"C'est pas faux", "C'n'est pas faux" ou "Ce n'est pas faux".

Cette locution du registre familier, qui signifie "C'est exact", constitue souvent un tic de langage.

Mais pas forcément le plus agaçant, très loin de là !

On n'écrit pas : "Une connection" !

Mais : "Une conneXion" !

Avec un "x".

Et cela bien que nous utilisions le verbe "connecter".

Car il s'agit d'un mot nous venant du mot latin "connexio" ("lien", "enchaînement")

"Connection" avec "ct" est un mot anglais !

Pour vous en souvenir, pensez donc aux titres - en anglais - des films états-uniens, "French connection", réalisé en 1971 par William Friedkin, et "French connection 2", réalisé en 1975 par John frankenheimer.

Affiche du film états-unien "French connection", de William Friedkin (1971)

Affiche du film états-unien "French connection", de John Frankenheimer (1975)

Sources : wikipedia.org et www.capital.fr

 

Pourquoi dire : "Un boom de l'immobilier" ni "Être en plein boom" ?

Et pas : "Un BOUM de l'immobilier" et "Être en plein BOUM" !

Ce terme désigne :

  • dans le domaine boursier, une hausse soudaine, habituellement de courte durée, d'un ou de plusieurs titres, voire de toute la cote,
  • par extension, une phase de hausse générale de tous les indices économiques, concernant notamment la production, les prix et la spéculation. Le "Boum" s'identifie avec un sommet de conjoncture ("Un boum économique"),
  • par analogie, une prospérité subite et considérable,
  • une augmentation de prix, de valeur ("Les tableaux de ce peintre connaissent un boum depuis deux ans"),
  • ou, enfin, dans le registre familier, une réclame bruyante, en vue de lancer un produit ("Boum sur les cartables !").

Source : www.cnrtl.fr

On ne dit pas : "La chance que j'ai fait c'est que j'avais fait ces photos au Rolleiflex" !

Comme l'a déclaré le photographe français Raymond Depardon le 28 septembre 2019, dans la matinale de la radio publique française France Inter".

Mais : "La chance que j'ai EU c'est que j'avais fait ces photos au Rolleiflex" !

Voire, idéalement, : "J'AI EU la chance D'AVOIR fait ces photoGRAPHIEs AVEC UN Rolleiflex" !

Parce que ce n'est pas la première fois que je l'entends ainsi massacrer le français, je lui décerne mon label de médiocrité "Fâchés avec le français".

On ne dit pas :"Merci tellement, Joan Baez !"

Comme l'a fait l'animateur français Augustin Trappenard", le 20 février 2018, dans son émission radiophonique "Boomerang", sur la radio publique française "France Inter".

Mais : "Merci infiniment, Joan Baez" !

Ou, directement, : "Thank you so much, Joan Baez" !

Ne dites pas "Demander à ce que" et encore moins "Demander à c'que" !

Mais : "Demander que" !

Par exemple : "Je demande que ma fille soit dispensée de piscine".

Et non : "Je demande à ce que ma fille soit dispensée de piscine" !

Certes, il ne s'agit pas d'une véritable faute, mais ce tour est inutilement lourd. Et la forme "Demander à ce que" n'ajoute rien au sens de "Demander que".

www.academie-francaise.fr