"Étaler sa science" et "Ramener sa science".

Ces deux locutions verbales du registre populaire signifient, au sens figuré : se manifester à tout propos, afin de tirer vanité de ses connaissances, au reste pas forcément si étendues que cela.

On dit par exemple : "J'aime beaucoup Robert, mais il a vraiment une fâcheuse tendance à toujours vouloir étaler sa science".

Ou : "Sandrine est bien gentille, mais il a encore fallu qu'elle ramène sa science toute la soirée".

Source : www.dictionnaire.reverso.net

"Tartignole" ou "Tartignolle" et "Une tartignolle".

Ce mot, qui peut tout aussi bien être un adjectif qu'un substantif, a selon les cas des significations fort différentes.

  • "Tartignole" est en effet un adjectif du registre populaire, qui signifie : laid, minable, ridicule, insignifiant, sans intérêt, manquant de distinction, presque vulgaire.

On dit par exemple : "Dis-donc, j'ai aperçu la nouvelle copine de Stéphane : elle est vraiment tartignole !".

Tartignole du Nord

  • tandis que "Une tartignole" est un substantif féminin désignant un dessert à base de pâte à crêpes et de fruits.

Cette spécialité culinaire du Nord de la France est traditionnellement réalisée avec des pommes, mais peut également être réalisée avec d’autres fruits tels ques des poires, etc.

Sources : wiktionary.org, www.linternaute.fr, dictionnaire.reverso.net, www;cnrtl.fr et culture-crunch.com

"Comme de bien entendu".

Cette expression française du registre populaire signifie : naturellement, évidemment, bien sûr, bien entendu.

On dit par exemple : "Comme de bien entendu, vous avez oublié votre livre à la maison ! Vous me ferez cent lignes !".

Affiche du film français "Circonstances atténuantes" de Jean Boyer (1939)Affiche du film français "Circonstances atténuantes" de Jean Boyer (1939)

Affiche du film français "Circonstances atténuantes" de Jean Boyer (1939)Affiche du film français "Circonstances atténuantes" de Jean Boyer (1939)

Comme de bien entendu... cette expression a été très largement popularisée depuis plus de 80 ans, grâce au succés de la chanson homonyme, interprétée, en 1939, par Arletty, Michel Simon, Andrex et Dorville, dans le film de Jean Boyer "Circonstances Atténuantes".

Les paroles de cette valse immortelle sont de Jean Boyer et la musique de Georges van Parys.

Elle a été remise à l'honneur, en 2002, par Patrick Bruel en duo avec Renaud sur le disque "Entre deux".

Puis, en 2013, par Jean-Jacques Debout, sur son disque "Les chansons des guinguettes".

Mais sans jamais égaler la version d'origine.

Source : wikipedia.org

"Dégoiser".

J'aime bien ce verbe qui change de signification selon le niveau de langue et signifie :

  • dans le registre désuet, en parlant des oiseaux : chanter, gazouiller.

Un oiseau qui chante

  • dans le registre populaire et péjorativement : débiter des propos avec volubilité, dire du mal, ergoter, jaser, cancaner, médire.

On dit par exemple : "Ma concierge dégoise des injures sur ses locataires à longueur de journée".

  • dans le registre familier :
    • parler, raconter oralement quelque chose,

On dit par exemple : "Tu vas tout nous expliquer calmement ; vas-y, dégoise !".

    • ou : lire à haute voix, réciter.

On dit par exemple : "Il nous a dégoisé sa tirade au moins quatre ou cinq fois".

Sources : www.cnrtl.fr et www.lalanguefrancaise.com

10 façons de dire "Un chapeau".

Quelques modèles de chapeaux

Le registre argotique nous propose "Un bitos" et "Un doulos".

"Un galure" et "Un galurin" appartiennent au registre populaire ainsi qu'au registre désuet.

Tandis que "Un bibi" est une gémination relevant du registre familier et désignant plus particulièrement un chapeau féminin.

"Un feutre" relève du langage courant mais ne concerne que les chapeaux réalisés dans cette matière.

De même que "Un melon" ne désigne - par ellipse lexicale - que les "chapeaux melon".

"Un fédora" ou "Une capeline" que les chapeaux (féminins) de ce type.

"Un panama", que les chapeaux masculins de ce type.

Et "Un Stetson" que les chapeaux de cette marque ou de ce type ("chapeau de cow-boy").

Enfin, "Un couvre-chef" appartient au registre soutenu et désigne tout accessoire de mode se portant sur la tête.

Source : wikipedia.org

"Un saligaud".

Ce substantif masculin désigne :

  • au sens propre, dans le registre familier et dans le registre désuet : une personne sale, malpropre ; qui se complaît dans la saleté, qui souille ce qu'elle touche.

On dit également "un salaud" dans le registre populaire.

  • et au sens figuré, dans le registre populaire : une personne malhonnête, moralement répugnante ; qui se conduit de manière jugée contraire à la morale.

On dit également "un salaud" ou "un salopard" dans le registre populaire.

Source : www.cnrtl.fr

Ne dites pas : "Où est-ce que c'est ?", C'est où ?" ni "Où c'est ?", "Où qu'c'est ?", "Où qu'c'est qu'c'est ?" ou "Où qu'cest-ti ?" !

Mais plutôt : "Où EST-CE ?" ou "Où EST-CE DONC ?" (registre soutenu).

  •  "Où est-ce que c'est ?" appartient en effet au langage courant,
  • "C'est où ?" et "Où c'est ?" au langage familier,
  • et "Où qu'c'est ?", "Où qu'c'est qu'c'est ?" ou "Où qu'cest-ti ?" au registre populaire.

"Et tout le toutim".

J'aime assez cette expression du registre populaire et du registre familier qui signifie : et tout le reste, et tout ce qui va avec.

On dit par exemple : "Si tu veux venir en randonnée avec nous, je peux te prêter le matériel qui te manque : bâtons, gants, chaussures, sac à dos, duvet, gourde et tout le toutim".

Source : www.linternaute.fr

"Boulonner".

Ce verbe change de sens selon le niveau de langue, puisqu'il signifie :

  • dans le langage courant : assembler au moyen d'un ou de plusieurs boulons des pièces métalliques ou de charpente.

On dit par exemple : "J'ai bientôt fini de boulonner cette poutre".

  • et dans le registre populaire : travailler.

On dit par exemple : "J'en ai marre de boulonner comme un dingue".

Source : www.cnrtl.fr

On ne dit pas : "Comme t'y es beau" ou "Comme ti est beau" ni "Comme t'y es belle" ou "Comme ti est belle" !

Mais : "Comme tU es beau" et "Comme tU est belle" !

La prononciation "T'y" ou "Ti" relève du parler marseillais ou du parler juif sépharade.

Elle appartient au registre populaire et a, je le confesse, le don de m'exaspérer.

"Un bidasse", "Un troufion" ou "Un trouffion".

Ces mots du registre populaire et du registre désuet désignaient autrefois : "un conscrit" ou "un appelé", c'est à dire un jeune soldat "appelé du contingent".

La "Conscription universelle et obligatoire" pour tous les hommes français âgés de 20 à 25 ans, c'est-à-dire le "Service militaire obligatoire" a été instituée en France le 5 septembre 1798.

Devenue "Service national" en 1965, elle a été suspendue le 28 octobre 1997.

Il faut noter que le mot "Troufion" (ou "Trouffion") signifie également : "Anus" (registre argotique et registre désuet) ou - par métonymie - "Postérieur, fesses" (registre argotique et registre désuet).