On ne dit pas : "Le Gujarat, l'État de naissance de Mahatma Gandhi" !

Ainsi que j'ai malheureusement pu l'entendre dans le commentaire du premier épisode de la série documentaire états-unienne "Quand la nature se déchaîne", tourné en 2020 et diffusé le 6 juin 2021 sur la chaîne de télévision française RMC Story.

Mais : "Le Gujarat, l'État de naissance DU Mahatma Gandhi" !

Le Mahatma Gandhi photographié en studio, à Londres (Grande-Bretagne), en 1931
Le Mahatma Gandhi photographié en studio, à Londres (Grande-Bretagne), en 1931
  • Mohandas Karamchand Gandhi, né le 2 octobre 1869 et mort assassiné à Delhi le 30 janvier 1948, est en effet un dirigeant politique, important guide spirituel de l'Inde et du mouvement pour l'indépendance de ce pays, communément connu et appelé en Inde et dans le monde comme "Mahatma Gandhi" (du sanskrit "mahatma" signifiant "grande âme"), voire simplement "Gandhi" ou "Bapu" ("père" dans plusieurs langues en Inde).

Et non "Le Mahatma Gandi".

"Mahatma » est d'ailleurs un titre qu'il refusa toute sa vie d'associer à sa personne.

Carte de l'État indien du Gujarat

  • Quant au Gujarat, État de naissance DU Mahatma Gandhi, il est l'un des vingt-neuf États de l'Inde.

Situé dans l’Ouest du pays, il est bordé :

    • au Nord par le Pakistan et le Rajasthan,
    • à l'Est par le Madhya Pradesh,
    • et au Sud par le Maharashtra.

Localisation de l'État indien du Gujarat

Sa superficie de 196 024 km2 est équivalente à celle du Sénégal. Et sa population compte environ 64 millions d'habitants, soit presque autant que la France.

Dont environ 349 000 habitants dans sa capitale, Gandhinagar, une ville nouvelle construite dans les années 1960, et nommée "Gandhi" afin de rendre hommage à ce grand homme.

Source : wikipedia.org

"Popaul".

Ce mot masculin constitue, selon le contexte :

  • dans le registre familier : un diminutif du prénom masculin "Paul".

On dit par exemple : "C'est mon ami Paul, dit Popaul, qui va venir m'aider".

  • et dans le registre populaire : un surnom du pénis.

On retrouve notamment ce mot dans les expressions imagées "Emmener Popaul au cirque" et "Faire pleurer Popaul".

Verge au repos

Source : wiktionary.org

 

"Le syndrome de Diogène" et "La syllogomanie".

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène" (© Melody Ko for Boston University)

Ce syndrome a été décrit en 1975 par la gériatre états-unienne Allison N. Clark, pour caractériser un trouble du comportement conduisant à des conditions de vie négligées, voire insalubres.

Il comprend une forme extrême d'accumulation compulsive, appellée TAC (Trouble d'Accumultion Compulsive) ou "Syllogomanie", mais ne s'y limite pas.

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

Ce nom de "Syndrome de Diogène", adopté en 1975, fait référence à Diogène de Sinope, le philosophe grec du IVe siècle av. J.-C., figure clé du cynisme et disciple d'Antisthène.

Diogène vivait dehors, dans un dénuement extrême, vêtu d'un simple manteau, et muni d'un bâton, d'une besace et d'une écuelle.

Dénonçant l'artifice des conventions sociales, il préconisait une vie simple, hors de la culture et de la civilisation grecques, plus proche de la nature.

Il se pliait à certaines restrictions susceptibles de lui apporter une plus grande indépendance vis-à-vis des biens matériels, une plus grande liberté morale.

Et se contentait pour dormir, d'une grande jarre renversée, couchée sur le flanc, ou d'un tonneau.

Le philosophe Diogène de Sinope vivant dans sa jarre renverséeLe philosophe Diogène de Sinope vivant dans son tonneau

Caractéristiques

Le syndrome associe entre autres :

  • une négligence parfois extrême de l'hygiène corporelle et domestique,
  • une accumulation d'objets hétéroclites, nommée également "Syllogomanie",
  • un déni de son état, et donc une absence de toute honte,
  • un isolement social selon les critères habituellement admis dans sa culture,
  • un refus d'aide, celle-ci étant vécue comme intrusive,
  • et une personnalité pré-morbide : soupçonneuse, astucieuse, distante, tendant à déformer la réalité (là encore selon les critères culturels en cours).

Historique

La première étude de ce modèle de conduite date de 1966. Cette année-là, deux psychiatres anglais, Mac Millan et Shaw, publient une étude sur 72 personnes âgées vivant dans des conditions d’hygiène personnelle et domestique inquiétantes.

Ils constatent chez ces patients un effondrement de leur norme de propreté personnelle et d'environnement et parlent de "Syndrome de décompensation sénile".

Symptômes

La personne présentant ce syndrome choisit un isolement social aussi grand qu'il lui est possible.

Elle en arrive à vivre presque recluse chez elle, n'ayant dès lors plus autant de raisons d'entretenir son logement et se désintéressant en même temps, à un degré plus ou moins grand, de son hygiène personnelle.

Le comportement du célèbre milliardaire états-unien Howard Hughes dans les dernières années de sa vie en constitue par exemple une parfaite illustration.

Se pensant à tort ou à raison en risque de pauvreté extrême, ce qui lui est suggéré par la vie peu gratifiante où elle s'installe, la personne atteinte du syndrome de Diogène essaie souvent d'économiser le plus possible pour parer à l'avenir, et accumule parfois des sommes importantes sans avoir réellement conscience de leur valeur.

