11 parties du corps humain que nous associons au mot "Coup".

La langue française comporte un certain nombre de locutions nominales, relevant de différents registres de langue, qui associent différentes parties de notre corps au mot "Coup" :

  • Ainsi, "donner/filer/mettre un coup de boule" signifie, dans le registre argotique, "Donner/filer/mettre un coup de tête."
  • Les locutions nominales "Un coup de chatte", "Un coup de cul" ou "Un coup de moule" désignent dans le registre argotique - voire dans le registre vulgaire - "Un coup de chance".
  • Et que donner/filer/mettre "Un coup de pied au cul" (registre familier), "Un coup de pied au derrière" ou "Un coup de pied aux fesses" (langage courant) à quelqu'un, c'est, au sens figuré, lui adresser une remontrance, une réprimande.

On dit par exemple : "Mon entraîneur m'a filé un coup de pied au cul lorsqu'il a su que j'étais allé en boîte à deux jours de la rencontre".

  • "Donner un coup de pouce", c'est, dans le registre familier, une aide ponctuelle accordée à un proche, dans le cadre d'une situation qui lui est défavorable ou dans le but d'atteindre un objectif.

On dit par exemple : "Mon oncle m'a donné un coup de pouce lorsque j'ai crée mon entreprise".

  • "Donner un coup de coude" ou "Faire du coude" à quelqu'un, c'est toucher légèrement de son coude le corps de de cette personne, afin attirer son attention discrètement, de lui manifester de l'étonnement ou de marquer un acquiescement complice.
  • "Un coup de coeur" est, selon le contexte :
    • un sentiment soudain ; une impulsion ; une attirance forte et soudaine pour quelque chose ou quelqu'un.

On dit par exemple : "J'ai eu un coup de coeur pour l'une de mes collègues" Ou : "Mon épouse et moi avons eu un coup de coeur pour cette maison".

    • ou : un favori, une recommandation.

On dit par exemple : "Je te conseille ce film : c'est mon coup de coeur".

  • "Un coup de menton" désigne :
    • au sens propre :
      • un geste péremptoire du menton pour approuver ("Approuver d'un coup de menton").
      • un geste d'un orateur qui pointe le menton vers son auditoire en signe d'autorité, de fermeté.

On dit par exemple : "Dénué de toute crédibilité ou autorité naturelle, le ministre de l'intérieur est un adepte de la politique du coup de menton".

    • au sens figuré, de façon péjorative : une annonce ou une déclaration spectaculaire énoncée d'un ton martial, mais généralement non suivie d'effets.
  • Enfin, "Un coup de tête" est, au sens figuré et dans le registre familier, une prise de décision sans vraiment réfléchir aux conséquences de ses actes ; un acte imprévu et hardi, effectué sans trop de réflexion et de manière quelque peu étourdie

On dit par exemple : "Il s'est marié sur un coup de tête, quatre semaines après avoir rencontré sa femme".

Sources : www.linternaute.fr, wiktionary.org, Le Robert, www.cnrtl.fr et www.larousse.fr

"La forteresse ouvrière", "L'île Seguin", "Billancourt" ou "La plus grande usine de France".

Les usines Renault, à Boulogne-Billancourt (92)

Ainsi désignait-on, de 1929 à 1992, la principale usine du constructeur automobile français Renault, fondé en 1898 par les frères Fernand, Louis et Marcel Renault et devenue Régie nationale en 1945, après sa nationalisation pour faits de collaboration.

L'entrée de l'usine Renault, sur l'île Seguin, à Boulogne-Billancourt (92)

Située à Boulogne-Billancourt (92) sur une île fluviale, elle comptait à ses débuts plus de 30 000 ouvriers et fut rasée en 2004-2005.

Les usines Renault, à Boulogne-Billancourt (92)

Sur un sujet contigu, je vous recommande la lecture de mes articles consacrés à "La marque au losange" et aux différents surnoms de la société Renault.

"Palsambleu !" ou "Parsambleu !".

Ces deux jurons, délicieusement désuets à mes yeux, résultent d'une altération de la formule "Par le sang de Dieu", ainsi modifiée afin d'éviter le blasphème.

Dans les deux cas, à l'instar de "Corbleu" ou "Morbleu", ils marquent :

  • soit un vif agacement nuancé d'indignation.

Par exemple, en réponse à la réception d'une information déplaisante : "C'est étrange, je viens d'entendre votre fille appeler le facteur "Papa" ?". "Palsambleu !".

  • soit l'assentiment, l'évidence.

Par exemple, afin de ponctuer une assertion : "J'ai toujours dit qu'il gagnerait, parsambleu !".

"Corbleu !" ou "Morbleu !".

Bien que n'étant absolument pas croyant, je trouve plaisant d'utiliser ces deux jurons du registre désuet, qui résultent d'une altération des formules "Par le corps de Dieu" et "Par la mort de Dieu, ainsi modifiées afin d'éviter le blasphème.

A l'instar de "Palsambleu" ou "Parsambleu", ils marquent dans les deux cas :

  • soit un vif agacement nuancé d'indignation.

Par exemple, en réponse à la réception d'une information déplaisante : "C'est étrange, je viens d'entendre votre fille appeler le facteur "Papa" ?". "Corbleu ! Où est-il  ?".

  • soit l'assentiment, l'évidence.

Par exemple, afin de ponctuer une assertion : "J'ai toujours dit qu'il gagnerait, morbleu !".

"Ben, mon colon !"

Cette interjection du registre familier, voire argotique, qui signifie en quelque sorte "Eh bien, mon ami !", traduit l'étonnement, la surprise ou l'admiration de celui qui l'emploie.

