On n'écrit pas : "Un pélerin" ou "Un pélerinage" !

Mais : "Un pèlerin" et "Un pèlerinage" !

Avec un"è", car ces mots se prononcent "pèlerin" et "pèlerinage", et non "pélerin" ou "pélerinage".

Il s'agit ici d'un parfait exemple de l'importance de la prononciation ; une mauvaise prononciation entraînant ipso facto une mauvaise orthographe.

Pourquoi dire : "Un turfiste" ?

Et pas : "Un habitué des hippodromes" ou "Un passionné de courses hippiques" !

C'est évidemment bien plus long à dire ou écrire, mais tellement plus joli.

On n'écrit pas : "Faire bonne chair" !

Mais : "Faire bonne chère" !

Cette locution verbale signifie bien manger, ripailler.

Les variantes "Faire petite chère" (ne pas bien manger) et "Faire grande chère" (bien se nourrir, offrir un grand repas, bien nourrir ses invités, bien vivre) sont sensiblement moins utilisées.

Ces trois locutions sont construites sur la base du mot "Chère", venant du latin "Cara" (visage, face), qui signifiait autrefois "visage" ou "bon accueil".

Mais l'expression "Faire bonne chère" n'a pris son sens actuel qu’au XVIIe siècle, le sens premier signifiant "Faire bonne figure" ou "Faire bon accueil".

Source : wiktionary.org

"Rendre l'appareil" et "Rendre la pareille".

Ces deux locutions verbales homophones n'ont évidemment absolument pas la même signification :

  • rendre l'appareil à quelqu'un (langage courant) c'est lui restituer une machine,
  • tandis que rendre la pareille à quelqu'un (registre familier), c'est le traiter de la même manière qu'il nous a traité, lui offrir un traitement semblable à celui que l'on a reçu :
    • et cela, que ce soit en bien : il s'agit alors de retourner une faveur.

On dit par exemple : "Après l'accueil chaleureux que j'avais reçu chez mes amis, je me devais de préparer leur séjour chez moi avec soin, afin de leur rendre la pareille".

    • comme en mal : il s'agit alors de se venger, de riposter ; d'user du même procédé.

On dit par exemple : "Si tu voyais l'état pitoyable dans lequel Jacques m'a rendu mon voilier ! Je te garantis que je vais lui rendre la pareille lorsqu'il me prêtera son chalet".

Et on dit également : "Rendre la monnaie de sa pièce".

Aussi étonnant que cela puisse sembler, il semble malheureusement que de plus en plus de personnes aient tendance à également écrire "rendre l'appareil" et non "rendre la pareille" dans ce second cas.

On ne dit pas : "Le fair-play" !

Mais : "Le franc-jeu" !

C'est à dire un jeu respectueux des règles et de l’adversaire.

On ne dit pas : "Un footballeur" ni "Une footballeuse" !

Mais : "Un joueur de football" et "Une joueuse de football" !

Les anglo-saxons eux-mêmes ne disent d'ailleurs pas "Footballer" mais "Football player" ou "Soccer player" (aux États-Unis d'Amérique) !

"Avoir les poils".

"La piloérection", "Le réflexe pilo-moteur" ou encore "L'horripilation", plus couramment appelée "La chair de poule"

Je déteste cette expression du registre familier en forme d'ellipse d'un usage relativement récent et de plus en plus couramment utilisée, il me semble.

On utilise cette formule pour signifier que l'on a les poils qui se hérissent, du fait de l'émotion qui est la nôtre ; phénomène très proche de celui que l'on qualifie ordinairement de "chair de poule".

"Un alicament", "Un médicaliment", "Un Nutraceutique" ou "Un Nutriceutique".

Alicaments, médicaliments, nutraceutiques ou nutriceutiques.

Il s'agit, respectivement, d'un "Aliment-médicament", d'un "Médicament aliment", d'un "Nutriment pharmaceutique" ou d'un "Nutriment pharmaceutique".

Ces quatre mots barbares, en forme de mots-valises, sont tous des néologismes, directement issus des services mercatiques de l'industrie agroalimentaire.

Et ils désignent tous un aliment dont la composition explicitement formulée est censé avoir un effet actif sur la santé du consommateur.

Fort heureusement, seul le premier des quatre, qui est en même temps, je crois, le moins laid, a tendance à être aujourd'hui utilisé. Et pour cause, me direz vous, car c'est également celui qui fait le moins peur !

Source : wikipedia.org

"L'adulescence" et "Un adulescent".

Il s'agit de l'"adulte-adolescence" et d'un "adulte-adolescent", c'est à dire, de deux néologismes désignant respectivement :

  • le prolongement de l’adolescence, en dépit de l’entrée dans l’âge adulte,
  • et un jeune adulte dont le comportement rappelle celui des adolescents.

On parlait autrefois (lorsque j'étais jeune !) d'"adolescent attardé".

Source : wikipedia.org

Pourquoi dire : "L'infotainment" ?

Et pas : "L'infodivertissement" ou "L'information-divertissement" !

Puisque ce mot-valise anglais ("Information-entertainment") désigne un type de contenu médiatique, fournissant à la fois de l'information et du divertissement.

Pourquoi dire : "Un brunch" ou "Bruncher" ?

Et pas : "Un petit-déjeuner/déjeuner" et "Prendre un petit-déjeuner/déjeuner" !

Même si, je vous le concède, l'anglais est dans ce cas, comme souvent, bien plus rapide à écrire ou prononcer.

Ce mot-valise anglais signifie en effet "Breakfast (petit déjeuner) - lunch (déjeuner)".

Et ce type de repas se prend entre la fin de la matinée et le début de l’après-midi, soit entre 10 h et 15 h environ.

Il se présente généralement sous la forme d'un buffet, où chacun vient se servir en fonction de ses goûts et de son appétit, parmi  une combinaison de plats et boissons caractéristiques des premier et deuxième repas de la journée.

Source : wikipedia.org