Accumuler chez elle de grandes quantités de déchets ou du moins d'objets sans utilité immédiate l'amène à vivre dans des situations insalubres : d'abord simple encombrement, puis impossibilité d'entretenir ou même de faire entretenir son logement en raison même de cet encombrement devenu obstacle.

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

Patients

On trouve souvent un tel comportement chez des personnes d'âge avancé souffrant de solitude après la mort d'un conjoint ou d'un parent très proche.

Ce comportement peut être encouragé par un sentiment de fragilité financière, réelle ou non.

Et la solitude, voulue, ou l'isolement, subi, semble être le facteur de déclenchement principal.

Étiopathogénie

De 30 % à 80 % des personnes souffrant du syndrome de Diogène sont atteintes de maladies neuropsychiques.

Et presque 100 % chez les jeunes sujets.

Traitement

Le traitement doit commencer par la détection des cas de risque, puis l'admission dans un hôpital spécialisé ou une unité de gériatrie, avec étude des troubles médicaux. On prend ensuite des mesures adaptées de protection sociale pour éviter la rechute du patient dans ses conditions de vie antérieures. Dans quelques cas, il convient de traiter aussi une éventuelle pathologie psychiatrique associée (dépression, délire chronique).

S'il n'est pas possible d'assurer la vie en commun ou de placer le patient dans une institution sociale, il faut lui assurer un suivi régulier, des visites à domicile, et un travail coordonné de services sanitaires (médecin, infirmier/ère, ergothérapeute) et sociaux (travailleur social).

L'accumulation compulsive ou "Syllogomanie", également appelée "Syndrome de Diogène"

Bon, là, en ce qui concerne ces deux dernières photographies, j'aurais envie de dire que c'est très différent : rien que de très normal à mon sens.

Mais il est vrai que je suis bibliophile et bibliomane ! Et ceci explique peut-être cela...

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés au "Syndrome de Hikikomori" et au "Syndrome de la cabane", "Syndrome de l'escargot" ou "Syndrome du prisonnier".

Et je vous signale à toutes fins utiles l'existence de l'association d'aide et de soutien des victimes du syndrome de Diogène et de leurs proches "Survivre à l'insécurité", dont je vous communique ci-après :

  • l'adresse électronique : accueil@diogene-asso.org

Source : wikipedia.org

"Zlataner" ou "Zlatanner".

"Une année zlatanée", L'année des Guignols 2012-2013, sortie en DVD en octobre 2013

Ce verbe a été inventé en 2012, à partir du prénom du joueur international de football suédois d'origine bosnienne Zlatan Ibrahimovic(zla-tan i-bra-i-mo-vi-tch), par les auteurs de l'émission satirique Les Guignols de l'Info, sur la chaîne de télévison française Canal Plus.

Il s'agissait d'un néologisme polysémique - très rapidement passé de mode - signifiant ironiquement, selon le contexte :

  • au sens propre :
    • gagner haut la main, au football

On dit par exemple : "Le PSG a zlatané son adversaire 5-0".

    • ou : savater,

On dit par exemple : "Fais attention en allant là-bas : tu risques de te faire zlataner".

  • et au sens figuré :
    • se faire avoir par plus rusé que soi,

On dit par exemple : "Je me suis fait zlatané comme un idiot !".

    • ou : agir en situation de suprématie physique, technique ou tactique ; dominer un adversaire de manière outrageante ou humiliante,

Mick Jagger, le chanteur des Rolling Stones, s’adressant au public avant un concert au Stade de France, le 13 juin 2014, a ainsi annoncé : "Ce soir, on va vous zlataner !".

Le Conseil de la Langue suédois a inclus, dès décembre 2012, son équivalent suédois ("Zlatanera") dans la liste des "néologismes acceptables en suédois", qu'il a défini ainsi : se charger de quelque chose avec vigueur, dominer.

Sources : wiktionary.org et www.bfmtv.com

"Hippocampe fou" ou "Hippo".

Le rappeur français Sébastien Gonzalez, alias Hippocampe fou ou Hippo

Il s'agit du nom d'artiste du rappeur français Sébastien Gonzalez, né le 5 janvier 1984.

Selon la radio RFI, son style musical se situe entre MC Solaar et Boby Lapointe. Et il se décrit lui-même comme un "rappeur aquatique".

Le rappeur français Sébastien Gonzalez, alias Hippocampe fou ou HippoLe rappeur français Sébastien Gonzalez, alias Hippocampe fou ou Hippo

Il commence à se produire en 2010, et a réalisé trois albums :

  • "Aquatrip", en 2013, dans lequel figure "Le marchand de sable".
  • "Céleste" en 2015,
  • et "Terminus" en 2018, qui comporte la chanson "Underground".

Entre 2007 et 2010, il participe au groupe "La Secte Phonétik".

Le rappeur français Sébastien Gonzalez, alias Hippocampe fou ou Hippo

Source : wikipedia.org

"Pippo Inzaghi", "Super Pippo" et "Inzagoal".

Le joueur de football international italien reconverti entraîneur Filippo Inzaghi

Il s'agit des surnoms du joueur de football international italien reconverti entraîneur Filippo Inzaghi, né le 9 août 1973.

Avant-centre de type "Renard des surfaces", Inzaghi a inscrit 316 buts dans sa carrière, ce qui en fait le quatrième buteur de l'histoire du football italien derrière Silvio Piola (364 buts), Giuseppe Meazza (338 buts) et Roberto Baggio (318 buts).

Palmarès

  • Avec la Juventus de Turin, il a remporté le championnat d'Italie en 1998, la Supercoupe d'Italie en 1997, et été finaliste de la Ligue des Champions en 1998.
  • Et avec l'AC Milan, il a remporté le championnat d'Italie en 2004 et 2011, la Coupe d'Italie en 2003, la Supercoupe d'Italie en 2004, la Ligue des Champions en 2003 et 2007, la Supercoupe de l'UEFA en 2003 et 2007 et la Coupe du monde des clubs en 2007.

