"Le mutisme".

Ce substantif masculin désigne, selon le contexte :

  • le refus ou l'incapacité psychologique de parler.

Le sujet atteint de cette pathologie ne présente aucune lésion des organes de la phonation ni des centres nerveux du langage.

Et cette suspension de la parole, chez un adulte ou un enfant, peut être totale ou partielle, globale ou sélective, permanente ou transitoire.

  • ou, par extension : l'attitude, l'état d'une personne qui se tait, reste silencieuse, s'abstient volontairement de parler, refuse de parler.

La personne atteinte de mutisme est dite "mutique".

Sources : Le Robert, www.cnrtl.fr et www.passeportsante.net

"Une aphasie".

L'aphasie est un trouble du langage allant de la difficulté de trouver ses mots à une perte totale de la faculté de s'exprimer.

Elle est causée par dommages du cerveau provoqués dans la majorité des cas par un AVC (Accident Vasculaire Cérébral). Le rétablissement dépend de la gravité de la lésion.

Il existe cinq formes d'aphasie :

  • l'aphasie de conduction :

Elle se manifeste par un langage entrecoupé d’hésitations, d’arrêts occasionnés par une difficulté à trouver les mots et, surtout, par la production de nombreuses paraphasies. La personne atteinte mêle les sons dans les mots et, comme elle en est habituellement consciente, elle tentera de se corriger. Parfois, les paraphasies sont tellement abondantes qu’elles peuvent donner lieu à un jargon.

Contrairement à l'aphasie de Wernicke, à laquelle elle peut parfois ressembler, l’aphasie de conduction ne s’accompagne généralement pas de troubles importants de la compréhension. Elle peut être le résultat d’une aphasie de Wernicke ayant évolué positivement.

  • l'aphasie globale :

C’est la forme la plus grave de l’aphasie. Elle résulte d'un dommage important des zones du langage du cerveau. Le patient ne peut parler ou comprendre le langage parlé ou écrit.

  • l'aphasie mixte :

On parle d’aphasie mixte quand il y a à la fois une réduction de l’expression et des difficultés importantes de compréhension.

  • et l'aphasie progressive :

Comme son nom l'indique, elle s’installe insidieusement, le premier symptôme étant habituellement le manque du mot. Les personnes atteintes d’aphasie progressive primaire ont généralement une très bonne conscience de leur trouble du langage, ce qui génère beaucoup de frustration et est source d’anxiété devant la probabilité d’une détérioration plus globale de leurs capacités cognitives.

On distingue deux types d’aphasies progressives :

    • l’aphasie de type non fluent :

Chez la personne qui en est atteinte, le débit verbal est de plus en plus réduit, allant jusqu’au mutisme. Des éléments de dysorthographie sont notés dans le langage écrit qui se détériore progressivement lui aussi.

    • l’aphasie de type fluent :

On observe chez le patient une logorrhée, du jargon, des troubles importants de la compréhension orale et écrite ainsi que des troubles de la lecture à haute-voix et de la répétition.

Source : www.passeportsante.net

"Un AVC" ou "Accident Vasculaire Cérébral".

C'est ce que l'on appelle dans le langage courant une "Attaque cérébrale", ou - par ellipse - "une attaque", c'est à dire une défaillance de la circulation du sang affectant une région plus ou moins importante du cerveau.

Il survient à la suite de l’obstruction ou de la rupture d’un vaisseau sanguin. Et provoque la mort des cellules nerveuses, qui sont privées d’oxygène et des éléments nutritifs essentiels à leurs fonctions.

Chez la majorité des gens, il n’y a pas de signe précurseur d’une crise. Toutefois, plusieurs facteurs de risque peuvent être surveillés.

Les AVC ont des conséquences très variables, puisque plus de la moitié des gens en gardent des séquelles et qu'environ un individu sur 10 récupère complètement. La gravité des séquelles dépend de la région du cerveau atteinte et des fonctions qu’elle contrôle. Plus la région privée d’oxygène est grande, plus les séquelles risquent d’être importantes. À la suite d’un AVC, certaines personnes auront de la difficulté à parler ou à écrire (aphasie) et des problèmes de mémoire. Elles pourront aussi être atteintes d’une paralysie plus ou moins importante du corps.

Lorsque les cellules nerveuses sont privées d’oxygène, ne serait-ce que pendant quelques minutes, elles meurent et ne se régénéreront pas. Aussi, plus les délais entre l’AVC et la prise en charge médicale sont courts, plus le risque de séquelle grave s’amenuise.

Quels que soient les dommages causés par la privation d’oxygène, le cerveau a une certaine capacité d’adaptation. Des cellules nerveuses saines réussissent ainsi parfois à prendre la relève des cellules mortes si elles sont stimulées par différents exercices.

Source : www.passeportsante.net

"Une aphasie".

Il s'agit d'un trouble du langage allant de la difficulté de trouver ses mots à une perte totale de la faculté de s'exprimer.

