"Ayé !".

Cette interjection qui relève du registre familier et du langage enfantin signifie tout simplement : Ça y est !

Les jeunes enfants utilisent par exemple cette contraction ("çA Y Est !") afin de signifier :

  • qu'ils sont prêts,
  • qu'ils ont fini d'effectuer quelque chose (s'habiller, ranger leur chambre, faire leurs devoirs, etc.),
  • ou qu'ils se sont cachés et que l'on peut partir à leur recherche, lorsqu'ils jouent à cache-cache.

Des adultes l'utilisent cependant parfois - essentiellement à l'oral - par dérision ; ce qui ne doit pas manquer d'interloquer nos amis étrangers.

On ne dit pas : "Vous m'dites si la douleur elle revient" ni "Mes collègues i' m'ont dit que" !

Comme j'ai entendu le faire le docteur Sébastien Franchina, un médecin du SAMU de Rouen (76), dans un reportage diffusé en juillet 2020 sur la chaîne de télévision publique française France 5.

Mais : "Vous mE dites si la douleur revient" et "Mes collègues m'ont dit que" !

Pourquoi donc répéter ainsi systématiquement le sujet de ses phrases de façon pléonastique ?

Cela ne simplifie en effet aucunement la compréhension de ce que l'on souhaite dire, demander ou expliquer !

Et me fait penser à ces - hélas très nombreux - parents qui, croyant bon de "parler bébé" à leurs jeunes enfants, ne font que doubler la masse d'informations à enregistrer par leurs bambins ; lesquels doivent à la fois apprendre les mots "lait" et "lolo" ou "biberon" et "bibou"...

On ne dit pas : "Vingt z'euros" ni "Cent z'euros" !

Comme je l'entends malheureusement souvent.

Mais : "vin-teu-ro" et "san-teu-ro" !

Et cela pour la bonne et simple raison que ces deux locutions nominales s'écrivent "Vingt euros" et "Cent euros".

Sans "s" après le "t".

On n'écrit pas : "Ça et la" ni "Ça et là" !

Mais : "ÇÀ et là" !

Avec un "à".

Cette jolie locution adverbiale signifie : "Ici et là", "Par-ci par-là", "Un peu partout", "À droite à gauche".

On dit par exemple : "Certains hommes laissent traîner leurs vêtements sales çà et là".

Source : wiktionary.org

"Une BRAV" ou "Une BRAV-M".

Les BRAV-M (Brigades de Répression de l'Action Violente Motorisées)

Ces deux acronymes désignent un bataillon de la police nationale appelé Brigade de Répression de l'Action Violente Motorisée.

Il s'agit de brigades mobiles constituées de binômes à moto, intervenant à Paris (75), Toulouse (31) ou Bordeaux (33), lors de violences urbaines, créées en mars 2019 par le préfet de police de Paris Didier Lallement, dans le cadre du mouvement des Gilets jaunes.

Elles rappellent naturellement aux personnes de plus de 55 ans ayant eu l'occasion de participer à des manifestations les anciens PVM (Pelotons de Voltigeurs Motorisés), qui avaient existé de 1969 à 1986 au sein de la police, et avaient été dissouts à la suite de l'affaire Malik Oussekine.

Les PVM (Pelotons de Voltigeurs Motocyclistes) responsables de la mort de Malik Oussekine en 1986

Photographie et plaque commérorative à la mémoire de l'étudiant français Malik Oussekine, battu à mort par des policiers du PVM (Peloton des Voltigeurs Motocyclistes) de la préfecture de police, devant le 20 de la rue Monsieur-le-Prince, à Paris (75)

 

 

 

 

 

 

 

Leur mode opératoire est toutefois différent dans la mesure où les voltigeurs utilisaient des motos légères et maniables et "opéraient" (frappaient à grands coups de "bidule", leur longue matraque en bois de près d'un mètre, souvent en acajou) depuis leurs véhicules en mouvement, alors que les BRAV-M n'utilisent leurs motos, plus massives et moins maniables, que pour se déplacer et mettent pied à terre pour "opérer".