Avec la sélection nationale italienne, il remporte la Coupe du Monde de la FIFA en 2006 face à la France (Aaaargh !) et est finaliste du Championnat d'Europe en 2000.

Reconversion comme entraîneur

Il prend sa retraite de joueur à la fin de la saison 2011-2012 et devient entraineur des Allievi Nazionali (jeunes de l'AC Milan) pour la saison suivante. Durant la saison 2014/2015, il est entraineur de l'équipe première et termine à la dixième place du championnat, mais est démis de ses fonctions le 16 juin 2015 à cause de résultats insuffisants.

Famille

Son frère, Simone Inzaghi, était également footballeur professionnel.

Source : wikipedia.org

"Château La Pompe" ou "Château Chirac".

Une carafe d'eau et un verre à moitié pleins, sur une table, en extérieur

Ces deux locutions verbales en forme de noms de vins appartiennent au registre familier.

Et elles désignent, de façon ironique : l'eau du robinet.

On dit par exemple : "Tu ne bois toujours pas de vin ? Non, je reste au Château La Pompe !".

La formule "Château Chirac" était utilisée à Paris (75), du 25 mars 1977 au 16 mai 1995,  durant les trois mandats de maire de l'homme politique français Jacques Chirac ( (29 novembre 1932 - 26 septembre 2019).

On disait par exemple : "Et toi, que bois-tu ? Du Château Chirac s'il te plaît".

Jacques Chirac, ceint de son écharpe demaire de Paris, devant la devise de la capitale : "Fluctuat nec mergitur"
Jacques Chirac, ceint de son écharpe de maire de Paris, devant la devise de la capitale : "Fluctuat nec mergitur"

 

"Tom Baxter".

Le chanteur et compositeur anglais Tom Baxter

Il s'agit du nom d'usage et du nom de scène du chanteur-compositeur anglais Thomas Baxter Gleave, né le 29 octobre 1973.

Il est le frère de l'auteur-compositeur-interprète et guitariste Charlie Winston, du chanteur Jo Spencer Gleave et de la chanteuse Vashti Anna.

Le chanteur et compositeur anglais Tom Baxter

  • Son premier album, "Feather and Stone" sort en 2004, avec la chanson "This boy".
  • Son deuxième, "Skybound" en 2008.
  • Son troisième, "Uncarved Block - Part One", en 2014, mais uniquement sur son site officiel et lors de ses concerts.
  • Et son quatrième, "The other side of blue", en 2018, sur les différentes plateformes musicales.

Source : wikipedia.org

"Un homard rouge".

Cette locution nominale en forme d'idiotisme animalier et d'idiotisme chromatique désignait au XVIIe siècle, en Amérique du Nord, dans le registre familier et de façon péjorative : un soldat britannique.

Et cela, bien sûr, par analogie avec le grand crustacé marin décapode, aux pattes antérieures armées de grosses pinces,

Un homard

Ce sont les révolutionnaires américains qui qualifiaient ainsi les soldats de la Couronne britannique durant la guerre d'indépendance américaine.

Les jeunes garçons nés comme moi dans les années 1950-1970 (je suis de 1961) connaissent bien cette formule pour l'avoir lue et relue dans les aventures de Yann Duroc, un athlétique trappeur américain d'origine bretonne dit "Blek" ou "Blek le Roc", un personnage de bande dessinée créé en 1954, par le studio EsseGesse composé de Pietro Sartoris, Dario Guzzon et Giovanni Sinchetto, pour l'éditeur italien Dardo sous le nom de "Il grande Blek". La série fut publiée 14 années durant, jusqu'en 1967, lorsqu'un litige opposa les auteurs à l'éditeur, les amenant à abandonner le personnage pour en créer un autre similaire chez un concurrent : "Capt'ain Swing" ("Comandante Mark" en Italie).

Le héros de bande dessinée "Blek le Roc"

En France, ces aventures ont été publiées simultanément dans deux revues petit format noir et blanc des éditions LUG (pour "Lugdunum", le nom romain de la ville de Lyon (69) où elles avaient leur siège) :

  • "Kiwi" : 582 numéros de septembre 1955 à décembre 2003,
Le trappeur Blek le roc agressant un "homard rouge" en couverture du n° 329 de septembre 1982 de la revue petit format "Kiwi"
Le trappeur Blek le roc agressant un "homard rouge" en couverture du n° 329 de septembre 1982 de la revue petit format "Kiwi"
  • et "Blek" ("Les albums du grand Blek") : 519 numéros de juillet 1963 à mars 1994.
Le jeune trappeur Roddy et Blek le Roc se débarrassant de deux "homards rouges", en couverture du n°1 de la revue petit format (Les albums du grand)"Blek", en juillet 1963
Le jeune trappeur Roddy et Blek le Roc se débarrassant de deux "homards rouges", en couverture du n°1 de la revue petit format (Les albums du grand)"Blek", en juillet 1963
Blek le Roc se débarrassant d'un "homard rouge", en couverture du n°9 de la revue petit format (Les albums du grand)"Blek", en novemnre 1963
Blek le Roc se débarrassant d'un "homard rouge", en couverture du n°9 de la revue petit format (Les albums du grand)"Blek", en novemnre 1963

N'est-ce pas les gars que vous vous souvenez de Blek et de sa fameuse exclamation "Mille putois !".

Ou de ses fidèles compagnons, le jeune trappeur Roddy ainsi que le professeur Occultis ?

Blek le Roc, Roddy et le professeur Occultis
Blek le Roc, Roddy et le professeur Occultis

Ce site incroyable vous en propose toutes les couvertures : https://www.bdovore.com/serie-bd-12313-les-albums-du-grand-blek-petit-format

Source : wikipedia.org

"La rouille" ou "La flèche".

