"Faire mordre la poussière" et "Mordre la poussière".

Ces deux locutions verbales relèvent du registre familier.

Elles font référence aux combats à mains nues se déroulant sur terre battue ou sur du sable, à l'issue desquels le vainqueur plaque son adversaire au sol et lui fait littéralement mordre la poussière.

Et elles signifient respectivement :

  • au sens propre :
    • jeter à terre.
    • et : tomber à terre.
  • et par extension :
    • faire subir un revers, une défaite.

On dit par exemple : "Avec cette réforme le gouvernement prend le risque de mordre la poussière".

    • et : subir un revers, une défaite

On dit par exemple : "Cela fait deux fois cette saison que le PSG mord la poussière cette saison".

"À peu de chose près";

Cette locution adverbiale relève du langage courant.

Et elle signifie : presque, à peu près, approximativement, environ, peu s'en faut,

On dit par exemple : "Je gagne à peu de chose près comme mon voisin".

Ou : "À peu de chose près, tu es aussi bon amant que mon premier époux".

Sources : langue-francaise.tv5monde.com, www.linternaute.fr, www.larousse.fr et wiktionary.org

"Mettre le holà".

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie : mettre fin à quelque chose, ou intervenir pour faire revenir une situation au calme quand celle-ci est agitée. Ou pour faire revenir au sujet, s'il s'agit d'un débat.

On dit par exemple : "J'ai dû mettre le holà, car mes enfants prenaient la maison pour un hôtel".

Cette formule remonte au milieu du XVIIe siècle. "Holà" est en effet une interjection servant à interpeller les chevaux d'un attelage afin de tempérer leur hardeur ou leur demander de s'arrêter.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr, www.expressio.fr et www.larousse.fr

"Une tête de Turc".

Cette locution nominale féminine désigne :

  • au sens propre, autrefois (registre désuet) : une sorte de dynamomètre, servant de jeu et d'attraction dans les foires françaises de la fin du XIXe siècle, afin de mesurer sa force, où la partie sur laquelle on frappait avait la forme d’une tête coiffée d’un turban, rappelant l’image stéréotypique d’un Turc.

Un peson ou "tête de turc"

  • et au sens figuré, de nos jours : une personne cible de toutes les moqueries et méchancetés.

On dit par exemple : "Mon pauvre gamin est devenu la tête de Turc de ses camarades et il ne veut plus retourner au collège".

  • et par extension : un bouc émissaire, une personne sur laquelle est rejetée une faute et sur laquelle en retombent les conséquences.

On dit par exemple : "Je ne suis pour rien dans cette affaire : pas question que je serve de tête de Turc !".

Source : wiktionary.org

"Passer un sale quart d'heure".

Cette locution verbale relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : passer un très mauvais moment, un moment très désagréable ; être temporairement dans une mauvaise situation ; être sévèrement critiqué, puni, réprimandé ; voire battu, torturé, etc.

On dit par exemple : "J'ai peur de rentrer chez moi : mon darron va me faire passer un sale quart d'heure".

Sources : www.languefrancaise.net

"Un parangon".

Ce substantif masculin nous vient directement de l'espagnol "parangon" signifiant "comparaison".

En français, ce mot désigne :

  • dans le registre soutenu, ironiquement : un modèle, un archétype.

On dit par exemple : "Se prendre pour un parangon de vertu".

Ou : "Se croire un parangon de beauté".

  • dans le langage courant :
    • un marbre noir de Grèce,
    • ou, en bijouterie : une perle ou une pierre précieuse remarquable par sa beauté, sa perfection ; parfaite, exempte de défaut.
  • et dans le registre désuet :
    • au XIXe siècle, comme en espagnol : une comparaison,

On disait par exemple : "Mettre en parangon", "Cela est sans parangon" ou "Faire le parangon d'une chose avec une autre".

    • ou, en typographie : deux caractères dont l’un est de vingt et un points et l’autre de dix-huit, appelés respectivement "gros parangon" et "petit parangon".

