"Bien dire fait rire, bien faire fait taire" ou "Dire fait rire, faire fait taire".

J'aime beaucoup cette formule de l'écrivain et académicien français André Dacier (9 novembre 1713 - 18 septembre 1722)

  • "Bien dire fait rire, bien faire fait taire", l'expression d'origine, signifie que l'on a généralement tendance à rire d'un bon mot, alors que l'on ne commente pas forcément une bonne action ou un travail correctement exécuté.

Les humoristes sont donc plus facilement récompensés de leur talent que toute autre profession.

  • tandis que "Dire fait rire, faire fait taire", la version abrégée qui en a été tirée et qui est souvent employée, signifie plutôt : les actes valent mieux que les paroles.

Car il est plus aisé de se moquer de paroles en les faisant passer pour des vantardises, que de railler des actes, ces derniers possèdant à tout le moins le mérite de correspondre à des réalisations déjà existantes.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la formule "Dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit" ou "Dire ce que l'on va faire et faire ce que l'on a dit".

Sources : www.linternaute.fr et www.languefrancaise.net

"Faire pleurer le petit Jésus".

Cette étonnante locution verbale en forme d'idiotisme religieux appartient au registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : se masturber, pour un homme.

Mais il existe de très nombreuses autre façons de le dire !

14 façons de dire "Uriner".

"Faire pleurer le colosse", c'est à dire : uriner

"Pisser" relève du registre argotique .

De même que "Écluser", "Lâcher les écluses" (ou "Lâcher ses écluses") et "Ouvrir les écluses" (ou "Ouvrir ses écluses").

Ou encore "Faire pleurer le colosse", qui ne s'applique cependant qu'aux hommes.

"Pissoter" et "Pissouiller" appartiennent au registre populaire et signifient uriner fréquemment et par petite quantité.

"Faire pipi" relève du langage enfantin et du registre familier.

Dans ce même registre familier, nous trouvons également "Faire ses besoins", qui s'applique plus volontiers aux animaux, ou à la défécation pour les humains (le "caca").

Ainsi que "Faire la petite commission".

"Vider sa vessie" ou "Se vider la vessie" appartiennent au langage courant.

Enfin, "La miction" (du latin "Mingere" signifiant "Uriner") désigne le fait d'uriner, et appartient naturellement au registre soutenu ainsi qu'au vocabulaire et au jargon médical.

"Être pris au dépourvu" ou "Prendre au dépourvu".

  • "Être pris au dépourvu" : être surpris à l'improviste, au point de ne pouvoir se prémunir efficacement, ou dans les temps, contre cet imprévu ; être mis dans l'embarras à un moment où l'on n'est pas prêt à répondre à une demande.

On dit par exemple : "J'ai été pris au dépourvu par le premier confinement, en mars 2020, car je n'avais pas la possibilité de retourner chez moi à temps".

  • et "Prendre au dépourvu" : surprendre quelqu’un à l'improviste, au point qu’il ne puisse se prémunir efficacement, ou dans les temps, contre cet imprévu ; le mettre dans l'embarras à un moment où il n'est pas prêt à répondre à une demande.

On dit par exemple : "Désolé de vous prendre au dépourvu, mais il faut absolument que vous vous procuriez ce document avant ce soir".

Sources : wiktionary.org et www.larousse.fr

"Dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit" ou "Dire ce que l'on va faire et faire ce que l'on a dit".

Cette formule, souvent employée par nos dirigeants ou hommes politiques, constitue à mes yeux, une sorte d'idéal malheureusement rarement atteint.

Très peu, en effet, ont l'honnêteté et le courage d'annoncer par avance des mesures susceptibles de heurter leur personnel ou leur électorat.

Puis la capacité de mener à bien les tâches qu'ils se sont assignées, d'atteindre les objectifs qu'ils se sont fixés et de tenir les promesses effectuées.

Sur un sujet contigu, je me permets de vous recommander la lecture de mon article consacré à la formule "Bien dire fait rire, bien faire fait taire" ou "Dire fait rire, faire fait taire".

"Faire office de".

J'aime beaucoup cette locution verbale du langage courant signifiant, selon le contexte :

  • remplacer, jouer le rôle de, servir de.

On dit par exemple : "Cette petite pièce fait office de bureau pour mon assistant".

Ou ; "Cette caissse fait office de coffre-fort".

  • ou : remplir une charge sans en être le titulaire ou l’agent habituel.

On dit par exemple : "Je fais office de consul depuis la mort de M. Marchand".

Source : wiktionary.org

"Prendre son courage à deux mains".

Cette locution verbale en forme d'idiotisme corporel et d'idiotisme numérique relève du registre familier.

Et elle signifie, au sens figuré : rassembler toutes ses forces pour entreprendre quelque chose ; faire un effort sur soi-même afin d'accomplir un acte ou une tâche difficile, face auquel on a longtemps hésité ; surmonter ses craintes pour faire quelque chose ; oser ; se dépasser malgré sa peur.

