Ne pas confondre : "Un gros scato" et "Une grosse catho" !

Ces deux locutions du registre familier réunissent un adjectif qualificatif et l'apocope d'un substantif.

  • la première désigne un scatophile, vil pervers attiré par les excréments humains, mais pas forcément en surpoids.
  • tandis que la seconde désigne une femme catholique de forte corpulence.

"Dans la ruralité".

"Dans la ruralité"

"La ruralité" est un substantif féminin désignant ce qui est rural, ce qui se rapporte aux choses de la campagne.

Et "Dans la ruralité" est une locution relevant de la novlangue.

Cette formule absconse, qui a le don de m'exaspérer, signifie tout simplement : à la campagne.

On entend par exemple : "Dans la ruralité il est souvent difficile de trouver un travail".

Ou : "Pour beaucoup de Français, le bonheur est dans la ruralité".

Pourquoi dire : "Un magnet" ?

Et pas : "Un aimant publicitaire" !

J'en ai fabriqué quelques millions entre 1992 et 1994 et me suis toujours battu, à l'époque, déjà, pour n'utiliser que ce vocable. Ce que j'étais du reste - sans forfanterie aucune - relativement bien parvenu à obtenir de la part de mes fournisseurs, prestataires, prospects ou clients.

Pourquoi dire : "Made in France" ?

Et pas : "Fabriqué en France" !

Si c'est le prestige de notre pays que l'on veut vendre, autant le faire en français !

Pourquoi dire : "Le Little Russia de Paris" ?

Comme l'a fait l'actrice française Stéphanie Schwartzbrod, le 29 juillet 2019, dans l'émission radiophonique française de Daniel Fiévet "Le temps d'un bivouac", sur France Inter.

Et pas : "La petite Russie" !

Cet ensemble immobilier situé dans le 13e arrondissement de Paris (75) est également appelé "La cité Citroën", car il a été construit en 1912 pour le compte de la société des Taxis Citroën, afin d'y loger ses chauffeurs, essentiellement d'origine russe, issus de la vague d'immigration ayant suivi la révolution bolchévique de 1917.

Construits sur le toit-terrasse du garage pour les taxis, les pavillons se situent à une bonne quinzaine de mètres au-dessus du sol.

Pourquoi dire : "Un copycat" ?

Et pas : "Un imitateur" !

Cette appellation désigne en effet une personne imitant les faits et gestes d'un héros de fiction ou d'une personne - souvent un délinquant notoire - régulièrement décrite dans les organes d'information.

L'imitateur peut ainsi se suicider de la même manière qu'une personne réelle ou qu'un personnage fictif, voire tuer suivant le modus operandi d'un tueur en série tel que les organes d'information l'ont décrit.

On ne dit pas : "Y a qu'à", "C'qu'i' faut" ou "T'as qu'à" !

Mais : "IL N'y à qu'à", "CE qu'iL faut" et "TU N'as qu'à" !

Cela vous permettra de passer du registre familier au registre normal.

Ou mieux encore : "Il suffit de", "Il convient de" et "Il te suffit de" !

Vous serez ainsi passé du registre familier au registre soutenu.

Pourquoi dire : "Feel the boost" ?

Comme le fait la firme allemande Adidas sur ses affiches de juillet 2019 vantant sa nouvelle chaussure de "running", "Ultraboost 19".

Et pas : "Sentez l'amélioration" !

Non : la marque aux trois bandes, préfère "traduire" son accroche publicitaire un peu plus bas par la formule "La sensation boost" !

Un petit peu comme si l'on traduisait l'expression "Do it yourself" ("Faites-le vous-même") par "Faites le yourself", en quelque sorte ?

Ces publicitaires prennent vraiment les français pour des crétins lorsqu'ils ne les présupposent pas tous polyglottes.