Sources : wiktionary.org, Le Robert, www.larousse.fr et www.cnrtl.fr

"Les propos qu'il m'est donné d'entendre" et "Les objectifs que je me suis donné".

  • "Les propos qu'il m'est donné d'entendre" est une locution verbale qui relève du registre soutenu.

Et elle signifie : les propos que j'ai l'occasion d'entendre.

  • tandis que "Les objectifs que je me suis donné" est une locution verbale relevant du langage courant.

Et qui signifie : les objectifs que je me suis donné, fixé, assigné.

"Ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier".

Un panier d'oeufs

Cette locution verbale relève du langage courant.

Et elle signifie, au sens figuré :

  • dans le domaine financier : disperser ses placements et investissements ; répartir les risques ; ne pas placer tous ses fonds dans une même affaire, activité ou entreprise. Afin d'éviter de tout perdre d'un seul coup en cas de graves difficultés.

On dit par exemple : "Heureusement que je n'avais pas mis tous mes oeufs dans le même panier et pensé à investir dans différents pays et domaines d'activité".

  • ou, par extension : ne pas mettre tous ses espoirs du même côté ; ne pas faire dépendre d'une seule chose son sort, sa fortune, son bonheur, etc.

On dit par exemple : "Oui, j'aime beaucoup David. Mais je continue de voir Marc : je ne veux pas mettre tous mes oeufs dans le même panier, tu comprends ?".

Attention : cette formule ne doit pas être confondue avec l'expression : "Mettre dans le même panier", qui possède une signification radicalement différente.

Sources : wiktionary.org, www.larousse.fr et www.expressio.fr

"Prendre une bâche".

Cette locution verbale relève du registre argotique et possède différentes significations.

Elle signifie ainsi, au sens figuré et selon le contexte :

  • rencontrer une situation difficile,

On dit par exemple : "On s'est pris une bâche avec ce projet : rien n'a fonctionné comme on l'espérait".

  • dans le domaine scolaire : avoir une mauvaise note,

On dit par exemple : "J'me suis encore pris une bâche en philo".

  • recevoir une remarque humiliante (on dit également "Se faire bâcher"),

On dit par exemple : "Évite de trop faire l'idiot en cours si tu ne veux pas te faire bâcher par le nouveau prof de maths : c'est un furieux !".

  • et dans le jargon du baskett-ball (registre f: voir son tir ("shoot") contré.

Source : wiktionary.org

"Faire une croix dessus", "Faire une croix sur quelque chose" ou "S'asseoir sur quelque chose".

J'aime assez ces différentes locutions verbales, qui relèvent du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : ne plus espérer obtenir une chose ; y renoncer définitivement, ne plus compter dessus ; s'asseoir dessus (registre familier également).

On dit par par exemple :

  • "Toi qui voulait partir plus tôt ce soir tu peux faire une croix dessus",
  • "Avec cet incident, tu peux faire une croix sur ton augmentation",
  • ou : "Avec cette nouvelle commande on peut s'asseoir sur nos vacances".

Sources : www.expression.fr et wiktionary.org

"Bon comme du bon pain" ou "Bon comme le bon pain".

Cette locution adjectivale relève du registre familier.

Et elle qualifie, au sens figuréune personne humainement bonne, gentille, généreuse, d'une grande bonté ; incapable de malveillance.

On dit par exemple : "Mon voisin est un brave homme, bon comme le bon pain".

Sources : wiktionary.org, www.francaisfacile.com et www.languefrancaise.net

"Tenir le bon bout".

Cette locution verbale qui ne manque pas d'interloquer nos amis étrangers ainsi que nos jeunes enfants relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : être en bonne position ; sur le chemin de la réussite, sur la bonne voie ; sur le point de réussir une mission, un parcours ; arriver au terme d'un projet entrepris.

On dit par exemple : "J'espère finir ma rédac avant le match de ce soir : je tiens le bon bout !".

Ou : "Ma fille aînée commence sa dernière année d'internat : elle tient le bon bout !".

Sources : www.larousse.fr, www.linternaute.fr, wikipedia.org et www.expressio.fr