Elle est causée par dommages du cerveau provoqués dans la majorité des cas par un AVC (Accident Vasculaire Cérébral).

Et le rétablissement dépend de la gravité de la lésion.

Source : wikipedia.org

"L'aphasie de Wernicke".

Il s'agit d'un trouble du langage tirant son nom du neurologue et psychiatre allemand Carl Wernicke, né le 15 mai 1848 et mort le 15 juin 1905, qui l'a découvert.

L’aphasie de Wernicke se caractérise par des difficultés importantes à comprendre ce qui est dit et ce qui est écrit. La personne atteinte parle facilement ou même abondamment, mais parfois elle fait des paraphasies ou elle jargonne. A l’écrit, elle rencontre généralement les mêmes difficultés que lorsqu’elle parle.

Il arrive que certaines personnes, tout au moins au début, ne soient pas toujours conscientes de leurs erreurs.

On l'appelle également "Aphasie de réception", "Aphasie sensorielle", "Aphasie réceptive" ou "Aphasie postérieure".

Source : www.aphasie.ca

"Un trombinoscope".

Ce mot-valise ("trombine-oscope") du registre familier ("trombine" signifie "visage" dans le registre familier) désigne un document regroupant les photographies des membres d'un groupe (société, assemblée, établissement d'enseignement, etc.).

Son équivalent anglais "Facebook" est devenu le nom de la société tentaculaire, créée en février 2004 par l'américain Mark Zuckerberg.

Utiliser le début de l'alphabet pour se rappeler de la place des couverts autour de l'assiette.

Je trouve très intéressant ce petit moyen mnémotechnique, utilisé par mon ancienne belle-mère pour apprendre à ses petits-enfants comment placer correctement couteau et fourchette autour des assiettes.

La solution réside dans le début de l'alphabet : A, B, C, D, E, F, G :

  • la suite de lettres "C, D" rappelle que le Couteau se pose à Droite de l'assiette,
  • et la suite de lettre "F, G" rappelle que la Fourchette se pose à Gauche de l'assiette.

"La Grande Dépression" ou "La crise des années 1930".

Il s'agit de la période de l'histoire mondiale allant du krach de 1929 aux États-Unis d'Amérique jusqu'à la Seconde guerre mondiale.

Précédée par la puissante expansion des années 1920, c'est la plus importante dépression économique du XXe siècle. S'accompagnant d'une importante déflation et d'une explosion du chômage, elle poussa les autorités à une profonde réforme des marchés financiers.

"Une auberge espagnole".

Cette expression signifie :

  • au sens propre :
    • une auberge où l'on ne sert pas à manger, et où l'on ne mange que ce que l'on a apporté,
    • ou un repas consistant à manger ce que les différents convives ont amené, également appelé "Repas-partage", "Repas partagé", "Repas tiré du sac" ou "Buffet canadien".

Nos amis belges utilisent également la formule "Auberge espagnole".

Mais nos amis suisses parlent de "Buffet canadien", "Repas canadien", "Souper canadien" ou "Pique-nique canadien" !

Une "auberge espagnole", c'est à dire : un repas partagé

  • et au sens figuré :
    • une idée à la mode, un peu creuse, à laquelle chacun donne le sens qu’il veut bien,
    • en politique, enfin, un groupe, parti ou liste électorale composite, dont les participants ou membres proviennent d'horizons divers et variés, voire initialement opposés.

On a ainsi beaucoup dit que LaREM était une auberge espagnole.

Affiche du film français "L'auberge espagnole", de Cédric Klapisch (2002)

L'excellent film français "L'auberge espagnole", réalisé en 2002, à Barcelone (Catalogne) (Espagne), par Cédric Klapisch, a largement contribué, par son succès, à populariser ce terme.

La colocation à Barcelone (Catalogne) (Espagne), dans "L'auberge espagnole", de Cédric Klapisch (2002)

Tout en laissant malheureusement penser cependant, à de nombreux spectacteurs qui ne le connaissaient pas, que ce mot constituait une sorte de synonyme de "Colocation", ce qui n'est pas du tout le cas.

La colocation à Barcelone (Catalogne) (Espagne), dans "L'auberge espagnole", de Cédric Klapisch (2002)

Source : wikipedia.org

"Les années folles", "Les années vrombissantes", "Les années rugissantes" , "Les années dorées" ou "Les années heureuses" : 5 façons de dire "Les années 20".

Ces différentes locutions désignent toutes en effet la période d'intense activité sociale, culturelle et artistique caractérisant le monde occidental commençant en 1920 et se terminant en 1929 avec le début de la Grande Dépression.

  • la France parle des "Années folles",
  • les États-Unis d'Amérique utilisent l'expression "Les années vrombissantes" ou "Les années rugissantes" ("The roaring twenties"),
  • l'Allemagne évoque "les années dorées" ( "Die Goldene Zwanziger"),
  • de même que la Grande-Bretagne, laquelle parle également des "Années heureuses"  ("The Golden Twenties" ou "The Happy Twenties").