en français.

"Une fièvre de cheval".

Cette locution nominale féminine en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme médical relève du registre familier.

Et elle désigne au sens figuré : avoir une température corporelle extrêmement élevée, avoisinant les 40 degrés centigrades ; la température normale se situant entre 36,2 °C et 37,7 °C environ.

Source : www.microlife.fr

"Des éconocroques".

J'aime beaucoup ce subtantif féminin pluriel.

Relevant du registre désuet et du registre populaire, il désigne : des économies.

On dit par exemple : "Ma frangine a fait des éconocroques pour s'acheter une bagnole".

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la locution nominale masculine "Bas de laine".

"Qui vole un oeuf, vole un boeuf".

Ce proverbe en forme de paronomase est également un idiotisme animalier et un idiotisme alimentaire.

Et il signifie que celui qui vole des objets de faible valeur finira par dérober des biens de plus grande valeur.

Par extension, la personne qui commet un délit et entre en délinquance en commettra d'autres. Et celui qui est capable de commettre un petit larcin peut aussi bien se rendre coupable d'un méfait bien plus conséquent.

Par conséquent, peu importe la valeur de l’objet volé,c'est le principe même du vol qui doit être condamné, et il convient donc de punir l'auteur d'un vol indépendamment de la valeur de ce qu'il a dérobé.

On dit par exemple : "J'ai licencié mon apprenti : il m'avait pris un bidon d'huile. Et, comme on dit : qui vole un oeuf, vole un boeuf".

Sources : www.lalibre.be et wiktionary.org, www.linternaute.fr et www.expressio.fr

"Retenir son souffle".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel relève du langage courant.

Et elle signifie :

  • au sens propre : s’arrêter temporairement et volontairement de respirer.On dit par exemple : "J'ai retenu mon souffle le temps que les policiers s'élognent".
  • et au sens figuré : attendre sans rien dire, tout en étant impatient, anxieux ou angoissé.

On dit par exemple : "Ce soir les amateurs de football retiennent leur souffle, dans l'attente du résultat de cette demi-finale de Coupe du monde".

"Un bas de laine".

Cette locution nominale masculine en forme d'idiotisme textile ou vestimentaire désigne :

  • au sens propre, dans le langage courant : une longue chaussette de laine, dans laquelle on avait coutume, autrefois de dissimuler ses petites économies, son épargne.

Un bas de laine

  • et au sens figuré, par métonymie, dans le registre familier : l'argent que l'on a économisé ; ses petites économies, sa petite épargne.

Un "bas de laine" au sens figuré

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré au mot "Éconocroques".