Le footballeur français Olivier Rouyer, joueur de l'AS Nancy-Lorraine

Il s'agit des surnoms du joueur de football international français Olivier Rouyer, né le 1er décembre 1955.

Formé à l'AS Nancy-Lorraine, ce joueur de petit gabarit (1,70 m pour 68 kg) a pour partenaire dans son club formateur, le futur triple ballon d'or Michel Platini, dont il est le grand copain.

Les joueurs de football internationaux français Michel Platini et Olivier Rouyer, à Nancy (54), le 12 février 1977
Les joueurs de football internationaux français Michel Platini et Olivier Rouyer, à Nancy (54), le 12 février 1977

Ailier le plus rapide de sa génération, il est surnommé par le public nancéien "La rouille" ou "La flèche".

Il effectue une carrière internationale en pointillés, profitant surtout des blessures de l'ailier droit titulaire des Bleus Dominique Rocheteau pour jouer.

Il comptera au total 17 sélections et 2 buts entre 1976 et 1981. Dont le mémorable but victorieux au Parc des Princes contre l'Allemagne, en match amical, le 23 février 1977.

L'équipe de France vainqueur de l'Allemagne, en match amical, au Parc des Princes (1-0), le 23 février 1977, avec Olivier Rouyer, l'auteur du but de la victoire, à gauche au premier rang, à coté de Bernard Lacombe et Michel Platini
L'équipe de France vainqueur de l'Allemagne, en match amical, au Parc des Princes (1-0), le 23 février 1977, avec Olivier Rouyer, l'auteur du but de la victoire, à gauche au premier rang, à coté de Bernard Lacombe et Michel Platini
Olivier Rouyer, le 23 février 1977, au parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne
Olivier Rouyer, le 23 février 1977, au Parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne
Le superbe but victorieux d'Olivier Rouyer (1-0), le 23 février 1977, au Parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne
Le superbe but victorieux d'Olivier Rouyer (1-0), le 23 février 1977, au Parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne
Olivier Rouyer, auteur du but victorieux (1-0), le 23 février 1977, au Parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne
Olivier Rouyer, auteur du but victorieux (1-0), le 23 février 1977, au Parc des Princes, en match amical contre l'Allemagne

En 1978 il participe à la Coupe du monde, en Argentine, après avoir remporté la Coupe de France avec l'AS Nancy-Lorraine.

L'équipe de l'AS Nancy-Lorraine vainqueur de la Coupe de France, le 13 mai 1978, avec, au premier rang, au centre Michel Platini, et à sa droite (à gauche sur la photo) Olivier Rouyer
L'équipe de l'AS Nancy-Lorraine vainqueur de la Coupe de France, le 13 mai 1978, avec, au premier rang, au centre Michel Platini, et à sa droite (à gauche sur la photo) Olivier Rouyer

Il devient capitaine de l'équipe en 1979. Mais en fin de saison, sa carrière est ralentie à la suite d'une fracture du tibia.

En 1981, il est transféré au RC Strasbourg pour trois saisons. Puis il termine sa carrière professionnelle à l'Olympique Lyonnais, de 1984 à 1986.

Reconversion après sa carrière de joueur

  • Après avoir raccroché les crampons, il reste dans le milieu du football. Il revient à Nancy (54), comme entraîneur du Centre de formation, puis il entraîne l'équipe première de l'AS Nancy-Lorraine pendant trois ans (octobre 1991-1994). Ainsi que le FC Sion (mars-juillet 1999).
  • Dès 1986, il devient consultant sur Canal+ où il se distingue par ses éclats de rire à l'antenne et sa difficulté à prononcer certains noms de joueurs (comme Luyindula), au point de les confondre parfois (Malouda et Maoulida par exemple).

En juin 2016, il quitte Canal+ pour rejoindre la chaîne L'Équipe, au sein de laquelle devient un chroniqueur régulier des émissions "L'Équipe d'Estelle" et "L'Équipe du soir", dans lesquelles j'avoue apprécier sa bonhommie et sa jovialité.

L'ancien joueur de football international français, devenu consultant sur la chaîne L'Équipe, Olivier Rouyer

  • Il est enfin propriétaire du bar "Le Pinocchio", situé place Saint-Epvre à Nancy (54).

Le 16 février 2008, dans un entretien au journal L'Équipe, il affirme être homosexuel et ne plus s'en cacher depuis son arrivée à Strasbourg en 1981. Selon lui, c'est son orientation sexuelle qui lui aurait coûté son poste lorsqu'il entraînait Nancy en 1994.

En 2021, il demeure le seul joueur professionnel français à être sorti du placard. Et cela mérite d'être salué.

Après avoir figuré sur la liste UMP lors des élections municipales de 2008 à Saint-Max (54), Olivier Rouyer est élu en 2014 à Nancy (54) sur la liste UMP-UDI menée par Laurent Hénart pour les municpales.

Source : wikipedia.org

"Raoul Cauvin, l'homme aux cent mille gags".

Le scénariste belge Raoul Cauvin

Il s'agit du surnom du scénariste de bande dessinée belge Raoul Cauvin, né le 26 septembre 1938 et mort d'un cancer le 19 août 2021.

Cet auteur des éditions Dupuis, pilier du journal "Spirou", est l'un des scénaristes les plus prolifiques de l'histoire de la bande dessinée franco-belge.

Le sergent Chesterfield et le caporal Blutch, les célèbres "Tuniques bleues" créées en 1968 par Raoul Cauvin et Louis Salvérius, remplacé à sa mort, en 1972, par Willy Lambil

À la fin des années 1960, il crée deux séries d'aventures à succès, "Les Tuniques bleues" et "Sammy" ("Les gorilles"). La première, dessinée par Willy Lambil depuis 1972, compte 64 albums à ce jour et est toujours l'une des meilleures ventes de la bande dessinée franco-belge.

