La boucle est une rotation de l'avion ou de l'hélicoptère (seul quelques uns en sont capables, l’Eurocopter Tigre étant celui qui offre la meilleure possibilité d’en faire) autour de son axe de tangage (l'axe des ailes).
Ainsi, l'aéronef se cabre, passe sur le dos puis redescend. La boucle constitue avec le tonneau une des deux figures de base de la voltige classique.
Pour qu'une boucle soit réussie, le pilote doit décrire un cercle parfait et ne doit pas dévier de son axe. L'entrée et la sortie de la figure doivent se faire à la même altitude.
La première boucle a été réalisée en 1913. Les sources divergent sur l'identité du premier pilote qui réalisa cette figure. Il semblerait que le Français Adolphe Pégoud le 31 août 1913, à Buc (78) ait été le premier pilote à réussir cette figure au commandes d'un Blériot. Mais selon d'autres sources, cet honneur échoirait au Russe Piotr Nesterov, pilotant, dès le 27 août 1913, un Nieuport.
Et pas, tout simplement : "Écran divisé", "Écran fractionné" ou "ÉCran séparé" !
Il s'agit en effet d'un effet audiovisuel consistant - au cinéma, à la télévision ou dans un jeu vidéo - à diviser l'écran en plusieurs parties, chacune d'entre elles présentant des images différentes : soit plusieurs scènes différentes, soit plusieurs perspectives différentes d'une même scène.
C'est notamment le cas dans le splendide film états-unien de 1968, de Norman Jewison, "L'affaire Thomas Crown", qui réunit au sommet de leur beauté Steve McQueen et Faye Dunaway. Dans ce film légendaire, les nombreux écrans partagés nous permettent de suivre par le menu, le braquage minutieusement conçu par le millionnaire Thomas Crown. Celui-ci, réalisé par cinq complices qui ne se connaissent pas et qui ne se rencontreront qu'une fois, laissera la police perplexe. Mais pas la redoutable enquêtrice de la compagnie d'assurance, la ravissante et sagace Vicky Anderson (Faye Dunaway) !
Le tout sur la merveilleuse musique de Michel Legrand, à qui la chanson "The windmills of your mind" ("Les moulins de mon coeur"), rapporta l'oscar de la meilleure chanson originale.
Mais, ainsi que l'explique par le menu un excellent article du Cinéclub de Caen (14) (*), si l'année 1968 constitua une sorte d'âge d'or de l'écran divisé, le procédé avait été inventé dès le début du cinéma avec le jeu du cache et du contre-cache, conçu et mis au point par Méliès avant 1900. Il s'agissait néanmoins d'un trucage qui ne devait pas être perçu par le spectateur, à l'inverse de l'écran séparé proprement dit, qui s'exhibe en tant que tel.
L'écran partagé est ainsi utilisé avec parcimonie dans le cinéma muet et avant l'apparition de l'écran large.
Comme par exemple dans le superbe film états-unien de 1931 "Dr Jeckyll et M. Hyde" de Rouben Mamoulian.
Écrans fractionnés ("Split screens") dans le film états-unien "Dr Jeckyll and Mr. Hyde" de Rouben Mamoulian (1931)
L'écran partagé ne naît véritablement qu'après l'exposition universelle de Montréal en 1967 ; Richard Fleischer (dans "L'étrangleur de Boston" en 1968) et Norman Jewison en ayant fait la plus brillante utilisation, et Brian De Palma une forme intimement liée aux mystères de son cinéma).
Tels sont les deux slogans en anglais que la marque française SOFINCO se permet de nous imposer dans ses publicités télévisées françaises de novembre 2020.
Ce terme, emprunté à l'anglais américain désigne la période de la journée d'une ou de plusieurs heures au cours de laquelle un débit de boisson propose des boissons, en particulier alcoolisées, à des tarifs plus avantageux que d'ordinaire.
La tarification s'applique au moment où l'on commande une boisson, et non au moment de la payer.
Et le moment de la journée choisi est généralement celui où l'établissement est le moins fréquenté, pour tenter d'attirer la clientèle ; soit le plus souvent en fin d'après-midi (après le travail) et/ou en début de soirée (avant le dîner), du lundi au jeudi.
L'action promotionnelle consiste généralement à offrir une seconde boisson identique pour chaque boisson achetée.
"Black Friday par ci, Black Friday par là. Pourquoi ce vendredi 27/11 devrait être aussi sombre ?
Chez Espaciel, nous vous préparons une offre lumineuse, c'est le Sky Friday !
Bénéficiez de la meilleure offre Espaciel de toute l'année valable pendant seulement 24h ! Tenez-vous prêt(e) !
Le décompte est lancé !".
Telle est l'impayable offre promotionnelle reçue, ce 25 novembre 2020, de la société française Espaciel, qui commercialise des réflecteurs de lumière (surfaces réfléchissantes utilisées pour rediriger la lumière naturelle à l'intérieur des logements sombres).
Comme la plupart des enseignes ne cessent lamentablement de le faire, dans notre pays, depuis le premier confinement du printemps 2020, lié à la maladie à coronavirus 2019.
Et pas simplement : "Le CLIQUER ET EMPORTER" ou "Le COMMANDER ET RETIRER" !
Également appelé "Check and reserve" ("Vérifier et réserver") ou "Click and pick up" ("Cliquer et enlever"), ce mode de vente permet en effet au client de passer dans un magasin emporter les produits commandés en ligne et disponibles localement.
Ce substantif masculin est en effet un faux anglicisme désignant une technologie grâce à laquelle il est possible de revoir ou réécouter une émission de radio ou de télévision après qu'elle ait été diffusée en direct.
C'est à dire une pâtisserie à laquelle on a ajouté du cannabis sous forme de haschich ou d'herbe, puisque c'est ce que désigne cette locution nominale masculine anglaise, construite par juxtaposition du verbe "space out" et du substantif masculin "cake".
Tel est le nom du service d'affacturage proposé à ses clients professionnels français par la banque française Crédit Agricole, dans ses publicités radiophoniques d'octobre 2020 !