On dit par exemple : "Prenant mon courage à deux mains, j'ai écrit à mon père, que je n'avais pas revu depuis plus de trente ans".

Ou : "Il faut que tu prennes ton courage à deux mains et que tu sortes de ta penderie tous les vêtements de ton épouse : il y a plus de deux ans qu'elle est morte".

Enfant, cette expression me faisait sourire, à l'instar de "N'écouter que son courage".

Sources : wiktionary.org et www.expressio.fr

"Être au jus" et "Mettre au jus".

Ces deux locutions appartiennent au registre populaire.

Et elles signifient respectivement :

  • "Être au jus" : être informé, connaître les nouvelles. Ou "Être au courant" dans le registre familier.

On dit par exemple : "T'es au jus pour la bagnole à Mimi ?".

Ou : "Il y a belle lurette que je suis au jus pour cette histoire".

  • et "Mettre au jus" : tenir informé. Ou "Tenir au courant" dans le registre familier.

On dit par exemple : "Il va falloir mettre au jus les copains : on ne pourra pas aller à la piscine samedi".

Ou : "On m'a mis au jus pour la mort de Séb ; qu'est-ce qui s'est passé exactelent ?".

"Porter le chapeau" ou "Faire porter le chapeau".

Ces deux locutions verbales en forme d'idiotisme textiles et vestimentaires appartiennent au registre familier.

Remontant - sous cette forme - au début du XXe siècle, elles signifient respectivement, au sens figuré :

  • "Porter le chapeau" : endosser la responsabilité d’une action ou être tenu pour responsable à la place d'un autre ; assumer des faits souvent indépendants de sa volonté.

On dit par exemple : "On sait bien que dans cette affaire, le ministre mis en cause porte le chapeau".

Ou : "Pas question pour moi de porter le chapeau !".

Cette expression trouve son origine dans le fait qu’à cette époque là, seuls les hommes - alors juridiquement considérés comme les seuls responsables de leurs familles - portaient généralement un chapeau.

"Porter le chapeau " est ainsi devenu synonyme de "être juridiquement responsable".

On retrouve d'ailleurs la même association d’idées dans l’expression "Porter la culotte".

  • et  "Faire porter le chapeau" : rejeter sa responsabilité sur quelqu'un d'autre, faire endosser à quelqu'un la responsabilité d’une action ou l'en tenir pour responsable ; lui faire assumer des faits souvent indépendants de sa volonté, nuisant ainsi clairement à sa réputation.

On dit par exemple : "IL est classique que le président de la République fasse porter le chapeau à ses collaborateurs ou ministres".

Ou : "Je n'accepterai pas que la direction me fasse porter le chapeau dans ce dossier".

Sources : wiktionary.org et www.projet-voltaire.fr

"Aller son petit bonhomme de chemin", "Faire son petit bonhomme de chemin", "Poursuivre son petit bonhomme de chemin" ou "Suivre son petit bonhomme de chemin".

J'aime beaucoup ces différentes locutions verbales, qui remontent au début du XIXe siècle et appartiennent au registre familier.

Elles signifient : avancer doucement, progresser lentement mais sûrement, régulièrement, constamment, sans éclat, avec calme et résolution, à son rythme, selon son plan, en toute tranquillité ; poursuivre sa vie sans dévier de sa route, sans se détourner de son projet.

On dit par exemple : "Curieux de tout et passionné, je suis un amoureux des mots. J'ai mis en ligne mon blogue J'aime les mots le 1er juillet 2019 et, depuis, je vais mon petit bonhomme de chemin. Il n'y a qu'à voir les statistiques et les petites joies que me procure au quotidien la progression mensuelle de sa fréquentation ou la régulière extension géographique de mon lectorat".

Sources : wiktionary.org, www.languefrancaise.net, www.dictionnaire.sensagent.leparisien.fr, www.larousse.fr et www.linternaute.fr

"Un bon vent", "Quel bon vent vous amène ?" et "Bon vent !".

  • "Un bon vent" est une locution nominale désignant : un vent portant directement un navire à voile vers le point où les marins souhaitent se rendre.

Un voilier bénéficiant d'un bon vent

  • "Quel bon vent vous amène" est une expression relevant du registre familier et signifiant au sens figuré : quelle bonne augure vous amène; qu'est-ce qui me vaut le plaisir de votre visite ?
  • et "Bon vent !" est une locution interjective signifiant, au sens figuré, selon le contexte :
    • au revoir ; bon voyage ; bonne route ; bonne chance !
    • ou, de façon péjorative, afin d'exprimer le soulagement ressenti au départ d’un importun : va-t'en ! ; casse-toi !

Sources : www.linternaute.fr et www.expressio.fr