Durant les décennies suivantes, il lance plusieurs séries humoristiques aux Éditions Dupuis :

  • "L’Agent 212" (1975) avec Daniel Kox,

  • "Cédric" (1986) avec Laudec,

  • "Les Femmes en blanc" (1986) avec Philippe Bercovici,

  • "Pierre Tombal" (1986) avec Marc Hardy,

  • "Cupidon" (1990) avec Malik,

"Cupidon", créé en 1989 par Malik et raoul Cauvin dans le journal de "Spirou"

 

  • "Les Psy" (1992), avec Béd,

  • et "Les paparazzi "(1996) avec Luc Mazel.

"Les paparazzi", la bande dessinée créée en 1996 par Luc Mazel et Rraoul Cauvin, dans le journal "Spirou"

Des débuts discrets chez Dupuis (années 1960)

Raoul Cauvin suit d'abord des études de lithographie publicitaire à l'Institut Saint-Luc à Tournai, pour découvrir en entrant dans la vie active que cette formation n'a plus aucune utilité depuis la fin des années 1930. Suivent toute une série de petits métiers et notamment un emploi dans une usine de boules de billard.

Il entre aux éditions Dupuis en 1960 comme dessinateur de grilles de mots croisés et lettreur, puis devient caméraman au département dessins animés (TVA : TéléVision Animation, fondé en 1959 par Charles dupuis) où il reste sept ans. Il s'essaye dès cette époque au dessin, mais sans succès.

Désireux d'écrire des scénarios, il en présente dès son arrivée à Yvan Delporte, le rédacteur en chef de "Spirou", mais il se voit refuser tous ses projets de série jusqu'en 1967. Il arrive néanmoins à placer une première histoire pour un mini-récit dessinée par Charles Degotte en 1964. Suivent quelques autres mini-récits et histoires courtes dessinées par Degotte, Eddy Ryssack, Serge Gennaux, etc. Charles Dupuis, qui apprécie énormément les croquis humoristiques que Cauvin fait de la vie de la rédaction, lui présente Claire Bretécher en 1967 et lui promet une place régulière dans "Spirou".

En 1968, Cauvin lance quatre séries. Les aventures des puces "Arthur et Léopold", avec Carlos Roque, et "Loryfiand et Chifmol", avec Gennaux, ne rencontrent aucun succès particulier et cessent dès 1969 pour la première, et 1973 pour la seconde. "Les Naufragés", avec la débutante Claire Bretécher, rencontre un petit succès d'estime grâce à son humour décalé mais s'arrête également assez vite.

"Les naufragés", créés en 1968 par Claire Bretécher et Raoul Cauvin

Profitant du vide laissé par le départ chez "Pilote" de la série "Lucky Luke" de Morris, Cauvin lance un western parodique avec Louis Salvérius, un jeune auteur qui avait déjà publié quelques planches et mini-récits sur ce thème dans "Spirou" : "Les Tuniques bleues", sa quatrième création de l'année, dans une veine purement humoristique (gags en une demi-planche ou quelques pages au maximum), qui emporte graduellement l'adhésion des lecteurs.

Poster des "Tuniques bleues" dessiné en 1970 par Louis Salvérius et Michel Matagne

En 1969, il crée avec Luc Mazel "Câline et Calebasse" (qui devient en 1974 "Les Mousquetaires"), sa première série d'histoires à suivre, mettant en scène un mousquetaire et son cheval dans une Renaissance humoristique.

"Caline et Calebasse" ou "Les Mousquetaires", créés en 1969 par Mazel et Raoul Cauvin dans le journal de "Spirou"

Une place grandissante dans Spirou (années 1970)

Le succès grandissant des "Tuniques bleues" permet à Cauvin de collaborer à partir de 1970 avec Raymond Macherot sur "Mirliton" avant de lancer la même année sa seconde série à suivre : "Sammy", avec Berck, qui raconte les aventures humoristiques des "gorilles" Sammy Day et Jack Attaway à Chicago (Illinois) à l'époque de la prohibition et d'Al Capone.

Fort de cette expérience, il se met à réaliser quelques histoires plus longues des "Tuniques bleues", toujours dans une veine très humoristique. Mais en 1972, Louis Salvérius meurt brutalement durant la réalisation de la quatrième histoire longue, "Outlaw".

Cauvin propose alors à Willy Lambil, dessinateur depuis 1959 de la série réaliste "Sandy et Hoppy", mais également de la série humoristique "Hobby et Koala" depuis 1968, de reprendre la série. Fort de son expérience, celui-ci en tire le dessin vers un semi-réalisme, mieux adapté à des scénarios tendant à perdre leur veine purement comique. Il fait de la série un des piliers des éditions Dupuis, qui en publient à la fin de l'année 1972 le premier volume en album.

Entre 1973 et 1975, Cauvin lance sept nouvelles séries pour l'hebdomadaire. Trois sont assez discrètes : "Les Naufragés de l'espace" (avec Guy Counhaye, 1973-1978) et "Christobald" (avec Antoinette Collin, 1975-1978) ne convainquent pas, tandis que "Le Vieux Bleu", avec François Walthéry, le très apprécié dessinateur de "Natacha", obtient un réel succès d'estime mais ne fait l'objet que d'une quarantaine de planches.

Jules et son pigeon, "Le vieux bleu", créés en 1974 par François Walthéry et Raoul Cauvin dans le journal "Spirou"

Avec "Pauvre Lampil", initiée en 1973 avec Lambil, Cauvin lance une géniale série humoristique semi-autobiographique sur les relations entre Lampil, dessinateur de "Panty et son Kangourou" (Lambil étant l'auteur, de 1959 à 1974, de "Sandy et Hoppy"), et son scénariste Cauvin. Plus adulte que la majorité des séries présentes dans l'hebdomadaire, "Pauvre Lampil" y est parcimonieusement publiée jusqu'en 1994, avant d'être reprise au milieu des années 2000.

