"L'abacost".

Cette syncope de la locution "À bas le costume", désigne à la fois :

  • une doctrine vestimentaire imposée par Mobutu Sese Seko au Zaïre, entre 1972 et 1990.

Abacost

Afin d'affranchir la population de la culture coloniale, elle interdisait le port du costume et de la cravate au profit d'un veston d'homme, sans col, taillé dans un tissu léger et généralement à manches courtes.

  • ledit veston lui-même.

L'abacost

Dans les faits, l'abacost devint le symbole vestimentaire de la nomenklatura au pouvoir, et son obligation disparut avec le retour du multipartisme.

On notera que de nos jours, plusieurs personnalités politiques se plaçant en marge du système capitaliste occidental, tel que le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, portent encore l'abacost.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Cela fait de l'argent" ou "Se faire de l'argent" !

Mais plutôt :

  • "Cela représente une somme conséquente",
  • ou "Gagner de l'argent" !

Ne dites pas : "Le wi-fi" !

Mais : "Le réseau sans fil" !

Ce mot-valise anglophone signifie en effet "Wireless fidelity" et désigne un réseau local hertzien sans fil à haut débit, destiné aux liaisons d'équipements informatiques dans un cadre domestique ou professionnel.

On notera pour l'anecdote que, à la différence de "La hi-fi", le terme "Wi-fi" est stupidement devenu masculin en "français" alors qu'il est évidemment féminin en anglais.

Ne dites pas : "La hi-fi" ou "Une chaîne hi-fi" !

Mais : "La haute fidélité" ou "Une chaîne haute-fidélité" !

Puisque c'est ce que ce mot-valise anglophone signifie ("high-fidelity").

Le "Reggaeton" n'est pas un événement caritatif en faveur du reggae !

Mais un genre musical ayant émergé dans les années 2000 et tirant ses origines de la musique issue des Caraïbes.

"Reggaeton" est un mot-valise, construit à partir du mot "Reggae" (à l'étymologie incertaine) et du suffixe superlatif espagnol "ton", sous-entendant qu'il s'agit d'un excellent type de reggae.

Et le terme a été utilisé pour la première fois à la fin des années 1980 par le producteur panaméen Michael Ellis.

"Faire un topo".

C'est faire un discours, un exposé, au sens figuré et dans le registre familier.

"Topo" est en effet l'apocope de la locution nominale "Croquis topographique", désignant une représentation synthétique des principaux ensembles topographiques présents sur une carte.

N'écrivez pas :" FYI" !

Mais, tout simplement, : "Pour information" !

Ou, si besoin est, son apocope, "Pour info", puisque "FYI" signifie en anglais "For Your Information" ("Pour votre information").

On ne dit pas : "Les français sont très contents de pouvoir dire : "Exit l'année 2018" et "Welcome l'année 2019 !"".

Comme l'a fait le journaliste Florian Tardif sur la chaîne télévisée française d'information en continu CNews, le  1er janvier 2019.

Mais : "Les français sont très contents de pouvoir dire : "Au revoir à l'année 2018" et "Bienvenue à l'année 2019"" !

Ne dites pas : "Un repair café" !

Mais : "Un atelier de réparation" !

  • Il s'agit en effet d'ateliers consacrés à la réparation d'objets et organisé à un niveau local, dans un tiers-lieu, entre des personnes habitant ou fréquentant un même endroit (un quartier ou un village, par exemple).

Ces personnes se rencontrent périodiquement en un lieu déterminé (par exemple un café, une salle des fêtes ou un local associatif), où des outils sont mis à leur disposition et où ils peuvent réparer un objet qu'ils ont apporté, aidés par des volontaires bricoleurs et bidouilleurs.

Ouverts à tous, les ateliers de réparation ont pour but d'aider à réparer gratuitement n'importe quel objet cassé, abîmé ou en panne, que ce soit un objet électrique, un vêtement, un meuble ou tout autre bien domestique.

  • Les objectifs de cette démarche alternative sont multiples : réduire les déchets, préserver l'art de réparer des objets, transmettre des connaissances, venir en aide aux ménages rencontrant des difficultés financières ou renforcer la cohésion sociale entre les habitants des environs.
  • Le concept des ateliers de réparation été imaginé par Martine Postma, une militante écologiste néerlandaise, ancienne journaliste, née en 1970. En 2009, occupant un mandat en tant que représentante d'un parti non élu dans un conseil communal d'arrondissement de la ville d'Amsterdam (Pays-Bas), elle propose son initiative d'atelier de réparation, qui voit concrètement le jour le 18 octobre 2009.

Une association est fondée dès le 2 mars 2010, ayant pour objet de soutenir les nouveaux groupes locaux voulant mettre en place un atelier de réparation. En septembre 2013, il y avait aux Pays-Bas plus de 150 groupes réguliers basés sur le concept.

Celui-ci par la suite repris dans d'autres pays, dont la France, au printemps 2013.

Source : wikipedia.org

Ne dites pas : "Un jerrican" ni "Un Jerrycan" !

Jerrycan rouge

Mais : "Un bidon" !

Il s'agit en effet, au sens propre, d'un bidon quadrangulaire métallique à poignée, muni d'un bec verseur, et contenant environ 20 litres d'essence pour automobiles.

Et, par extension, d'un récipient métallique ou plastique de 2 à 20 litres, destiné à contenir tous liquides.

Source : www.larousse.fr

8 façons de dire "Un billet de banque".

Billets de banque

On retrouve parfois dans les dialogues de Michel Audiard des années 1960 l'anglicisme "Banknote" mais il n'est absolument plus utilisé de nos jours.

Le registre argotique nous propose toujours en revanche : "Bifton" (ou "Biffeton"), "Faf", "Fafiot" et "Talbin".

Mais ce dernier est davantage utilisé pour désigner les plus grosses valeurs.

On dit par exemple : "Un bifton de 10 euros" et "Un talbin de 100".

Dans le même registre argotique, nous trouvons le substantif masculin "Ticket", lorsque l'on dit par exemple "Ce canapé m'a coûté 300 tickets".

Et dans le langage courant, des "Grosses coupures" ou des "Petites coupures", pour désigner des billets de plus ou moins de 100 euros.

Source : wikipedia.org