On dit par exemple : "Ben, mon colon ! Tu as vu cette bagnole !" (registre argotique).

Voir également mon article : "Attention au niveau de langage du mot colon".

"Un gyroscope".

Un gyroscope

Il s'agit d'un appareil tournant autour d'un axe, qui fournit une direction constante.

Le gyroscope exploite le principe de la conservation du moment angulaire en physique, appelé "stabilité gyroscopique" ou "effet gyroscopique". Cette loi fondamentale de la mécanique veut qu'en l'absence de couple appliqué à un solide en rotation, celui-ci conserve son axe de rotation invariable. Lorsqu'un couple est appliqué à l'appareil, en revanche, il provoque une précession ou une nutation du solide en rotation

Il s'agit donc d'un capteur de position angulaire ; le "gyromètre" étant un capteur de vitesse angulaire.

Le gyroscope donne la position angulaire (selon un, deux ou les trois axes) de son référentiel par rapport à un référentiel inertiel (ou galiléen).

Étudié et commercialisé dès 1810 par l'Allemand Johann Gottlieb Friedrich von Bohnenberger, il fut perfectionné et baptisé ainsi en 1852 par le physicien français Léon Foucault pour une expérimentation impliquant la rotation de la Terre.

La rotation avait déjà été mise en évidence par le pendule de Foucault, en 1851, mais l'expérience du pendule du Panthéon n'était pas suffisamment convaincante pour beaucoup de contemporains, ce qui poussa Foucault à inventer l'année suivante le gyroscope.

Source : wikipedia.org

"Un chronomètre" et "un chronographe".

Il s'agit de deux instruments de mesure du temps, mais :

  • un chronomètre est une montre munie d'un affichage de la seconde, se distinguant de la simple montre par sa fiabilité et sa précision ; l'exactitude de son mouvement étant certifiée par un organisme officiel neutre.

On différencie le "chronomètre de poche", ou "montre de poche", désignant une montre à gousset pouvant se tenir dans la poche d'un vêtement, du "chronomètre-bracelet", attaché au poignet.

Et les termes "montre de bord", ou "horloge de bord", désignent un instrument horaire embarqué à bord d'un véhicule tel qu'une automobile, un aéronef ou encore une navette spatiale.

On le voit, le terme de "chronomètre" est malheureusement très abusivement employé pour parler d'appareils de mesure de durées courtes, tels que ceux utilisés lors de compétitions sportives, qui sont en fait des "chronographes" !

  • et un chronographe est une montre équipée d’une aiguille indépendante que l’on peut démarrer, stopper et remettre à zéro, en vue de mesurer un intervalle de temps.

Le plus souvent, le chronographe est actionné par des poussoirs permettant d'enclencher le comptage ("Départ"), de l'arrêter ("Arrêt") et de faire la remise à zéro (*).

Le monde sportif dans son ensemble, journalistes spécialisés y compris, parle pourtant de "chronomètre" ou de "chrono" par apocope.

Et ce, que ce soit pour désigner l'instrument de mesure ou la mesure elle-même ; la formule "Réaliser un bon chrono" signifiant "Réaliser un bon temps".

Source : wikipedia.org

(*) : "Start", "Stop" et "Reset".

"Enfiler le bleu de chauffe", "Mettre le bleu de chauffe" ou "Remettre le bleu de chauffe".

Ces trois locutions verbales signifient, dans le registre familier, se mettre ou se remettre sérieusement au travail.

On dit par exemple : "L'équipe de France va devoir enfiler le bleu de chauffe au cours de la seconde mi-temps si elle veut l'emporter".

La locution nominale "Bleu de chauffe" désigne :

  • la veste bleue que portaient les cheminots à l'époque des locomotives à vapeur, lorsqu'ils devaient constamment alimenter en charbon le foyer, qui chauffait la chaudière, laquelle produisait la vapeur nécessaire au moteur à vapeur, qui transformait le travail de la vapeur sous pression en force motrice sur les essieux,
  • ainsi qu'une couleur superficielle que prennent les métaux ferreux aux alentours de 400 degrés Celsius.

Lors de l'assemblage à chaud, soudure ou brasure, on voit en effet apparaître un spectre de couleurs de chauffe autour du point de chauffe principal, allant du bleu au jaune.

 

"L'OULIPO".

Ce mot-valise désigne l'OUvroir de LIttérature POtentielle, un groupe international de littéraires et de mathématiciens se définissant comme des "rats qui construisent eux-mêmes le labyrinthe dont ils se proposent de sortir".

Il s'agit d'une association fondée en 1960 par le mathématicien français François Le Lionnais et l'écrivain et poète français Raymond Queneau.

D'abord baptisée SÉLITEX (SÉminaire de LIttérature EXpérimentale), puis OLIPO (Ouvroir de LIttérature POtentielle), elle trouva son nom définitif le 13 février 1961, grâce à l'un de ses membres, Albert-Marie Schmidt.

L'OULIPO est le premier d'une longue série d'ouvroirs rassemblés sous le terme OUXPO - prononcé " Ou-X-Po" -, le "X" étant, à chaque fois, remplacé par une syllabe articulable telle que "MU" pour OUMUPO (OUvroir de MUsique POtentielle) ou "BA" pour OUBAPO (OUvroir de BAnde dessinée POtentielle).

Source : wikipedia.org

"La ville aux mille tours et mille clochers".

Prague Mille Clochers

Il s'agit du surnom de la ville de Prague, capitale et plus grande ville de la République tchéque, avec 1 309 000 habitants.

Carte de situation de la ville de Prague, capitale de la République tchèque

Située au coeur de l'Europe centrale, à l'ouest du pays, en Bohème, la ville est édifiée sur les rives de la Vltava.

Source : wikipedia.org