Le 2e album de la série "pauvre Lampil", créé en 1974 par Willy Lambil et Raoul Cauvin

"L'Agent 212", créée en 1975 avec Daniel Kox, devient sa première série de gags réellement populaire. Narrant les aventures d'un agent de police assez pataud, elle s'impose durablement dans l'hebdomadaire, étant encore publiée en 2011.

L'intégrale de la série "Godaille et Godasse", créée en 1975 par Jacques Sandron et Raoul Cauvin dans le journal "Spirou" (2012)
L'intégrale de la série "Godaille et Godasse", créée en 1975 par Jacques Sandron et Raoul Cauvin dans le journal "Spirou" (2012)

Les gags de la série napoléonienne"Godaille et Godasse" (avec Jacques Sandron) et de "Boulouloum et Guiliguili" (devenue en 1983 "Les Jungles perdues", avec Luc Mazel), une série mettant en scène un enfant sauvage et son gorille en Afrique, se transforment en 1978 en histoires à suivre. Bien qu'elles durent jusqu'à la fin des années 1980, ces séries sont loin de rencontrer le succès de "Sammy" et encore moins celui des "Tuniques bleues".

"Boulouloum et Guiliguili", créés en 1975 par Mazel et Raoul Cauvin dans le journal de "Spirou"

Diversification et succès (années 1980)

Après la mort accidentelle de Maurice Tillieux en 1978, Dupuis perd son scénariste le plus prolifique ; Cauvin, qui était déjà très présent, va le devenir de plus en plus et se révéler rapidement incontournable. Après avoir travaillé entre 1979 et 1981 avec le très jeune (16 ans !) Philippe Bercovici sur "Les Grandes amours contrariées", Cauvin lui crée en 1981 "Les Femmes en blanc", récits humoristiques en milieux hospitalier, qui est un nouveau succès, tout en introduisant un humour grinçant inhabituel dans "Spirou".

Sa reprise en 1981 de "Spirou et Fantasio" avec Nic, dessinateur issu de l'animation, laisse une impression plus mitigée ; bridé par ses éditeurs, Cauvin ne parvient pas à donner de la force aux trois histoires qu'il écrit et sa collaboration à la série cesse en 1983, lui laissant un très mauvais souvenir.

"La ceinture du grand froid", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1983, le 30e album de Spirou et Fantasio
"La ceinture du grand froid", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1983, le 30e album de Spirou et Fantasio
"La boîte noire", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1983, le 31e album de Spirou et Fantasio
"La boîte noire", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1983, le 31e album de Spirou et Fantasio
"Les faiseurs de silence", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1984, le 32e album de Spirou et Fantasio
"Les faiseurs de silence", de Nic et Raoul Cauvin, sorti en 1984, le 32e album de Spirou et Fantasio

Ne se laissant pas abattre, Cauvin lance cette même année 1983 les aventures du croque-mort "Pierre Tombal", avec Marc Hardy, première série publiée dans "Spirou" à se confronter aussi directement avec la mort.

Il enchaîne alors les séries humoristiques en une page ou quelques-unes : "Les voraces", avec Glem, en 1985, qui réussit peu en album mais est publiée jusqu'en 1995 dans l'hebdomadaire ; "Cédric", avec Laudec, en 1986 qui fait des débuts discrets avant de devenir dans les années 2000 l'une des meilleures ventes de Dupuis, à la suite d'une adaptation en dessin animé ; "Cupidon", avec Malik, auteur à Spirou depuis 1971 auparavant connu pour ses bandes dessinées réalistes ("Archie Cash", "Blue Bird", "chiwana", "Johnny Paraguay"), en 1988. Dans ces années, il crée également pour "Robbedoes", la version flamande de "Spirou", une petite série semi-autobiographique et humoristique qu'il dessine lui-même, "Zotico".

"Louise" (1997), le premier album dessiné par Raoul Cauvin
"Zotico" (1997), le premier album dessiné par Raoul Cauvin
"Louise" (2016), dessiné par Raoul Cauvin, reprend, avec des gags supplémentaires, l'album "Zotico", sorti en 1997
"Louise" (2016), dessiné par Raoul Cauvin, reprend, avec des gags supplémentaires, l'album "Zotico", sorti en 1997

Hors de Spirou, Cauvin adapte pour Dupuis avec Nic "Les Snorky", dessin animé populaire du début de la décennie. Ayant rompu son contrat d'exclusivité avec Dupuis en 1979, Cauvin crée pour Casterman, en 1980, "Les Toyottes", avec Louis-Michel Carpentier.

En 1986, il se lance avec l'auteur dans une série d'un tout autre genre, "L'Année de la bière", gags tournant autour d'un bistrot belge, reprise ensuite chez Dupuis sous le nom "Du côté de chez Poje". Il scénarise également "Raphaël et les timbrés" pour Jacques Sandron dans "Je bouquine", à partir de 1984.

"J'ai déjà donné", premier album de la série "Raphaël et les timbrés", créée en 1984 par Jacques Sandron et Raoul Cauvin dans le magazine "Je bouquine" (1989)
"J'ai déjà donné", premier album de la série "Raphaël et les timbrés", créée en 1984 par Jacques Sandron et Raoul Cauvin dans le magazine "Je bouquine" (1989)

Depuis 1975 et "L'agent 212", Cauvin a ainsi lancé une multitude de séries sur des univers professionnels, inaugurant ce qui allait devenir un courant de fond dans la bande dessinée à partir de la fin des années 1990. Il ne faisait pas de ces milieux un simple décor mais il s'en servait pour traiter des thèmes alors peu présents dans la bande dessinée pour enfants : la mort, la maladie, le voyeurisme, etc.

