"Mouiller à saux" ou "Pleuvoir à siaux".

Ces deux locutions signifient "pleuvoir abondamment".

"Siaux" est tout simplement une façon ancienne, parfois encore utilisée, de prononcer le mot "seaux".

Comme dans beaucoup d’expressions québécoises, il s'agit d'une prononciation conservée de certains parlers, essentiellement paysans, des provinces de l’Ouest de la France.

Pour celles et ceux que cela intéresserait aussi mon article "Toutes les façons de dire "pleuvoir abondamment"".

 

35 façons de dire "Pleuvoir abondamment".

Pluie abondante

Il existe de très nombreuses façons d'évoquer des "précipitations abondantes" en français dans le langage courant.

On parle par exemple de "forte averse", de "saucée", de "trombes d'eau" ou de "pluie battante". Et l'on utilise les formules "un temps à ne pas mettre le nez dehors" ou "un temps à ne pas sortir".

Plusieurs expressions utilisent  le verbe"tomber".

On dit ainsi "tomber des cordes" ou "tomber des hallebardes". Mais aussi "tomber comme à Gravelotte".

Les mêmes expressions s'utilisent avec le verbe "pleuvoir" et l'on parle donc de "pleuvoir des cordes", de "pleuvoir des hallebardes" ou de "pleuvoir comme à Gravelotte".

Mais on dit également "pleuvoir à boire debout" ou "pleuvoir à seaux".

Les expressions "pleuvoir à torrents", "pleuvoir à verse", "pleuvoir à flots", "pleuvoir fort", "pleuvoir très fort" ou "pleuvoir comme grêle" sont tout aussi parlantes.

Mais la plus évocatrice est sans conteste "pleuvoir comme vache qui pisse" (registre vulgaire). Et la plus simple : "flotter" (registre argotique).

Dans le domaine des idiotismes animaliers, on peut également évoquer, dans le registre familier : "un temps d'escargot", "un temps de chien" ou "un temps à ne pas mettre un chien dehors". Et, bien sûr, la célèbre "fête à la grenouille".

On compte également différentes expressions régionales telles que  "dracher" (dans le Nord ou chez nos amis Belges), "gloyer" (dans les Ardennes), "mouiller" (dans l'Ouest) ou "pleuvoir la chavanne" en Provence.

Et nos amis québecois parlent de "mouiller à siaux" ou de "pleuvoir à siaux", tandis que nos voisins helvétiques utilisent le verbe "roiller" et nos amis québecois "mouiller".

Enfin, "dégringoler" relève du registre familier.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mes articles consacrés à toutes les façons de dire "Pleuvoir légèrement" et "Une pluie abondante" en français.

Pourquoi ne faut-il jamais mettre trop d'argent dans un chat ou dans un chien ?

Réponse
Parce-que l’on a généralement les pires difficultés à l’en extraire, bien évidemment !
Explication du calembour
Il résulte de la polysémie de la locution verbale « Mettre de l’argent dans quelque chose », qui signifie au sens figuré « Investir dans quelque chose » et au sens propre « Insérer dans quelque chose ».

Un chien et un chat

"Une daube".

  • au sens propre ce mot désigne une manière de préparer certaines viandes avec un assaisonnement particulier et de les cuire à l’étouffée à très petit feu,

On parle par exemple de daube provençale.

  • et, par extension, la viande accommodée de cette manière,
  • mais il sert également à évoquer un objet ou un spectacle de mauvaise qualité, bon à jeter (registre argotique).

On dit par exemple : "J'aimais bien ses premières réalisations, mais son nouveau film est vraiment une grosse daube !".

Sur le même thème, je vous recommande la lecture de mon article "Quelle est la différence exactement entre un navet et un nanar ?".

Ce qui distingue "Un navet" et "Un nanar".

Bobine de film et clap de cinéma

Bien que désignant tous deux des films de cinéma de mauvaise qualité, ces deux termes du registre familier correspondent cependant à des réalités relativement distinctes :

  • "Un navet" est en effet, au sens figuré, dans le registre familier : un film de cinéma jugé mauvais, insipide ennuyeux,

Ils abondent malheureusement, les réalisateurs et acteurs devant chaque année payer leurs impôts et assurer leur train de vie.

Le mot "Une daube", utilisé lui aussi au sens figuré, en est un parfait synonyme (registre familier). De même que "Une panouille" (registre argotique).

  • tandis que "Un nanar" est, dans le registre argotique, un film particulièrement mauvais qui se regarde au second degré.

Et même un film tellement mauvais qu'il en devient drôle.

En d'autres termes, le nanar est un navet qui est drôle.

Le summum du nanar me semble incontestablement être le film américain de 1958 du réalisateur Ed Wood (auquel Tim Burton consacra un film biographique en 1995), "Plan 9 from outer space".

Affiche du film états-unien "Plan 9 from outer space" de Edward D. Wood Jr (1959)

Ce film culte est devenu mythique, tant pour son esthétique kitsch que pour son caractère cocasse, souvent involontaire. Tout dans ce film est tellement insensé que l'on a un mal fou à imaginer qu'il ne s'agit pas d'une parodie.

Pour ceux d'entre vous qui auraient la chance de ne pas l'avoir encore vu, précipitez-vous pour organiser une projection entre amis : fous-rires garantis pour toute la soirée !

Source : wiktionary.org et cineyann.over-blog.com

"Passablement".

Cet adverbe qui signifie de manière littérale "de manière passable" peut avoir, concrètement, deux significations principales :

  • tout d'abord : "assez bien", "convenablement", "correctement", "honnêtement", "pas trop mal", "suffisamment".

On dit par exemple : "J'ai passablement dormi mais j'ai été réveillé très tôt par mon chat". Ou : "Mon directeur fait passablement son travail".

  • mais également : "assez", "plutôt", "notablement".

On dit par exemple : "Mon voisin espagnol était passablement réactionnaire : 20 ans après la mort de Franco, il continuait d'avoir son portrait au-dessus de sa cheminée". Ou : "J'étais passablement énervé monsieur le commissaire : c'est pour cela que je l'ai éventré avec le sabre de mon grand-père !".

Pourquoi le pédophile belge Marc Dutrou était-il réputé grand amateur de whisky ?

Réponse
Parce qu’il conservait du 12 ans d’âge dans sa cave !
Explication du calembour
Il résulte du parallèle – de très mauvais goût, je le concède – effectué entre l’âge des whiskies dits « de 12 ans d’âge », vieillis 12 ans en fûts, et celui des jeunes victimes que le monstre conservait enfermées dans sa cave.