Les BRAV-M (Brigades de Répression de l'Action Violente Motorisées) Les BRAV-M (Brigades de Répression de l'Action Violente Motorisées)

 

Source : wikipedia.org

"Avoir la main verte" ou "Avoir le pouce vert".

"Avoir la main verte"

Ces deux locutions verbales du langage courant en forme d'idiotismes chromatiques et d'idiotismes corporels signifient, au sens figuré : savoir cultiver, entretenir, faire pousser et soigner les plantes ; être doué pour cela.

Mais la formule "Avoir le pouce vert" n'est utilisée que par nos amis québecois.

On dit par exemple : "Ma soeur n'a pas la main verte : elle a beau s'occuper de ses plantes, elle ne parvient jamais à les garder très longtemps".

Sources : wiktionary.org et

On ne dit pas : "L'action a augmenté de deux points cinq pour cent" ou "Le titre a perdu un point six pour cent" !

Comme je l'entend malheureusement régulièrement dire dans les organes d'information.

Mais : "L'action a augmenté de deux VIRGULE cinq pour cent" et "Le titre a perdu un VIRGULE six pour cent" !

Et ces chiffres s'écrivent "2,5%" et "1,6%".

Et non "2.5%" et "1.6%", comme je le lis aussi souvent, hélas !

Il s'agit là d'anglais et non de français, sapelipopette !

"Hélène Dieudonné".

L'actrice française Hélène Dieudonné

Il s'agit du nom de scène et du nom d'artiste de l'actrice française Hélène de Schoulguina, née le 24 décembre 1887 et morte le 29 septembre 1980.

"Hélène Dieudonné" est devenu son véritable patronyme à partir du 28 octobre 1916, lorsque son père - avec lequel sa mère et elle avaient toujours vécu - l'a reconnu, alors qu'elle avait déjà 29 ans.

Elle fait partie de ces actrices que l'on a vues très souvent au cinéma dans de petits rôles, mais qui ont marqué les mémoires.

Ses traits doux, la bonté de son regard et sa voix nasillarde y sont sûrement pour quelque chose. Elle fut élue "la plus charmante grand-mère du cinéma français".

Grâce à son père, l'artiste dramatique Alphonse Dieudonné, elle côtoie enfant Sarah Bernhardt et Lucien Guitry.

À onze ans, elle monte sur les planches à Monte-Carlo pour jouer aux côtés de son père puis entre au Conservatoire d'art dramatique où elle se lie d'amitié avec une autre élève, Françoise Rosay.

Elle devient une actrice connue tant au théâtre qu'au cinéma muet. Elle se marie le 30 septembre 1927 avec Antoine Hugues et interrompt sa carrière, partant vivre dans le Midi de la France pendant dix-sept ans. Elle perd son jeune enfant, puis son mari et décide, à cinquante-huit ans, de revenir à Paris (75).

Mais elle est oubliée et ne trouve pas de rôles. Sinon grâce à son amie Françoise Rosay, qui lui permet de remonter sur les planches auprès d'elle, en 1953.

De 1957 à 1965, Hélène Dieudonné joue dans huit pièces.

Et dans 37 films, de 1959 à 1976.

Parmi les plus notables : "La belle américaine" (1961) et "Le petit  baigneur" (1967), tous deux de Robert Dhéry. Ainsi que quatre films avec Jean Gabin : "Les vieux de la vieille" (1960) et "Le cave se rebiffe" (1961), tous deux de Gilles Grangier, et "Le président" (1960) et "Un singe en hiver" (1960), tous deux de Henri Verneuil.

On la voit également énormément à la télévision, où elle débute à 71 ans. D'abord dans le feuilleton "Les cinq dernières minutes" (1958-1973), puis, notamment, dans "Les enquêtes du commissaire Maigret" (1967-1990), "Janique Aimée" (1963), "Belle et Sébastien" (1965), "Sébastien parmi les hommes" (1968) ou "Ardéchois coeur fidèle" (1974).

Né en 1961, elle a ainsi souvent été la grand-mère des feuilletons télévisés de mon enfance.

Elle finit par prendre sa retraite en 1977, à l'âge de 90 ans, et meurt quatre ans plus tard.

Source : wikipedia.org