Scénariste attitré de Spirou (années 1990)

Scénariste de cinq séries de gags à succès, souvent présents dans l'hebdomadaire, ainsi que de deux séries à suivre phare du journal ("Les Tuniques bleues" et "Sammy", ses autres séries à suivre ayant été arrêtées), Cauvin est à la fin des années 1980 le principal pourvoyeur de séries du magazine, qu'il continue à alimenter avec "Les Psy", avec Bédu (commencée en 1992), "Taxi Girl", série plus réaliste réalisée avec Laudec (de 1992 à 1998, le succès grandissant de "Cédric" ainsi qu'un manque d'intérêt de la part des lecteurs causant son interruption), "Les Paparazzi", avec Luc Mazel (de 1993 à 2004) (à la suite également d'un manque de succès). Son omniprésence dans la deuxième moitié des années 1990 (9 séries de récits courts) permet à la rédaction, dans l'une de ses animations de type comique de répétitition, de faire croire qu'il a pris le pouvoir sur l'hebdomadaire. C'est également à cette époque que lui sont consacrées deux monographies, assez hagiographiques.

"Le livre d'or de Raoul Cauvin", une monographie écrite en 1995 par Kris de Saeger
"Le livre d'or de Raoul Cauvin", une monographie écrite en 1995 par Kris de Saeger
"Raoul Cauvin. Monsieur Scénario", une monographie parue en 1998
"Raoul Cauvin. Monsieur Scénario", une monographie parue en 1998

En 1993, il participe anonymement à la création de la série "C.R.S = Détresse", de Achdé, chez Dargaud, avant d'en devenir le scénariste officiel en 2000, à la suite du départ d’Erroc.

Le numéro 3026 de "Spirou" du 10 avril 1996 est presque entièrement réalisé par Cauvin et Zidrou. Il est écrit "CAUVIN" à la place du titre du journal et un concours propose de gagner en premier prix un poil de la moustache de Raoul Cauvin.

Le numéro 3026 du journal "Spirou" en date du 10 avril 1996
Le numéro 3026 du journal "Spirou" en date du 10 avril 1996

Vétéran de la bande dessinée franco-belge (années 2000-2020)

Graduellement moins présent à partir du milieu des années 2000, à la suite de l'émergence de nouveaux scénaristes (comme Zidrou ou Jean-Louis Janssens), à l'arrêt de séries alors qu'il n'en crée pas de nouvelles, Cauvin reste cependant l'un des principaux scénaristes de Spirou, animant la plupart des séries datant de plus de quinze ans.

Alors qu'il n'avait plus créé de nouveauté depuis 1993, et que ses histoires tendaient à passer de plus en plus inaperçues, Cauvin écrit en 2000 "Vétos sans frontières" pour Daniel Desorgher, qui restera inédit jusqu'à sa parution en album, en juin 2020, aux éditions du Tiroir.

Et, en 2008, "Coup de foudre" pour David De Thuin, une histoire improbable entre une vache amoureuse et un taureau transsexuel, prélude à une nouvelle série. Cette histoire, au ton très différent de ses gags hebdomadaires humoristiques ou des "Tuniques bleues", est remarquée par la critique, mais seuls deux albums sortiront.

Le scénariste belge Raoul Cauvin, photographié façon "Citizen Kane", sur plusieurs dizaines de ses albums
Le scénariste belge Raoul Cauvin, , photographié façon "Citizen Kane", sur plusieurs dizaines de ses albums

Très discret dans les médias, sa présence dans le catalogue Dupuis depuis 1972 lui permet, en 2002, d'atteindre les quarante millions d'albums vendus (ce qui fait titrer au Journal du dimanche "L'inconnu aux 40 millions d'albums"), puis en 2006 les quarante-cinq millions, et environ 50 millions à ce jour, avec deux séries parmi les 20 premières ventes en bande dessinée : "Cédric" et "Les Tuniques bleues" (20 millions d'albums pour cette seule série).

L'année 2016 est marquée par la sortie du dernier album de "Pierre Tombal", après trente ans d'existence et autant d'albums.

Pour ses 70 ans, Cauvin se voit honoré par un numéro spécial de "Spirou", le 3676 du 24 septembre 2008.

Le n°3676 du journal "Spirou" du 24 septembre 2008 consacré au scénariste belge Raoul Cauvin
Le n°3676 du journal "Spirou" du 24 septembre 2008 consacré à Raoul Cauvin

Pour les 75 ans de Cauvin en septembre 2013, les médias annoncent son départ à la retraite, mais le rythme de parution de ses séries phares reste inchangé. En mars 2016 sort même une nouvelle série intitulée "Le bâtard des étoiles", dessinée par Curd Ridel.

Les 80 ans de Cauvin sont fêtés dans le numéro 4198 de "Spirou" du 26 septembre 2018.

Début 2019, il est annoncé que la série "Les Psy" se conclut sur le tome 22, intitulé "Vive la retraite !". Le scénariste se concentrera désormais sur "Les Tuniques bleues" et "Cédric", son classique "Les Femmes en blanc" étant arrêté par l'éditeur, en raison d'une érosion des ventes.

En septembre 2019, Raoul Cauvin abandonne également sa série "Les Tuniques bleues", estimant en avoir fait le tour. Raoul Cauvin a revendu ses droits d'auteur sur la série aux éditions Dupuis, de même que les filles de Louis Salvérius, son premier dessinateur, de 1968 à 1972. Un 65e album des "Tuniques Bleues" a ainsi pu sortir en octobre 2020, dessiné par Jose Luis Munuera et scénarisé par le couple "Béka" (BErtrand escaich et cAroline roque), la parution du 64e album, le dernier scénarisé par Cauvin, ayant été reculée au 1er octobre 2021, Willy Lambil ayant très mal vécu cette revente des droits.

