On ne dit pas : "Je m'excuse" et encore moins "J'm'excuse" !

Mais, à tout le moins, : "Excuse-moi" ou "Excusez-moi" ! (registre familier)

Et, mieux encore : "Je te/vous prie de m'excuser". (registre normal)

Voire : "Je te/vous prie de bien vouloir m'excuser" ou "Je te/vous prie de bien vouloir avoir l'obligeance de m'excuser". (registre soutenu)

Ne dites pas : "Le State Department américain" !

Mais : "Le département d'État états-unien" ou "Le ministère des Affaires Étrangères états-unien" !

Les états-uniens pour leur part utilisent en effet le sigle "DoS (united states Department of State)" ou la formule "United States DOS (Department of States)" ; la forme "State Departement" relevant du registre familier.

On ne dit pas : "I' t'reveux" !

En parlant de quelqu'un qui souhaite reprendre au téléphone un précédent interlocuteur, qui venait de vous passer l'appareil.

Mais : "Il souhaite te parler à nouveau" !

Cela vous permettra de passer du registre populaire au langage courant.

On ne dit pas : "Ça peut être aussi que'que chose qu'i' faut t'nir en compte" !

L'ancien joueur de football international français Olivier Rouyer

Comme l'a déclaré l'ancien joueur de football international français Olivier Rouyer, le 1er juin 2019, dans l’émission vespérale "L’Équipe du Soir", sur la chaîne de télévision française L’Équipe.

Mais : "Cela peut également être quelque chose dont il faut tenir compte" !

 

Pourquoi dire : "Un waow effect" ou même "Un effet waow" !

Et pas : "Un effet waouh" ou "Un effet ouah" !

"Waouh" et surtout "Ouah" sont en effet les onomatopées françaises correspondant à l'onomatopée anglaise "Waow".

Ne dites pas : "Un thon", "Un cageot" ou "Un boudin" !

Mais plutôt : "Une jeune femme peu gâtée par la nature" ou "Une demoiselle au physique ingrat".

Ces deux locutions du registre soutenu remplaceront avantageusement, à mon sens, ces trois termes du registre argotique, voire vulgaire.

Sur un thème contigu, lisez également mon article consacré à "toutes les façons de dire "Une fille laide."

"Être dans l'ADN de quelque chose ou de quelqu'un" ou "Ne pas être dans l'ADN de quelque chose ou de quelqu'un".

Je ne supporte plus ces formules à la mode, outrageusement employées depuis quelques années désormais par nos journalistes et hommes politiques, ainsi que par tous ceux qui croient bon de les imiter, et signifiant :

  • "Être dans l'ADN de quelque chose ou de quelqu'un" : être constitutif de cette chose ou de cette personne, en constituer sinon l'essence même, du moins un élément essentiel ; sa particularité, sa nature.

On dit par exemple : "La laïcité est dans mon ADN".

  • et "Ne pas être dans l'ADN de quelque chose ou de quelqu'un" : ne pas en constituer un élément essentiel, sa particularité, sa nature.

On dit par exemple : "Les nationalisations ne sont pas dans l'ADN de notre mouvement".