"Le bio" et "La bio".

Ces deux mots sont des apocopes de l'adjectif "Biologique" et appartiennent donc au registre familier.

  • Mais "Le bio", pour les puristes, renvoie uniquement au mode de production et au marché.

Il induit le strict respect d'un cahier des charges correspondant à une agriculture écologique compatible avec notre société productiviste.

  • Tandis que "La bio" qualifie :
    • de façon beaucoup plus large, le mode de vie, un engagement et des valeurs : relocalisation des productions, solidarité Nord/Sud et locale, respect du commerce équitable, protection et utilisation des semences et variétés anciennes, importance donnée aux goûts et saveurs, protection des sols, aides aux jeunes installations.
    • ou, dans un autre contexte : la biologie.

Ne dites pas : "Le buzz", "Un bad buzz" ou "Un buzz favorable" !

Mais : "Le bouche-à-oreille", "Un bouche-à-oreille défavorable" ou "Un bouche-à-oreille favorable" !

Il s'agit en effet d'une rumeur suscitée pour faire parler de soi, de quelque chose ou de quelqu’un.

Ne dites pas : "Magne-toi le fion, merde !" ou "Sors-toi les doigts du cul, putain !".

Mais : "Dépêche-toi !" ou mieux encore "Hâte-toi donc !" !

Cela vous permettra de passer du registre vulgaire au langage courant ou au registre soutenu.

On ne dit pas : "Putain ! J'chais pu si j'ai paumé mon casse-dalle ou si c'est qu'on m'la chouravé !"

Mais : "Bon sang ! Je ne sais plus si j'ai perdu mon casse-croûte ou si on me l'a volé !".

Ou mieux encore : "Fichtre ! J'ignore si j'ai égaré mon en-cas ou s'il m'a été subtilisé !".

Vous passerez ainsi du registre argotique au langage courant ou au registre soutenu.

"On ne dit pas : "Faire appel" !

Comme je l'entend pourtant régulièrement dans les différents organes d'information...

Mais : "INTERJETER appel" !

Ne dites pas : "Un biopic" !

Mais : "Un film biographique" !

Le mot "Biopic" est en effet un mot-valise anglais (BIOgraphical motion PICture), désignant un film retraçant la vie d'un personnage célèbre.

Il s'agit d'un genre cinématographique à part entière, comportant de nombreux films importants dans l'histoire du septième art.

Voici par exemple mes préférés :

Affiche du film états-unien "Les affranchis", de Martin Scorsese (1990)
Affiche du film états-unien "Les affranchis", de Martin Scorsese (1990)
Affiche du film états-unien "Bird", de Clint Eastwood (1988)
Affiche du film états-unien "Bird", de Clint Eastwood (1988)
Affiche du film états-unien "Braveheart", de Mel Gibson (1995)
Affiche du film états-unien "Braveheart", de Mel Gibson (1995)
Affiche du film italo-sino-britannique "Le dernier empereur", de Bernardo Bertolucci (1987)
Affiche du film italo-sino-britannique "Le dernier empereur", de Bernardo Bertolucci (1987)
Affiche du film états-unien "Ed Wood", de Tim Burton (1994)
Affiche du film états-unien "Ed Wood", de Tim Burton (1994)
Affiche du film états-unien "Elephant man", de David Lynch (1980)
Affiche du film états-unien "Elephant man", de David Lynch (1980)
Affiche du film états-unien "Erin Brockovich", de Steven Soderbergh (2000)
Affiche du film états-unien "Erin Brockovich", de Steven Soderbergh (2000)
Affiche du film états-unien "Gandhi", de Richard Attenborough (1983)
Affiche du film états-unien "Gandhi", de Richard Attenborough (1983)
Affiche du film états-unien "JFK", d'Oliver Stone (1991)
Affiche du film états-unien "JFK", d'Oliver Stone (1991)
Affiche du film britannique "Laurence d'Arabie", de David Lean (1962)
Affiche du film britannique "Laurence d'Arabie", de David Lean (1962)
Affiche du film états-unien "La liste de Schnidler", de Steven Spielberg (1993)
Affiche du film états-unien "La liste de Schindler", de Steven Spielberg (1993)
Affiche du film états-unien "Le loup de Wall Street", de Martin Scorsese (2013)
Affiche du film états-unien "Le loup de Wall Street", de Martin Scorsese (2013)
Affiche du film états-unien "Papillon", de Franklin J. Schaffner (1973)
Affiche du film états-unien "Papillon", de Franklin J. Schaffner (1973)
Affiche du film états-unien "Patton", de Franklin J. Schaffner (1970)
Affiche du film états-unien "Patton", de Franklin J. Schaffner (1970)
Affiche du film états-unien "Raging Bull", de Martin Scorsese (1980)
Affiche du film états-unien "Raging Bull", de Martin Scorsese (1980)
Affiche du film italo-états-unien "Serpico", de Sidney Lumet (1973)
Affiche du film italo-états-unien "Serpico", de Sidney Lumet (1973)
Affiche du film états-unien "Spartacus", de Stanley Kubrick (1960)
Affiche du film états-unien "Spartacus", de Stanley Kubrick (1960)
Affiche du film états-unien "The social network", de David Fincher (2010)
Affiche du film états-unien "The social network", de David Fincher (2010)

 

 

 

 

On n'écrit pas : "Y'a pas de règle tant que c'est frais" !

Publicité Pernod

Comme ose le faire la société française Pernod sur ses affiches estivales, depuis juillet 2017, afin de vanter sa marque "Pastis 51" !

Mais : "Il n'y a pas de règle tant que c'est frais" !

Quitte, je le sais par avance, à passer, une fois de plus, pour un vieux ronchon passéiste, mal embouché et arc-bouté sur une langue française un tant soit peu correcte, je l'affirme ici : il est à mon sens parfaitement intolérable que l'on puisse continuer à autoriser ainsi de grandes entreprises hexagonales à communiquer - que ce soit verbalement (dans leurs publicités radiophoniques ou télévisées) et davantage encore à l'écrit, comme ici - en employant de telles formules, consistant à avaler des syllabes ou, parfois, j'aurai l'occasion d'y revenir, à employer des mots familiers à la limite du vulgaire, tels que "Ouais !".

Si l'on ne réagit pas dès à présent, il sera, j'en suis convaincu, très rapidement trop tard, lorsque, d'ici à peine quelques années, leur accroche publicitaire sera devenue (par exemple, dans 5 ans, en juillet 2024) : "Y'a pas d'règle tant qu'c'est frais" !

Voire (par exemple, dans 10 ans, en juillet 2029) : "Tro cool kan c frais" !