Celui-ci sera cependant, hélas, publié à titre posthume, Raoul Cauvin ayant annoncé, le 9 mai 2021, être atteint d'un cancer incurable, ne lui laissant que quelques mois à vivre... et ayant été vaincu par la maladie le 20 août 2021.

Méthode de travail

Pensant qu'il est plus facile de tirer son inspiration du quotidien, Cauvin se tient assez éloigné du milieu de la bande dessinée : lecteur régulier de la presse, il a conservé jusqu'aux années 1980 un travail salarié de responsable du laboratoire photo de Dupuis.

D'ailleurs vous l'avez vu dans les aventures de Gaston Lagaffe, où André Franquin le faisait apparaître sous les traits de "Raoul de la photocopie" :

"Raoul de la photocopieuse" (Raoul Cauvin) dessiné par André Franquin dans différents gags de Gaston Lagaffe
Raoul Cauvin, alias "Raoul de la photocopie", dessiné par André Franquin dans différents gags de Gaston Lagaffe

De même, afin de ne pas être trop influencé par les travaux d'autres scénaristes, il lit peu de bandes dessinées, ou alors elles n'ont rien à voir avec ce qu'il fait : ainsi, il déclare en 1984 que ses auteurs préférés sont Reiser, Hugo Pratt, Tito et Jan Bucquoy.

Lorsqu'il s'agit de créer une série, il est le plus souvent contacté par des dessinateurs (Mazel pour "Câline et Calebasse", Salvérius pour "Les Tuniques bleues", Kox pour "L’Agent 212").

Mais il a pris l'initiative pour "Les Femmes en blanc" (Philippe Bercovici), Pierre Tombal (Marc Hardy) ou "Godaille et Godasse" (Pierre Sandron). Pour la rédaction même des scénarios, Cauvin a une méthode célèbre : il s'allonge sur un divan, et au bout de quelques heures pour un gag, quelques jours pour une histoire à suivre, il a son scénario tout prêt.

Raoul Cauvin sur son divan, en plein labeur, caricaturé par François Walthéry
Raoul Cauvin sur son divan, en plein labeur, caricaturé par François Walthéry

Il ne lui reste plus alors qu'à réaliser un découpage détaillé (où les positions des personnages sont croquées) et à l'envoyer au dessinateur.

Un exemple de scénario pour "Les Tuniques bleues", dessiné par Raoul Cauvin
Un exemple de scénario pour "Les Tuniques bleues", dessiné par Raoul Cauvin

Une nouvelle façon de concevoir la bande dessinée grand public

Raoul Cauvin est un scénariste franco-belge classique, mais son travail présente certaines caractéristiques qui peuvent permettre d'expliquer son succès.

S'il est vrai que ses histoires sont rarement originales dans leur déroulement, qu'il est limité par sa spécialisation dans la bande dessinée grand public (enfantine ou non), et que certains archétypes sont très souvent employés (tels que le tandem à la Laurel et Hardy), Cauvin se démarque de ses confrères par sa volonté de  transmettre et faire partager des idées et des craintes personnelles.

Il a ainsi été le premier à aborder dans la bande dessinée enfantine franco-belge l'antimilitarisme, la mort, la maladie ou la liberté individuelle de manière aussi audacieuse en même temps que juste.

Un auteur mal-aimé de la critique

Scénariste ultra-prolifique, spécialisé dans la bande dessinée de genre pour enfants, Raoul Cauvin a généralement été mal vu par la critique.

Ainsi, lorsqu'il s'est mis à signer au début des années 1980 les scénarios des albums de deux séries qu'il scénarisait jusque-là de façon anonyme ("Lou" de Berck et "Les Toyottes" de Louis-Michel Carpentier), des critiques ont immédiatement écrit que les deux séries avaient baissé en qualité...

Pour en savoir davantage sur raoul Cauvin

"L'homme aux 100 000 gags" : la monographie consacrée en 2008 à son scénariste "maison" Raoul Cauvin
"L'homme aux 100 000 gags" : la monographie consacrée, en 2008, par les éditions Dupuis à leur scénariste "maison" Raoul Cauvin
"Raoul Cauvin. La monographie", une monographie écrite en 2013 par Patrick Gaumer
"Raoul Cauvin. La monographie", une monographie écrite en 2013 par Patrick Gaumer

Souvenir personnel :

Je suis extrêmement fier d'avoir pu réaliser, en 1977, ce que je pense être le premier grand entretien de ce très grand monsieur de la bande dessinée franco-belge, qui avait également convié ses amis dessinateurs Willy Lambil ("Tuniques bleues") et Berck ("Sammy") à répondre à mes questions.

Alors âgé de seulement seize ans, je conserve un souvenir ému de ce moment et de l'extrême gentillesse de celui qui était déjà l'auteur de quatre de mes séries préférées : "Les Tuniques bleues" (1968), "Sammy" (1970), l'extraordinaire "Pauvre Lampil" (1974) et "Godasse et Godaille" (1975).

Cet entretien, ainsi qu'une bibliographie exhaustive (à cette date) avait fait l'objet d'un dossier spécial publié, en 1978, dans le n°16 de "Hop !", le fanzine édité depuis 1973, à Aurillac (15) par Louis Cance (dessinateur de "Pif" de 1967 à 1990).

Couverture du n° 16 de "Hop !", le fanzine édité à Aurillac (15) depuis 1973 par le dessinateur Louis Cance
Couverture du n° 16 de "Hop !", le fanzine édité à Aurillac (15) depuis 1973 par le dessinateur Louis Cance

Source : wikipedia.org